Storiavoce

Feb 25 2021 37 mins 1.6k

Storiavoce est une radio web exclusivement consacrée à l'histoire. Storiavoce s'adresse à un grand public cultivé, étudiant et universitaire.









Comment Grecs et Romains pensaient leurs mythes
Feb 15 2021 42 mins  
Il y a plusieurs mois, Storiavoce éditait un marque page représentant Hercule terrassant Nessus. Dans la mythologie grecque, Nessus tente d’abuser de la femme d’Hercule, Déjanire. Ce dernier décoche alors une flèche empoisonnée pour l’empêcher de commettre son forfait. Blessé, le centaure donne à Déjanire sa fameuse tunique ensanglantée afin, dit-il, de protéger leur amour. Or, revêtant la tunique, Hercule sent sa peau se brûler. Voyant son mari dans la douleur, Déjanire se suicide alors qu’Hercule, à son tour, meurt incinéré. Si bien que, depuis des siècles, la tunique de Nessus désigne communément un cadeau empoisonné. Storiavoce vous propose de partir à la découverte non pas des mythes, mais de la façon dont les mondes grecs et romains pensaient leurs mythes. Quelles significations leur donnaient-ils? Etaient-ils touchés par ces récits venus de la nuit des temps ou, au contraire, les critiquaient-ils ? Comment poètes, philosophes, historiens et même théologiens les évoquaient dans leurs œuvres ? Jean-Louis Poirier est l'invité de Christophe Dickès. Notre invité: Jean-Louis Poirier est philosophe et spécialiste de l’Antiquité, collaborateur de l’édition des Présocratiques et des Épicuriens à la Bibliothèque de la Pléiade, auteur de nombreux articles et d’ouvrages publiés aux Belles Lettres. Il vient de publier chez cet éditeur Ainsi parlent les dieux, Comment les Grecs et Romains pensaient leurs mythes (216 pages, 21€).








Entre Séparation et Ralliement: le cas Albert de Mun
Jan 21 2021 64 mins  
Brandi comme un symbole de liberté, un élément majeur pour l’apaisement de la République face à une Église hargneuse et antisémite, pourtant creuset de l’invention de la laïcité, l’histoire de la séparation de l’Église et de l’Etat fait figure de légende nationale réinventée qui, parfois, sert de support assez facile aux arguments politiques. Mais l’histoire est compliquée et nuancée, périlleuse dans son écriture. C’est surtout le cas de l’histoire de ce début du XXème siècle marquée par la Troisième république, l’affaire Dreyfus, l’affaire des Fiches, les tensions entre l’Église romaine et la République, la guerre scolaire, la colonisation et la Séparation de l’église et de l’état. Pour mieux comprendre la laïcité, qui souffre de beaucoup de clichés et auxquels on en adjoint d’autres sur la liberté de culte, Storiavoce vous propose un retour aux sources à travers le parcours d’une personnalité catholique de ce début du XXème et en particulier son attitude et son action face au Ralliement et à la Séparation de l’Eglise et de l’Etat: Albert de Mun. Edouard Coquet est l'invitée de Mari-Gwenn Carichon. L’auteur : Édouard Coquet, agrégé d’histoire, a publié son mémoire de master aux éditions Cerf Patrimoines sous le titre : Albert de Mun et la séparation de l’Eglise et de l’Etat (1904-1907), “soldat vaincu d’une cause invincible”. Il vient se de soutenir sa thèse de doctorat sur La France coloniale et l’Eglise.



Les Chartes pour guide...
Jan 13 2021 46 mins  
Elle a deux cents ans et forme les cadres de la conservation du patrimoine. Une école prestigieuse où « la variété de son enseignement justifie les chaires d’excellences qu’elle accueille en son sein et la diversité de ses enseignements ». Elle a vécu et participé aux grands évènements de notre époque contemporaine : des révolutions du XIXe siècle à l’affaire Dreyfus, de la Grande Guerre à Mai 68, en passant par les années 40. Pourtant, son nom est associé au monde médiéval. Or, il ne saurit se réduire à la période. Aux jeunes pensionnaires qui inauguraient l’école, Isaac Etienne de La Rue disait : « Tout historien qui ne prend pas les chartes pour guide dans le dédale des temps s’expose à s’égarer. » Storiavoce célèbre l'anniversaire de l'Ecole des Chartes et reçoit à son micro Michelle Bubenicek. L'invitée: Archiviste paléographe née en 1971, Michelle Bubenicek a intégré en 1990 l’École nationale des chartes ; elle en est sortie en 1994 major de promotion. Après une scolarité à l’École nationale du patrimoine, dans la spécialité « archives » (1994-1995), elle a débuté sa carrière professionnelle comme conservateur du patrimoine en administration centrale au sein de la Direction des archives de France (1995-1999). En 1999, elle a été élue maître de conférences d’histoire médiévale à l’Université de Franche-Comté. Élue professeur d’histoire médiévale dans cette même université en 2011, elle y a dirigé le département d’histoire de 2011 à 2013. De 2011 à 2015, elle a coordonné le groupe de recherches international Doléances. Depuis le 1er septembre 2016, elle est directrice de l’École nationale des chartes. Historienne médiéviste spécialiste du politique, des femmes, de la noblesse, Michelle Bubenicek est l'auteur de Entre rébellion et obéissance (Genève, Droz) et Meurtre au donjon (Paris, PUF). Elle poursuit actuellement ses recherches sur les divers modèles de construction étatique et leurs contre-modèles, à la fin du Moyen Âge (France, État bourguignon).



Quand les empereurs s'appropriaient le temps
Jan 04 2021 18 mins  
Auteur d'un ouvrage consacré au pouvoir à Rome, l'historien Stéphane Benoist continue la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la trilogie de son ouvrage: l'espace du pouvoir, le temps du pouvoir et les figures du pouvoir. Au cours de ce deuxième, l'antiquisant, interrogé par Christophe Dickès, répond entre autres aux questions suivantes: - Que nous dit le calendrier romain du découpage du temps? - En quoi l’analyse du temps est essentielle dans la perspective de notre compréhension des liens tissés entre le prince, les institutions, le peuple ? - L’empereur souhaite-t-il s’approprier le temps ? Existe-il une volonté politique de s’inscrire dans la durée ? - Quelle place prend la réforme julienne dans cette appropriation ? - Le temps calendaire légitime-t-il la tradition de la Cité et le régime ? - Peut-on parler parler de romanisation du temps ? - Est-ce que les échelles du temps local ont été supprimées ? - Vous vous êtes penché sur la mort de César et de sa divinisation au cœur de la Cité les jours suivants. Que nous dit cet événement ? - La consécration n'est-elle pas un moyen de sortir du temps afin d'atteindre le royaume des dieux et s'installer dans l'éternité ? Notre invité: Stéphane Benoist est professeur d'histoire romaine à l'Université de Lille III et fut directeur de l’équipe HALMA (UMR8164) de 2015 à 2019. Il est entre l'auteur de Rome. Des origines au VIe siècle de notre ère, « Une histoire personnelle » (Puf, 2016) et de Le pouvoir à Rome (CNRS Editions, 336 pages, 25€).

France et Allemagne au Moyen-âge: un affrontement national?
Dec 30 2020 32 mins  
De tous les clichés sur l'époque médiévale, celui d'un affrontement franco-allemand a la vie dure. Produit par l'historiographie du XIXe siècle et du début du XXe siècle, cette image a été largement nuancée par les travaux historiographiques les plus récents. Dans un ouvrage couvrant une large période (843-1214), plusieurs historiens se penchent sur la réalité du conflit. Invité de Christophe Dickès, le grand médiéviste Dominique Barthélemy répond aux questions suivantes: - Peut on parler de France et d'Allemagne au IXe siècle, puis de nations dans les siècles suivants? - Quelles sont les dates charnières de la construction des ensembles franco-allemand? - Quelles ont été les prétentions du royaume de France? - Existe-t-il des échanges culturels et économiques entre les deux ensembles? - Un des symboles de l’opposition franco-allemande est le geste de Lothaire de Francie occidentale qui s’empare du palais de Charlemagne en 978 et retourne l’aigle d’airain du palais. Ce fait a-t-il été surévalué par la postérité ? - Peut-on dire que la victoire de Philippe Auguste à Bouvines fut une victoire "nationale"? Notre invité: Dominique Barthélemy est médiéviste, membre de l'Académie des Inscriptions et de Belle Lettres. Il a été reçu sur Storiavoce pour son livre consacré à la bataille de Bouvines (Perrin, 2018). Il vient de diriger avec Rolf Grosse Allemagne et France au coeur du Moyen-âge (Passés/Composés, 144 pages, 29€).





L'homme qui a conduit Hitler au pouvoir
Dec 14 2020 55 mins  
Voltaire disait de la retraite qu’elle était "le port où il faut se réfugier après les orages de la vie". Si cette citation convient à une majorité, Paul von Hindenburg nous apparaît lui comme un incroyable et parfait contre-exemple. En effet, alors qu’il aurait pu rester dans l’anonymat et profiter de sa retraite, Hindenburg bénéficia de la déclaration de guerre en 1914 et des déconvenues à l’Est des généraux von Waldersee et Prittwitz. En somme, la Guerre de 1914-1918 remit en selle un retraité. Et quel retraité puisqu’il devient Maréchal président en 1925 alors qu’il a 77 ans et qu'il est réélu en 1932 contre un certain Adolf Hitler. Qui fut le fameux vainqueur de Tannenberg ? Quelles étaient ses origines ? Avait-il une vision politique à côté de ses conceptions militaires ? Quel rôle va-t-il jouer dans la fameuse théorie du coup de poignard dans le dos et ultimement dans l’accession d’Hitler au pouvoir ? Christophe Dickès reçoit Jean-Paul Bled. L’invité: Professeur émérite à la Sorbonne, Jean-Paul Bled est unanimement considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. Son ouvrage, Les Hommes d’Hitler (Perrin, 2015), a rencontré un large public et le soutien unanime des critiques. Il a été l’invité de Storiavoce à cette occasion. Il vient de publier chez Tallandier, Hindenburg, l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir (336 pages, 22.5€)

Dans la cour des Lions
Dec 10 2020 47 mins  
Au début du XVIe siècle, quatre jeunes princes hors du commun montent sur les principaux trônes d’Europe. Henri VIII en Angleterre ; François Ier en France ; Charles Quint en Espagne puis dans l’Empire ; Soliman le Magnifique dans l’Empire ottoman. Ces quatre lions vont dominer la scène européenne pendant un demi-siècle. Or lorsque l’on regarde de plus près le quotidien des affaires de ces empires et de ces royaumes, c’est toute une meute de conseillers qui apparaît, pas moins féroce que le chef du clan, tant il est vrai que le jeu politique est sans doute l’un des plus violents qui existe, aujourd’hui, comme jadis. Dans le monde ultra-concurrentiel des entourages princiers, un monde rendu incertain par le règne de la faveur et désirable par les opportunités qu’il propose, ce sont l’honneur, le pouvoir, la richesse et la place dans la société qui sont en jeu. C’est donc à entrer dans la cour des lions que ce livre invite, dans ce monde des cours de la Renaissance où tous les coups sont permis, où des ascensions à proprement parler extraordinaires côtoient des disgrâces non moins éclatantes. Cédric Michon, normalien, agrégé d'histoire, est maître de conférences à l'université du Maine et membre junior de l'Institut universitaire de France. Seul ou en collaboration, il a consacré plusieurs ouvrages à François Ier et à sa cour : Louise de Savoie (2015), Le cardinal Jean Du Bellay (2014), Les conseillers de François Ier (2011) et La crosse et le sceptre. Les prélats d'Etat sous François Ier et Henri VIII (2008) et a publié une cinquantaine d'articles sur le sujet.




Cultures & religions au Proche-Orient antique
Nov 30 2020 18 mins  
n 64 avant J. C., Pompée s’empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l’histoire du Proche Orient sous domination romaine. Après une première émission sur la définition du Proche-Orient antique, puis sur son administration et son économie, nous terminons notre série en nous penchant sur la culture et les religions proche-orientales. Spécialiste d’histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès. Quelle est la place de l’hellénisme dans la région ? Le monde proche-oriental se distingue t’il par son cosmopolitisme ? Sommes-nous à un carrefour de cultures ? Quelle langue parle-t-on au Proche Orient ? Quelle est la place du Grec et du Latin ? La région adopte t’elle des formes romaines et grecques de culte ? La région se distingue parce qu’elle est le foyer du judaïsme et le berceau du christianisme. L’orient influence t-il l’occident en matière religieuse? Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire.

Voler dans les airs... au Moyen-Âge.
Nov 26 2020 46 mins  
Nos auditeurs le savent, Storiavoce a entre autres pour vocation de réhabiliter le Moyen-Âge, de mieux en saisir sa complexité et ses richesses. Or, de toutes les disciplines, celle des sciences nous semble difficilement liée à la période… Pourtant, nous aurions tort de considérer l'époque médiévale comme totalement étrangère à la science : l’exemple de l’architecture des cathédrales nous rappelle ainsi les qualités des hommes de ce temps à penser les poids et mesures, la grandeur et les forces. Il n’est pas le seul exemple : le Moyen-Âge "pense" aussi les éléments naturels tout comme les éléments surnaturels. Dans cette nouvelle émission, Storiavoce vous propose de vous pencher sur ce qui peut nous apparaître une utopie : celle du vol dans les airs aux temps médiévaux. Dans cette nouvelle émission, Storiavoce vous propose de vous pencher sur ce qui peut nous apparaître une utopie : celle du vol dans les airs aux temps médiévaux : les hommes du Moyen-Âge étudiaient-ils le vol des animaux ? Quelle place faisaient-ils à ce que nous appellerions les sciences expérimentales? Ont-ils inventé des machines volantes? Qui sont et que font les anges et démons volants? Quand distingue-t-on la science expérimentale des récits légendaires et des images mythiques comme celle du vol d’Alexandre ? Nicolas Weill-Parot répond aux questions de Christophe Dickès. L’invité: Nicolas Weill-Parot est directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Section des sciences historiques et philologiques), titulaire de la chaire « Histoire des sciences dans l’Occident médiéval », et membre du laboratoire Savoirs et Pratiques du Moyen-Âge (EA 4116). Avec Véronique Sales il a dirigé Le Vrai visage du Moyen-Âge, au delà des idées reçues (Vendémiaire). Avec Joël Chandelier, Catherine Verna, il a organisé le colloque consacré à Science et technique au Moyen-Âge (XIIe-XVe siècle) et dont les actes ont été publié aux Presses universitaires de Vincennes. Il vient de publier dernièrement aux éditions Les Belles Lettres: Le vol dans les airs au Moyen-Âge (240 pages, 24,50€).

Au carrefour des civilisations: le Proche-Orient antique
Nov 23 2020 20 mins  
En 64 avant J. C., Pompée s'empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l'histoire du Proche Orient sous domination romaine. Après une première émission sur la définition du Proche-Orient antique, son histoire romaine, nous nous penchons ici sur son administration et son économie. Spécialiste d'histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès. - Comment sont gérées ces provinces romaines proche-orientales : celle de Syrie, Syrie Palestine et d’Arabie ? - Sont-elles particulières dans la gestion administrative par la république puis de l’Empire ? - Est-ce que la création de Constantinople et d’un empire bicéphale va avoir des conséquences pour ces provinces ? - L'Etat romain est-il un prédateur sur le plan fiscal? - Sur le plan économique, existe-t-il une spécificité économique du Proche-Orient ? - Le Proche Orient est à un carrefour : profite t’il à plein de cette position idéale ? - On est surpris de voir les richesses de la région : nous sommes sur ce qu’on appelle un croissant fertile ! - Que produit-on ? Quelles sont les ressources ? - Est-ce que cette croissance est portée par une démographie élevée ? - Se conjugue à la fois une économie locale mais cette économie est au centre d’un nœud mondiale. Faut il distinguer les deux univers, le local et le mondial ou sont-ils étroitement imbriqués? Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire.



Proche-Orient: la conquête romaine
Nov 16 2020 24 mins  
En 64 avant J. C., Pompée s'empare de Jérusalem. Rome assoit alors sa domination sur un véritable croissant fertile, au carrefour des cultures et des civilisations. Dans une série de trois volets, Storiavoce vous propose de découvrir l'histoire du Proche Orient sous domination romaine. Dans cette première émission, nous définirons ce qu'est le Proche-Orient et les guerres auxquels la République puis l'Empire font face. Existe-t-il une unité et une spécificité du Proche-Orient? Comment Rome a réussi à vaincre l'empire séleucide puis résister à l'empire parthe? Au delà de la province de Syrie, quelles sont les autres provinces romaines de la région? Spécialiste d'histoire romaine, Catherine Saliou répond aux questions de Christophe Dickès. Notre professeur : Catherine Saliou, ancienne pensionnaire scientifique de l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Damas), est professeure d’histoire romaine à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directrice d’études à l’École pratique des hautes études. Elle vient de publier Le Proche-Orient, de Pompée à Muhammad (Belin, 594 pages, 49€). Elle a aussi publié Le Traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon et a également dirigé ou co-dirigé des ouvrages collectifs, parmi lesquels Antioche de Syrie. Histoire, images et traces de la ville antique et Gaza dans l’Antiquité tardive. Archéologie, rhétorique et histoire.



Un nouveau regard sur Jeanne d'Arc?
Nov 05 2020 49 mins  
Symbole de multiples causes, prétexte politique, emblème, Jeanne d’Arc, est souvent, réduite à un porte étendard : ornement des armées de Charles VIII puis figure de la nation et des partis conservateurs. Or, « Jeanne dans tous ses faits en dehors du fait de guerre, était simple et jeune ; mais sur le fait de la guerre elle était très experte, tant dans le port de la lance que pour rassembler l’armée en ordre de bataille et pour préparer l’artillerie ; et de cela tous s’émerveillaient qu’elle agissait de façon si prudente et avisée sur le fait de guerre, comme l’eut fait un capitaine qui aurait pratiqué vingt ou trente années » (Jean d'Alençon). Jeanne d'Arc a eu une réelle influence militaire et politique en son temps et surtout, elle a été soutenue par des milliers de Français. « Jeanne fille du peuple a été un personnage secondaire pour les grands du royaume, mais elle toujours vénérées par ceux de son milieu ». C'est pourquoi l'un des personnages les plus mythifiés de l'histoire de France est l'un des plus documentés. Valérie Toureille propose de redécouvrir Jeanne à travers de nouvelles archives dont les témoignages de son entourage et l'histoire de la Lorraine. Elle est interrogée par Mari-Gwenn Carichon. L'auteur: Valerie Toureille est historienne, maître de conférences d'histoire du Moyen Age à l'Université de Cergy-Pontoise. Elle vient de publier une biographie de Jeanne d'Arc au éditions Perrin (431 pages, 24.00 €)


Isabelle de France, l'aimée des Anglais.
Nov 02 2020 43 mins  
Croire que les femmes ont un travail, une liberté, un pouvoir seulement depuis les années 60 est un fantasme qui foule au pied des siècles d’histoire de France. A ce sujet, on accuse souvent le Moyen-Age d’être une époque sclérosée, enfermée dans des schémas rigides qui, si elle distingue l’homme et la femme, c’est forcément pour instaurer un rapport de domination, de désintérêt, de mépris et de rejet. C'est oublier la vie et l'influence de bon nombre de femmes, comme les reines ou princesses de France, souvent caricaturées en vilaine sorcières ou en apparition angélique. Elles ont eu un pouvoir, une carrière et une place dans la société . Storiavoce vous propose d'aborder la reine d'Angleterre, Isabelle de France (1295_1358), reine d’Angleterre, au parcours politique et diplomatique mais aussi personnel des plus fascinants. Comment une descendante de saint Louis est-elle devenue si aimée par le peuple anglais ? Comment gouverner lorsque les intérêts des deux membres d'un couple royal diffèrent ? Une femme pouvait-elle faire de la diplomatie au XIVe siècle ? Que sait-on de la beauté et du caractère d'Isabelle de France ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Sophie Brouquet. L'invitée : Sophie Brouquet est historienne médiéviste, auteur de nombreux ouvrage d'histoire sociale et d'histoire des femmes (Chevaleresses, une chevalerie au féminin) . Sa biographie sur Isabelle de France vient d'être publiée chez Perrin (380 pages, 23.00 €).


Les plus grandes batailles en montagne!
Oct 26 2020 44 mins  
Tout le monde connaît le coup de génie d’Hannibal Barca qui lors des guerres puniques, en 218 av. J.-C. surprit son ennemi, en défiant les Alpes. Ce n’est peut-être pas l’armée des éléphants qui impressionna le plus les Romains mais l’audace dont le général punique fit preuve en voulant traverser les montagnes avec ses armées. Cet épisode guerrier est resté si mémorable, que c’est souvent le seul qui rappelle à notre mémoire l’existence de ces guerres puniques. Les batailles dans les Alpes, et plus généralement en montagne donnent à l’histoire de l’art de beaux sujets, colorent la guerre d’esthétisme et de panache (bataille des Thermopyles le 11 août 480, embuscade de Roncevaux en 778, bataille de Tuckheim, conflit au Cachemire en 1999, campagne du Rif en 1926) et illustrent à merveille le génie tactique de tel ou tel général (Hannibal, Turenne, Napoléon). Pour l’historien et stratège militaire Antoine de Jomini, proche de Napoléon, « jusqu'à présent nous n’avons considéré les pays de montagnes que comme des zones accessoires. Si nous les considérons comme l’échiquier principal de toute la guerre, les questions changent un peu de face, et les combinaisons stratégiques semblent se compliquer ». Y a-t-il une façon particulière de faire la guerre en montagne ? Comment l'appréhender ? Quels en sont les risques, les dangers et les opportunités ? Chaque armée a-t-elle une unité spécialisée pour la bataille en montagne ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Cyrille Becker. L'invité : Cyrille Becker est docteur en histoire, spécialiste de l’alpinisme militaire et du combat en montagne. Il est actuellement chef d’état major du service militaire volontaire et ancien chef de corps du 13eme bataillon de chasseur alpin. Les grandes batailles en montagne (mai 2020, 238 pages, 26,90 €) est le titre de son dernier livre paru aux éditions Pierre de Taillac.

Mondes en Guerre (1870-1945): une violence inédite?
Oct 21 2020 46 mins  
Il y a un peu plus d’un an sortait aux éditions Passés/Composés, en lien avec le Ministère des Armées, un ouvrage intitulé Mondes en guerres. Ce texte volumineux, dirigé par Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à la Sorbonne, présentait une histoire de la guerre, de la préhistoire au Moyen-Âge portée par un récit scientifique et plus de cent-cinquante documents. Le mois suivant, le deuxième tome dirigé par Hervé Drévillon (directeur du S.H.A.T), était lui consacré à l’âge classique, du XVe au XIXe siècle. Un an plus tard, et après la crise du Covid qui en a retardé sa publication, le tome III, qui couvre la période 1870-1945, est désormais disponible. Des nombreux thèmes abordés dans l'ouvrage, cette émission s'arrête sur la question de la violence. Au regard des massacres et des exterminations de masse, des tueries collectives et autres armes de destruction massives, cette violence est-elle inédite dans l'histoire de l'humanité? Comment expliquer cette violence et peut-on la « comprendre » ? Doit-on avoir une approche globale et sur le temps long du phénomène ou, au contraire, une approche locale? Quelles sont aussi les autres disciplines qui se sont engagées afin de décortiquer la violence? Invité de Storiavoce, André Loez répond aux questions de Christophe Dickès. L'invité: André Loez est docteur en histoire contemporaine et professeur agrégé en classes préparatoires (Lettres Supérieures). Il est chargé de cours pour le 1er cycle à Sciences Po Paris. Coanimateur du séminaire de recherche "la guerre des sciences sociales" (ENS/Jourdan). Il anime le site de podcasts Paroles d'Histoire. Il vient de diriger le troisième tome de Mondes en Guerre - Guerres mondiales et impériales, 1870-1945 (Passés/Composés, 760 pages, 39€).






Le stoïque Marc Aurèle pouvait-il devenir chrétien?
Oct 05 2020 21 mins  
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Empereur philosophe, on peut se demander si le stoïque qu'il fut aurait pu s'accommoder du christianisme et même le rejoindre. A cette question, Benoît Rossignol, biographe de Marc Aurèle, estime que non. Il répond aux questions de Christophe Dickès: - Que s'est il passé à Lyon en 177? - Qu'est-ce que l'empereur Trajan a apporté à la jurisprudence concernant les chrétiens? - Quelle était la logique des condamnations ? - Les Chrétiens étaient-ils des bouc-émissaires du pouvoir ? - La violence contre les Chrétiens était-elle localisée ou généralisée? - Le stoïcisme de Marc pouvait-il créer des ponts avec les Chrétiens? L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue.



Marc Aurèle: la grande pestilence ou la crise des années 160.
Sep 28 2020 19 mins  
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l’ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. Dans ce deuxième volet qui lui est consacré, Storiavoce s'arrête sur la grande crise des années 160 marquée par la "pestilence". Benoît Rossignol, biographe de Marc Aurèle, répond aux questions de Christophe Dickès: - Où apparaît la « pestilence » ? D’où vient d’ailleurs ce mot de Pestilence? - Pestilence… on pense à la peste… pourtant il s’agirait d’une autre maladie : la variole. Peut-on parler de pandémie? Quels sont les territoires touchés ? A-t-on une idée des conséquences démographiques ? - Disettes, famines… Est-ce qu’il est difficile d’établir les causes de la mortalité à l’époque ? - Quelle est la place du divin dans cette crise? Comment conjurer le mal : faut-il chercher la paix des dieux ? - Plus concrètement, que décident et que font Marc Aurèle et Vérus ? Quelles sont les conséquences économiques du développement de la maladie ? - Quelle est l’importance du phénomène ? Est-ce que la crise dure les années suivantes ? Est-ce le début de la fin : la peste cause t’elle un retard irrattrapable pour l'Empire? L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue.


Marc Aurèle (Partie I): un empire à deux têtes!
Sep 21 2020 21 mins  
Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin le Pieux, de l’apogée de Rome. Son propre règne, entamé en 161, fut difficile, marqué tant par les guerres, qui l’ont entraîné de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. A la surprise de beaucoup, Marc décida d'associer à son règne son frère adoptif Lucius Vérus. C'est cette association que Storiavoce vous présente au cours de ce premier volet de nos Cours d'Histoire consacré à ce grand personnage de l'histoire romaine. Benoît Rossignol, son biographe, répond aux questions de Christophe Dickès: - Qui est Vérus ? Faut-il le réhabiliter? - Marc Aurèle fait figure de sage et de philosophe stoïcien… est-ce que l’un se sent plus empereur que l’autre ? Est-ce que l’un bénéficie d’une préséance ? - Faut-il les opposer les deux hommes? - Quelle était la nature de leur pouvoir : est-ce une monarchie à deux têtes ? - Les deux empereurs se partageaient il la responsabilité des relations avec le Sénat, l'armée et la plèbe? - On a longtemps qualifié leur alliance comme celle du vice et de la vertu. Cette image est-elle juste ? - La bonté de Marc Aurèle était-elle une faiblesse ? Etc. L'invité: Benoît Rossignol est maître de Conférence à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne. Spécialiste de l'Antiquité il vient de publier un magistral Marc Aurèle (Editions Perrin, 680 pages, 29€) qui fera date. Une biographie dense dont la particularité est non pas de s’arrêter seulement sur la vie de Marc Aurèle, mais aussi de décrire le milieu dans lequel il évolue.


