7. Céline Leroy : "Il y a des choses passionnantes qui se passent dans la littérature américaine aujourd'hui"


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Oct 01 2019 38 mins   35

Si certain.e.s ne sont adeptes que de la langue de Molière, la traductrice Céline Leroy est tout aussi passionnée par la langue de Shakespeare. Elle y consacre sa carrière et quand Elisabeth Philippe la rencontre, elle traduit You can’t catch death [NDLR: La mort n’est pas contagieuse en français], mémoires de l’autrice Ianthe Brautigan. Elle est la fille de l’écrivain et poète Richard Brautigan, l’un des pionniers du mouvement littéraire Beat Generation,  qui a marqué la littérature américaine avec son oeuvre La pêche à la truite en Amérique, mêlant western, polar et poésie. C’est d’ailleurs cet écrivain qui pousse la traductrice à découvrir la littérature outre-atlantique: “Cette littérature a confirmé une espèce de passion, de rapport très intense et intime à une langue et à un territoire fantasmé [...] C’est l’évasion et en même temps c’est se sentir chez soi dans un truc complètement barré” (9’38). 


Dans cet épisode du Book Club, la traductrice Céline Leroy présente: Liens de sang d’Octavia Butler aux éditions Dapper, le catalogue d’exposition Alice Neel, peintre de la vie moderne aux éditions Fonds Mercator et Bleuets de Maggie Nelson aux éditions du Sous-sol, traduit par notre invitée. Cette dernière confie s’être jetée sur Bleuets pour en faire la traduction. “Je ne savais pas si le Sous-sol avait acheté Bleuets donc je leur ai écrit pour dire: “Je ne sais pas ce que vous faites avec Bleuets mais si jamais, au cas où, par miracle, c’était possible de…” Et en fait, c’était possible de…” (27’38). Ayant eu l’opportunité “d’avoir le nez très près du texte” (33’50), Céline Leroy décrit une oeuvre finement menée, unique et réjouissante.  


Depuis quelques temps, Céline Leroy traduit surtout des autrices engagées comme Jeanette Winterson ou encore Rebecca Solnit. “Il se passe quelque chose au niveau de la littérature, notamment écrite par des femmes. Elles font des choses différentes. La littérature afro-américaine propose des choses incroyables. La littérature queer, transgenre, il y a des choses formidables” (29’48). Des écrits “formidables” qui lui permettent de découvrir de nouvelles voix. Des voix singulières qui racontent le monde qui nous entoure. 


Cet entretien a été mené par Elisabeth Philippe. Amel Almia a fait le montage. Iris Ouedraogo était en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.


 

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