Marie Pavlenko : “Il ne faut pas bouder les classiques”


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Apr 07 2020 13 mins   42

Vous est-il déjà arrivé d’ouvrir un vieux livre — publié plusieurs décennies, voire plusieurs siècles avant votre naissance — en pensant ne jamais vous retrouver dans l’histoire de ces personnages si lointains ? Et pourtant, au bout de quelques chapitres, cette histoire, ces personnages vous ont saisis et vous les avez compris. Peut-être parce que leur situation faisait écho à vos ressentis du moment, ou parce qu’ils vous rappelaient de vieilles histoires familiales. C’est ce qu’a vécu l’autrice jeunesse Marie Pavlenko en ouvrant Germinal d’Emile Zola, un jour d’été, pendant son adolescence: « Je n’ai jamais connu mon grand-père maternel - il est mort quand ma Maman avait dix ans — et il était mineur. Et Germinal est un livre qui a beaucoup compté pour moi parce qu’il m’a fait rentrer dans un monde que je ne connaissais pas et qui pourtant appartenait à mon passé. » 


Si sa bibliothèque est remplie de mangas et de livres jeunesse, Marie Pavlenko revendique également son amour des classiques qui ont fait la littérature: « Il ne faut pas bouder les classiques. Les classiques ils ne sont pas là pour rien, ils sont là parce qu’ils ont traversé les temps et ils portent quelque chose. Ils portent une époque, mais ils portent aussi une espèce de parole universelle et intemporelle. » D’ailleurs, la littérature jeunesse a aussi ses œuvres incontournables. C’est le cas des romans de l’écrivain britannique Roald Dahl qui ont passionné l’autrice pendant son enfance. Ses favoris restent Le Bon Gros Géant et Sacrées Sorcières mais c’est avec La Potion Magique de George Bouillon qu’elle comprend le cœur de l’œuvre de l’auteur: “J’ai eu l’un de mes premiers chocs purement littéraire qui était de découvrir la puissance de la métaphore [...] il y a ces quelques mots à un moment donné : « elle avait la bouche ridée comme le derrière d’un chien » Et je me souviens que du haut de mes huit ans j’ai vu le derrière du chien, et j’ai vu la bouche de la grand-mère. Et j’ai éclaté de rire. Et ces deux choses qui entraient en collusion dans ce bout de phrase eh bien ça va bientôt faire 40 ans et je m’en souviens encore. » 


Dans ce septième épisode du Book Club spécial confinement, Marie Pavlenko nous recommande de nous « plonger dans des pavés », même si, de son côté, elle n’a pas tellement le temps de le faire car elle doit terminer son prochain roman et aller écouter les oiseaux se remettre à chanter.


Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. 

Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.

Vous pouvez retrouver les livres de Marie Pavlenko chez Flammarion Jeunesse

 

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