Amérindiens et Français au XVIIe: des relations complexes.
Sep 15 2020 16 mins  
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d’Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. Nous entamons ici le troisième volet de la série consacrée aux Amérindiens et à la colonisation française. L’historien Benoît Roux est interrogé par Christophe Dickès. La colonisation des Antilles par les Français débute au XVIIe siècle, pour autant l’histoire des relations franco-amérindiennes débute bien avant: que savons nous de ces relations? Français et Kalínago ne parlent évidemment pas la même langue. Par quels biais parviennent-ils à communiquer ? À partir des années 1620, quelle est la place des Kalínago dans le projet colonial français ? Assiste-t-on, comme ailleurs en Amérique, à des mariages franco-amérindiens ? Existe-t-il un équivalent des “coureurs des bois” — ces Français qui parcouraient les territoires autochtones de Nouvelle-France notamment le commerce des peaux de castor avec les Amérindiens — dans les îles ? Si les Français voyagent dans la Caraïbe, des Kalínago sont-ils venus en Europe au XVIIe siècle ? En 1660, le traité de paix de Basse-Terre ne reconnaît plus aux Indiens que des droits sur les îles de Saint-Vincent et de la Dominique. Est-ce la fin de l’influence des Kalinago sur l’histoire coloniale française ? L’invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime.



Vie quotidienne des Amérindiens des Petites Antilles (XVIIe)
Sep 08 2020 19 mins  
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d’Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. L’historien Benoît Roux répond aux questions suivantes: Que savons-nous des principaux aspects de la vie quotidienne des Indiens des Petites Antilles au XVIIe siècle ? Les récits de voyages des XVI-XVIIe siècles insistent tous sur la forte dimension guerrière des sociétés amérindiennes des Petites Antilles. N’est-ce pas là une vision orientée et déformée des Européens ? Faut-il comprendre que la société kalínago est une société sans chef ? La plupart des témoignages coloniaux font des femmes amérindiennes les esclaves des hommes. Est-ce que ces textes traduisent un véritable déséquilibre dans la société kalínago ? A-t-on une idée de l’état des connaissances et des savoirs autochtones — même si leur transmission est strictement orale — au XVIIe siècle ? Les Indiens ont donc une pleine maîtrise de leur environnement. Quel est leur rapport à la mer ? L’image contemporaine des sociétés amérindiennes est souvent celle de groupes autarciques et isolés. Qu’en est-il du système économique des sociétés kalínago ? Quel a été l’impact de l’arrivée des Européens sur les sociétés amérindiennes des Petites Antilles ? L’invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime.


Les Indiens des Petites Antilles, entre fantasmes et réalité.
Sep 01 2020 20 mins  
Dans le cadre de son partenariat avec Outre-Mer développement, Storiavoce vous propose une série de Cours d'Histoire consacrée à la colonisation et aux populations amérindiennes. Qui étaient ces populations avant les découvertes de Christophe Colomb? Comment s’opère le contact entre ces sociétés autochtones des Petites Antilles et les Européens à la fin du XVe siècle ? Sait-on comment les Indiens eux-mêmes se percevaient et se désignaient ? De quelles sources l’historien dispose-t-il aujourd’hui pour aborder cette civilisation de l'oralité ? L'historien Benoît Roux répond à Christophe Dickès. L'invité: Ingénieur d’études à l’Université de Rouen Normandie, Benoît Roux est historien. Il a soutenu en 2019, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, une thèse consacrée aux relations entre Français et Amérindiens dans les Petites Antilles au XVIIe siècle. Au croisement de l’histoire coloniale et de l’histoire indienne, ses travaux s’attachent à mettre en lumière ce chapitre méconnu, mais également à désenclaver des histoires généralement séparées dans la production scientifique, alors qu’elles apparaissent indissociables. Sa réflexion sur les processus de circulation et de transformation des savoirs nouveaux dans l’espace colonial français aux Antilles, l’a conduit à s’intéresser particulièrement à l’histoire des collections d’objets caraïbes et amazoniennes d’Ancien Régime.






Comment la Russie moderne est-elle entrée dans le Concert des Nations?
Jul 06 2020 26 mins  
Dans l’histoire des nations, Pierre le Grand (1672-1725), sans nul doute, fait figure d’exception. Il possède cet immense privilège au même titre que ces grands personnages qui jalonnent notre histoire tant ils donnent l’impression de la dominer : ainsi le nom de Pierre ler est à placer aux côtés de ceux Alexandre le Grand et de Jules César, de Charlemagne ou Charles Quint et naturellement de Louis XIV, son contemporain. Tout comme ce dernier d’ailleurs, il a suscité un nombre absolument incalculable d’études, de monographies et de biographies… Il existe même une pétrologie, pétrovédénié en russe ! Storiavoce vous propose deux émissions sur ce personnage qui fascine autant qu’il effraie, tant « il est difficile de l’aimer, mais qu’il est tout aussi difficile de ne pas l’admirer quelque peu. » : après avoir abordé dans une première émission, l'homme, son ascension mais aussi à sa politique intérieure et sa révolution culturelle, nous nous arrêtons aujourd'hui sur sa politique étrangère qui va permettre à la Russie d'entrer dans le Concert des Nations et de devenir une grande puissance. Thierry Sarmant est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité : Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris I, est directeur des collections du Mobilier national. Il a notamment publié Louis XIV. Homme et roi et, chez Perrin, 1715. La France et le monde. Il a été l’un des commissaires de l’exposition qui s’est tenue au Grand Trianon en 2017, Pierre le Grand. Un tsar en France, 1717. Il vient de publier Pierre Ier Grand, la Russie et le Monde (500 pages, 26€).



Pierre le Grand: une révolution russe
Jun 29 2020 38 mins  
Dans l’histoire des nations, Pierre le Grand (1672-1725), sans nul doute, fait figure d’exception. Il possède cet immense privilège au même titre que ces grands personnages qui jalonnent notre histoire tant ils donnent l’impression de la dominer : ainsi le nom de Pierre ler est à placer aux côtés de ceux Alexandre le Grand et de Jules César, de Charlemagne ou Charles Quint et naturellement de Louis XIV, son contemporain. Tout comme ce dernier d’ailleurs, il a suscité un nombre absolument incalculable d’études, de monographies et de biographies… Il existe même une pétrologie, pétrovédénié en russe ! Storiavoce vous propose deux émissions sur ce personnage qui fascine autant qu’il effraie, tant « il est difficile de l’aimer, mais qu’il est tout aussi difficile de ne pas l’admirer quelque peu. » : une première sur l'homme, son ascension mais aussi à sa politique intérieure et sa révolution culturelle. Un deuxième volet consacré, lui, à la politique étrangère : le temps des Guerres. Thierry Sarmant est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité : Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris I, est directeur des collections du Mobilier national. Il a notamment publié Louis XIV. Homme et roi et, chez Perrin, 1715. La France et le monde. Il a été l’un des commissaires de l’exposition qui s’est tenue au Grand Trianon en 2017, Pierre le Grand. Un tsar en France, 1717. Il vient de publier Pierre Ier Grand, la Russie et le Monde (500 pages, 26€).

Les détestables frères Goncourt...
Jun 25 2020 48 mins  
Avant d’être un prix et une académie, les Goncourt étaient deux frères : cyniques, critiques, brillants et détestables, célèbres et misanthropes, infréquentables et pourtant très fréquentés. Voici ce que disait Taine au sujet du groupe d'amis qui les entourait: « Quand je causais avec vous et devant vous, c’était sub rosa, comme disait notre pauvre Sainte-Beuve, en tout petit comité, portes closes; aucune de ces paroles exagérées, improvisées n’était dite pour la publicité. » Et pourtant, aujourd'hui, tout le monde a au moins entendu parler de ces paroles exagérées des Goncourt sur tel ou tel artiste, poète, mondain, politique, de renom. Écrivains de génie et critiques acerbes les Goncourt s'amusaient notamment à distinguer en littérature le plat de pâtes de l’assiette raffiné parfumée à la truffe. « Certains livres ressemblent à la cuisine italienne : ils bourrent, mais ne remplissent pas.» Infréquentables mais tellement connus, les frères Goncourt on laissé leurs noms partout. Qui les connait réellement ? Savez-vous qu'un bon nombre de mots employés aujourd'hui est le seul fruit de la fantaisie de ces deux amoureux de la langue (réécriture, américanisation, scatologique, talentueux etc.) ? Ecrivaient-ils réellement à quatre mains ? N'est-pas paradoxal que le prix qui symbolise l'apogée de la réussite littéraire ait le nom de ceux qui trainaient dans la boue les plus grands écrivains du XIXème siècle ? "Deux hérétiques en littérature, qui sont sont aux dictionnaires ce que les champignons sont à la botanique : une espèce inclassable" (Sainte Beuve). Pierre Ménard, auteur des Infréquentables frères Goncourt est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. Notre invité : Pierre Ménard est écrivain et biographe. Les infréquentables frères Goncourt (Tallandier, 416 p, 21.9 €) est son quatrième ouvrage. On lui doit notamment une admirable biographie d'Antoine Crozat.

Machiavel, le verbe et l'action
Jun 22 2020 25 mins  
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, Le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Après avoir étudié dans une première émission l’ambassadeur en guerre, puis sa pensée entre Histoire et Politique, nous terminons cette série avec une analyse du style de l'écrivain, entre verbe et action. Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l'auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€).


Machiavel, une exégèse politique
Jun 15 2020 23 mins  
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Après avoir étudié dans une première émission l’ambassadeur en guerre, nous abordons ici sa pensée entre Histoire et Politique dans "Machiavel ou l’exégèse politique". Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l’auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€).


Machiavel: un ambassadeur en guerre(s)
Jun 08 2020 24 mins  
Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons généralement son œuvre majeure, le Prince. Cette œuvre dédiée à Julien ou à Laurent de Médicis, rédigée entre l’été 1513 et le printemps 1514, ne cesse d’être au centre de bien des débats. Mais comme toute œuvre qui se détache d’une vie, on en oublierait presque que Machiavel fut certes écrivain et penseur, mais aussi un homme d’action et un homme de terrain à une époque marquée par les longues guerres d’Italie. A travers trois cours d’histoire, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Machiavel. Certes, nous reviendrons sur Le Prince et sur le penseur politique mais il nous semble important de découvrir avant tout l’homme qui fut au service de la République de Florence. Jean-Louis Fournel est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité: Jean-Louis Fournel est professeur à l’université Paris-8 Vincennes/Saint-Denis. Il est l’auteur, avec Jean-Claude Zancarini, professeur des universités émérite à l’ENS de Lyon, de nombreux travaux sur l’histoire de la pensée politique italienne de l’Ancien Régime, dont Les Guerres d’Italie. Les batailles pour l’Europe (1494-1559), La Politique de l’expérience et La Grammaire de la République. Ensemble, ils ont aussi proposé plusieurs éditions françaises commentées des œuvres de Savonarole, Machiavel et Guicciardini. Ils viennent de publier chez Passés / Composés: Machiavel, une vie en guerres (624 pages, 27€).




Trois plumes féminines au temps des Lumières
May 26 2020 48 mins  
Voyage dans les appartements parisiens du règne de Louis XV, de Louis XVI, et du temps de la Régence. Bienvenus dans les intérieurs feutrés du XVIIIème siècle où les femmes se recueillent pour écrire. La lettre rédigée sur le bonheur-du-jour de l’intimité de leur chambre continue les conversations mondaines commencées au salon, expriment leur idéalisme, leurs souhaits, leurs regrets, et redessinent leur vie. L’historienne et biographe Inès Murat situait la lettre comme un genre entre la gazette et le livre. Pour tuer l'ennui, par passion, pour peindre autrement, pour témoigner ou contester, chacune offre à son (ses) destinataire(s) le luxe de pénétrer l'intime de sa vie, le bouillonnement de son esprit, les impressions personnelles d'un monde qui finit. Cécile Berly nous propose une lecture croisée de la vie et l’œuvre de trois grandes épistolaires : madame Rolland, madame du Deffand et madame Vigée le Brun. Ces femmes se disaient-t-elles femmes de lettre ? Pourquoi le XVIIIème siècle est-il le siècle épistolaire par excellence ? La lettre est-elle vue par ses femmes comme un outil d’émancipation ? Comment et pour qui écrire ? Cécile Berly est spécialiste du XVIIIème siècle et de l’histoire des femmes. Elle a notamment travaillé sur Marie-Antoinette et la correspondance de madame de Pompadour. Dans son dernier ouvrage Trois femmes, Madame du Deffand, Madame Roland, Madame Vigée Le Brun (Passés/Composés, mars 2020, 192 pages, 17 €) Cécile Berly nous propose une lecture intime du XVIIIème siècle.


Otages, une histoire de la Grèce antique à Daech.
May 21 2020 19 mins  
Avant d’être ces hommes ou ces femmes dont le visage s’affiche dans les médias, alors même que leur vie ne tient qu’à un fil, les otages furent, depuis la plus haute Antiquité, des rouages indispensables aux relations entre puissants, garanties vivantes de la parole du chef. Jusqu’au XVIIIe siècle, ils furent associés malgré eux à chaque alliance, chaque traité, et même utilisés pour garantir la souveraineté d’un prince, tant au regard de ses sujets qu’au regard des dieux. Si l’avènement du droit international mit progressivement un terme à cet usage, celui-ci fut réinvesti par la guerre contemporaine puis par le terrorisme. À partir du XIXe, les armées utilisent des otages sous divers prétextes, et non sans en contester l’usage chez l’adversaire, repoussant, sous une forme diplomatique, les limites de la guerre totale. Considérée comme un crime de guerre dès 1945, la prise d’otages – si elle persiste dans les relations entre États – est désormais le fait du terrorisme, qui y voit une sorte de duel. Storiavoce propose ici une nouvelle série de cours d'Histoire avec Gille Ferragu. Avant de traiter la question des otages à l'époque antique puis médiévale, il s'arrête ici sur l'histoire des otages, de l'antiquité à nos jours : Quelle est l’étymologie du mot otage? Existe-t-il un point commun entre Aetius le dernier des Romains, Vlade Tepes, Jean de Berry, Marie Antoinette et Roger Auque ? Qu’est-ce qu’un otage ? Le sens du mot évolue t’il au fil des siècles ? Est-ce qu’un otage devient un contemplatif ? L’élaboration d’un droit international va-t-il changer la nature voire le sort des otages ? Etc. Gilles Ferragu est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Gilles Ferragu est maître de conférence à l'Université Paris-Nanterre. Spécialiste des relations internationales, de la guerre et du terrorisme, il a dirigé de nombreux ouvrages sur la diplomatie. Il est aussi l'auteur d'une Histoire du terrorisme parue chez Perrin en 2014 , rééditée et réactualisée sous format poche. Il vient de publier chez Folio Otages, une Histoire de l'antiquité à nos jours.



Penser Dieu au Moyen-Âge
May 04 2020 30 mins  
La collection La Pléiade de Gallimard vient de rééditer un recueil d'écrits spirituels du Moyen-Age sous la direction de Cédric Giraud. Storiavoce vous propose de redécouvrir ce genre littéraire qui a eu sa première période de gloire entre le XIème et le XIVème siècle. Ces textes sacrés sont bien plus qu'une poésie qui a Dieu pour objet. Ils invitent l’âme de l’homme à rejoindre le divin et appellent à une rencontre. « La contemplation [encouragée donc par l’écrit spirituel] est une élévation en Dieu de l’esprit qui est suspendu au-dessus de lui et goûte les joies de la douceur éternelle […] La lecture recherche les douceurs de la vie bienheureuse, la méditation la trouve, la prière la demande, la contemplation le goûte » (Guigues II le chartreux, Lettre de la vie contemplative). Quelles sont les origines de la vie spirituelle occidentale ? Quels sont les grands écrits qui ont marqué la spiritualité de l'Occident médiéval ? Pourquoi la Bible ne suffit-elle pas au chrétien contemplatif ? Y-a-t'il un mode d'emploi de la lecture des écrits spirituels ? Les écrits spirituels sont-ils un genre littéraire à part ? L'auteur: Cédric Giraud est ancien élève de l'école de l'Ecole des Chartes, historien médiéviste et latiniste. Ses travaux et publications s'appuient sur une étude approfondie des textes. Il est également directeur de la Bibliothèque de l’École des Chartes. Il a publié Ecrits spirituels du Moyen-Age en novembre 2019 (n°643 de la bibliothèque de la Pléiade, 1264 pages, 63,00 €).



Saint-Just, l'archange de la Révolution
Apr 20 2020 47 mins  
"L’archange de la mort", funeste expression de Michelet pour désigner le révolutionnaire Saint-Just. Il le décrit ainsi alors qu’il arrivait à Strasbourg pour ses missions aux armées : "apparu non comme un représentant, mais comme un roi, comme un dieu armé de pouvoirs immenses sur deux armées, cinq départements, il se trouva plus grand encore par sa haute et fière nature. Dans ses écrits, ses paroles, dans ses moindres actes, en tout éclatait le héros, le grand homme d’avenir". On croirait presqu’un héros romantique. Moins connu que Robespierre, Marat, ou Danton, Saint-Just est un néanmoins une figure incontournable de la Révolution française, un élément déterminant de son déroulement. Membre du groupe des Montagnard, grand ami de Robespierre, poète, théoricien politique... Son charisme et son intelligence en font très vite un personnage influent du gouvernement révolutionnaire . A la fois fascinant, admiré, fantasmé, haï il est guillotiné en 1794 à seulement 26 ans. Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Antoine Boulant. L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789), et l'an dernier un ouvrage remarquable le Tribunal révolutionnaire aux éditions Perrin. Sa biographie sur Saint-Just. L'Archange de la Révolution est parue chez Passés/Composés en janvier 2020 (352 pages, 22 €)

Comment penser la guerre après la Grande Guerre ?
Apr 13 2020 37 mins  
Les 14 et 15 novembre 2019, l’ICES, le Centre Roland Mousnier de l’université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux “Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)“. Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l’ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une nouvelle série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce volet, Frédéric Guelton aborde la question: Comment penser la guerre après la Grande Guerre ? Jean-Hugues Long, il traite de la représentation du retour à la paix dans les affiches. Les intervenants : Frédéric Guelton est colonel (er), historien et membre du CS de la Mission du Centenaire, ancien chef de département de l'armée de Terre du SHD. Il dirige encore des mémoires de stagiaires de l’École de Guerre et donne quelques cours à l'ESM de Saint-Cyr et anime un séminaire à l'Edhec. Ancien ancien chef du département de l'armée de terre du service historique de la Défense et ancien enseignant à l'IEP de Paris, il est spécialisé dans l'histoire de l'armée française et des relations entre la France et l'Est européen. Il est l'auteur du Journal du général Edmond Buat, 1914-1923 (Perrin, 2015, 1481 pages). Il prépare actuellement une Histoire des brigades russes en France au temps de la Grande Guerre. Jean-Hugues Long est lieutenant de l'armée française et conservateur du musée du sous-officier de Saint- Maixent-l’École. Travaillant sous la direction de Sous la direction de Martin Aurell et de Nicolas Prou, il prépare une thèse sur la poliorcétique à l'époque médiévale: L'évolution de la fortification dans les marches septentrionales du comté d'Anjou de 987 à la majorité de Saint Louis (Poitiers). Avec l’aimable autorisation de l’ICES.



Anne de Bretagne, duchesse et reine
Mar 23 2020 49 mins  
A Nantes, place Marc-Elder, à l’entrée du château des duc de Bretagne , il est une jolie statue d'Anne de Bretagne, duchesse et reine. Oeuvre du sculpteur nantais Jean Fréour (1919-2010) ce monument marque selon son auteur « la réalité de l'appartenance culturelle et historique de Nantes à la Bretagne. » La statue est appréciée de tous les visiteurs de la cité ducale. Une autre statue de la duchesse érigée en 1911 à Rennes et figurant la soumission de la Bretagne à la France fit moins l'unanimité en son temps. Le 7 août 1932, des nationalistes bretons détruisent à l'explosif ce "monument de la honte" représentant Anne agenouillée devant le roi de France. Alors, reine de France ou duchesse de Bretagne ? Mariée de force au roi de France et humiliée ? ou épouse consciente et libre de Charles VIII puis de Louis XII ? Femme soumise et obligée, ou homme de pouvoir en jupon ? Né à Nantes en janvier 1477, Anne de Bretagne a eu une vie riche et passionnante. Elle a gouvernée et a témoigné d’une dignité, d’une force de caractère, et d’une volonté exemplaire. Elle a su marier, durant toute sa vie, l'art de gouverner sa patrie d’adoption et son dévouement pour celle qui l’a vue naître. Sa vie nous en apprend également sur l'histoire du grand duché de Bretagne que se sont disputé longtemps, les grands princes européens. Claire L'Hoër est interrogée par Mari-Gwenn Carichon. L'invitée : Claire L'Hoër est normalienne et agrégée d’histoire. Sa démarche historique s'attache à rendre l'histoire accessible à tous. Elle écrit régulièrement des articles historiques et culturels (Valeurs Actuelles, Historia) et est l'auteur de Les paradoxes de l'histoire (2010, Editions du Cherche-Midi). Elle vient de publier une belle biographie d'Anne de Bretagne aux éditions Fayard (2020, 304 pages,22.00 €).



La fin du Moyen-Age ou le temps de l’effervescence
Mar 11 2020 40 mins  
Alors que la France connaît un répit dans la guerre de Cent ans grâce aux victoires de Du Guesclin et de Charles V le Sage, un crime traumatise le pays : l’assassinat du duc d'Orléans, frère unique du roi Charles VI, le 23 novembre 1407. Il est vengé dans le sang, le 10 septembre 1419 par les Armagnacs qui assassinent Jean sans Peur. Dans l'imaginaire, ces épisodes ont contribué à donner au Moyen-Age son image désolante et sa pale figure. La société de Charles VI, de la fin du Moyen-Age siècle est souvent brandie comme l'image d'Epinal appropriée pour illustrer l’obscurantisme des temps médiévaux, le caractère glauque et sombre de l'Ancien-régime : entre crises, pestes, guerres, révoltes paysannes et tensions princières. Ce n’est pas pour rien que Michelet parlait de cette période comme de « l’agonie du Moyen-Âge ». Mais, c’est aussi et surtout un temps de débats : théologiques, politiques mais aussi poétiques. Un temps marqué par la naissance de l’Etat moderne et la redéfinition du pouvoir. On y voit émerger sur la scène politique, de puissants acteurs spirituels et intellectuels. Alors que certains contestent les rapports de pouvoir, le gouvernement politique s'ajuste. Des crises traversent le pays et en même temps, encouragent la production littéraire et artistique. Bref, la fin du Moyen-Âge est autant une période de remise en question qu'une ère aux perspectives idéologiques et philosophiques nouvelles : un temps et une société en pleine effervescence. Joël Blanchard est interrogé par Mari-Gwenn Carichon pour nous raconter la fin du Moyen-Age loin des caricatures. Notre invité : Joël Blanchard est historien médiéviste. Egalement professeur de littérature au Mans, il a travaillé sur plusieurs figures médiévales (Saint Louis, Louis XI, Philippe de Commynes) et commenté des écrits de l'époque médiévale. Il nous propose avec La fin du Moyen-Age (janvier 2020, Perrin, 342 pages, 16.99 €) une approche renouvelée d'une période cruciale de l'histoire de France en insistant sur les sources littéraires.


Français & Amérindiens: premiers contacts.
Mar 05 2020 50 mins  
L’année 1534 est une date fondatrice pour l’histoire de la colonisation et l’histoire des Amériques. C’est le début de la série des trois voyages entrepris par Jacques Cartier pour explorer et coloniser le Canada. Mais, on oublie souvent que ce phénomène de colonisation ne fut ni simultané ni directement consécutif à la phase de contact et de rencontres entre les Amérindiens et les Français. Cette phase de contact fut longue et diverse en fonction des époques et des ères géographiques. Comment l’appréhender aujourd’hui sinon parce qui nous en reste de plus matériel? Et notamment les objets trouvés dans les sépultures des Amérindiens et longuement évoqués dans les manuscrits de la période. L'historien Laurier Turgeon nous propose une histoire originale de la Nouvelle-France à travers celle de quatre éléments : la morue, le castor, le cuivre, et les perles de verre. Il est ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'auteur Laurier Turgeon, est historien et ethnologue a l’Université de Laval (Canada), membre de la Société royale du Canada, Académie des arts, des lettres et des sciences humaines. Il est également rédacteur en chef de la revue Ethnologies. Spécialiste d'histoire culturelle et des relations entre le Canada et la France, il écrit et collabore à plusieurs ouvrages et revues. Son livre Patrimoines Métissés. Contextes coloniaux et postcoloniaux (Presses de l'Université de Laval, 2003) a été récompensé par le prix Luc-Lacourcière en 2015. Il dirige également l'encyclopédie en ligne: Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française . Avec son dernier livre, Une histoire de la Nouvelle-France, Laurier Turgeon nous propose une lecture originale de l'histoire commune de la France et de la Nouvelle-France (Belin, 2019, 286 p, 23 €).



Bernis ou la révolution diplomatique au siècle des Lumières
Feb 26 2020 43 mins  
Dans ses Promenades dans Rome, Stendhal constate que l’« on parle encore à Rome du cardinal de Bernis [car] ce souvenir est l’un des plus imposants qu’aient conservés les vieillards de ce pays ». Médisances ou louanges ? on est peut-être en droit de se le demander lorsque l’on lit la littérature consacrée à ce personnage du haut clergé. Poète pour servir ses projets politiques, (il est élu à l’Académie française en 1744), le cardinal de Bernis était avant tout un homme d’Etat et un fin diplomate. Il a joué un rôle majeur dans le renversement des alliances de 1756 qui enterra la rivalité entre la France et l’Autriche des Habsbourg, un conflit qui secouait l’Europe depuis Charles Quint. Puis il devient ambassadeur de la France à Rome. Qui était vraiment ce clérical à qui la littérature a prêté des relations plus ou moins suspectes avec Casanova ? Pouvait-on présager que cet ami des Lumières s’opposerait à la Constitution civile du clergé ? Quelle leçon de diplomatie le cardinal Bernis nous apprend-il en tant que responsable des relations entre le Vatican et la France ? Comment cet homme raffiné, sensible et intuitif à t-il compris ce changement de siècle, voire de civilisation ? Un collectif de grands historiens s’est réuni pour signer un ouvrage complet et fouillé sur le cardinal de Bernis et son rôle dans la diplomatie de la fin XVIIIème siècle. Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié est paru en octobre 2019 aux éditions Tallandier en partenariat avec l’École française de Rome. L’ouvrage est dirigé par Gilles Montègre ici interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L’invité: historien, maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes et spécialiste de la diplomatie à l’époque moderne. Il notamment signé un livre sur la Rome des Français au temps des Lumières en 2011 (Publication de l’École française de Rome) et Les circulations internationales en Europe. 1680-1780, avec Albane Cogné et Stéphane Blond (Atlande, 2011). Dans son dernier ouvrage, il nous propose un tour dans l’Europe des Lumières à travers la figure du Cardinal de Bernis : Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié (2019, Tallandier/Publications de l’École française de Rome, 864 pages, 32.9 €).


