Modern Girlz

Feb 03 2012

Filles lumineuses et garçons barbus... Shiny girlz and beard guys







MX Machine - Fuck the neighbors
Jan 15 2012 2 mins  
C'est un post-FB du genre: « remember le crossover?» qui m'a mené à cette lutte contre l’alzheimer armée de google search. Les limbes du thrash metal vomissent ce groupe obscur, MX Machine, et leur seul morceau vaguement mémorable, pour fêtes arrosées de Jeanlain: Fuck the neighbors. Comme il se doit, le groupe est né à L.A., dans cette période raffinée de réaction au metal-mulette. Le glam et ses permanentes fatigue la nouvelle génération skate, qui en dynamitent les codes. Here comes le thrash metal et le crossover. Suicidal Tendencies, D.R.I, Uncle Slam... on accélère le tempo, on rajoute une pédale de grosse caisse à la batterie, on se branle sur des solos dissonants bien aigus, les rythmiques guitares/basses alternent des riffs lourds et des phases plus techniques et saccadées, le chant est plus brutal, direct que les vagues de métal précédentes. L'influence du punk-hardcore se fait sentir, mais on est pas encore dans la fusion des deux genres. Et donc MX Machine, du genre de groupe de suiveurs totalement oubliables. On pense un peu à Mucky Pup, dans le genre fun subtil, peut-être à cause de la pochette nulle à chier, ou simplement parce j'aurais bien aimé dans les deux cas ne pas avoir une mémoire musicale de plusieurs terra dans la tête, blindée de références inutiles. Leur reprise du Stay Clean de Motorhead est indigente, le morceau "no glam fags" est un hamburger con, mou et froid. Ces foutus MX Machine ont même poussé la plaisanterie super loin en se reformant en 2007 et n'ont pas splitté depuis. Brr. Dans un prochain épisode, on découvrira pourquoi je garde le souvenir de ce genre de débilités bien au chaud.













Blonde Redhead - I Still Get Rocks Off
Sep 19 2010 3 mins  
Quand Blonde Redhead débarque, à la fin de l'autre siècle, on présente le trio comme des protégés de Sonic Youth. Ils passent bientôt sous le giron de Guy Picciotto de Fugazi, pour quelques albums. De quoi dresser le cadre: du rock énergique, mélodique, aérien virant à la noise en live. Label familier, Touch and go, concerts haletants et des morceaux entêtants comme ce "i still get rocks off" qui ouvre leur second album, "La Mia Vita Violenta". Le suivant "Fake Can Be Just As Good" est très noise, très influencé DC, on pense à Fugazi (Water) ou The Warmers sur certains morceaux."In An Expression Of The Inexpressible" (ce titre!) est dans la veine des 3 premiers, noise-rock saccadé et mélodique, mais voit les instruments électroniques s'adjoindre aux guitares de manière soutenue. Plus de dix ans après, le morceau part en heavy rotation sans complexes. Je lâche plus ou moins le groupe sur "Melody of certain damaged lemons"(2000) que je trouve trop pop à l'époque, presque vendu. Comme quoi les critères changent avec l'âge. La fatigue surement et le ras-le-bol des sous productions genre squatt, j'en sais rien, j'épaissis aussi en dix ans, alors. Je succombe cependant au EP "Mélodie citronique"(2000) - chanté en langues latines. Et puis, je les perds de vue, je me perds aussi dans les limbes de la presse. Jusqu'à ce que mon frère me propose d'aller les voir hier à l'AB. C'est l'année des retours live (à venir Public Enemy, Einturzende Neubauten, Killing Joke) et l'heure de faire le bilan d'un vieillissement.


Sixtoo - Damage Control
Jul 25 2010 5 mins  
Le hihop décalé est devenu un genre à part entière au fil des années. De Cannibal Ox à Aesop Rock, de Hymie's Basement à Antipop, Quasimoto, les Shapeshifters, Sage Francis, Cloudead, Subtle etc.., Themselves la liste est longue des groupes engagés dans l'illbient, à la suite ou aux côtés du Wordsound de Spectre/Skiz Fernando les pionners (et je crois) les plus barrés du style. Le principe de ce blog démarré un peu avant le grand tremblement d'il y a deux ans, les portes claquées, les os qui craquent, les déménagements était au départ juste de continuer les envois de morceaux que je faisait par mail, puis de me forcer à ouvrir mes cartons de disques. AU bout de deux ans, il reste des cartons non débalés. A l'aune d'un futur nouveau déménagement c'est pratique, mais c'est un peu abusé. Ce matin, j'en prends un et ressort au hasard ce disque oublié de SIXTOO. Sixtoo c'est le projet de hiphop des années 90-2000 du Dj-Mc-Producteur Vaughn Robert Squire. Proche de Buck 65, ce garçon canadien officie maintenant sous le pseudo Speakerbruiser - c'est bien de lâcher le nom - en fait j'ai jamais écouté. Ce disque récupéré lors de sales de Boomkat retrace les années 96/2002 sous forme d'une compilation de ses titres parus chez Anticon. Un album de jour gris, pas transcendant à l'infini, mais du hiphop psyché et jazzy névrosé juste ce qu'il faut. L'album épique de Sixtoo c'est celui paru chez Ninja Tunes, Chewing on Glass & Other Miracle Cures... mais pas dans ce carton. En 2009, Squire met fin au projet, le cambriolage de son studio ayant fait disparaître des années de boulot.


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