La fin de la nuit / Naissance du monde moderne
Feb 19 2020 48 mins  
L'électricité est un des symboles de la modernité et des progrès réalisés tout au long du XIXe siècle. C’est l’époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l’avenue de l’Opéra s’illumine à l’électricité. L’époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital… Un siècle entier, le XIXe, où l’on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n’avait pas de limites, qu’il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d’effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. À travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l’univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d’histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d’aujourd’hui. Marie-Paul Virard: Journaliste économique, Marie-Paule Virard a été rédactrice en chef du mensuel économique Enjeux-Les Échos. Elle est co-auteur (avec Patrick Artus) de nombreux ouvrages sur l’économie, notamment La Folie des banques centrales et Et si les salariés se révoltaient ? (Fayard, 2016 et 2018). Elle vient de publier Les inventeurs du Monde moderne (Editions Vendémiaire, 300 pages, 23€)


Les Tudors ou l'âge d'or de l'Angleterre
Feb 12 2020 45 mins  
En 1845, la couronne du souverain d’Angleterre Richard III est retrouvée dans la plaine boueuse d’un champ de bataille, sinistre symbole de la chute d’un roi. Les armées du dernier monarque de la maison d’York sont écrasées par celle d’Henri, comte de Richmond. Bosworth signe la fin de la guerre des Deux-Roses, ouvre l’ère d’une nouvelle dynastie. Richard III meurt laissant le trône d’Angleterre à son rival : Henri VII, dit Henri Tudor. Le conflit dynastique s’est conclu dans le sang, après 30 ans de rivalités entre les deux maisons. Mais d’où viennent les Tudors ? Certains voient dans cet évènement, la fin du Moyen-Age anglais et le début de la modernité. Quel crédit accorder alors à cette conception du passé ? Comment expliquer la postérité des Tudors notamment grâce aux films, aux œuvre littéraires, à tous ces arts qui créent la légende et qui nous incitent aujourd’hui à démêler le vrai du faux. Bernard Cottret vient nous parler de cette "dynastie qui a fait l'Angleterre". L’invité: Bernard Cottret est professeur émérite de civilisation des îles Britanniques et de l’Amérique coloniale de l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Membre honoraire senior de l’Institut universitaire de France, il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux mondes anglo-saxons: Calvin, Henry VIII, Cromwell. Publié en 2015, La Révolution anglaise, une rébellion britannique 1603-1660 (Perrin, 2015). Il vient de publier l'histoire de "la dynastie qui a fait l'Angleterre": Les Tudors (Perrin, 2019).


L'empire islamique à l'époque médiévale
Feb 09 2020 62 mins  
« Tout empire périra ». Cette sentence bien connue de Jean-Baptiste Duroselle, qui n’est autre que le titre d’un de ses livres, traduit cette permanence de l’histoire à travers les siècles. De son côté, Valéry considérait que c’étaient les civilisations qui étaient mortelles. Pourtant, si on se penche sur la question de l’Islam, il ne sera pas difficile de conclure que l’empire islamique médiéval a été évincé par le sultanat turc après cinq siècles d’existences. Donnant ainsi raison à Jean-Baptiste Duroselle. En revanche, la civilisation islamique s'est maintenue. Elle est même plus que jamais présente dans notre actualité mais aussi dans la réalité quotidienne de nombreux Etats et nations. Storiavoce vous propose de partir sur les traces d’un Empire, celui de l’empire islamique… Et de le faire non pas tant dans le cadre d’une approche chronologique mais plutôt conceptuelle : que signifie l’expression d’empire islamique médiéval? Comment cet empire s’est il constitué ? Comment la religion islamique s’est elle inscrite dans cette construction politique et dans les sociétés? Quelle est la place de ce qu’on appellerait l’Etat impérial ? Mais peut être et avant tout comment l’historiographie a-t-elle abordée cette période au cours du XXe siècle ? Autant de questions auxquelles l'historien Gabriel Martinez-Gros répond au cours de cet entretien. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Agrégé d'histoire, Gabriel Martinez-Gros est professeur émérite d'histoire médiévale du monde musulman de l'Université de Paris-X. Il a codirigé avec Lucette Valensi l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman jusqu'en 2002. Pour l'année 2012-2013, il a donné des cours à l’École du Louvre dans le cadre du cours "Les dynasties berbères et le Maroc impérial (XIe-XIIIe siècles)" dans la spécialité histoire des arts de l'Islam. Grand spécialiste de l'oeuvre de l'historien arabe Ibn Khaldûn, il vient de publier chez Passés / Composés L'empire islamique (VIIe-XIe siècle).

La Révolution française du côté de la Rose.
Feb 06 2020 45 mins  
En 1989, l’Europe entière célèbre le bicentenaire de la Révolution française. En France, contre-révolutionnaires et adeptes de 1789 s’affrontent à nouveau dans les champs culturels, politiques, historiques. Rien de nouveau. Si ce n’est que le débat semble opposer violemment et diviser profondément deux France. La portée de cette révolution qui se voulait universelle a débordé des frontières. A l’étranger aussi, et surtout en 1989, on parle de Robespierre et de Marie-Antoinette, du sans culotte et du vendéen, des Droits de l’homme et des droits de Dieu. A Londres, le British Museum commémore l’évènement par une exposition au titre pour le moins explicite quant à la teneur idéologique de ladite exposition : L’ombre de la guillotine. L’influence de la Révolution outre-Manche ne s’est pourtant pas arrêtée aux polémiques ou à la contemplation. Sur tout le territoire du royaume, mais surtout en Écosse et en Irlande, les événements de France ont déclenché des réactions profondes, menant parfois les opposants à la couronne d’Angleterre au bord de l’insurrection, voire de la sécession. En réalité, 1789 a bouleversé l’ensemble de la société britannique, l’obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d’un voisin qu’elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu’à redouter. Pascal Dupuy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. Les auteurs : Pascal Dupuy est professeur à l’université de Rouen spécialiste de l'histoire des représentations, et de la Révolution française. Il vient de co-écrire avec Harry T.Dickinson : Le Temps des cannibales, la Révolution française vue des îles britanniques (Vendémiaire, 2019, 25 €). Harry T Dickinson est spécialiste de l’histoire de l’Angleterre et professeur émérite à l’université d’Edimbourg.

Courbe doucement la tête, ô Sicambre!
Feb 03 2020 48 mins  
La scène se passe un 24 décembre à la charnière des Ve et VIe siècles, elle est décrite par le chroniqueur Grégoire, évêque de Tours, quelques décennies plus tard : Remi de Reims a fait préparer la piscine nous dit son récit. Les places sont ombragées de voiles de couleur, les églises ornées de tentures blanches ; le baptistère est apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent… « Nous sommes continue Grégoire comme au milieu des parfums du paradis. Puis le roi s’avance, tel un Nouveau Constantin », pour le baptême. Remi l’interpelle et lui dit : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » Storiavoce vous propose de revenir sur une des images les plus connues de notre histoire de France, celle du baptême de Clovis : qui était Clovis ? quel était à la fois le contexte politique mais aussi religieux de son époque ? Son choix fut-il un choix politique ou bien le roi s’est-il réellement converti comme en son temps Constantin ? Enfin, et surtout, de quand dater ce baptême ? C’est ce que nous allons demander à Bruno Dumézil. L'invité : Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1996 Lettres)1, il devient agrégé d'histoire en 1999. En 2003, il soutient une thèse de doctorat sur le thème Conversion et liberté dans les royaumes barbares : ve – viiie siècles sous la direction de Michel Rouche. Il est professeur d'histoire médiévale à Sorbonne Université après avoir été maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense entre 2005 et 2017. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, récemment, Le Baptême de Clovis. 24 décembre 505 ? (Gallimard, 2019).

La dernière impératrice
Jan 30 2020 51 mins  
Rien ne distingue en apparence le village de Chabrignac, établi en Corrèze, des autres villages français. Il apparaît d’ailleurs bien moins fascinant que la célèbre ville de Brive-la-Gaillarde qui lui fait de l’ombre. Un court d’eau : la Tournerie, une petite mairie, une église romane et son cimetière. Et pourtant, si l’envie vous prend de flâner dans ses ruelles vous pourrez découvrir la tombe d’une impératrice, la dernière impératrice du Vietnam : Nam Phuong. Comment ne pas s’interroger alors sur la présence de cette mystérieuse princesse ? Qui est Nam Phuong ? Quels liens entre la France et le Vietnam expliquent-ils cette sépulture ? François Joyaux nous propose une histoire de « l’Indochine française vue au travers de l’existence de Nuam Phong » . Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'invité : François Joyaux est historien spécialiste de l’Extrême-Orient. Il est professeur émérite de civilisation à l'Institut national des langues et civilisations orientales mais également fin connaisseur de numismatique. Il est membre de la Société asiatique. Auteur de nombreux ouvrages sur la Chine et l’Asie (Géopolitique de l'Extrême-Orient, Espaces et politiques (éditions Complexe, 1991), La Tentation impériale. Politique extérieure de la Chine depuis 1949 (éditions Actes Sud, 1994) il signe avec Nam Phuong (2019, Perrin, 23.00 €), la première biographie, en français, dédiée à l'impératrice.

Les champs de l'horreur
Jan 27 2020 45 mins  
Nous sommes le 5 octobre 1941, le secrétaire de police originaire de Vienne, Walter Mattner rédige une lettre destinée à son épouse. Dans cette missive, il décrit des événements qui ont eu lieu l’avant-veille, à l’Est de la Biélorussie, dans la ville de Moguilev : « A l’arrivée des premiers véhicules, dit-il, ma main a tremblé quand j’ai tiré, mais on s’y habitue. Au dixième convoi, je visais calmement et tirais de manière assurée sur de nombreux nourrissons, enfants et femmes. » Walter Mattener était, lui-même, père de deux enfants. Il continue sa lettre en expliquant que la mort donnée aux juifs est une « belle mort (…) en comparaison avec les infernales tortures » de la police politique soviétique. Plus loin, il ajoute : « Ici aussi, je comprends pour la première fois les mots du poète Theodor Mörner : « Aucun enfant dans le ventre de sa mère ne sera épargné. Diable ! Tant de sang, de boue, de corne et de chair n’ai-je pas encore vu. Maintenant, je peux comprendre l’expression l’ivresse de sang. » A l'heure que nous commémorons le 75e anniversaire de la découverte des camps d’Auschwitz, Storiavoce vous propose un voyage dans l’horreur : celui du front de l’Est pendant la Deuxième Guerre mondiale. Avec Jean Lopez, nous vous en avons donné les clés et les ressorts politiques et militaires dans deux émissions consacrées à l’opération Barbarossa. Aujourd’hui, nous allons aborder une question peut être trop méconnue. On croyait avoir tout dit sur le génocide, or le mouvement historiographique qui montre l’importance du front de l’Est pendant le conflit mondial nous révèle aussi les « massacres de masse qui touchèrent la population juive. » Alors que l'on connaissait bien le travail macabre des Einsatzgruppen, Marie Moutier-Bitan, elle, est partie à la recherche des victimes. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L"invitée: Doctorante en histoire contemporaine, Marie Moutier-Bitan travaille sous la direction d'Edouard Husson, sur "L'organisation locale des fusillades des Juifs sur les territoires soviétiques occupés par les nazis. 1941-1944". Chercheuse et responsable des archives au sein de l'association Yahad-in Unum depuis 2009, elle a effectué de nombreux séjours de recherche en Allemagne et en Europe de l'Est, ainsi qu'a l'United States Holocaust Memorial Museum. Elle est déjà l'auteur des Lettres de la Wehrmacht (Perrin). Elle vient de publier chez Passés / Composés Les champs de la Shoah (480 pages, 24€)




La tragédie d'un tsar fou
Jan 16 2020 41 mins  
Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1754, la Russie a enfin un nouvel héritier. Catherine Alexeïneva et le futur empereur Pierre III ont attendu 9 ans pour présenter au peuple russe le petit Paul Pétrovitch. L'enfant, est néanmoins issu d'une union illégitime de Catherine et de l'un de ses amants. Arraché à sa mère à la naissance, il comprend l'assassinat de son père à sept ans. « Enfant il contracte des idées, des sentiments et des ambitions auxquels ne répondra jamais la capacité d’un cerveau où les facultés émotives l’emporteront toujours sur les autres » aura dit historien russe à son sujet. Hanté par la peur du complot et du meurtre, souffrant d’une mauvaise santé, impulsif et misanthrope, Paul Ier n’avait pas l'étoffe d’un empereur. Il vit 42 ans à l'ombre de la splendide et terrible Catherine II. Il est ensuite un tsar mal aimé, un ami abandonné, un mari trahi, ne manquant pourtant pas d’ambition pour la Russie. A sa mort, la mémoire de son règne est une fois de plus éclipsée par celui de sa mère. Storiavoce vous invite à vous attarder sur le tsar mal-aimé, dans l'ombre de Catherine II. Alain Blondy est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'auteur : Alain Blondy est l'auteur de la biographie de Paul Ier, la folie d'un tsar paru aux éditions Perrin (janvier 2020). Professeur au CELSA, il est historien, spécialiste de l’Ordre de Malte, et des états méditerranéens. Il a écrit notamment Le monde méditerranéen 15 000 ans d'histoire (Perrin, 2018), Bibliographie du monde méditerranéen. Relations et échanges (1453-1835) (Paris, PUPS, 2003) et Chrétiens et Ottomans de Malte et d'ailleurs (Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2013).





Penser l'universel
Jan 02 2020 43 mins  
Le nom de Rome raisonne à nos oreilles comme un modèle d’universalité. Au temps des Césars et de l’empire tout d’abord mais ensuite bien après, dans la construction, siècle après siècle, de la papauté. Le pape étant souverain pontife de l’Eglise universelle. La vocation de Rome trouve ses origines dans un double martyr : ceux de Pierre puis de Paul dans les années 60. Alors que les Évangiles vont se répandre grâce à l’universalité de la langue grecque, le voyage à Rome constitue pour les deux apôtres l’ultime étape de cette universalité. Le christianisme est apparu et s’est développé dans le judaïsme puis dans un contexte culturel à la fois latin et hellénique. Mais il faudra encore quelques siècles pour que les chrétiens convertissent la romanité, dans laquelle ils retrouveront cet élément essentiel de leur religion : l’universalisme. Il s’agit même d’un caractère commun fondamental : l’Eglise et l’empire ayant été les deux seules structures de l’antiquité à avoir intégré dans leur représentation intellectuelle, la mondialisation. Storiavoce vous propose de comprendre avec l'historien Thomas Tanase ce double concept : celui d’universalité associé à la réalité du pouvoir des papes. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Thomas Tanase est professeur agrégé et docteur en histoire, ancien école de l'Ecole française de Rome. Il est spécialiste de l’expansion occidentale et des voyageurs médiévaux. Il est notamment l'auteur de Histoire de la papauté en Occident, Paris, Gallimard/Folio Histoire; Marco Polo, Paris, Éditions Ellipses, 2016 qui a reçu le Prix Bordin 2017 de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ; « Jusqu’aux limites du monde ». La papauté et la mission franciscaine, de l’Asie de Marco Polo à l’Amérique de Christophe Colomb, Rome, Éditions de l’École française de Rome, 2013.





Grandeur & misères d'une victoire : l'armée française et la question italienne
Dec 16 2019 40 mins  
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Dans ce dernier volet, François Cochet traite de la reconstruction de l'armée française au lendemain de la victoire tandis que Frédéric Le Moal aborde la question italienne: Mythes et réalités d'une paix mutilée. Les intervenants : François Cochet est spécialiste d’histoire militaire, professeur émérite à l'université de Lorraine-Metz, auteur de plusieurs ouvrages dont avec PORTE Rémy : L’Armée française dans la Grande Guerre, Paris, Tallandier, 2016; 1914-1918 : La Grande Guerre : fin d’un monde, début d’un siècle , Paris, Éditions Perrin, janvier 2014, qui a reçu le prix Louis Marin de l’Académie des Sciences morales et politiques (2015) et le prix de l’UNOR (union nationale des organismes de réserve), 2015; Être soldat en France, de la Révolution à nos jours. Paris, Armand Colin, avril 2013; Armes en guerres. 19e-21e siècles. Mythes, symboles, réalités. Paris, CNRS-éditions, janvier 2012. Frédéric Le Moal : Docteur en Histoire (Paris-IV-Sorbonne), Frédéric Le Moal est spécialiste de l’Italie et des Balkans. Il enseigne à l’Ecole militaire de Saint-Cyr, à l’Institut Catholique de Paris et à l’IRCOM. Il a publié plusieurs ouvrages dont une biographie du roi Victor-Emmanuel III (Perrin, 2014) et une Histoire du fascisme (Perrin, 2018). Il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer le Vatican face aux totalitarismes et vient de publier aux éditions du Cerf, Pie XII, un pape pour la France (Editions du Cerf, 413 pages, 24€).

Comment l'Europe a découvert le Coran.
Dec 11 2019 48 mins  
L’Europe découvre l’islam lors de la conquête de l’Espagne au VIIIe siècle, mais c’est avec les croisades du XIIe siècle que s’améliore la connaissance de la culture arabe. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l’on appelle à l’époque l’Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l’adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se rendent en Orient. Malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L’arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu’à susciter une véritable fascination au XIXe siècle, à travers l’orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l’existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l’arabe en Europe avant le XXe siècle? Autant de questions auxquels Olivier Hanne répond au cours de cette émission présentée par Christophe Dickès. L’invité: spécialiste d’histoire médiévale, Olivier Hanne est agrégé et docteur en Histoire. Médiéviste, sa thèse était consacrée à Lothaire de Segni avant son élection au pontificat sous le nom d'Innocent III (Belin, 2012). Islamologue, il est chercheur-associé à l'université d'Aix-Marseille. Auteur de nombreux autres ouvrages, il a publié aux éditions L’homme Nouveau Le génie historique du catholicisme. Il vient de publier AlCoran, Comment l'Europe a découvert le Coran (Belin, 2019). Il écrit régulièrement pour les revues Conflits, Moyen-Orient, Diplomatie, DSI, Défense nationale, Géostratégiques, Res militaris...

La chute des Empires ottomans et austro-hongrois 1919-1920
Dec 08 2019 36 mins  
Les 14 et 15 novembre 2019, l'ICES, le Centre Roland Mousnier de l'université Paris-Sorbonne et le département de Vendée ont organisé un colloque consacré aux "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)". Placé sous la direction de Jean-Paul Bled, professeur émérite à Sorbonne-Université et Jean-Pierre Deschodt, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, il a réuni près de quarante historiens et spécialistes de la période. Storiavoce vous propose une série en trois parties reprenant à chaque fois deux interventions. Après avoir traité du rôle du Président Wilson dans l'élaboration des traités et de la critique de la paix par John-Maynard Keynes, cette deuxième partie est consacrée aux empires austro-hongrois et ottoman. Hélène de Lauzun, ancienne élève de l'ENS et docteur en Histoire, présente le Traité de Saint-Germain et la succession de la Double Monarchie. Trancrède Josseran aborde, quant à lui, le Traité de Sèvres et la question ottomane. Les intervenants : Hélène de LAUZUN est ancienne élève de l’ENS Ulm et agrégée d’Histoire. Docteur en Histoire, elle a consacré sa thèse à la question autrichienne en France dans les années trente. Tancrède Josseran est diplômé en Histoire de Paris-IV Sorbonne et attaché de recherche à l’Institut de Stratégie Comparée (ISC). Spécialiste de la Turquie, il est auteur de La Nouvelle puissance turque… L’adieu à Mustapha Kemal (Ellipses, 2010). Il a reçu pour cet ouvrage le prix Anteois du festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble. Il est aussi co-auteur d'une Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (PUF, 2012) et l'auteur de plusieurs articles sur l'empire ottoman; la Turquie et la Syrie.

Des hommes d'honneur!
Dec 05 2019 41 mins  
En 1989, Arlette Farge signe un essai tout à fait délicieux sur le charme de l’archive et le sens de la minutieuse quête de l’historien. Cherchant à recoller les morceaux d’une vie (ou plutôt de plusieurs vies), le chercheur est toujours tracassé par un vieux document tellement jauni par le temps qu’il en est devenu quasi illisible; le chercheur est souvent hésitant à ouvrir ce carton sans importance apparente mais qui constitue peut-être l’écrin d’un trésor dont seul lui percevra la valeur. Décrypter pour reconstituer. Chaque peuple, chaque civilisation, chaque société, chaque époque est un croisement d’individualités, de passions humaines, d’aspirations particulières, de codes institutionnels. Étudier un personnage c’est toujours l’étudier dans le carrefour où plusieurs histoires d’entremêlent. Le chercheur est à l’avant-garde de l’histoire. Il découvre et fait connaître des vies qui ont appartenues au passé et dont les traces sont bien petites par rapport à la richesse de leurs existences. Mis bouts à bout, ces fragments de vie participent à constituer mais souvent des années plus tard, la grande histoire, celle qu’on apprend dans les manuels. Un historien sans archives n’est peut-être alors qu’un romancier. Vincent Haegele, vient d'écrire trois histoires, trois vies d'Ancien Régime à partir de fonds d'archives inédits. Il nous propose de découvrir ces trois personnalités derrière le prisme de la question de l'honneur. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon L'invité: Vincent Haegele est directeur des bibliothèques de la ville de Versailles. Ancien élève de l’École Nationale des Chartes, Vincent Haegele est spécialiste de la dynastie napoléonienne ( il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte; Il a déjà été reçu sur Storiavoce pour son livre Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€)). Il vient de publier aux éditions Passés composés Des hommes d’honneur, trois destins d'Ancien Régime (2019, 352 pages, 23€).



Conversations sur l'Iliade et l'Odyssée
Nov 27 2019 49 mins  
Depuis 1919, les éditions Les Belles Lettres s'emploient à éditer le patrimoine littéraire des civilisations anciennes : les civilisations grecques et latines mais aussi chinoise ou encore indienne avec le sanskrit. Un patrimoine accessible grâce à un immense travail de traduction et d’édition tant et si bien, qu'à ce jour, le catalogue des Belles Lettres recense plus de 1000 ouvrages recouvrant de nombreuses disciplines: la philosophie et les religions, la philologie et les sciences, la poésie et le théâtre mais aussi l’histoire de l’Orient à l’Occident. Pour saluer ce travail et surtout ce centenaire, Storiavoce vous propose quatre émissions, une par trimestre, afin de mieux découvrir ses collections et ses travaux. A tout seigneur, tout honneur, nous commençons cette série avec Homère, au centre d’un événement littéraire puisque l’ensemble de son œuvre est désormais disponible en un seul volume. Hélène Monsacré, qui a dirigé ce travail d'édition, est notre invitée. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Hélène Monsacré est helléniste. Elle est notamment l’auteur du livre Les larmes d’Achille (Editions du Félin, 2011). Elle est en charge de la collection Classique poche des éditions des Belles Lettres et travaille également comme éditrice chez Albin-Michel. Elle vient de diriger Tout Homère, un co-édition des Belles Lettres et d'Albin Michel. Cette édition a été réalisée avec les contributions de Victor Bérard, Manon Brouillet, Eva Cantarella, Michel Casevitz, Adrian Faure, Xavier Gheerbrant, Giulio Guidorizzi, Jean Humbert et Christine Hunzinger.



L'ouverture Atlantique: fortunes de mers et sirènes coloniales
Nov 18 2019 40 mins  
Première émission d'un cours d'histoire consacré à l'ouverture Atlantique et l'Outre-Mer consacrée aux débuts de l'aventure en Atlantique : sa découverte, son exploration, son exploitation, du XVIe siècle jusqu’à la Révolution française. C’est vers 1660 que la France entre dans le grand commerce atlantique et colonial, notamment avec le port de Saint-Malo. Mais l’essor du négoce colonial au siècle suivant, avec la production antillaise de canne à sucre, d’indigo et de café, et le développement de la traite négrière, occulte souvent l’émergence de ce premier système capitaliste maritime au XVIIe. Et fait oublier que le commerce colonial se poursuit, sous d’autres formes, avec le vaste empire que la France se constitue à partir du XIXe siècle. Grâce au recul du temps long (des années 1660 à 1914, voire 1940) et à une approche combinant des méthodes rarement connectées : étude quantitative, culture des acteurs du jeu économique, rôle de l’État…, se dessine un panorama complet du grand capitalisme maritime français, de ses forces et de ses faiblesses, ainsi que de ses acteurs.Qui furent les premiers intéressés par l'aventure transatlantique? Existe t'il entre l'Etat et les commerçants : concurrence ou collaboration ? La traite était-elle inévitable ? Olivier Grenouilleau est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'invité : Olivier Grenouilleau est historien, membre du centre Roland Mousnier, connu pour être grand spécialiste de l’esclavage et de l’histoire maritime et coloniale. Son essai sur Les traites négrières en 2004 a été couronné de nombreux prix. Il vient de publier chez CNRS éditions Fortunes des mers et sirènes coloniales (24,00€).

Le Corps de la Reine : représentations, situations, fonctions.
Nov 13 2019 54 mins  
Caricaturée, moquée, traînée dans la boue, Marie-Antoinette n’inspire plus le respect à la veille de la Révolution. Les estampes, les dessins et les pamphlets montrent une reine ayant perdu toute dignité et sombré dans le déshonneur. Imprimées et distribuées, ces caricatures circulent dans les couloirs de Versailles tout comme dans les rues mal famées de la capitale. L’obscénité et la trivialité des propos, sont d’une violence rare. Le corps de la reine, dégradé, souillé, est devenu objet de moquerie. Pendant ce temps, Louis XVI propose la figure d’un roi abdiquant peu à peu, faible devant les Parlementaires. La condamnation du corps de la reine accompagne la critique noble et bourgeoise de l’autorité du roi Louis XVI, pourtant bien moins sujet aux caricatures grossières. Quels liens peut-on faire entre la bonne santé du pouvoir et la figuration du corps de la reine ? Comment comprendre alors le pouvoir politique de ces femmes et leurs rôles à travers la représentations littéraires, artistiques de leurs corps ? Qu’est-ce que ces réflexions sur la santé et l’apparence des reines nous apprennent-elles sur la vision de la féminité sous l’Ancien Régime ? Si le corps de Marie-Antoinette est autant dédaigné, c’est parce qu’on veut dire la décadence morale de la reine à travers la souillure de son corps… ou se plait-on juste dans une ambiance contestataire à bafouer l’inattaquable? Stanis Perez est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'invité: Stanis Perez est historien agrégé spécialiste de l’Ancien Régime, de l’histoire des corps et des médecins (Histoire des médecins – Artisans et artistes de la santé de l’Antiquité à nos jours, (Perrin, 2015, 24.50 €). Stanis Perez vient de publier Le Corps de la Reine (Perrin, 2019,25.00 €) dans la continuité de son ouvrage sur Le Corps du Roi (Perrin, 2018, 25.00 €) paru l'an dernier.


Gouverner l'empire Plantagenêt
Nov 10 2019 49 mins  
Leurs nom est synonyme de prestige et raisonnait dans toute l’Europe jusqu’aux espaces reculées de la Terre sainte. Leur propre domaine s’étendait du Nord de l’Angleterre jusqu’à la Gascogne en passant par l’Anjou. Quant à l’Irlande, l’Ecosse, le pays de Galles ou même la Bretagne, elles étaient des principautés ou des royaumes qui leur faisaient allégeance. Pour atteindre un tel prestige et une telle renommée, les Plantagenêt, puisqu’il s’agit d’eux, auront bénéficié d’un heureux hasard, celui des successions. Mais Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre cultiveront aussi un solide sens de l’opportunisme. Storiavoce vous propose de mieux comprendre comment cette grande famille et sa cour ont su tenir l'ensemble de ces territoires disparates… A cet égard, peut-on parler d’une curialisation du gouvernement des Plantagents ? Et, si oui, quelle en furent ses limites ? Comment cette cour fonctionnait au quotidien et quelles furent ses pratiques? Pourquoi enfin cet empire n’a pas su s’inscrire dans le temps? Interrogé par Christophe Dickès, Amaury Chauou répond à toutes ces questions. L'invité: Amaury Chauou est Docteur en histoire médiévale, professeur en classes préparatoires littéraires (lycée Chateaubriand, Rennes). Il est également membre associé du laboratoire Tempora et chargé de cours aux universités de Rennes 2 et de Bretagne-Occidentale. Auteur de Le Roi Arthur, (Seuil, coll. Histoire, 2009, 301 p.), Sur les pas d'Aliénor d'Aquitaine, (Ouest-France, 2005, 128 p.), L'idéologie Plantagenêt. Royauté arthurienne et monarchie politique dans l'espace Plantagenêt (XIIe-XIIIe siècles), (Presses Universitaires de Rennes, 2001, 324 p.), il vient de publier aux PUF, Les Plantagenêts et leurs cours (PUF, 420 pages, 23€).


Les 12 Césars: Vespasien, Titus, Domitien
Nov 04 2019 19 mins  
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce troisième et dernier volet, elle aborde les règnes de Vespasien, Titus et Domitien. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€).

Une brève histoire de l'histoire...
Oct 31 2019 50 mins  
Elle est à la fois politique mais aussi économique, elle peut être sociale tout en s’intéressant au genre, elle est aussi culturelle donc et peut se pencher sur les mentalités . Sur cette radio, elle est au centre de vos préoccupations : nous parlons bien évidemment de l’histoire. Il y a plus d’un an, dans une émission avec Michel de Jaeghere, auteur de La compagnie des ombres aux Belles Lettres, nous avions réfléchi sur ses origines dans la plus haute antiquité jusqu’à l’incontournable Hérodote qui donna tout son sens au mot Istoria. Istoria, c’est l’enquête en grec. Histôr est celui qui sait, qui tranche un différend, qui prend de la distance avec les passions pour rendre un jugement. Storiavoce vous propose de faire un bond dans l’époque moderne et de mieux saisir comment notre discipline s’est construite dans ces siècles décisifs pour l’intelligence que furent la période de la Renaissance à notre époque contemporaine. Christophe Dickès reçoit Didier Le Fur, auteur du livre: Et ils mirent Dieu à la retraite. L’invité: Historien, Didier Le Fur est l’un des meilleurs spécialistes des XVe et XVIe siècles français, sur lesquels il a publié La France en 1500, ainsi que Marignan 1515. Auteur de biographies remarquées – Louis XII, Charles VIII, Henri II –, son travail sur François Ier, aboutissement de quinze années de réflexion, a été unanimement acclamé par la critique (Perrin). Il a a publié Une autre histoire de la Renaissance et, récemment Ils mirent Dieu à la retraite... (Passé Composé, 232 pages, 19€).



Les 12 Césars: Tibère, Caligula, Claude.
Oct 27 2019 26 mins  
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce deuxième volet, elle aborde les règnes de Tibère, Caligula et Claude. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€).


Les 12 Césars: César et Auguste
Oct 21 2019 27 mins  
Sous le principat d’Hadrien (117-138), l’historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu’il consulte librement, il entreprend d’écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d’histoire qui ont bouleversé l’histoire de Rome. Son œuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d’amours déçues. Elle présente pour les auditeurs de Storiavoce un [Cours d'Histoire] qui leur est consacré. Dans ce premier volet d'une série qui en comptera trois, elle aborde les règnes de césar et d'Auguste. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Elle vient de publier récemment La véritable histoire des douze Césars (Perrin, 413 pages, 24€).


Quand la science entre en guerre (1939-1945)
Oct 14 2019 37 mins  
Selon John Bernal, grand physicien britannique et ancien président du Conseil Mondial de la paix, la guerre de 39-45 « fut dès le début une guerre scientifique, et n’eut cesse de l’être de plus en plus au fil de sa progression. » Les périodes de conflit, participent toujours de la restructuration des sociétés ; des guerres puniques aux guerres mondiales. Tout semble alors dirigé vers les intérêts diplomatiques et militaire du pays. Cette réalité de l’effort de guerre est un lieu commun lorsqu’on parle de la guerre de 1939-1945. De facto, on ne peut passer outre le tournant de la recherche scientifique. Certains savants choisissent de mettre leur intelligence au service de la cause nationale et profitent des nouvelles conjonctures politiques pour se faire connaître. Ils vendent parfois leurs secrets ou cherchent à découvrir ceux des autres... Et, la guerre de 1939-1945 fut une période de grandes avancées scientifiques. Pour parler de ce phénomène d’histoire militaire, Mari-Gwenn Carichon reçoit Jean Charles Foucrier au micro de Storiavoce. L'invité: Jean-Charles Foucrier est historien, et chargé de recherche et d’enseignement au Service historique de la Défense. Il est également l’auteur d’une thèse remarquable sur les bombardements aériens publié sous le titre : La Stratégie de la destruction (éditions Vendémiaire, février 2017, 472 p. 26 euros). En février 2019, il a publié La guerre des scientifiques, 1939-1945 (Perrin, février 2019, 450 p., 24 euros).


Rome, cette évidence...
Oct 10 2019 41 mins  
Les mythes et les légendes ont la vie dure, surtout lorsqu'on parle de Rome. Comment distinguer le vrai du faux dans une histoire qui se confond avec la littérature ?. Pour Tite-Live il semble que c’est la finalité didactique de l’histoire qui importe : « Ce qui est le plus important et le plus profitable dans la connaissance de l’histoire, c’est qu’elle fournit des exemples instructifs que l’on peut examiner comme un monument du passé qui serait exposé en pleine lumière. » Peu importe alors l’imprécision et l’inexactitude du récit ? Peu importe la part de légende ? Il n’est pas toujours facile d’avoir une idée exacte de la réalité du monde antique. Simplement parce qu'encore aujourd’hui on a hérité de certains historiens, de certains poètes, de certains artistes d'une coutume, celle de faire de Rome une œuvre d’art : un espace d’éclosion de l’imaginaire, une tragédie dont le déroulement est tout entier déterminé par la fin, un film qui nous fait passer par toutes les émotions, une toile aux couleurs franches mais aux contours flous qui nous saisit et nous interpelle. Bref, l’antiquité et particulièrement l'antiquité romaine est un chef d’œuvre. Jean-Noël Castorio, auteur de Rome réinventée, est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'invité : Jean-Noël Castorio vient de publier Rome réinventée, l'Antiquité dans l'imaginaire occidental, de Titien à Fellini aux éditions Vendémiaire (448 pages, 24 €), qu'il introduit par le propos choc suivant: L’antiquité n’existe pas. Il est maître de conférence en histoire ancienne à l’université du havre et notamment connu pour deux biographies : Messaline, la putain impériale (Paris, Payot, 2015, 463 pages, 26,00€) et Caligula au cœur de l’imaginaire tyrannique (Paris, Ellipses, 2017, 480 pages, 24.50€).

Le terrorisme, un avatar de l'histoire occidentale?
Oct 07 2019 47 mins  
En 1990, dans un ouvrage célèbre intitulé Fallen soldiers, l’historien américain George Mosse se proposait de revoir la mémoire des deux guerres mondiales. Dans cet ouvrage absolument essentiel, l’auteur expliquait comment la guerre, à la suite de la révolution française, était devenue un véritable mythe, une forme de religion avec ses valeurs, visant "à masquer le réel et à le légitimer". La mémoire de la guerre, ses massacres de masse, sa violence, en devinrent une sorte d’expérience sacrée au point aussi d’en être banalisée. Cependant, l’ouvrage de Mosse avait un défaut : en effet, il avait laissé de côté une nouvelle forme de guerre. Sourde, intérieure, s’attaquant autant aux civiles qu’aux autorités politiques, il s'agit du terrorisme. Les événements que le monde vit depuis le 11 septembre 2001, ajouté à la conception binaire de Samuel Huntington sur le choc des civilisations, nous feraient presque oublier une vérité historique: le terrorisme est aussi l’apanage des sociétés occidentales. De la Russie tsariste à la France de la Troisième République ou des années 1960, des Etats-Unis d’Amériques à l’Irlande du XXe siècle en passant par l’Italie ou encore l’Allemagne… Le terrorisme a été un des avatars de nos sociétés occidentales. Et c’est précisément sur ce lien entre Occident et terrorisme que Storiavoce va s’arrêter aujourd’hui avec Didier Musiedlak. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité : Agrégé d’histoire, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Didier Musiedlak est professeur en histoire contemporaine à Nanterre Université. Il a enseigné également durant de nombreuses années à Sciences Po (Historiographie de la Seconde guerre mondiale et histoire de l’Europe) et à l’INALCO (Histoire des identités politiques et culturelles en Europe). Il a animé un cycle de conférences à l’École Polytechnique entre 1999 et 2000, sur les États fascistes et nazi. Il vient de publier chez Arkhé éditions, L’atelier occidental du terrorisme (350 pages, 21,50€).


Dans les gammes de l'Histoire
Sep 25 2019 47 mins  
Une des caractéristiques des temps moderne et contemporain est d’avoir donné à l’art une dimension politique, d’avoir créé un nouveau personnage, l’artiste engagé. Ce dernier, qu’il soit peintres, sculpteur ou musiciens, est naturellement un observateur du monde, il peut en être un commentateur à travers son œuvre. Il s’agit ici d’un droit fondamental. Cependant, le lien entre art et politique ne signifie pas pour autant que l’art parle systématiquement de politique. Nous l'avons vu sous l’époque totalitaire : l’art peut être inféodé à la politique et peut ainsi devenir propagande… C’est pourquoi, nous aurons une préférence pour un art dépouillé d’une finalité politique. La politique est certes un art, mais l’inverse porte en nous un sentiment de méfiance. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose aujourd’hui de découvrir l’histoire en musique. Et quelle musique : Beethoven et Mozart, Verdi et Strauss, Chostakovic et bien d’autres… Tous ces musiciens et compositeurs ont pour particularité d’avoir vécu à une époque politiquement exceptionnelle au sens propre. Trois questions dès lors peuvent être posées… Est-ce que ces musiciens ont fait l’histoire ? Ou, au contraire, est-ce l’histoire qui a porté ces musiciens ? Une troisième option pourrait être une réponse positive à ces deux questions et c’est ce que nous allons voir avec Laure Dautriche, qui est interrogée par Christophe Dickès. L'invitée: Laure Dautriche est journaliste à Europe 1 depuis 2009. Diplômée en musicologie et en lettres modernes, elle est également violoniste.



Aux origines de Rome!
Sep 19 2019 50 mins  
Parfois, la littérature nous raconte l’histoire avec un grand H, les longs poèmes qui se présentent à nous comme des fragments d’archive. La naissance de Rome est aussi énigmatique que le sont les élégies qui lui sont consacrées depuis les Grecs. Les Anciens établissent sa fondation au 21 avril 753. C’est Romulus qui en aurait posé la première pierre. Il est le descendant d’Énée, héros de la guerre de Troyes, et personnage principal de l’Énéide de Virgile dont le débarquement sur les plages du Tibre constitue un autre moment important pour l’histoire des origines de la ville. Mais quel crédit accordé aux textes littéraire, souvent écrit bien des années après les faits ? Quelles sources soulever pour dégager le vrai de la légende? Quel est le matériau de l’archéologie ? Pourquoi ce vif intérêt des Anciens pour la ville de Rome ? Cette histoire de Rome aux origines est le fruit d’un travail aux carrefours de plusieurs disciplines : la mythologie, la littérature, l’histoire, l’archéologie, la philologie. De facto, cette histoire des origines de Rome ne peut s’écrire que grâce à la confrontation des hypothèses issues des différentes disciplines que nous venons d’évoquer. Alexandre Grandazzi, auteur d’un Que-sais-je ? sur l’histoire des origines des Rome, répond à Mari-Gwenn Carichon. L’auteur : Alexandre Grandazzi est historien et professeur à la Sorbonne spécialiste de la Rome antique. Ses recherches s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire. Il a notamment écrit : Urbs. Histoire de la ville de Rome des origines à la mort d'Auguste (Perrin, 2017, 768 p.) et Une certaine idées de la Grèce avec Jacqueline de Romilly (Hachette, 2006, 352 p).

Comment voyageait-on au Moyen-Âge?
Sep 16 2019 22 mins  
Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, Storiavoce propose aux professeurs d'Histoire mais aussi aux passionnés, une série en trois volets consacrée à la Méditerranée médiévale. Au cours de cette deuxième partie, nous abordons la question des voyages et des voyageurs sur cet espace géographique. Est-ce que l'on voyage déjà au Moyen-Âge? Qui sont ces voyageurs et pourquoi voyagent-ils? Combien de temps voyage t-on? Existait-il des "guides de voyage"? Comment accueillait-on le voyageur et comment le voyageur voyait-il l'étranger qu'il rencontrait? Médiéviste, Pauline Guéna répond aux questions de Christophe Dickès. Notre professeure : doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. Sa thèse porte sur Venise à l'époque médiévale. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Régner et gouverner au XVIIe siècle
Sep 11 2019 32 mins  
« L’Etat c’est moi ». Cette phrase prêtée à Louis XIV devenue une image d’Épinal nous impose trop facilement l’idée d’un gouvernement louis-quatorizien exclusivement absolutiste et autoritaire. Mais, gouverner est un art, et comme tout art, il s'apprend, se perfectionne, se nourrit des critiques et s’enrichit des conseils. Louis XIV, l’un des rois les plus célèbres de l’histoire européenne, a régné 72 ans sur la France. Né en 1638 au château de Saint Germain en Laye, sa vie fut tout entière vouée à l’Etat. Régner fut son métier. Et pourtant, on retient de lui avant tout l’image d’un monarque qui estimait la fête et le luxe avant de considérer ses sujets ; on s’est habitué à l’idée d’un règne superbe par sa prestance mais quasi solitaire. Or l’histoire n’est jamais trop simpliste à moins d’avoir sacrifié à l’autel du roman national sa complexité voire sa vérité: Comment définir le terme « Etat » au XVIIe siècle ? D’où vient ce mythe du roi gouvernant seul ? Comment le roi choisit-il ses ministres ? Quelles sont les familles influentes à la Cour de Versailles ? Quelles sont les sources à privilégier pour faire l’étude des gouvernements ? Thierry Sarmant grand spécialiste de Louis XIV, est reçu au micro de Storiavoce par Mari-Gwenn Carichon, pour répondre à toutes ces questions et démêler les mythes. L'invité : Thierry Sarmant est ancien élève de l’école des Chartes, docteur en histoire, et conservateur du patrimoine. Spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrage Vincennes : mille ans d’histoire, Louis XIV : Homme et roi et plus récemment L’Histoire mondiale des cours, co-dirigé avec Victor Battaggion qui sont des références. Régner et gouverner, Louis XIV et ses ministres est le titre du livre co-écrit avec Mathieu Stoll, réédité aux édition Perrin. Matthieu Stoll conservateur en chef au service interministériel des Archives de France a également publié des livres sur le règne de Louis XIV. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Barbarossa ou la guerre absolue (II/II)
Sep 05 2019 47 mins  
Après avoir considéré les origines de l'opération Barbarossa de 1941, Storiavoce s'arrête sur la nature de cette bataille absolue qui voit l’affrontement de la Russie soviétique et de l'Allemagne nazie. D'où vient le nom de Barbarossa? Quelle est la nature des forces engagées? Comment les deux armées se sont-elles préparées et quelles étaient leurs conceptions militaires? La réalité de l'affrontement va t'elle amener les deux belligérants à abandonner leur dimension totalitaire? Enfin, comment expliquer la défaite de l'Allemagne nazie? Jean Lopez est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Aux origines de Barbarossa (I/II)
Sep 02 2019 49 mins  
Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d’année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n’est tirée qu’à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale puisque, de quelque façon que l’on considère le problème, l’échec de l’opération va enlever à l’Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial. Storiavoce vous propose de comprendre au cours de deux émissions un des événements les plus importants du XXe siècle. Dans un premier temps, nous démêlerons les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d’isoler l’opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l’Allemagne nazie. Ensuite, au cours d’une deuxième émission, nous nous arrêterons sur la dimension absolue et totale, de ce conflit… Nous naviguerons d’un camp à l’autre et verrons aussi comment cette dimension absolue porte en elle au fond l’échec de l’Allemagne et la victoire russe. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulé Barbarossa 1941, La Guerre absolue. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l'auteur d'une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La Méditerranée: une mer jalousée! (XVIIe sc)
Aug 29 2019 47 mins  
Storiavoce va bientôt entrer dans sa quatrième année d’existence. Nous entamons avec cette émission la saison 2019-2020. Il y aura bien des surprises au cours de cette nouvelle saison: des nouveautés et quelques cadeaux… Pour les découvrir, restez fidèle à notre radio. Soutenez-la! : Storiavoce est une radio associative et si nous pouvons entamer une nouvelle saison, c’est bien grâce à plusieurs d’entre vous et nous vous en remercions ! Quant à ceux qui n’ont pu encore le faire et qui peuvent surtout le faire, rendez-vous dans la rubrique "Soutenez nous". En histoire, les idées les plus intéressantes sont celles qui recherchent les causes et les origines des événements. Elles en sont bien évidemment la clé essentielle : pourquoi et comment les événements se sont-ils construits ? Une fois n’est pas coutume, nous allons nous pencher sur la construction non pas d’un événement mais plutôt d’un concept : celui de souveraineté à travers un espace bien connu, celui de la Mer Méditerranée à l’époque moderne. Les Romains l’appelaient Mare Nostrum. Mais au XVIIe siècle, à qui appartenait cette mer ? S’agissait d’un espace libre où l’on pouvait librement naviguer et bénéficier des ressources halieutiques ? Ou au contraire d’un espace sur lequel s’exerçait une juridiction, un pouvoir, une souveraineté ? Storiavoce va naviguer sur les eaux de l’histoire mais aussi de l’histoire du droit, de sa construction, de la géographie naturellement mais aussi de la philosophie à travers les âges, de l’antiquité jusqu’au XVIIe siècle, en passant par l’époque médiévale. Ceci grâce à notre invité Guillaume Calafat. Il est interrogé par Christophe Dickès. Notre invité: Ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), agrégé d’histoire, ancien membre de l’École Française de Rome, Guillaume Calafat est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 depuis septembre 2014 (Institut d’histoire moderne et contemporaine). Ses recherches portent sur la Méditerranée de l’époque moderne, et notamment sur les échanges marchands et maritimes entre Europe occidentale et monde ottoman. Il est membre du comité de rédaction des revues Annales. Histoire, Sciences Sociales (2015-). Pour l’année académique 2018-2019, il a été Fung Global Fellow, PIIRS, Princeton University. Il est l'auteur de Une mer jalousée, Contribution à l'histoire de la souveraineté (Méditerranée, XVIIe siècle), Seuil (456 pages, 25€).

Néron: esthète... et pyromane?
Aug 26 2019 44 mins  
Né sous le nom de Lucius Domitius Ahénobarbus le 15 décembre 37 à Actium, Néron est le dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne. Homme de pouvoir cruel, personnage pervers, esthète sadique, Néron est souvent invoqué comme le symbole du mal. Déjà Pline l’Ancien au Ier siècle après J-C, en l’associant à Caligula le consacrait « fléau du genre humain ». Et pourtant, la rigueur historique et la finesse d’analyse, nous découvrent un personnage plus en relief : on ne peut comprendre Néron sans comprendre sa famille et son enfance, associer uniquement la cruauté de l’empereur à un sadisme malsain et voire en lui exclusivement un poète maudit et mauvais. Savez-vous que ce n’est pas Néron qui a brûlé Rome ? Que l’empereur que l’on voit souvent comme exclusivement cruel et avide de sang était aimé de son peuple ? Que ce souverain était raffiné et cultivé ? Nous recevons au micro de Storiavoce, Catherine Salles, qui vient nous proposer un portrait de Néron et dégrossir la vision simpliste qu’on a souvent du personnage. L'invité: Catherine Salles est agrégée de lettres classiques et grande spécialiste de l’Antiquité. Elle a enseigné les lettres et la civilisation latine à Paris X et vient de publier une très belle biographie de l’empereur romain Néron (Néron, Perrin, 2019, 228 p. Elle a déjà écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’Antiquité et la mythologie: Le grand incendie de Rome, 64 ap. J.-C., (Tallandier, 2015, 256 p.), Lire à Rome, (Les Belles Lettres, 2008, 316 p.)

Le sens caché des cathédrales
Jul 04 2019 36 mins  
La nuit du 15 avril est entrée dans l’histoire. Au petit matin, la France s’est réveillée en état de choc. Depuis, nous sommes passés par toutes les étapes du deuil tel que le décrivent les psychologues : sidération, douleur, colère, résignation, espérance. Avec curiosité, chacun s’est plongé dans les souvenirs communs de la grande histoire, on regrette toujours de ne pas s’être assez intéressé aux disparus. Il s’est aussi remémoré les siens dans une introspection plus intime. Pourquoi sommes-nous touchés au plus profond de notre âme ? Notre Père ne fait pas l’unanimité. Mais Notre-Dame... Belle et rassurante, comme une mère, elle accroche sa silhouette arachnéenne aux rives de la Seine. Et ouvre ses entrailles. La cathédrale accueille ses enfants sans jugement. À tous, elle offre grâce et beauté, force et hardiesse, vie et mémoire. Ce dossier sur les cathédrales gothiques était en gestation quand le drame est survenu. Il a été étoffé pour mettre l’événement en perspective. Qu’est-ce qu’une cathédrale ? Que s’est-il passé au XIIe siècle pour que l’Europe se lance dans d’immenses chantiers de reconstruction ? Quelles sont les ambitions du gothique? Comment ces églises agrègent-elles l’histoire des hommes, jusqu’à aujourd’hui ? Les meilleurs spécialistes répondent à ces questions. Tout comme l’expérience vécue sur le terrain. Une invitation à découvrir les autres cathédrales. Rédactrice en chef, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès. Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Dans l'intimité de la conscience: au plus près des âmes et des corps.
Jul 02 2019 46 mins  
Au XIXe siècle, nombre d’hommes et de femmes – de femmes principalement – confient le récit de leur vie personnelle, de leurs pensées et de leurs tourments les plus intimes à un directeur de conscience. Cet homme d’Église, avec qui l’on évoque ce dont on ne peut parler ailleurs, est tout à la fois un guide moral et le premier confident : si sa charge initiale est de veiller à la bonne tenue des âmes, son écoute devient souvent pour les individus dirigés une occasion de parler d’eux-mêmes et de s’observer, d’ouvrir une « chambre à soi ». Les femmes y content les pesanteurs de la vie conjugale et domestique, les hommes leur difficulté à remplir leurs devoirs : se marier, entretenir une famille. Caroline Muller a mené l’enquête sur ces hommes et ces femmes, mais aussi sur les directeurs de conscience qui les accompagnent, à une époque où la vertu thérapeutique de la parole n’est pas encore une fin en soi. Préoccupations morales et spirituelles, inquiétudes existentielles, désirs de liberté se lisent dans ces lettres, largement retranscrites ici, et qui portent bien souvent la mention « à brûler ». Caroline Muller répond aux questions de Christophe Dickès. L'invitée: Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Rennes 2, Carole Muller travaille sur la France dans la seconde moitié du XIXe siècle et particulièrement sur l'histoire du genre et du catholicisme. Elle est l'auteure du livre Au plus près des âmes et du corps, une histoire intime des catholiques au XIXe siècle (PUF, 364 pages, 23€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Puissance, conquêtes et démesures: les Empires à l'époque médiévale
Jun 27 2019 36 mins  
Dans les célèbres mémoires de madame de Rémusat, proche de Joséphine de Beauharnais, on peut lire un propos attribué à Napoléon Bonaparte, alors empereur des Français: « Le titre de roi est usé (…) celui que je porte est plus grand, il est encore plus vague, il sert l’imagination. » Le titre d’empereur et la notion d’empire ne renvoient pas seulement à une réalité politique et administrative mais à un ensemble de concepts et de réalités à l’imaginaire prospère : immensité d’un territoire, conquête, puissance, démesure, voire infini. Les empires impressionnent et alimentent des fantasmes et des rêves ; ils ont aussi et surtout structuré et caractérisé la période médiévale. Sylvain Gouguenheim, célèbre historien médiéviste vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif sous le titre : Les Empires médiévaux, aux éditions Perrin. Nos invités, Carmen Bernand, grande spécialiste des sociétés et des peuples d'Amérique latine, et Florence Samsonis, qui travaille sur les relations entre le monde franc et byzantins, y ont participé. Elles répondent à Mari-Gwenn Carichon. Nos invitées: - Carmen Bernand est historienne et anthropologue, grande spécialiste des sociétés et des peuples d’Amérique latine. Elle est l'auteure du chapitre : « Les empires solaires des Amériques : les Mexicas et les Incas ». - Florence Sampsonis est historienne, docteur en histoire médiévale et notamment spécialiste des relations entre le monde franc et le monde byzantin, et l’histoire (sa thèse porte sur "L’administration de la Morée par Charles Ier d’Anjou (1267-1285). L’apport majeur d’une source délicate : les registres angevins." Elle est membre depuis 2019 du Comité Français des Études Byzantines. Elle est ici l'auteure du chapitre : « L’empire latin de Constantinople entre 1204 et 1261, l’ombre d’un Empire ». ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Interviewer Adolf Hitler ou les entretiens oubliés.
Jun 24 2019 39 mins  
Dans cette nouvelle émission Nos mémoires consacrée aux sources de l'Histoire, Eric Branca, journaliste et Historien, présente les entretiens oubliés d'Hitler. Depuis son émergence politique, en 1923, jusqu’à la défaite de la France, en 1940, Hitler a utilisé la presse démocratique comme nul autre dictateur ne l’avait fait avant lui. Complétant et souvent corrigeant ses innombrables discours, il accorda des entretiens à des journalistes triés sur le volet afin d’endormir les opinions publiques occidentales sur la réalité de ses desseins et le caractère impitoyable de leur mise en œuvre. Malgré les centaines de milliers de pages consacrées au Führer depuis plus de soixante-dix ans, ces interviews, accordées aux plus grands correspondants américains, britanniques et français de l’époque, n’ont pourtant jamais fait l’objet de la moindre publication, si ce n’est par le biais d’une poignée de citations. Elles sont pourtant essentielles, à la fois par ce qu’elles disent et par ce qu’elles dissimulent. L'invité: Historien et journaliste, Éric Branca a publié plusieurs ouvrages à succès, dont le très remarqué L’Ami américain. Washington contre de Gaulle (1940-1969) chez Perrin. Il vient d'éditer chez ce même éditeur: les entretiens oubliés d'Hitler 1923-1940 (260 pages, 22€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Richelieu, Bossuet, Fénelon, Bernis... entre le Trône et l'Autel
Jun 20 2019 43 mins  
En face de l'Eglise Saint-Suplice, dans le centre de Paris, se trouve une fontaine monumentale de douze mètres, qui date du XIXe siècle. On l’appelle parfois la Fontaine des orateurs sacrés mais aussi, non sans une certaine ironie, la Fontaine des quatre points cardinaux. Et pourtant, les personnages qu’elle représente n’ont pas accédé à la pourpre cardinalice. Ils n’en sont pas moins des grands dans notre histoire de France : Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon. Ces quatre personnages symbolisent l’étroite relation qui existait entre le trône et l’autel. Naturellement, à l’époque moderne, ils ne sont pas seuls : que l’on songe à Richelieu bien évidemment, mais aussi à Bérulle au XVIe siècle ou au XVIIIe au cardinal de Bernis. Storiavoce vous propose de partir à la découverte des hommes qui servaient à la fois l’Eglise mais aussi le Roi. Quel était leur perception de l’Etat ? Quels rôles ont-ils joué à l’époque moderne ? Comment voyaient-ils la relation difficile du trône et de l’autel ? Comment ont-ils fait face aux défis non seulement politique mais aussi religieux de l’époque : le protestantisme, le jansénisme? Bref, qui étaient ces grands qui travaillaient à la fois pour Dieu et pour le Roi? C’est ce qu'évoque Marie-Joëlle Guillaume. Elle répond aux questions de Christophe Dickès. La nature et l’évolution des relations entre le Trône et l’Autel, l’Église et l’État sous l’Ancien Régime sont difficiles à comprendre pour nos contemporains. De même que les conflits religieux qui l’émaillent – guerres de Religion, jansénisme, quiétisme… – et qui ont de multiples implications au plus haut sommet de l’État. Marie-Joëlle Guillaume en livre les arcanes par le biais des portraits de douze grands prélats français, du règne d’Henri III à celui de Louis XVI. Pierre de Gondi, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle, Richelieu, Bossuet, Fénelon, Valentin-Esprit Fléchier, Louis-Antoine de Noailles, Jean-Baptiste Massillon, André-Hercule de Fleury, Christophe de Beaumont et François-Joachim de Bernis : hommes d’État, hommes d’action, noms illustres des Lettres françaises ou prédicateurs en vue, tous sont de grandes âmes aux prises avec de grands débats. La présentation fouillée de leurs fortes personnalités, l’explication de leurs œuvres et de leurs actions conduisent à une plongée passionnante dans les XVIIe et XVIIIe siècles. Alliant la rigueur de l’historien à la limpidité du style, Marie-Joëlle Guillaume éclaire un pan encore largement méconnu de l’histoire politique et religieuse de la France L'invitée: Marie-Joëlle Guillaume est agrégée de Lettres classiques. Éditorialiste à l’hebdomadaire Famille Chrétienne, elle est membre de l’Académie d’Éducation et d’Études sociales et auteur de très nombreux articles et conférences. Elle a publié deux livres d'entretiens avec le cardinal Poupard, chez Plon en 2001 et chez Perrin en 2003. Spécialiste du XVIIe siècle, elle est la biographe de Vincent de Paul et vient de publier Pour Dieu et pour le Roi (Perrin, 400 pages, 24€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Visages de Philippe Pétain III/III - La Deuxième Guerre
Jun 17 2019 24 mins  
Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce dernier épisode est consacré à la Deuxième Guerre mondiale et à la responsabilité du Mérchal Pétain. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes - Faut-il distinguer Laval de Pétain et en quelque sorte amoindrir la responsabilité de ce dernier ? - En 1942, vous montrez Pétain à court de solution… mais en a-t-il eu vraiment ? N’est ce pas la même incapacité du temps de son Ministère en 1934? - Fin 42, le Maréchal s’efface au profit de la seule personne Philippe Pétain. Est-ce à ce moment que Philippe Pétain cesse d’être le Maréchal ? - En dehors de l’antisémitisme d’Etat qui est un des caractères du régime, l’imprécision et la faiblesse de ces hommes n’est-elle pas dans la continuité de la faiblesse de la Troisième République ? Celle de Munich mais aussi celle de l’immobilisme face au péril hitlérien ? - Quel est son degré de responsabilité ? S’est-il trompé ou est-ce qu’il a été trompé ? - Fallait-il juger le Maréchal Pétain? - Faut-il distinguer (et non dissocier) le régime de Vichy et Philippe Pétain ? L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Une histoire des "Gauches" depuis 1789 avec Michel Winock
Jun 12 2019 61 mins  
En 1789, l’Assemblée constituante vote un projet constitutionnel au sujet de la place du pouvoir royal dans les institutions. Tout naturellement, les députés se regroupent par affinités idéologiques, sensibilités politiques, et plus largement conception de la France et de son gouvernement. A droite du président les partisans du pouvoir royal, à gauche, ses opposants. C’est ainsi que naît la gauche ou plutôt, les gauches. Le clivage d’abord topographique prend ensuite un sens plus large jusqu’à devenir un référent incontournable de la politique française. Aussi opposés soient-elles la droite et la gauche alimentent leur existence dans les idées qui les opposent l’une à l’autre, mais pas seulement. La bataille des idées n’est effective que grâce à la campagne de ses émissaires et de ses initiateurs: qui furent ces figures de la Gauche française? Pour les évoquer, Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce Michel Winock. Michel Winock est le plus grand spécialiste de la République française et de ses mouvements intellectuels. Il a publié des dizaines d’ouvrages qui sont aujourd’hui des références pour étudier et l’époque contemporaine : Le siècle des intellectuels (928 pages, 90,00 euros), récompensé par le prix Médicis essai en 1997, Le 20e siècle idéologique et politique (544 pages, 11,00 euros) ou encore L’histoire de la France républicaine, histoire politique XIXe-XXIe siècle (1 290 pages, 32 euros) paru en 2017. Historien des idées, des mouvements politiques et des dynamique institutionnelles, il s’est également rendu célèbre avec des grandes biographies : Madame de Staël (Prix Goncourt de la biographie)(672 pages, 11,00 euros), ou encore Clemenceau (584 pages, 35,00 euros) (Prix Aujourd’hui en 2008) . Régulièrement sollicité pour apporter son expertise d’historien pour commenter l’actualité politique et sociale française, il connaît la gauche mieux que personne. L’ ouvrage collectif qu’il vient de diriger et publier chez Perrin rassemble des plumes brillantes et des historiens talentueux : Les figures de proue de la gauche depuis 1789 (480 pages, 24, 90 euros) dans lequel Michel Winock a signé deux chapitres: l’un sur Proudhon et l’autre sur Victor Hugo. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Visages de Pétain II/III - L'entre-deux Guerres
Jun 10 2019 21 mins  
Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce deuxième épisode est consacré à la période de l'entre-deux guerres jusqu'à la défaite de 1940. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes : - Entre les deux Guerres, Pétain est-il un homme qui veut se mettre en retrait avec les honneurs ou au contraire un homme actif ? - Quelles seront ses responsabilités militaires? - A posteriori, peut-on le charger de l’impréparation militaire qui mènera à la défaite de 1940 ? - Quel sera son rôle ministériel aux armées en 1934? Qu’a fait le Maréchal pendant ces neuf mois ? - Pourquoi fait-il un bilan négatif de cette expérience? Pourquoi refuse t'il un nouveau maroquin dans les gouvernements de Pierre-Etienne Flandin ou Sarraut en 1936? - Le discours au dîner annuel de la Revue des Deux Monde préfigure son programme de 1940. Peut-on dire que Vichy a été préparé dans un contexte de crise international dans les années 1930 ? Ou que les choses se sont faites dans l’improvisation ? - Comment expliquer sa nomination en Espagne en tant qu'ambassadeur? - Pourquoi est-il appelé en 1940? A t’il eu raison de prendre le pouvoir en 1940 ? - Peut-on en faire un pessimiste? - L’armistice était donc le bon choix pour lui ? L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.

Une histoire incorrecte de la Révolution
Jun 05 2019 53 mins  
Plus qu’un simple objet d’histoire, la Révolution Française est pour certains un mythe, un fantasme, une idole. Un mythe aux contours flous qu’il faut sans cesse réinventer et adapter, un mythe populaire écrit par des intellectuels, un fantasme qui ensorcelle et qui fascine. Mais la Révolution française est aussi une idole, qui semble pourtant chanceler depuis 1789 dans son sanctuaire. Elle est une idole ébréchée mais dont les débris semblent toujours replacés dans le saint des saints du temple de l’histoire. L’historiographie semble le montrer : étudier la Révolution française ne peut-être qu’un pèlerinage ou une guerre sainte. Une chose est sûre, la salle capitulaire ne se désemplit pas même si tout le monde ne semble pas avoir le droit au chapitre. Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce, l’historien Claude Quétel, qui vient de publier aux éditions Tallandier et Perrin, l’ouvrage : Crois ou meurs, une histoire incorrecte de la Révolution française. L'invité: Claude Quétel est un historien tout d’abord spécialiste du 18ème siècle Directeur de recherche honoraire au CNRS, il est spécialiste de la folie et de la psychiatrie. On lui doit, entre autres une Histoire de la folie, de l’Antiquité à nos jours (624 pages, 12,5 euros) chez Tallandier et une Histoire des murs (320 pages, 9 euros) chez Perrin. Reconnu comme un fin connaisseur de la Seconde Guerre mondiale, il a également été directeur scientifique du mémorial de Caen avec La Seconde Guerre mondiale (Perrin, 480 pages, 24,9 euros), L’Impardonnable Défaite (Tempus, 480 pages, 11 euros). Son Crois ou meurs est le récit historique de la période la plus controversée de l’histoire de France et l’aboutissement d’un travail de plusieurs années. Il a été coédité par Perrin et Tallandier (512 pages, 21,90€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Visages de Pétain I/III - La Grande Guerre
Jun 03 2019 23 mins  
Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce premier épisode est consacré aux origines de Pétain, de Cauchy-La-Tour (Pas-de-Calais) jusqu’à la fin de la Grande Guerre. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes : - Que sait-on de Pétain avant 1914 ? Quelles sont ses origines, sa formation ? - Comment voit-il la défaite de 1870 ? - Il a un avancement anormalement lent, « une carrière sans éclat mais régulière » ? Pétain lui-même se voulait être un homme ordinaire ? - Quels sont ses principes en matière militaire ? - Le général Laure dit de lui en 1904 qu’il a « Une fermeté de caractères et d’idées qui lui permet de n’être l’esclave d’aucun milieu ». Quel est son caractère ? - Comment expliquer son ascension fulgurante et sa progression? - D’où vient sa réputation d’homme proche de ses soldats ? - Quel est le rôle de Pétain à Verdun en février 1916 ? Pourquoi a-t-il été choisi ? - Des détracteurs ont souhaité réévaluer son rôle en le minimisant. Qu’en dire ? Quelle était la nature de son différend avec Joffre ? - Pétain Verdun, est-ce l’homme providentiel ? - Quel est le rôle de Pétain en 1917-1918 ? L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.

Comment Homère a dominé le monde
May 30 2019 39 mins  
Au cours de cette deuxième partie consacrée à la Grèce archaïque, Maria-Cécilia d'Ercole évoque le tournant et même la révolution que constitue le VIIIe siècle avant J.-C. Comment se caractérise cette révolution? Quel rôle joue la religion dans la société? Peut-on parler d'un pan-hellénisme à cette période ? Au delà de ce moment essentiel qui préside à la naissance de la Grèce, d'Ercole évoque par ailleurs le rôle de l'oeuvre homérique: que sait-on exactement d’Homère ? Comment les textes de l’Iliade et l’Odyssée ont-ils été écrits et sait-on exactement les dater ? Peut-on parler de sociétés homériques et quelle est la frontière entre réalité et littérature ? Quels sont les liens entre Homère et l’autre poète grec, Hésiode ? Comment enfin expliquer la postérité de l'oeuvre et surtout, comment l'oeuvre va t'elle participer à l'émergence d'une culture et d'une intelligence grecque? Autant de questions auxquelles Maria Cecilia d’Ercole répond. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invitée: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La naissance de la Grèce: de Minos à Solon
May 26 2019 41 mins  
Nous sommes au VIe siècle avant JC, dans le fameux palais de Crésus, roi de Lydie et bien évidemment, comme chacun le sait : l’homme le plus riche de la terre. Or, en ce jour, Solon, le sage archonte, visite le fameux roi qui lui demande de lui décerner le titre de « personne la plus heureuse au monde. » C’était sans compter sur la sagesse de Solon qui, après avoir feint de ne pas comprendre la question, se mit à expliquer au roi que le plus heureux des hommes était un certain Thelos. Thelos, obscur athénien mais qui a vu naître, qui a vu grandir ses enfants, qui les a élevé dans la droiture et la sagesse, qui les a vu eux-mêmes devenir père et mère… Thélos qui enfin bénéficia d’une mort heureuse en luttant pour sa patrie, les armes à la main. Une belle mort, une mort héroïque qui place le plus obscur des citoyens dans « l’éternité du souvenir et la reconnaissance publique. » Storiavoce vous propose de remonter le temps et de découvrir un vaste monde, celui de la Grèce archaïque avec ses héros, ses mythes mais aussi ses citoyens obscurs : monde complexe s’il en est couvrant pas moins de 2500 ans d’histoire. Alors, comment embrasser au sens propre une telle période ? Comment faire la part des mythes, des légendes et de l’histoire ? Comment les pierres parlent-elles à l’archéologue et les poèmes homériques à l’historien? C’est ce que présente Maria Cecilia d’Ercole dans une émission en deux parties: la première consacrée à la Grèce archaïque; la seconde à Homère. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invité: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Ils ont fait et défait le Second Empire
May 23 2019 51 mins  
« L’Impératrice est légitimiste ; le prince Napoléon est républicain ; Morny est orléaniste ; moi-même, je suis socialiste ; il n’y a que Persigny qui soit bonapartiste, et il est fou ». Cette phrase attribuée à Napoléon III mais aujourd’hui jugée apocryphe, illustre le Second Empire. Retour sur une grande époque aux personnalités légendaires ; une époque charnière, parcourue par de nombreux courants de pensée apparemment contradictoires et de grands personnages. Même les sensibilités politiques des proches du gouvernement de Napoléon III semblent désaccordées. Le Second Empire est un gouvernement, une société, une période, tiraillés entre les souvenirs du Premier Empire, dans ses gloires et ses défaites, et l’aspiration au progrès et au renouveau. De facto, le Second Empire n’est pas seulement l’histoire d’une dynastie et de son peuple. De grands personnages l’ont traversé : ils lui ont donné son éclat, éveillé son idée ou pensé son renouvellement, consolidé ses fondements ou fissuré sa structure, pleuré sa chute ou précipité sa fin. Auteur de Ils ont fait et défait le Second Empire, Eric Anceau revient sur vingt-cinq grands personnages qui ont marqué la période. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Déjà interviewé pour l'ouvrage collectif Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€), Eric Anceau vient de publier: Ils ont fait et défait le Second Empire (Tallandier, 384 pages, 21,90€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La vie quotidienne des esclaves dans les colonies françaises (XVIIe-XVIIIe Sc.)
May 20 2019 15 mins  
Au programme de la classe de quatrième et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette troisième partie sur le vie quotidienne des esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècles, il répond aux questions suivantes: - Comment les esclaves se logeaient-ils? Que portaient-ils comme vêtements? - Une vie conjugale était-elle possible? - De quelle manière les esclaves survivent-ils au quotidien ? - De l’Afrique aux colonies, ils entrent dans un monde nouveau: est-ce que cela entraîne leur acculturation ? Que reste t’il de leur passé africain ? - Vous évoquez la créolisation encadrée d’ailleurs par l’Eglise catholique: comment la définir? - Existe-t-il une résistance ou des résistances à l’esclavage ? - L’affranchissement est-il une utopie ou un doux rêve pour ces hommes ? - Il existe des libres de couleur: quelle était leur proportion ? Leur liberté signifiait-elle une égalité? - Quelles étaient leur place dans l'économie coloniale? - Quel rôle leur statut va jouer dans l’abolition? Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

1969: abdication ou révolution gaulliste?
May 16 2019 46 mins  
Pour nous Français, les abdications ont toujours une saveur de renoncement et d’échec. A u moment où nous avons enregistré cette émission, l'empereur du Japon Akihito a renoncé au trône au profit de son fils Nahurito dans une forme de scepticisme général. Il en fut de même pour Benoît XVI au profit de François : d’ailleurs, pour la monarchie pontificale élective, on ne parle pas d’abdication mais de renoncement à la charge. Un renoncement codifié. Pour notre république française, les choses sont bien différentes : d’abord parce que les présidents élus exercent un mandat dans le temps. Mais on le sait, la décision par exemple de François Hollande de ne pas se représenter à l’élection présidentielle fut entre autres le résultat d’un constat : celui d’un échec après un quinquennat trop court pour ce qu’il avait de long, trop long pour ce qu’il avait de court. Or, en cette année 2019, nous commémorons la démission d’un autre président de la République, celle du Général de Gaulle après l’échec du référendum du 27 avril 1969. Nous gardons de cette renonciation une série de photos en noir et blanc, un peu floues, prises en Irlande . Une représentation presque romantique : celle d’un retraité, comme perdu sur cette plage dans la froidure irlandaise, un homme en décalage avec son temps, ruminant sur son passé et les occasions manquées. Mais les images peuvent mentir : Storiavoce vous propose de découvrir au cours de cette émission un autre de Gaulle : un de Gaulle qui, au contraire, avait parfaitement conscience des changements qui s’opéraient devant lui; un De Gaulle même disons-le révolutionnaire, prêt à répondre aux nécessités de son époque. C’est ce que nous propose de comprendre l’historien Arnaud Teyssier. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Ancien élève de l’Ecole normale et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et co-directeur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; également inspecteur général de l’Administration et administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont un Charles Péguy, un Richelieu, et un Philippe Séguin, le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle 1969: l'autre révolution. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Maîtres et Esclaves XVII-XVIIIe Sc.
May 13 2019 25 mins  
Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur le rapport entre maître et esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècle, il répond aux questions suivantes: - Qui sont les premiers esclaves sur le territoire français ? - Comment se fait-il que l’esclavage soit interdit en France à l’époque et autorisé sur ces terres ? - D’où viennent ces esclaves ? Pourquoi l’esclave africain s’impose ? - - En Afrique, qui organise ces marchés d’esclaves ? - Quelle est la réalité des rapports entre maître et esclaves? - Existe-t-il une condition juridique de l’esclave ? Où le fait précède t’il le droit? - Existe-t-il des cadres juridiques différents d’un endroit à l’autre ? - Qui sont les maîtres ? - Existe-t-il des hommes de couleur libres ? Et ces hommes ont-ils eux-mêmes des esclaves ? - Les maîtres ont-ils un pouvoir absolu ? Vous évoquez des relations non en droit mais dans le cadre d’une entente tacite ! Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Le sabordage de la noblesse au XVIIIe siècle
May 09 2019 42 mins  
Faste, luxe, oisiveté, décadence, excès. Pour la majorité du peuple français du XVIIIe siècle, le noblesse se renie dans l’insouciance : elle piétine les fondements de son institution, les causes de sa création et le motif de son établissement. Bref, la noblesse se saborde. Mieux, elle expire sur scène, à l’acte V d’une tragi-comédie, après au moins un siècle d’agonie mise en scène par elle-même. Lors de la nuit du 4 Août, les aristocrates votent la fin de leurs privilèges. Comment et pourquoi les évolutions morales et sociales de la noblesse ont-elles provoqué sa chute, et celle de l’Ancien Régime tout entier ? Storiavoce vous fait découvrir une facette peu connue de l’élite nobiliaire, excellant dans l’art de l’autocritique et de l’autodérision : entre mythes et réalités. Interrogée par Mari-Gwenn Carichon, Fadi El Hage est l'auteur du livre : Le Sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence aux éditions Passés Composé. L’auteur : Fadi El Hage est historien moderniste, chercheur associe à l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine et l’auteur d’ouvrages remarqués sur l’histoire militaire : Histoire des Maréchaux de France à l’époque moderne, Napoléon historien (préfacé par Jean Tulard), La guerre de succession d’Autriche (1740-1748). Le sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence est le titre de son dernier livre publié aux éditions Passé composés (252 pages, 22€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Histoire d'une conquête & d'une révolution: l'économie sucrière des Caraïbes
May 06 2019 18 mins  
Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l'ouverture Atlantique, la colonisation et l'esclavage engagent à la fois la mémoire et l'histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent entame ici un [Cours d'Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur la conquête des îles sucrières aux XVIe - XVIIe siècles, il répond aux questions suivantes: - L’idée coloniale est très souvent associée à l’époque des XIXe et XXe siècles. Or cette idée coloniale date de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Peut-on comparer le colonialisme contemporain avec celui de l’époque moderne et les mettre sur un même pied d’égalité ? - La colonisation française démarre fortuitement : elle est la conséquence des rivalités anglaises, espagnoles et hollandaises. Est-ce que cela signifie qu'aux origines, il y a pas de projet colonial français à proprement parler ? - Quand est-ce que s’installe les Français et où s’installent-ils ? - Quel rôle a joué Pierre Belain d’Esnambuc? Quel est le rôle de Richelieu dans cette conquête coloniale ? - Quel rôle jouent la Compagnie de Saint Christophe puis la Compagnie des îles ? - Qui étaient les premiers colons? - Le commerce négrier est illégal mais dans les faits, il était toléré... comment expliquer cette contradiction? - Comment les colons gèrent-ils leurs relations avec les autochtones mais aussi la menace extérieure étrangère? - Existe-t-il à l’origine un esclavage blanc ? - Au commencement, il y l’économie du tabac qui doit faire face à une crise de surproduction. Comment l'économie sucrière supplante t'elle celle du tabac? Peut-on parler de révolution sucrière? Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté - La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d'esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Savoir parler en public... au Moyen-Âge.
May 02 2019 47 mins  
De tout temps l’art oratoire a été pratiqué afin de persuader un auditoire sur un sujet donné : avec l’historien Jean-Louis Brunaux par exemple, nos auditeurs ont pu découvrir que Vercingétorix pratiquait l’exercice et aimait parler en public. Il fut ce qu'on appelle communément un grand orateur. L’exercice de la rhétorique est né dans la Grèce antique : tout le monde a en tête le tableau de David représentant la mort de Socrate discourant devant ses élèves. La rhétorique était avant tout un moyen d’enseigner mais aussi un outil politique. Elle concerne autant la littérature que le théâtre ou bien encore donc la philosophie… Le Moyen-Âge de son côté n’a pas boudé l’exercice : bien au contraire. En 1988, Hervé Martin a décrit dans un ouvrage paru aux Editions du Cerf le métier de prédicateur à la fin de l’époque médiévale. Mais que transmettaient ces prédicateurs, dans leur grande majorité des hommes de Dieu ? A qui s’adressaient-ils et quel était donc leur auditoire ? Parlaient-ils le latin ou bien utilisaient-ils la langue vernaculaire ? Dans le discours, quelle place aussi pouvaient avoir les images dans le discours ? Surtout, quels étaient les thèmes abordés par ces hommes qui cherchaient le divin et en transmettaient la saveur? C'est ici le sujet abordé dans le dernier livre de Nicole Bériou, Religion et Communication. Elle est l'invitée de Christophe Dickès. L'invitée de Storiavoce: Nicole Bériou est médiéviste. Ses champs de recherche, couverts par une bibliographie de plus de 80 titres, sont l’Histoire religieuse, l’Histoire culturelle et l’Histoire des pratiques de la communication. Ses principaux travaux, empreints d’une érudition exigeante, abordent la prédication médiévale comme un système de communication. Elle vient de publier Religion et communication, un autre regard sur la prédication médiévale (Droz, 563 pages, 24€) Elle a été élue au mois de novembre dernier à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La France moderne: entre jacobinisme et girondinisme
Apr 29 2019 20 mins  
La France entre jacobinisme et girondinisme : qu’est-ce que le territoire national à l’époque moderne et contemporaine ? est le dernier volet de nos [Cours d'Histoire] consacrés à l'absolutisme français avec Michel-vergé Franceschi. Interrogé par Christophe Dickès, l'historien moderniste répond aux questions suivantes: - L’absolutisme est considéré comme un pouvoir centralisateur. Peut-on le voir comme tel en qui concerne la France des XVIIe et XVIIIe siècles ? - Quel était la place des régions dans la France d’Ancien Régime ? - Existait-il des pouvoirs intermédiaires dans la France d’ Ancien-Régime ? - On distingue généralement les pays d’Etats et les pays d’élection… A quoi renvoient ces deux réalités administratives ? - On connaît les Etats généraux de 1789, moins ceux de 1614. On ne connaît quasiment pas les Etats provinciaux… quels étaient leur rôle ? - Le jacobinisme est il un pur produit de la Révolution ou bien faut-il, comme le fait Tocqueville, considérer une forme de continuité entre les XVIIe, XVIIIe et XIX siècles ? - Peut-on considérer le girondinisme comme la recherche d’un partage du pouvoir dans la tradition par exemple de la Charte anglaise de 1215 ? - Qui exprime la mieux ce girondinisme ? La noblesse ou la bourgeoisie L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l’invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin.

Le premier mythe complotiste de l'Histoire
Apr 25 2019 21 mins  
La Compagnie de Jésus naît dans un monde en mutation rapide et dans un espace religieux déchiré par la Réforme protestante. Conformément au vœu d'Ignace de Loyola, elle est une réponse à la crise que traverse le christianisme occidental. Ses succès sont nombreux. Mais elle collectionne, aussi, de féroces ennemis. Ces derniers, très variés, sont, au fil des siècles, protestants, jansénistes, gallicans, royalistes, bonapartistes, républicains, libéraux ou socialistes… Les combats menés par l’Ordre s'y prêtaient. Ses spécificités aussi. Ni vraiment moines ni vraiment clercs séculiers, membres d’une congrégation internationale hiérarchisée, soudés par l’obéissance à un « général » et liés au pape par un vœu spécifique, les jésuites brouillent les repères traditionnels. Ils fascinent au moins autant qu’on les déteste. Au point d’alimenter un imaginaire conspirationniste. Mais le mythe ne surgit pas ex nihilo d’un cerveau dérangé. Il est le résultat d’un faisceau d’attaques et de rumeurs provenant d’horizons et d’intérêts différents. Dès le XVIe siècle, ces dernières créent un climat d'accusations et de rejets, une légende noire qui bascule dans un système d’explication globale sans rapport avec l’activité réelle de la Compagnie. Encore moins avec ses buts religieux que ses adversaires s’appliquent à gommer. Le mythe antijésuite est d’abord un mythe politique. Il fait des jésuites les premiers boucs émissaires d’un monde en gestation et pose le cadre psychologique et conceptuel des futures théories du complot. Ce mythe est présenté dans la revue Codex, partenaire de Storiavoce. Aussi sommaire de la revue Codex #11 Excursion dans la Vallée de la Qadisha, Viande, poisson, citron, crêpes et chocolat… Notre culture alimentaire est-elle d'influence catholique? Vivre la Semaine Sainte en Colombie Etc. Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Monarchie absolue ou monarchie administrative?
Apr 22 2019 20 mins  
Le mot apparaît au XIXe siècle et fait figure de repoussoir: mais comment définir la réalité de l'absolutisme? Dans ce deuxième volet de nos [Cours d'Histoire] consacré au Grand Siècle et au pouvoir, l'historien Michel Vergé Franceschi présente un régime bien éloigné des clichés habituels. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes: - Comment définir l’absolutisme ? Peut-on le définir par opposition à un pouvoir aristocratique, oligarchique ou bien même démocratique ? - Le roi fait-il les choses "selon son bon vouloir", libre de toute contrainte ? - Le pouvoir du roi est-il arbitraire, illimité, ni lié par des lois ? Le roi absolu se distingue par le fait qu’il contrôle le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Existe-t-il des contre-pouvoirs à l’absolutisme ? - Est-ce que l'absolutisme est une particularité française ? Le roi, dit-on, est « empereur en son royaume »… que signifie cette expression ? - Peut-on considérer le pouvoir de Louis XIV comme une forme d’autoritarisme ? - Que signifie la phrase: "Le peuple en ses Etats, le roi en son conseil"? L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Existe t'il un libéralisme français dans l'histoire?
Apr 18 2019 21 mins  
Le libéralisme français connut son heure de gloire sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848. Louis-Philippe est alors au pouvoir et s’entoure d’hommes de valeur dont François Guizot, Casimir Perier, Jacques Laffitte ou encore le duc de Broglie. Ils sont imprégnés de la pensée d’intellectuels tels que Frédéric Bastiat, Alexis de Tocqueville et Jean-Baptiste Say. Sous leur houlette, en dix-huit ans, la France rattrape une partie du retard économique qu’elle avait accumulé sur l’Angleterre. Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent. Le pays se dote d’infrastructures telles que le chemin de fer, qui commence à relier les grandes villes, et les canaux. Ce que Louis-Philippe réalisa, dans une France épuisée par les guerres et les changements de régime, fut le dépassement des clivages politiques pour gouverner au centre et moderniser le pays en impulsant du mouvement tout en préservant sa stabilité. Jean-Baptiste Noé nous présente ces dix-huit années dans ce Cours d'Histoire. il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme et notamment: La parenthèse libérale, dix-huit années qui ont changé la France (Calmann Lévy, 174 pages, 17€). Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L’Opinion, 222 pages, 18€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Faut-il brûler Colbert au Collège et au Lycée?
Apr 14 2019 17 mins  
Sa statue monumentale est en face du Palais Bourbon, aux côtés de Michel de L’Hospital, de Henri-François d’Aguesseau et du duc de Sully. Au centre d'une polémique fin 2017, le personnage domine pourtant son siècle. L'historien Michel Vergé-Franceschi nous dit pourquoi. Il répond à Christophe Dickès. - Qui était Colbert ? Quel était le niveau d'entente et de confiance entre Louis XIV et son ministre? - Est-ce que la confiance de Louis XIV à Colbert inaugure le règne de la bourgeoisie comme le dit Saint-Simon ? La bourgeoisie qui commerçait se met à la politique ? - Colbert représente t'il la reprise en main des finances au détriment de Fouquet? - Peut-on voir en lui un des plus grands réformateurs de l’époque moderne ? - Est-ce que ce modèle de rigueur est une légende dorée ? Daniel Dessert, par exemple, estime que son rôle était limité. - Colbert est aujourd’hui critiqué pour le fameux Code noir, un édit publié en 1685 touchant je cite : « La discipline des esclaves nègres des îles de l’Amérique française ». Notre regard contemporain ne peut comprendre un tel texte. Comment faut-il le lire et l'interpréter? L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Le Saint-Siège dans le Concert des Nations
Apr 11 2019 42 mins  
Depuis des siècles, la papauté et le Saint-Siège jouent un rôle majeur sur la scène internationale: en tant que puissance européenne d'abord puis en tant que puissance morale. Depuis la fin du XIXe siècle, elle multiplie les interventions à la demande des Etats en conflits et joue un rôle d'arbitre et de médiateur. Elle propose ce qu'on appelle communément dans la langue de la diplomatie ses bons offices. Par ailleurs, elle entretient avec de nombreux Etats des relations diplomatiques afin de défendre la liberté religieuse et, surtout, de protéger les catholiques là où ils se trouvent dans le monde. Elle signe ainsi des concordats ou des accords avec ces états délimitant "les" libertés de l'Eglise: liberté de culte, liberté scolaire, etc. Storiavoce vous propose de découvrir ce rôle international avec Roberto Regoli. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Roberto Regoli est professeur d’histoire contemporaine à l’Université pontificale Grégorienne de Rome dont il dirige le département d’Histoire de l’Eglise. Il est spécialisé dans l’histoire de la papauté, la curie romaine et la diplomatie pontificale du XIXe au XXIe siècles. A cet égard, il dirige la prestigieuse revuue internationale : Archivum Historiae Pontificiae. Dans le cadre de ses recherches, il a travaillé sur le Secrétaire d’Etat Consalvi (1757-1824) mais il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, Dernièrement, il a dirigé en collaboration avec Marie Levant, et en lien avec l’Ecole française de Rome et le LabEx (Paris Sorbonne), un colloque consacré à la politique concordataire du Saint-Siège des XIXe siècles à nos jours. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

René Rémond ou comment sortir de sa Tour d'Ivoire
Apr 08 2019 47 mins  
Pourquoi tant d’histoire est une émission qui a pour vocation de mettre en valeur des historiens, leurs parcours et leur œuvre. En quoi cette œuvre a marqué l’intelligence ainsi que la recherche? Qu’ils soient vivants ou disparus, l’idée est aussi de souligner quel est le rapport que nous pouvons entretenir avec l’histoire. • Comment vivre l’histoire ? • Comment évoluer dans "l’atelier de l’historien" pour reprendre l’expression de François Furet? • Comment entretenir le goût de l’histoire et le sens qu’elle donne à notre existence et à nos quêtes? • Alors que l’enseignement est marquée par l’utilitarisme et la question du comment, en quoi les historiens nous amènent à comprendre le pourquoi des événements. Storiavoce vous propose aujourd'hui de découvrir un des plus grands universitaires de son temps. Un chercheur tout d’abord, mais aussi un homme qui s’est investi dans le monde scolaire et universitaire : à Sciences Po, à Nanterre dans la période difficile de la fin des années 60. Un homme qui a surtout su créer un pont entre la recherche d'une part et le monde médiatique d’autre part. Qui a su sortir de sa tour d’ivoire en s’investissant lui-même sur les plateaux de télévision, de radio mais aussi dans les colonnes des journaux : il s’agit de René Rémond. Il est présenté par Charles Mercier, interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Charles Mercier est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré sa thèse à l’engagement universitaire de René Rémond au lendemain de Mai 68. Son livre consacré à René Rémond (Salvator, 416 pages, 22€) a été préfacé par Pierre Nora. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Louis XIV... à la rencontre des Français.
Apr 03 2019 46 mins  
Qui n’a jamais imaginé Louis XIV cantonné à son château de Versailles dont les seuls déplacements étaient ceux qu’il effectuait entre la salle du trône et le théâtre, dans le faste et le confort le plus absolu? Rien n’est plus faux ! Louis XIV est un grand voyageur ! Défini généralement comme un génie de l’institutionnalisation voire l’inventeur de la bureaucratie française, Louis XIV serait un roi stable. Il n’y a qu’un pas pour l’imaginer figé dans un immobilisme spatial. À partir de cette idée, on peut aisément deviner toutes celles qui ont pu en découler sur Louis XIV et plus globalement sur son règne… Et pourtant, selon La Gazette de Théophraste Renaudot, il a « préféré ainsi les fatigues des voyages aux délices de la cour ». Louis XIV n’est pas seulement un roi guerrier, il est aussi un roi qui aime se déplacer et qui fait de ses voyages un élément constitutif voire essentiel de son art de gouverner. Il est même le seul Bourbon qui ait franchi les limites de son royaume. C’est sur la silhouette d’un roi soleil voyageur, persévérant, que nous allons nous arrêter aujourd’hui grâce à la lecture du dernier ouvrage de l’historien Christophe Levantal. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. - Pourquoi l’image d’un roi-soleil voyageur est-elle si méconnue ? - Qu’entendons-nous par « voyage » de Louis XIV ? - Où loge le roi lorsqu’il se déplace ? - Quels moyens de locomotion la cour utilise-t-elle pour se déplacer ? - Comment le roi gouvernait-il pendant ses longs déplacements ? L'invité: Christophe Levantal est historien des institutions et de la noblesse et surtout grand spécialiste de Louis XIV. Il a publié de nombreux ouvrages de référence : Louis XIV. Chronographie d’un règne, le règne de Louis XIV au jour le jour et un Dictionnaire biographique des Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790). Il vient de publier un livre très riche et détaillé sur les voyages de Louis XIV: Louis XIV, voyageur (28,00 €) chez CNRS éditions. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Maillotins, bonnets rouges, canuts et gilets jaunes...
Mar 31 2019 45 mins  
Nous sommes en 1482, dans cette France médiévale prête à entrer dans la Renaissance. Alors que le roi Louis XI est à l’agonie, le Rouennais Pierre Choinet, "médecin et astrologien" du roi écrit Le Livre des Trois Âges, destiné à son souverain. Sorte de bilan du règne, le texte vise à redonner la santé et la fierté d’une vie écoulée à un roi à l'agonie. Or, dans ce texte, une des enluminures présente un berger en train de tondre un mouton. A ses côtés un panier rempli de laine, ainsi qu’un chien hiératique portant un collier de fer. Le berger est évidemment le roi et l’enseignement est intemporel : le roi doit imposer ses sujets mais avec modération. A sa façon, Pierre Choinet anticipe le fameux mot: "Trop d’impôts tue l’impôt". Quant au panier, il symbolise le trésor royal tandis que le chien représente, lui, l’armée parce que le premier devoir d’un roi est de défendre ses sujets. Cependant, régulièrement dans notre histoire, l’imposition a suscité colères, indignations et parfois même révoltes. Storiavoce vous propose de faire une petite histoire de ces révoltes à travers les âges : des Maillotins aux Bonnets rouges (qui étaient aussi bleus), de la Fronde aux Gilets jaunes… Quelques soient leurs expressions, ces révoltes révèlent une permanence de l’histoire. Docteur en Histoire économique, Jean-Baptiste Noé nous en décrit ses ressorts. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme. Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L'Opinion, 222 pages, 18€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Panem et Circenses?
Mar 28 2019 45 mins  
Tout le monde connaît le fameux mot de Juvénal sur la satisfaction des besoins romains: Panem et Circenses. "Le peuple qui jadis octroyait des commandements, des consulats, des légions et tout le reste, ne désire ardemment aujourd'hui que deux choses : du pain et des jeux." Tout au long de ses années de recherche, Catherine Virlouvet dévoile une réalité plus complexe de la plèbe romaine en soulignant son hétérogénéité. A t'on une idée précise précise du nombre d'habitants à Rome au Ier siècle? Comment faire vivre une ville de cette taille? Quels étaient les circuits d'acheminements des denrées alimentaires et notamment du blé? Comment se conservait ces denrées et où étaient-elles entreposées? Interrogé par Christophe Dickès, Catherine Virlouvet nous ouvre les portes du quotidien des Romains. Dans une seconde partie, elle présente l'Ecole française de Rome qu'elle dirige: son histoire, son rôle scientifique, ses spécialités et ses liens institutionnels qui participent du rayonnement de la France à l'étranger. Notre invité: Élève de Claude Nicolet, Catherine Virlouvet s'est spécialisée en histoire antique et a travaillé sur les procédures de distribution du blé public à Rome de la fin de la République au Haut-Empire, ainsi que sur les famines et les émeutes. Après une carrière universitaire (Rouen, Aix-Marseille), elle a été la première femme à occuper la direction de l'Ecole française de Rome.


Benoît ou la naissance d'une civilisation?
Mar 20 2019 43 mins  
Nous ne connaissons de sa vie que ce que le pape Grégoire le Grand, qui régna au VIe siècle, a bien voulu nous transmettre. Nous avons aussi une règle écrite de 73 chapitres qui, en dépit de l’exercice littéraire, peut nous renseigner sur son existence… Pourtant, même si les sources nous apparaissent bien maigres, le personnage de Benoît de Nursie fait figure de géant dans l’histoire du Christianisme. Tant et si bien que pas moins de seize papes ont souhaité porter ce nom. Figure patriarcale, Benoît est considéré comme le fondateur du monachisme occidental : « Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. » nous disait encore récemment un pape. C’est parce qu’il rayonne jusqu’à nos jours qu’un autre pape, Paul VI, décida en 1964, d’en faire le patron de l’Europe. D'ailleurs, dans son livre sur la naissance de l’Europe au Moyen-Âge, le grand historien Jacques le Goff le place aux côtés aux côtés de Boèce, de Cassiodore, d’Isidore de Séville ou bien encore de Bède le Vénérable qu’il considère comme je cite « les fondateurs culturels du Moyen-Âge » … Mais l’histoire n’est-elle pas trop bien écrite ici ? Que savons-nous réellement de ce personnage ? Storiavoce vous propose de vous transporter à la fin du Ve siècle, dans un monde en crise, alors que l’Empire romain d’Occident vient de sombrer. Dans ce contexte, un homme va promouvoir un idéal : il s’agit de Benoît de Nursie. L'invité: Directeur de recherche au CNRS, directeur-adjoint du Laboratoire d'études sur les monothéismes, Odon Hurel est spécialiste du monachisme bénédictin. Il est notamment l'auteur de Cluny. De l'abbaye à l'ordre clunésien (2010, avec Denyse Riche), de Prières des bénédictins (2010), de Les Secrets des abbayes et des monastères (2013) et de Solesmes. Prieuré médiéval, abbaye contemporaine (2016, avec dom Thierry Barbeau). Il vient de publier une étude sur saint Benoît (Perrin, 450 pages, 23€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/



Une histoire mondiale des cours
Mar 13 2019 43 mins  
Proche de Louis XVIII, le duc de Lévis écrivait: « Un monarque sans cour est un grand arbre déraciné que le moindre coup de vent renverse ». Ecrin d’un pouvoir, reflet d’une puissance, vitrine d’un pays, une cour est une structure qui s’apprête en fonction du souverain qu’elle auréole. Elle se redéfinit et évolue sans cesse mais toujours sur les vestiges des dynasties passées et en fonction des autres cours avec lesquelles elle est en interdépendance. Si les différentes révolutions semblent avoir brisé ou du moins épuisé ces systèmes curiaux, ils ont pourtant été la réalité de bien des contrées pendant bien des époques… Storiavoce vous propose aujourd’hui, un tour du monde du faste, du luxe, du politique. Partez à la rencontre des dynasties les plus légendaires, des rois les plus fantasques, des reines les plus capricieuses et des royaumes les plus merveilleux en étudiant la cour dans sa logique mondiale à partir de l’ouvrage co-dirigé par Thierry Sarmant et Victor Battaggion : L’Histoire mondiale des Cours, de l’Antiquité à nos jours, aux éditions Perrin (448 pages, 25.00 €). L'invité: Thierry Sarmant est historien, spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur l’histoire moderne et l’histoire du patrimoine dont Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres (co-écrit avec Matthieu Stoll), Vincennes : mille ans d'histoire de France. Victor Battaggion est journaliste culturel et rédacteur en chef adjoint du magazine Historia. Il a publié entre autres : Ridicules ! Les dossiers inavoués des grands personnages de l’histoire et Les Figures du Mal. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


L'énigme des 75: survie et sauvetage des juifs de France
Mar 07 2019 45 mins  
Au mois de juillet 1942, Annette et Léa, deux jeunes filles de 12 et 14 ans sont arrêtées avec leur mère à l'occasion de la rafle du Vel d'Hiv'. Transférées dans un wagon à bestiaux au camp de Pithiviers, les enfants sont séparés de leur mère déportée à Auschwitz le 3 août 1942. Transférées à nouveau, cette fois à Drancy, les deux jeunes filles bénéficient d’une chance extraordinaire: en effet, une cousine de leur mère, assistante du commandant juif du camp, efface à plusieurs reprises leurs deux noms sur les listes de la mort. Après maintes péripéties, elles finiront par être libérées du camp et reprendront même leur scolarité en octobre 1942, à Paris. Cette histoire s’inscrit dans des milliers d’autres récits qui aboutissent à un constat : 75% des juifs ont échappé à la mort en France sous l’occupation. Ce chiffre constituait pour l’histoire comme une énigme et un mystère. Auteur de La Survie des juifs en France 1940-1944, Jacques Semelin lui donne des clés d'explication. Contrairement aux travaux de Paxton, il remet en cause l'idée d'une France antisémite en distinguant d'une part l'opinion publique touchée par la déportation des femmes et des enfants, et d'autre l'Etat français. Dans cet ouvrage aux multiples nuances, il propose de comprendre comment les juifs de France vont se débrouiller pour survivre. Comment face aux arrestations et aux lois antisémites, ces derniers se sont fondus dans la population, en jouant parfois d’une double personnalité. Enfin et surtout, comment, ils vont bénéficier d’une entraide spontanée grâce à des passeurs, des faussaires, de simples hôtes ou bien même des "anges gardiens" qui, par des petits gestes dans le quotidien ou bien des actes d'héroïsme, vont faire de la France une exception dans le dessein meurtrier du nazisme. Jacques Semelin est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Historien et psychologue, Jacques Semelin est spécialiste des génocides et des violences extrêmes. Directeur de recherche émérite au CNRS, il donne des cours à Sciences Po. Il a fondé et dirigé l’Online Encyclopedia of Mass Violence, dont il est président depuis janvier 2011. Il est membre des comités scientifiques des revues European Review of History, Journal of Genocide Research et Vingtième siècle. Il est aussi membre de l’International Association of Genocide Scholars. Il vient de publier La Survie des juifs en France 1940-1944 (CNRS Editions, 372 pages, 25€). Un livre préfacé par Serge Klarsfeld. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


La Conquête romaine: l'exemple gaulois [Académie du Professorat]
Feb 28 2019 73 mins  
Dans le cadre de son partenariat avec l’Académie du Professorat, Storiavoce met exceptionnellement en ligne l’intervention du professeur Jean-Louis Brunaux consacrée à La conquête romaine et à l’exemple gaulois. Il est interrogé par Christophe Dickès. Cette intervention dans le cadre du département histoire de l’Académie du Professorat a été enregistrée le 15 décembre 2018. L’Académie du professorat a pour vocation de créer un lien entre l’université et le monde du secondaire. Chaque intervention recoupe donc les programmes du Collège et du Lycée et s’adresse aux PROFESSEURS D'HISTOIRE. Chaque session présente une période, une thématique et ses enjeux sous le format d’un entretien avec un chercheur spécialiste (55 minutes), de questions et d’échanges (10 minutes) et de présentation de supports de cours (10 minutes). Rejoignez la prochaine session de l’Académie (programme ci-dessous) qui aura lieu à Saint-Jean-de-Passy le 23 mars prochain et qui aura pour thème l’Histoire médiévale. Pour vous inscrire, RDV sur le site de l’Académie du professorat: https://academieduprofessorat.org/ L’invité: Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d’archéologie de l’ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il est l’auteur d’une monographie consacrée à Alésia (Gallimard, 2012) et il vient de publier Vercingétorix dans la collection biographies de chez Gallimard et Les Gaulois, Vérités et Légendes (Perrin, 2019). Prochaine session le 23 mars, à Paris (XVIe arrondissement). Intervenants : Murielle GAUDE – Programme de 5e – Le pouvoir et le sacré à l’époque médiévale. – La place de la femme dans l’exercice du pouvoir – La cour royale à l’époque médiévale Sylvain GOUGUENHEIM – Nouveau programme de 2nde. – Regards sur le christianisme latin et grec – La question de la réforme grégorienne – La transmission des savoir grecs en Europe. Lydwine SCORDIA – Programme de 5e – Le pouvoir royal aux XII et XVe siècles – Apogées et crises du pouvoir des Capétiens. – L’image médiévale dans l’enseignement


Comment faire la fête... au XVIIIe siècle
Feb 25 2019 36 mins  
Un vent de révolte souffle sur cette France du XVIIIe finissant : les tensions politiques entre le pouvoir royal et les élites nobiliaires se font de plus en plus vives, la misère grandit dans la capitale, l’esprit religieux et royaliste déserte les villes… et pourtant, la fin de l’Ancien-Régime est marquée par le foisonnement des amusements et des fêtes en tous genre. La frénésie festive embrase tous les esprits et colore tous les milieux sociaux: "Dans l’Europe moderne, les fêtes récréatives ont été de tout temps le meilleur moyen de charmer la multitude comme les gens du grand monde : c’est le luxe des Etats et ce qui dénote leur splendeur ; c’est aussi ce qui contribue à la richesse des cités populeuses" nous dit Claude Fortuné Ruggieri, célèbre artificier du XVIIIe siècle. La fête comme outil et phénomène politique ? La fête comme vecteur de cohésion sociale et symbole du pouvoir ? Oui mais pas seulement… La fête au XVIIIe siècle s’inscrit dans de nouvelles perspectives. En privé, elle glisse vers le culte de l’extravagance ; les innovations techniques matérialisent la recherche de l’extraordinaire ; on célèbre le luxe et le raffinement à travers des lieux et des architectures nouvelles, tout à la fois refuges de l’interdit et vitrines de la transgression. Comment interpréter cette soif dévorante de l’amusement, cette incessante mise en scène de l’illusion, cette célébration du plaisir si ce n’est comme une peur partagée d’un avenir incertain qui se dessine au creux de la crise que traverse la société française ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Didier Masseau qui vient de publier Fêtes et folies en France à la Fin de l’Ancien Régime. L’auteur : Didier Masseau est historien moderniste, spécialiste des pratiques culturelles. Professeur des universités, il a écrit de nombreux ouvrages de référence sur les Lumières et la pensée philosophique du XVIIIème siècle (L’Invention de l’intellectuel dans l’Europe du XVIIIe siècle, Une histoire du bon goût. Son ouvrage Les Ennemis des Philosophes a reçu le Prix Biguet de l’Académie française et a ouvert de nouvelles perspectives de recherches sur un mouvement intellectuel et une époque, souvent mal appréhendés. Il vient de publier Fêtes et folies en France à la Fin de l’Ancien Régime (CNRS Editions, 304 pages, 24€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Tardieu, entre Clemenceau, Poincaré... et De Gaulle
Feb 21 2019 46 mins  
Nous commémorons cette année un des traités les plus importants de l’histoire diplomatique française, le Traité de Versailles. Cent ans après les négociations de paix qui mirent fin à la Grande Guerre, le fameux texte pourtant, a du mal à être entendu. Il bénéficie cependant d’une certaine réhabilitation… L’historien Georges-Henri Soutou, grand spécialiste des relations que l’on a reçu à ce micro à plusieurs reprises dit du traité : « La paix écrit il aurait pu être meilleure, elle aurait aussi pu être pire, et elle n’aurait pas pu être radicalement différente sur l’essentiel. » Or cet essentiel, fut le travail d’une équipe. Tout le monde connaît le rôle de Clemenceau dans l’affaire, beaucoup moins celui d’André Tardieu. Storiavoce vous propose de découvrir un homme oublié parce que peut-être incompris. Qui fut André Tardieu, un des hommes les plus brillants de sa génération? Quel rôle joua t’il auprès du Tigre mais aussi de celui qui sauva la France de la faillite, Raymond Poincaré ? Surtout, quelle fut la réalité de cette personnalité qui, à plusieurs reprises, préféra renoncer à un maroquin, et nous apparaît à posteriori comme bien éloigné de la médiocrité politique des années 30… Maxime Tandonnet répond aux questions de Christophe Dickès. L'invité: Haut fonctionnaire, Maxime Tandonnet est l’auteur de nombreux ouvrages historiques et d’actualité, dont Une Histoire des Présidents de la République (2013), 1940 : un autre 11 Novembre (2009) et Les Parias de la République (2017). Il vient de publier aux éditions Perrin: André Tardieu L'incompris (400 pages, 23.50€). Les éditions ont réédité parallèlement le livre d'André Tardieu, La Paix, présenté par le professeur G. H. Soutou. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Nos révolutions françaises: d'Etienne Marcel à Mai 68.
Feb 18 2019 27 mins  
Historien, Gaël Nofri présente une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la place de la Révolution dans l'Histoire de France. Dans ce troisième et dernier volet, il évoque les "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes: - Qui était Etienne Marcel? Peut-on lire cette révolution avec la grille du XIXe siècle ? - Quelle fut la nature des Etats généraux à l'époque médiévale? Etienne Marcel était-il un réactionnaire? - On retrouve cette volonté de retour aux bons usages dans la révolte de Caboche quelques décennies plus tard... d’où vient l’expression de Caboche ? - Peut-on parler de terreur à cette époque? - 1789, 1830, 1848, 1870… n’est-ce pas ici pour reprendre la thèse de François Furet qui lui-même s’inspirait de Tocqueville : une seule et même révolution ? - Le XIXe siècle n'est-il pas un siècle qui se recherche, qui tente, qui essaie, oscillant entre mythes, idéalismes et réalités? - Paradoxalement, c’est en 1870 que la Révolution se pose la question de l’Etat dont elle se méfie… Le système révolutionnaire de la Commune, la Révolution pour la Révolution apparaissent… Pourtant, les années 70 permettent une stabilisation de la République ? - Pourquoi avoir mis le 6 février 1934 comme une révolution ? N’est-ce pas un coup d’Etat éphémère ? - Pourquoi ne pas avoir retenu le régime du Maréchal Pétain qui se qualifie lui-même de Révolution nationale? L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Élu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Symbolisme animalier, pouvoir & autres caricatures des papes
Feb 14 2019 45 mins  
Nous sommes au IVe siècle. A cette époque, le pape Sylvestre vient de guérir l’empereur Constantin de la lèpre. Converti, Constantin refusa désormais de sacrifier au dragon. En effet, aux calendes de chaque mois, des Vestales descendaient au temple de Vesta sur le Forum afin d’offrir au monstre de la farine de céréales. Inquiets, les prêtres païens ainsi que le préfet de Rome mirent au défi le pape Sylvestre : en effet, ils lui demandèrent de convaincre le dragon qui, chaque jour et pour se venger, dévorait près de trois cents innocents… Le pape ne se déroba pas. Il répondit à ce défi. Il partit à la rencontre du fameux dragon et lui demanda d’interrompre son dessein mortifère, ce qui permit finalement la conversion des païens. Qu’ils soient légendaires ou vecteurs d’un symbole, objet de curiosité ou tout simplement utiles, les animaux peuplent l’histoire de la papauté médiévale : Colombe, brebis, agneaux, dragons et basilics, ânes et chevaux, lions et griffons… Chaque animal possède une voire plusieurs caractéristiques d’une époque à l’autre. Qu’ils soient sur les frontons des monuments, ou bien sur le blason des élus, voire sur des caricatures, chaque animal porte en lui un message qui parvient jusqu’à nous. Storiavoce vous propose de partir à leur découverte et d’ouvrir le bestiaire des papes avec Agostino Paravicini Bagliani qui est interrogé par Christophe Dickès. L"invité: Agostino Paravicini Bagliani est professeur honoraire de l’Université de Lausanne, membre associé étranger de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et président de la Sismel (Florence), où il dirige la revue "Micrologus. Nature, Sciences and Medieval Societies". Parmi ses ouvrages : La Cour des papes au XIIIe siècle (1995) ; Le Corps du pape (1997) ; Le Speculum astronomiae, une énigme ? Une enquête sur les manuscrits (2001) ; Boniface VIII. Un pape hérétique ? (2003). Il vient de publier aux belles lettres Le bestiaire du pape. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Qu'est-ce qu'une révolution?
Feb 11 2019 23 mins  
Historien, Gaël Nofri présente une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée aux "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Dans ce deuxième volet, il définit la nature de la révolution. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes: - Le mot de révolution possède un sens scientifique. Ce sens peut-il être appliqué au domaine politique ? - La révolution est-elle un retour en arrière vers un âge d’or idéalisé ou une tabula rasa ? - Quand commence t’on à considérer la révolution comme la volonté de créer ex-nihilo ? - Deux lectures semblent être faites de la Révolution : la classique et la moderne. Existe-t-il une troisième voie ? -Dans l’histoire, y a t’il davantage de points de convergences entre les différentes révolutions que de points de divergences ? - La place des minorités est-elle au centre des révolutions ? N’est-ce pas là le machiavélisme des révolutions : de faire croire qu’elles sont voulues par une majorité alors qu’elles ne sont conduites que par des minorités ? - Les révolutions sont-elles idéalistes ? - Une révolution pour se terminer doit-elle être systématiquement confisquée ? - Faut-il distinguer l’instant révolutionnaire du système révolutionnaire ? - Quels sont les critères permettant de dire qu’une révolution est réussie ? L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Élu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Les coulisses de Versailles
Feb 07 2019 45 mins  
Avec ses 7 millions de visiteurs par an, Versailles est l’un des sites les plus fréquentés au monde. Véritable emblème de la monarchie et de l’histoire de France d’avant la Révolution, c’est aussi un lieu qui regorge de mystères et d’intrigues. Charles Perrault l’évoquait ainsi: « Ce n’est pas un palais, c’est une ville entière. / Superbe en sa grandeur, superbe en sa matière». Témoin de plus de cent ans de règne, vitrine du rayonnement de la monarchie française et refuge des plus secrètes affaires du gouvernement royal, Versailles est sans doute le château qui a le plus interrogé les historiens. Était-il véritablement un modèle pour les autres châteaux européens ? Constituait-il un chantier permanent ? Qui avait le droit d’habiter ce palais pharaonique? Existe-il des passages secrets à Versailles ? Le château était-il chauffé? Comment se nourrissaient les souverains ? Versailles se visitait-il au temps des rois ? Pour répondre à toutes ces questions, Mari-Gwenn Carichon reçoit l’historien Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles. L'invité: Docteur en histoire moderne et ingénieur de recherche, Mathieu da Vinha est directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur Louis XIV et Versailles: Le Versailles de Louis XIV : Le fonctionnement d'une résidence royale au XVIIe siècle; Au service du roi. Dans les coulisses de Versailles (Tallandier); Alexandre Bontemps, Premier valet de chambre de Louis XIV. Il a également co-dirigé un Dictionnaire sur le sujet avec Raphaël Masson. Il a publié en novembre dernier : Vivre à la cour de Versailles en 100 questions (352 pages, 15,90€).

Peut-on faire une théorie des révolutions françaises
Feb 04 2019 23 mins  
Historien, Gaël Nofri entame une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrées aux "révolutions françaises" d'Etienne Marcel à Mai 68. Dans ce premier volet, il répond à la question : "Peut-on faire une théorie des révolutions françaises". Il est interrogé par Christophe Dickès. - En quoi la révolution fait-elle partie de "notre patrimoine français" ? - La France a-t-elle pour autant le monopole de la Révolution ? - Quelle différence doit-on faire entre révolution et révolte ? - La Révolution défend-elle aussi des intérêts privés ? - Il n'y a pas de révolution sans Etat… Peut on aussi affirmer qu’il n’y a pas de révolutions sans Etat fort ? Ou qu’au contraire, c’est parce que les Etats ont été faibles qu’ils se sont laissés dépasser par une révolution ? - Quand a lieu la première "révolution française" ? Et la dernière ? - La Révolution exige t'elle un transfert de souveraineté, plus qu’un changement politique ? - Le terme de "révolutions" doit-il être mis au pluriel ? - Existe t'il un lien entre réforme et révolution? - Les révolutions se font-elles inévitablement dans la violence ? - Paris joue t'elle un rôle central dans les révolutions ? L'invité: Gaël Nofri est historien. Auteur d'un Napoléon, visionnaire de l'Europe (Edition François-Xavier de Guibert, 2010), il vient de oublier Une histoire des Révolutions en France aux Editions du Cerf, (465 pages, 29€). Elu de la ville de Nice, il mène par ailleurs une action politique. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Intimités & passions royales
Jan 30 2019 49 mins  
Le diable, dit on se cache dans les détails. L’histoire a d’ailleurs parfois basculé sur ces petits détails. Il faut ainsi leur porter une attention toute particulière : bien des détails peuvent nous sembler anecdotiques mais ils sont le plus souvent révélateurs d’une époque, d’un moment décisif de l’Histoire ou d’une personnalité. Il en est ainsi des passions que cultivaient les rois et les reines. Storiavoce vous propose de vous plonger dans l’intimité des hommes et des femmes d’Etat qui jalonnent notre histoire. Nulle question ici d’évoquer les maîtresses royales, les spéculations amoureuses et autre fils cachés, mais bien leur passion et donc leur goût personnels. Nous cultivons tous une passion qui se révèle parfois avec le temps comme une véritable science. Les rois et les reines cultivaient aussi leurs préférences dans leur quotidien. Mais, une personnalité royale ne s’appartient pas ou plus. En effet, en devenant roi ou reine, on abandonne sa propre vie, son propre moi : la charge doit prendre le pas sur la personnalité selon la fameuse théorie du corps du roi. C’est pour cette raison que la frontière entre l’intime et la vie publique reste ténue. Les passions personnelles n’y changent rien : elles éclairent bien au contraire la personnalité, l'intelligence, les intérêts et parfois même la politique. Elles nous offrent tout simplement des clefs de compréhension des hommes. L'invitée: Marie Petitot travaille dans la communication culturelle. Férue d’histoire, elle anime le blog Plume d’histoire qui rassemble une large communauté. Elle est également chroniqueuse dans les revues Napoléon Ier, Napoléon III et Château de Versailles. Âgée de 25 ans, elle publie ici son premier ouvrage: Royales passions (Tallandier, 320 pages, 18.90€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


La véritable histoire du radeau de la Méduse
Jan 23 2019 43 mins  
« Il peignit le naufrage de la France, ce radeau sans espoir, où elle flottait ; faisant signe aux vagues, au vide, ne voyant nul secours… c’est la France elle-même c’est notre société tout entière qu’il embarqua sur ce radeau de la méduse… image si cruellement vraie que l’orignal refusa de la reconnaitre » Nous connaissons tous le célèbre tableau du peintre Géricault mais connaissons-nous vraiment la tragédie qui a inspiré cette œuvre colossale ? C’est l’histoire d’un drame effroyable qui signe l’échec d’une expédition militaire. L’œuvre de Géricault , présentée au Salon le 25 août 1819, se situe au croisement du scandale esthétique et politique. La critique est divisée, mais le tableau fait grand bruit. Il raconte les suites du naufrage de la frégate : La Méduse, survenue trois ans auparavant, le 2 juillet 1816. A ce naufrage, survit un radeau, qui va se perdre sur les flots pendant plusieurs jours, trimbalant les rescapés de la frégate entre la mort et la folie. Storiavoce vous emmène à l’envers du tableau avec Dominique Le Brun, spécialiste de l’histoire de la Marine. Il est interrogé par Maru-Gwen Caricgon. L'invité: Dominique Le Brun est journaliste historique et spécialiste de l’univers maritime. Il est lui-même navigateur depuis sa tendre enfance et membre des écrivains de la Marine. Dominique Le Brun a écrit de très nombreux ouvrages de références (roman, essai, albums…) sur l’histoire de la navigation et l’espace marin. Il vient de publier : La Méduse, les dessous d’un naufrage dans lequel il donne la parole à six survivants de ce célèbre drame. ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Innocent III: l'apogée de la monarchie pontificale
Jan 21 2019 19 mins  
Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce troisième et dernier volet est consacré à la personnalité incontournable qu'était Innocent III. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes: - Pourquoi avoir choisi Innocent III, qui n’est sans doute pas le personnage le plus célèbre du Moyen Âge, ni même de l’histoire de l’Église, pour un large public ? - Que dire de son parcours? - Quelle conception se fait-il de son pouvoir et de sa mission, une fois élu pape ? - Mais de quel œil les États séculiers ont-ils perçu l’affirmation de ce pouvoir ? Et plus largement quels furent les rapports d’Innocent III avec les souverains de l’époque ? - On ne peut être que frappés par la « modernité » de son gouvernement. Dans quelle mesure est-il l’inventeur d’un État et d’une administration particulièrement sophistiqués ? - Innocent III est aussi le contemporain, et même le grand orchestrateur du plus grand concile du Moyen Âge, à savoir celui de Latran IV (qui a lieu en 1215, peu de temps avant sa mort). Dans quelle mesure ce concile a-t-il littéralement transformé la société médiévale ? Et pouvez-vous revenir sur l’œuvre plus proprement religieuse et pastorale d’Innocent III ? - Qu’a-t-il laissé, voire légué, à un pape comme Boniface VIII (1294-1303), lui aussi connu pour ses élans théocratiques ? Et au-delà, son modèle de pouvoir n’a-t-il pas été remis en cause à la fin du Moyen Âge? L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Du haut de ces pyramides...
Jan 16 2019 46 mins  
Au mois de mai 1798, Napoléon Bonaparte s'engage dans une expédition qui participera de sa légende. En effet, la campagne d'Egypte porte avec elle un mythe qui fascine: les noms des Pyramides, du Mont Thabor ou d'Aboukir raisonnent dans l'imaginaire d'un public séduit autant par l'histoire -celle des Pharaons ou celle d'Alexandre- que par les charmes de l'Orient. Campagne militaire, mais aussi expédition scientifique, la présence française sur cette terre inconnue reste pourtant un échec. Pourquoi la France de la Révolution française s'est-elle engagée si loin de l'Europe? Comment la population arabo-musulmane va t'elle accueillir ces hommes et ces femmes. Quelles furent les grandes heures de cette campagne mais aussi ses heures sombres? Auteur de La Campagne d'Egypte, Jacques-Olivier Boudon répond à Christophe Dickès. L’invité: Jacques-Olivier Boudon, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, est professeur à Sorbonne Université, président de l’Institut Napoléon et directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan. Il a publié une trentaine d’ouvrages essentiellement consacrés à l’histoire napoléonienne et à l’histoire du XIXe siècle dont chez Belin Les Naufragés de la Méduse (2016) et Le plancher de Joachim. L’histoire retrouvée d’un village français (2017). Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce deuxième volet est consacré à la réforme grégorienne. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes: - Qu’est-ce que la Réforme grégorienne, quand intervient-elle et pourquoi mettre une majuscule au mot « Réforme » ? - D’où vient cette Réforme ? Quelles en sont les raisons, contextuelles, mais aussi plus structurelles ? Et quels en sont les inspirateurs ? - Cette Réforme a-t-elle rencontré des oppositions, de la part de l’empereur notamment ? Et que nous dit-elle du rôle politique de l’Église à cette époque ? - Peut-on aller jusqu’à dire qu’elle est le moment de l’instauration d’une « théocratie » pontificale à l’échelle de la Chrétienté ? - Cette Réforme n’est-elle qu’une réforme de la tête de l’Église, in capite comme on le dit à l’époque ? Ses effets se sont-ils faits sentir à d’autres échelles ou d’autres niveaux ? - Comment ont évolué les rapports entre le clergé et les fidèles suite à cette réforme ? L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Quand l'Eglise fit sa révolution au Moyen-Âge
Jan 13 2019 21 mins  
Dans une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l’Eglise à l’époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce deuxième volet est consacré à la réforme grégorienne. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes: - Qu’est-ce que la Réforme grégorienne, quand intervient-elle et pourquoi mettre une majuscule au mot « Réforme » ? - D’où vient cette Réforme ? Quelles en sont les raisons, contextuelles, mais aussi plus structurelles ? Et quels en sont les inspirateurs ? - Cette Réforme a-t-elle rencontré des oppositions, de la part de l’empereur notamment ? Et que nous dit-elle du rôle politique de l’Église à cette époque ? - Peut-on aller jusqu’à dire qu’elle est le moment de l’instauration d’une « théocratie » pontificale à l’échelle de la Chrétienté ? - Cette Réforme n’est-elle qu’une réforme de la tête de l’Église, in capite comme on le dit à l’époque ? Ses effets se sont-ils faits sentir à d’autres échelles ou d’autres niveaux ? - Comment ont évolué les rapports entre le clergé et les fidèles suite à cette réforme ? L’invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Pouvoir des Rois vs. Pouvoir des Papes.
Jan 07 2019 21 mins  
Dans une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire], Arnaud Fossier présente la réalité du pouvoir des papes et de l'Eglise à l'époque médiévale, notamment dans ses rapports avec le pouvoir séculier et donc le pouvoir des rois. Ce premier volet est consacré à la définition même de ce pouvoir. Arnaud Fossier, interrogé par Christophe Dickès, répond aux questions suivantes: - L’Église dispose-t-elle d’un pouvoir ou exerce-t-elle un pouvoir et si oui, de quelle nature est ce dernier ? - De nombreuses doctrines du pouvoir ont ensuite vu le jour au Moyen Âge, parmi lesquelles celle du pape Gélase qui, dès le Ve siècle, distingue l’« autorité des pontifes » du « pouvoir des rois ». Que veut-il dire et quelle a été la fortune de cette distinction ? - Comment les conflits entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel se sont-ils manifestés, et parfois résolus ? Quels cas sont emblématiques du conflit entre l’Église et les États alors en formation ? - Que veut dire cette distinction entre spirituel et temporel ? Et peut-on parler d’une séparation avant l’heure de l’Église et de l’État ? - Comment définir la théocratie pontificale? S’agit-il d’un idéal ou d’une réalité ? - Le « pouvoir » de l’Église ne reposait-il pas sur sa capacité et sa légitimité à donner les sacrements ? L'invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l'Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


"Punir les ennemis du peuple!"
Jan 03 2019 40 mins  
Il est une figure qui inspire l’effroi et qui incarne à lui-seul l’horreur et le paradoxe de la Terreur. Ce personnage, c’est Danton. S’il a été une des têtes du processus révolutionnaire à Paris, il en a aussi été la victime. Figure majeure de la Révolution française, il a inspiré le Tribunal révolutionnaire qui a fini par le condamner. Au sujet de cet appareil judiciaire, il a eu cette phrase terrifiante : « Les ennemis de la liberté lèvent un front audacieux ; partout confondus, ils sont partout provocateurs... Arrachez-les vous-mêmes à la vengeance populaire, l'humanité vous l'ordonne! Soyons terrible pour dispenser le peuple de l’être! » Pour cette raison, les chefs révolutionnaires dotent leur gouvernement d’une légitimité judiciaire, le 10 mars 1793, en créant le Tribunal révolutionnaire. S’appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, Antoine Boulant, qui lui consacre une étude, renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire. Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, il offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d’une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789). Il vient de publier une synthèse claire et précise sur le Tribunal révolutionnaire de Paris, aux éditions Perrin : Le Tribunal révolutionnaire, punir les ennemis du peuple (300 pages, 23€). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Les Évangiles au risque de l'Histoire
Dec 23 2018 48 mins  
Régulièrement, dans la tradition du XIXe siècle, l'historicité des Évangiles est remise en cause par des sceptiques ou des idéologues. En donnant à Jésus, son personnage central, une dimension purement mythologique, le très médiatique Michel Onfray est le dernier en date a avoir porté cette thèse dans son livre Décadence, sans avoir les compétences ni d'un bibliste, d'un exégète ou d'un historien. Or, la science historique et archéologique progresse chaque jour et révèle au contraire que ces textes décrivent sans contradiction la société palestinienne du Ier siècle. Ouvrage de foi, le Nouveau Testament composé des Évangiles, des Actes des apôtres et de plusieurs lettres n'en reste pas moins une compilation de textes essentiels dans la compréhension du Ier siècle de notre ère. Que dit l'histoire de ces textes ? Sont-ils cohérents ? Que nous apprennent-ils du contexte de l'époque et est-ce compatible avec ce que la science nous en dit désormais ? À travers un parcours historique et archéologique, l'archéologue Bruno Bioul rend accessible ces découvertes dans un tableau d'ensemble qui donnent aux Évangiles une cohérence insoupçonnée. L'invité: Bruno Bioul est historien et archéologue professionnel, diplômé de l'université catholique de Louvain. Il est chargé d'enseignement à l'université de Bourgogne, rédacteur en chef de la revue d'archéologie et d'histoire Archéothéma, auteur d'un livre sur les manuscrits de Qumran, Il a choisi de vulgariser au mieux les innombrables découvertes que les sciences historiques nous dévoilent. Il est l'auteur du livre Les Évangiles au risque de l'Histoire (Artège, 432 pages, 21,90€).

Qu'est-ce qu'une nation?
Dec 20 2018 44 mins  
Le concept de nation remonte à l'époque médiévale mais il possèdait à l'poque un sens différent du nôtre. Ensuite, tout au long des temps modernes, le terme évolue au gré de la construction des idées politiques et sous l'effet conjugué de la monarchie absolue, des Lumières puis de la Révolution française jusqu'au second Empire. Le 11 mars 1882, Ernest Renan prononce en Sorbonne une conférence marquant l'histoire des idées politiques : «Qu’est-ce qu’une nation ?». Il la définit à la fois comme « une âme, un principe spirituel », « un riche legs de souvenirs », et comme « le désir de vivre ensemble », « un plébiscite de tous les jours ». Il en fait un organisme vivant et mortel. Cette conférence s'inscrit dans un contexte particulier: celui de la défaite allemande et de la naissance de la Troisième République. Plus d'un siècle après, cette définition rénanienne est battue en brèche par une conception supra-nationale de l'Europe mais aussi par les communautarismes qui minent la notion d'unité nationale telle qu'elle a été définie par le grand penseur du XIXe siècle. Storiavoce vous propose de mieux comprendre l'idée de nation à travers les siècles avec l'historien Eric Anceau qui a dirigé avec Henri Temple un ouvrage collectif intitulé: Qu'est-ce qu'une nation en Europe?. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Il vient de publier avec Henri Temple Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€). Avec les contributions de Pascal Cauchy, Hélène Dewaele Valderrabano, Jean-Pierre Doumenge, Olivier Gohin, Silvia Marton, Jacques Sapir, Pierre-André Taguieff, Françoise Thom, Robert Tombs et Jean-Claude Werrebrouck.

Quand l'imprimerie bouleversa le monde
Dec 17 2018 21 mins  
Mouvement intellectuel majeur de l’histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce dernier volet la révolution de l'imprimerie. Elle répond aux questions suivantes: - En quoi l’apparition de l’imprimerie en Europe au milieu du XVe siècle bouleverse-t-elle le monde des lettres ? - Quels ont été les premiers grands centres de l’imprimerie et les premiers grands imprimeurs ? - Pourquoi Alde Manuce est-il célèbre au point qu’Erasme ait souhaité lui rendre visite ? - L’Angleterre ne possède donc pas de grands centres d’imprimerie : comment circulaient les livres ? - Quels sont les publics visés et les matières de prédilection de cette production imprimée ? - Quels furent les premiers grands phénomènes médiatiques du XVIe engendrés par l’imprimé ? - Cette production imprimée, qui constitue un pouvoir qui peut être inquiétant pour les autorités établies, a-t-elle donné lieu à des tentatives de régulation, de contrôle de la part des autorités qui se sentaient menacées? L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française. Elle avait déjà évoqué Erasme, personnage incontournable, dans une précédente émission.


La Bretagne, une histoire mondiale
Dec 13 2018 45 mins  
C'est l'histoire d'une région française dont la renommée dépasse les frontières nationales. C'est l'histoire d'un peuple venu d'ailleurs, d’une religion faite de mythes et de légendes, d'une langue qui fascine et qui se chante... La Bretagne est une énigme et un mystère pour ceux qui veulent la découvrir, mais c'est aussi et surtout une histoire réelle et une aventure vécue. Pourquoi les Bonnets rouges ? Et pourquoi en Bretagne ? Qui est réellement la duchesse Anne ? Peut-on parler d’une identité bretonne ? La Bretagne en France :est-elle synonyme d'un destin malheureux ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Joël Cornette pour nous présenter une région aux multiples facettes et nous initier à une histoire qui a l’allure d’une épopée mondiale. L’invité : Joël Cornette (https://www.franceculture.fr/personne/joel-cornette) est historien moderniste, reconnu pour ses travaux et publications sur la France de l'Ancien Régime. Il est surtout LE spécialiste de la Bretagne. En 2015 son Histoire de la Bretagne et des Bretons a reçu le Grand prix d'histoire de l'Académie française. Il vient de publier un ouvrage collectif aux éditions Tallandier : La Bretagne, une aventure mondiale. Dans cet ouvrage collectif, de brillants chercheurs (Olivier Chaline, Jean Kerhervé, Christian Bougeard, Roger Dupuy, Jean-Clément Martin, Éva Guillorel, et la« Bretonne et républicaine » Mona Ozouf), mais aussi Donatien Laurent, ethnologue en quête des traditions orales, sont ici réunis pour nous faire découvrir et partager les secrets d'un territoire original et nous aider à comprendre l'irréductible et forte personnalité de cette singulière Armorique.

Thomas More, au delà d'Utopia
Dec 10 2018 21 mins  
Mouvement intellectuel majeur de l’histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d’Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce deuxième volet la figure de Thomas More. Personnage le plus souvent “réduit” à son martyr et à son ouvrage Utopia, qui était véritablement le conseiller d’Henri VIII?. Interrogée par Christophe Dickès, Marie Barral-Baron répond aux questions suivantes: - Qui était Thomas More ? - Quelle a été sa contribution à la pensée humaniste ? - On sait qu’il fut très proche d’Erasme. Qu’est ce qui rapprochait et éloignait les deux hommes ? - Quelle fut sa réaction par rapport à la Réforme ? - Dans le contexte religieux très particulier de l’Angleterre, comment a-t-il réagi à la rupture d’Henri VIII avec le pape ? - Pourquoi sa mort a-t-elle donné naissance à une légende ? - Pourquoi la figure de More a-t-elle été récupérée par les marxistes? L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française.

Figures de la Bible
Dec 06 2018 45 mins  
Best-seller intemporel, source inépuisable d’inspiration des arts, tableau poétique souverain, texte le plus commenté au monde, référent et légitimité intellectuels et spirituels majeurs des religions et des sociétés, roman du mystère, poésie des révélations... à la fois chantée et récitée, peinte et imaginée, étudiée et contemplée, la Bible est une galerie de portraits dans laquelle tout homme est à la fois créateur et admirateur. Elle se veut comme la plus universelle histoire du monde. Elle a pour objet Dieu et les hommes, elle est l’histoire d’une symbiose. Par l’étroite union d’une horizontalité : les rapports des hommes entre eux, et d’une verticalité : le lien tissé de Dieu et des hommes, la Bible est comme un roman aux multiples rebondissements et aux personnages pluriels. Raconter 20 figures majeures de l’Ancien et du Nouveau Testament, pour donner l’envie au lecteur de se plonger à nouveau dans le plus grand catéchisme du monde : le pari qu’ont fait Marie Noëlle Thabut et Jean Marie Guénois en publiant un ouvrage co-écrit : Les Grandes figures de la bible, aux Editions Tallandier (https://www.tallandier.com/livre/les-grandes-figures-de-la-bible/). Marie-Noëlle Thabut est interrogée par Mari-Gwenn Carichon. L'invitée: Marie-Noëlle Thabut est bibliste, professeur d'hébreu. Elle travaille pour KTOTV et Radio Notre-Dame. Elle est l'auteur notamment de la série L'intelligence des Ecritures (Artège) et de Aux sources de l'Eglise, lecture des Actes des apôtres (Salvator, 2015). Elle vient de diriger avec Jean-Marie Guénois Les Grandes Figures de la Bible, une co-édition du Figaro et des éditions Tallandier (352 pages, 21€). ____________________________________ Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La République des Lettres ou le rêve d'un nouvel âge d'or
Dec 04 2018 19 mins  
Mouvement intellectuel majeur de l'histoire de la Renaissance, la République des Lettres constitue une nouvelle série de nos [Cours d'Histoire]. Marie Barral-Baron évoque dans ce premier volet la naissance du mouvement et ses figures principales. Elle avait déjà évoqué la figure incontournable d'Erasme dans une précédente émission. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes: - Qu’appelle-t-on la République des Lettres ? - Est-ce que les sources permettent de dater son apparition ? - Quels sont les personnages-clés, les nœuds de ce réseau qui structurent cette République des Lettres ? -Est-ce que ces humanistes qui s’écrivent se connaissent et se sont déjà rencontrés ? - Comment cette République des Lettres fonctionne-t-elle concrètement ? Comment font ces intellectuels pour s’adresser autant de lettres et d’objets ? - Est-ce que ce groupe de lettrés était suffisamment cohérent pour poursuivre des objectifs communs ? Quels étaient-ils ? - Au delà du XVIe siècle, cette République des lettres a-t-elle des prolongements ? L’invitée : Spécialiste du XVIe siècle, Marie Barral-Baron est maître de conférence en histoire moderne à l’université de Franche-Comté. Elle a consacré sa thèse à Érasme en mettant en lumière le drame qui marque toute la fin de sa vie. L’humaniste rêvait d’un nouvel âge d’or chrétien, grâce à la redécouverte des sources vives de l’Écriture. Mais l’Europe se déchire avec la Réforme protestante. Voilà ce que raconte L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, paru chez Droz en 2014, qui a reçu le Prix Mgr Marcel de l’Académie Française. ------------------------------------- Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La Grande Tueuse
Nov 29 2018 48 mins  
Elle a fait plus de morts que la Grande Guerre et peut être même la Deuxième Guerre mondiale réunies. Plus de 500 millions d’êtres humains en furent infectés. C'est pourquoi il s’agit sûrement de la plus grande pandémie que l’Histoire de l’humanité ait connu. Elle fut d’autant plus surprenante qu’elle a été circonscrite dans le temps, la fin de l’année 1918 et le début de l'année 1919. Pourtant, on ne l’évoque pas ou peu dans les livres d’Histoire. Certes, elle est présente dans notre culture générale mais elle ne s’inscrit pas vraiment dans notre mémoire collective comme les grands événements du XXe siècle. Nous ne savons pas trop au fond de quoi nous parlons. Une fois n’est pas coutume, Storiavoce vous propose une émission consacrée à un virus, la fameuse grippe espagnole! Pourquoi d’ailleurs l’avoir qualifié comme telle alors qu’elle toucha L’Alaska et la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud mais aussi la France et donc l’Espagne? Qui fut touché par le virus? Comment la médecine a-t'elle fait face?Enfin, quelles furent les conséquences politiques de ce fléau? Laura Spinney répond à toutes ces questions. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L'invité: Journaliste, scientifique et romancière, Laura Spinney collabore à de nombreuses revues scientifiques. Elle a notamment publié de nombreux articles dans National Geographic, Nature, The Economist et le Daily Telegraph. ________________________________________________ Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


De la Grèce au classicisme: l'esthétisme chez Maurras.
Nov 26 2018 34 mins  
Admiré par Proust, Malraux, Gide ou encore Apollinaire, l'oeuvre de Charles Maurras est généralement réduite à sa part antisémite. Pourtant, il existe un kaléidoscope Maurras, "des polémiques les plus ignobles aux méditations les plus élevées" (J. L. Barré). Toujours commentée, très rarement lue, son oeuvre vient d'être en partie rééditée dans la collection Bouquins (Robert Laffont). Directeur du projet, Martin Motte, interrogé par Christophe Dickès, présente ici un Maurras peu connu: celui qui, amoureux de l'universalisme grec, développa un esthétisme fait de classicisme dont les racines se forment au pied de l'Acropole. On découvre ainsi un personnage aux multiples facettes: poète métaphysique, philosophe de la relation amoureuse, régionaliste porteur de la nation... L'invité: Martin Motte est directeur d’études à la Section des Sciences historiques et philologiques de l’École pratique des Hautes Études. Spécialiste de géopolitique et de stratégie, il a notamment publié avec Olivier Zajec et Jérôme de Lespinois un manuel de Stratégie: La Mesure de la Force (Tallandier). En 2008, avec le professeur Georges-Henri Soutou, il a dirigé le colloque consacré à la politique étrangère chez Maurras: Entre la vieille Europe et la seule France (Economica, 2009). Il vient de rééditer une partie de l'oeuvre de Maurras dans la collection Bouquins des éditions Robert Laffont sous le titre Charles Maurras: l'avenir de l'intelligence et autres textes (1280 pages, 32€). Un ouvrage préfacé par J. C. Buisson. _____________________________ Soutenez Storiavoce: https://storiavoce.com/soutenez-storiavoce-en-faisant-un-don/ Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Heure et malheur d'une famille juive européenne
Nov 22 2018 41 mins  
Parce que la modernité contemporaine a permis de voyager plus rapidement et de s’installer facilement dans une ville étrangère, il est d’usage de considérer le cosmopolitisme comme un fait spécifique de notre époque. C’est pourtant oublier, qu’à travers les siècles de l’histoire européenne, la noblesse voyageait bien plus qu’on ne le croit. La noblesse n’était pas sédentaire: elle savait s’accommoder des mœurs nationales variés et de tous les pays… Storiavoce vous propose de partir à la découverte d’une de ces grandes familles qui vécut entre Paris et Saint-Pétersbourg. Cette famille a un nom: il s’agit de la grande dynastie russe des barons de Günzburg qui, dans l’Europe des XIXe et XXe siècles, a tenu une place considérable tant d’un point de vue économique que philanthropique, mais aussi artistique et politique dans un empire russe qui, pourtant, ne reconnaissait pas l'égalité des droits. Une famille hétérogène mêlant à la fois rabbin, propriétaire et savant, banquier et aventurier, peintre et même impressario… Historienne, Lorraine de Meaux nous emmène à la découverte de cette dynastie dont le destin se conjugua avec la "grande" Histoire, entre fortune et tragédie, félicité et haine antisémite. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L'invitée: Agrégée et docteur en histoire, Lorraine de Meaux est spécialiste de la Russie. Elle a notamment publié La Russie et la tentation de l'Orient (Fayard, 2010) et comme maître d'ouvrage : Saint-Pétersbourg, Histoire Promenades Anthologie Dictionnaire, (Robert Laffont, « Bouquins », 2003) ; Intelligentsia. Archives inédites du XXe siècle, (avec Véronique Jobert), (Beaux-Arts Editions, 2012) ; et récemment, avec Patrice Gueniffey,Les couples illustres de l’histoire de France, (Perrin-Figaro Histoire), 2017. Elle est enfin l'auteur de Une grande famille russe: les Günzburg, Paris-Saint-Petersbourg XIXe-XXe sc, (Perrin, 400 pages, 27€).

Saint-Simon: une oeuvre pour notre temps?
Nov 19 2018 28 mins  
En ce 22 mai 1825, un cortège funéraire se dirige vers le cimetière du père Lachaise de l'est parisien. L'intimité du convoi laisse difficilement imaginer que l'homme qui vient de s'éteindre illuminera de sa pensée, tout le XIXème siècle français. Olindes Rodriguès, Auguste Comte, Augustin Thierry, Prosper Enfantin entourent le cortège. Ce sont eux qui vont développer la notoriété de leur ami. Le crépuscule de la vie du comte Henri Claude de Saint-Simon entraîne l'aurore et le rayonnement de ses idées, mais également la mise en pratique des méthodes sociales et industrielles issues de ses réflexions. Cette école de pensée sera nommée le Saint-Simonisme. Moins de cent ans plus tard, un peintre belge, Charles Houry, imagine les derniers instants de saint-Simon, comme un triomphe: Saint-Simon est un maître pour l'élite de son temps et... pour toute sa société? Au même moment, Sébastien Charléty, un célèbre historien, membre de l'Institut, président de la Commission supérieure des archives nationales estime suffisamment le cours de ces idées pour en écrire l'histoire. Nous sommes en 1896. Le comte Henri Claude de Saint-Simon, né en 1760, cousin du mémorialiste de la cour de Louis XIV, penseur, économiste, philosophe est bien moins connu de son temps que post mortem. Aujourd'hui, on n'évoque peu Saint-Simon. Un fou? Un exalté? L'idole spirituelle d'un mouvement qui lui échappe ? L'inventeur du socialisme? Et pourtant Saint-Simon est plus qu'un théoricien soutenu et prêché par un collectif d'amis. Il est à l'origine d'une philosophie, le germe d'une conception de la société et du politique, d'une école de pensée. Jean Le Brun le présente au cours de cette émission. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon. Notre invité: Jean Lebrun est agrégé d'histoire. Il anime La Marche de l'histoire sur France Inter et nous faire re-découvrir le Saint Simonisme en dirigeant une nouvelle édition de l'ouvrage de Sébastien Charléty : Histoire du Saint Simonisme, aux éditions Perrin. _____________________ Botre site: www.storiavoce.com Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Jean sans Terre ou l'éternel mal aimé
Nov 14 2018 47 mins  
La semaine passée, Storiavoce vous proposait de découvrir un personnage assez sombre de l’histoire impériale qui eut un destin cinématographique fameux avec le film Gladiator de Ridley Scott. Dans cette émission, nous allons remonter un peu moins loin dans le temps en nous arrêtant sur un autre personnage dont la mémoire est tout aussi sombre : Jean sans Terre, le roi d’Angleterre. Le personnage est bien connu: parce que nous avons tous vu au moins une interprétation de Robin des Bois. En effet, on recense pas moins de quarante-quatre interprétations du héros de la forêt de Sherwood, le prince des voleurs qui narguait l’autorité du roi Jean en volant aux riches pour redistribuer aux pauvres…Mais, comme souvent, notre vision a été biaisée par le cinéma ou la fameuse fiction animée de Walt Disney. Notre regard n'est-il pas, encore, tributaire d’une vision romantique qui remonte au XIXe siècle? Storiavoce vous propose de laisser de côté le romantisme et de démêler toute la complexité de ce personnage qui fut chef de guerre, politique, administrateur… bref un roi, qui n’a certes pas épargné par les chroniqueurs de son temps, mais dont la faiblesse reste finalement et paradoxalement attachée à la fameuse Charte de 1215, à l’origine de nos démocraties modernes. Frédérique Lachaud lui a consacré une biographie. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L'invité: Frédérique Lachaud est ancienne élève de l’ENS Paris, agrégée d’histoire et docteur de l’Université d’Oxford. Elle a été maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (1993-2010), puis professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lorraine (Metz) de 2010 à 2017, avant de rejoindre l’Université Paris-Sorbonne en septembre 2017. Elle est Fellow de la Royal Historical Society. Ses recherches portent sur l’histoire des îles Britanniques au Moyen Âge. Après des travaux dans le domaine de l’histoire de la culture matérielle, elle s’intéresse aujourd’hui à l’histoire des systèmes politiques médiévaux (délégation de pouvoir, office) et à la pensée politique, avec une référence particulière à l’Angleterre. Elle vient de publier aux éditions Perrin la première biographie consacrée à Jean sans Terre (450 pages, 24.90€) ____________________________________________ Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Quand l'Eglise dominait la société médiévale...
Nov 12 2018 24 mins  
Fin de la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée à la Chrétienté médiévale (Programmes de Cinquième et Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier présente dans ce troisième volet la place de l'Eglise dans la société médiévale. Il répond aux questions suivantes: - Quel était l'ancrage réel de l'Eglise dans la société médiévale? - Comment caractériser l'action de l'Eglise dans la société médiévale? Par quel moyen se manifeste-t'elle? - La prédication et le culte rassemblent de larges foules dans des lieux qui leur sont dédiés : les églises, les cathédrales, parfois les abbayes, autant d’édifices qui, pour nous, aujourd’hui, symbolisent et matérialisent l’importance de l’héritage chrétien dans toute l’Europe. Quand ont-ils été construits ? Et quelles étaient leurs fonctions ? Avaient-ils d’autres fonctions que strictement cultuelles et liturgiques ? - Le clergé est-il aussi le détenteur de toute la culture ? - Mais la religion chrétienne régnait-elle sans partage ? Pour le dire autrement, pouvait-on ne pas être chrétien dans l’Occident médiéval ? - Quel est donc le statut de ceux qui ne sont pas chrétiens, mais qui vivent en Chrétienté ? - Peut-on dire que la société chrétienne s’est construite sur l’exclusion, voire sur la persécution de ses ennemis ? La persécution était-elle un instrument politique? Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets. ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Commode, l'empereur gladiateur!
Nov 08 2018 52 mins  
Notre représentation de l’histoire est très voir trop souvent liée à des œuvres de fictions. Mais le cinéma, tout comme la littérature, prend des libertés avec notre passé. Tout en respectant un verni historique, le spectateur ou le lecteur est assez rapidement confronté à des raccourcis, des simplifications voire des erreurs historiques. Un des exemples les plus emblématiques de ces vingt dernières années est sans nul doute le personnage de Commode. Nous avons tous en tête l’image de cet empereur, qui dans le film de Ridley Scott Gladiator, défie le Général Maximus Decimus, en trichant dans le fameux cirque romain. Storiavoce vous propose de partir à la découverte de ce personnage énigmatique. Qui était le fils de Marc Aurèle et de Faustine la Jeune? Mais aussi qui était sa sœur Lucilla admirablement interprétée dans le film par Connie Nielsen ? Est-ce que d’ailleurs Maximus a existé, tout comme les conjurations des sénateurs ? Interrogé par Christophe Dickès, Eric Teyssier nous fait découvrir un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire romaine. L'invité: Spécialiste de la Rome antique, Eric Teyssier est maître de conférences à l’université de Nîmes, où il dirige le département d’histoire. Il a publié le livre référence sur les gladiateurs, La Mort en face. Le dossier gladiateurs, ainsi que des biographies particulièrement remarquées : Spartacus et Pompée. Il vient de publier aux éditions Perrin une biographie de Commode (380 pages, 23€). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Quand les moines dirigeaient le monde....
Nov 05 2018 21 mins  
Suite de la série de nos [Cours d'Histoire] consacrée ici à la Chrétienté médiévale (Programmes de Cinquième et Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier présente dans ce second volet le rôle des moines à l'époque médiévale. Ce que Georges Duby a appelé le temps des moines avant le fameux temps des cathédrales. Il répond aux questions suivantes: - Qu'est-ce qu'un moine? - L’un des paradoxes est que ces hommes qui vivent en retrait du monde vont très vite acquérir, en Occident, un poids politique énorme. Pourquoi ? - Peut-on dire que ces hommes dirigeaient le monde? - Quels sont les rapports des moines avec le reste de la société ? Comment expliquer que les moines, en théorie hors du « siècle », aient contribué à la naissance du système féodal ? - Le meilleur exemple de cette insertion des moines dans le système féodal, n’est-il pas celui de Cluny, d’abord simple abbaye, devenue deux siècles après sa fondation en 912 la plus grande congrégation religieuse du monde chrétien ? - Par la suite, les moines clunisiens ont été « corrompus » par l’afflux de richesses et le goût du pouvoir… N’y-a-t-il eu aucune résistance à cette évolution du monachisme ? Une volonté de remettre la spiritualité au centre de la vie monastique ? - Au XIIIe siècle, le monachisme traditionnel semble donc en panne, comme désarmé face aux initiatives d’un laïcat plus éduqué, qui n’a plus de raisons de s’en remettre uniquement aux moines. C’est aussi le moment où des Ordres religieux d’un genre nouveau font leur apparition que l’on appelle les Mendiants. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Et peut-on dire qu’ils ont supplanté les moines ? Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets. ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Napoléon et Les Siens
Nov 01 2018 48 mins  
« Les hommes sont comme des chiffres, ils n'acquièrent de la valeur que par leur position » (Napoléon). Empereur des Français entre 1804 et 1814, chef de guerre remarquable Napoléon Bonaparte semble surplomber avec majesté le terrain diplomatique et le champ militaire européen. Il n'a pourtant jamais agi seul. Fin stratège, Napoléon est également un diplomate clairvoyant. En élevant sa famille au rang de dynastie, en élaborant un vaste système de réseaux aux dimensions politiques, diplomatiques et militaires, il illustre l'idée suivante : le rôle et le pouvoir d'un homme sont profondément dépendants du système auquel il se rattache. Napoléon a créé ce système à sa mesure. On ne peut de facto comprendre le triomphe de Napoléon sans comprendre celui des Bonaparte. La conquête d'un empire ne s'arrête pas sur le champ de bataille mais se confirme dans les Salons européens. Loin des clichés, Vincent Haegele nous présente le système de cette famille hors norme dont le destin a fait basculer l'Europe de ce début du XIXème siècle. Il est interrogé par Marie-Gwen Carichon. L'invité: Ancien élève de l’École Nationale des Chartes Vincent Haegele est conservateur des Bibliothèques de Versailles. Spécialiste de la dynastie napoléonienne, il est connu pour sa biographie des frères de Napoléon et de Murat et pour avoir publié la correspondance intégrale de Napoléon et Joseph Bonaparte. Il revient, dans cette émission sur le thèse de son ouvrage nouvellement paru : Napoléon et les siens, Un système de famille (Perrin, 450 pages, 24.90€). ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Qu'est-ce que la Chrétienté médiévale (avec une majuscule)?
Oct 29 2018 22 mins  
Nouvelle série de nos [Cours d'Histoire] consacrée ici à la Chrétienté médiévale (Programme de Cinquième et de Seconde). Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Arnaud Fossier nous donne dans ce premier volet une définition de la Chrétienté médiévale. Un deuxième volet sera consacré au Temps de moines et un troisième à la société médiévale chrétienne. Au cours de ce premier volet, Arnaud Fossier répond aux questions suivantes: - Comment définir la Chrétienté médiévale? - Comment les frontières de la Chrétienté se sont-elles dessinées et comment l'Europe fut christianisée? - La Chrétienté se limite t'elle à l'Europe? - Quel était la relation entre Islam et Chrétienté? - Existe t'il un lien entre civilisation chrétienne et colonisation ou universalisme? - Qu'est-ce que la modernité doit à la Chrétienté médiévale? Notre professeur: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l’Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier présente pour Storiavoce une série consacrée à la Chrétienté médiévale en trois volets. ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

L'absolutisme ou le glas de la monarchie?
Oct 25 2018 41 mins  
Après 1789, comme pour mieux traduire la rupture entre le monde d’avant et le monde d’après, les révolutionnaires qualifièrent la monarchie d’ancien régime. Ce n’était pas la première fois que l’on assistait à une volonté de rupture ou de coupure avec le passé : ainsi la Renaissance avait qualifié la période entre la fin de l’Empire romain et le XVIe siècle d’ "âge moyen" et donc de "Moyen-Âge". La Renaissance étant là en quelque sorte pour renouveler son temps. Au XIXe siècle, Tocqueville, pour l’Ancien Régime a montré ce que cette coupure pouvait avoir d’artificiel. Quant à la Renaissance, nous savons depuis quelques décennies que l’époque médiévale en a vécu au moins deux ou trois… Pourtant, les images restent comme gravée dans un marbre idéologique. Pour s’en tenir à l’Ancien Régime, il serait d’abord judicieux de distinguer l’époque des Valois, de celle des Bourbons. En effet, la monarchie bourbonnienne correspond à un nouvel exercice du pouvoir, un pouvoir que l’on a dit absolu. Comment ce pouvoir se caractérise t’il ? Pourquoi, quelques décennies après son apogée va-t-il tomber sous des forces centripètes ? A cet égard, Chateaubriand disait de la journée du 17 juin 1789, le jour où les Etats généraux se transformèrent en une Assemblée nationale souveraine : « C’est une erreur de croire que [la Révolution] a renversé la monarchie : elle n’a fait qu’en disperser les ruines. » Précisément, sans tomber dans l’uchronie, ce pouvoir monarchique aurait-il pu se renouveler ? Une question posée à l'historien moderniste Guy Chaussinand-Nogaret. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Guy Chaussinand-Nogaret est historien, spécialiste de l'histoire des élites au XVIIIe siècle. Directeur d’études honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales, il est l’auteur de nombreux ouvrages fondamentaux. Il est bien connu du grand public pour ses nombreux ouvrages sur le XVIIIe siècle français, comme La Noblesse au XVIIIe siècle (prix de l’Académie française 1976) et ses biographies de Mirabeau, Casanova et D'Alembert, une vie d'intellectuel au siècle des Lumières (Fayard, 2007). Il a été lauréat du prix de l’Académie française en 1979 pour La vie quotidienne des Français sous Louis XV et en 2001 pour Le Cardinal Dubois. Il vient de publier aux Editions Vendémiaire: Variations sur l'Ancien Régime (168 pages, 19€). _______________________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/



Quand un pape nettoyait les écuries d'Augias du Vatican
Oct 18 2018 49 mins  
Pour les catholiques, le nom de saint Pie V est généralement associé à la messe en latin. Pour les autres, ce nom nous renvoie aux pires heures de l’Eglise : à la persécution des juifs, à l’inquisition bien évidemment mais aussi à la croisade. Or l’historien se doit avant tout de se replacer dans une époque. Il ne doit pas juger le passé avec des lunettes anachroniques, mais au contraire comprendre les faits à travers les mentalités et les conceptions du temps. Or si nous nous replaçons précisément dans cette époque du XVIe siècle, nous observons que l’Eglise est à une charnière de son histoire. Elle opère même une mutation majeure grâce à une réforme en profondeur. Pour l’Eglise, cette idée de réforme n’est pas anodine. Il y eut par le passé de nombreuses réformes : que l’on songe à Grégoire le Grand au VIe siècle, à la réforme grégorienne du XIe siècle ou encore à celle du Concile de Latran IV au XIIIe siècle. La réforme vise à retrouver la pureté des origines. Il s’agit de « re » former et de renouer les liens avec les valeurs évangéliques. Dans ce mouvement, le rôle de Pie V au XVIe siècle est essentiel et même historique puisque son empreinte va durer pas moins de quatre siècles… Pourtant, le pontificat n'a duré que six ans. Philippe Verdin o. p. lui consacre un essai historique. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Philippe Verdin est dominicain. Il est l’un des animateurs du site Internet Retraite dans la Ville. Il a publié une douzaine de romans, essais, livres d’entretiens. Il est l'auteur entre autres de Saint Pie V, le pape intempestif paru aux Editions du Cerf (226 pages, 18€. - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Penser la machine révolutionnaire.
Oct 10 2018 42 mins  
« L'historien le plus méconnu de la Révolution française... » C'est ainsi que François Furet, salue Augustin Cochin dans son ouvrage mémorable : Penser la Révolution française. De son côté, Patrice Gueniffey écrit: « Si un historien fut longtemps ignoré, et pour de mauvaises raisons, c’est bien Augustin Cochin. On peut même dire que l’homme et l’oeuvre seraient tombés dans un oubli complet si François Furet ne les avait tirés du sépulcre où l’historiographie révolutionnaire de la Révolution les avait ensevelis. À l’heure où l’on se gargarise de mots, [...] le retour aux grandes œuvres, originales et puissantes, est toujours comme un bain de Jouvence. » Augustin Cochin, né en 1876, est originaire d'une des plus illustres familles parisiennes de son temps. Considéré comme un historien- sociologue, voire un philosophe, on le connaît surtout, pour sa lecture conceptuelle originale de la Révolution française. Ancien élève de l’École des Chartes il a cherché à comprendre et mettre en lumière, le rôle des sociétés de pensée dans le mécanisme de la Révolution française. Il adopte une démarche historique originale, et soutient une thèse singulière, se distinguant de la pensée universitaire républicaine de son temps et des thèses complotistes chères aux milieux contre-révolutionnaires. Mort en héros à 39 ans, ses écrits, inachevés pour la plupart, n'ont été que peu publiés et étudiés. Mari-Gwenn Carrichon vous propose de redécouvrir ce grand penseur en interrogeant Denis Sureau qui vient de diriger la publication de ses œuvres aux éditions Tallandier. Elles sont préfacées par l'historien Patrice Gueniffey. L'invité : Denis Sureau est théologien, essayiste, journaliste, éditeur. Il dirige la lettre d'informations Chrétiens dans la Cité et a écrit plusieurs ouvrages spirituels, théologiques et philosophiques. Il vient de diriger la publication des travaux d'Augustin Cochin aux éditions Tallandier : La machine révolutionnaire, œuvres, Augustin Cochin (688 pages, 29,90 euros) xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/



Quand les Arabes imaginaient l'Europe.
Oct 04 2018 48 mins  
A la fin du XVIIe siècle, dans son « Dictionnaire universel contenant tout ce qui regarde la connoissance des peuples de l'Orient », Barthélémy d’Herbelot écrivait à l’entrée "Roum" : « C’est le nom que les Arabes et autres orientaux ont donné aux pays et aux peuples que les Romains et ensuite les Grecs et les Turcs ont soumis à leur obéissance » Cependant, le mot de Roum peut avoir une signification plus précise chez les Arabes et désigner un espace géographique plus ou moins restreint. A l’entrée "Afrangiah", d’Herbelot nous dit : « C’est ainsi que les Arabes appellent l’Europe du nom de la nation françoise, qui leur a été plus connue qu’aucune autre, à cause des Guerres d’Egypte et de la Palestine. Afrangi signifie donc non seulement un François, mais encore un Européen ou, comme ils le nomment aussi, un Latin. » A lui seul, ce Dictionnaire universel sur le monde oriental de d’Herbelot prouve la considération que les auteurs arabes anciens et même plus précisément les géographes portaient à l’égard de l’Europe. Storiavoce vous propose aujourd’hui de revenir aux origines des représentations : comment le monde arabo-musulman voyait-il notre vieux continent ? Qui étaient ces auteurs et ces géographes qui, dès le deuxième quart du VIIe siècle, pensaient le monde ? Comment ce regard a t-il évolué ? S’est-il affiné ou au contraire perdu dans des généralités acquises ? Pourquoi aussi représenter l’espace qui nous entoure ? Existe t'il des raisons et des motivations politiques ou bien est-ce simplement le fruit d’une volonté, celle de réunir des connaissances dans un cadre encyclopédique ? C’est que Storiavoce vous propose de découvrir dans cette émission avec l'historien et philologue Jean-Charles Ducène. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes où il enseigne la géographie et les sciences naturelles arabes médiévales, l'historien et philologue Jean-Charles Ducène est aussi un spécialiste de l'Islam. Il est maître de conférence à l'Université Libre de Bruxelles. Il est l'auteur de très nombreux articles scientifiques et du livre L'Europe et les géographes arabes du Moyen-Âge (CNRS Editions, 504 pages, 27€). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Soljénitsyne: du Goulag au prix Nobel / Codex#9
Oct 01 2018 28 mins  
"Avec ses yeux rusés et son sourire formidable, sa stature de géant et sa pugnacité, Soljénitsyne (1918-2008) a surgi des profondeurs de l’U.R.S.S. pour apporter au monde une grande bouffée d’air pur. Ce fils de la révolution était un communiste romantique avant d’expérimenter dans sa chair l’arrestation arbitraire et la dure réalité des camps (1945-1953). C’est là qu’il conquiert sa liberté intérieure, ouvrant les yeux sur l’envers du système. En 1962, il publie Une journée d’Ivan Denissovitch mais se voit bientôt contraint de poursuivre son travail de façon clandestine. Livre après livre, l’écrivain génial déploie une écriture novatrice et une critique de plus en plus radicale du régime, jusqu’à L’Archipel du Goulag en 1973. Sûr de sa mission, il sait que la force du verbe peut ébranler des empires et réveiller des consciences endormies. L’art ne ment pas. Par delà les mots, il dévoile des réalités spirituelles, la dignité de l’homme et la primauté de Dieu. Au terme d’un éprouvant duel avec les autorités soviétiques, Alexandre Issaïevitch est expulsé en 1974. Il s’exile en Suisse puis aux États-Unis où il se consacre à la rédaction de La Roue rouge qui sonde les origines du drame russe. Très critique envers l’Occident consumériste, Soljénitsyne n’a pas peur de porter une parole de contradiction, sans compromission avec la vérité. Une oeuvre savoureuse, subtile et stimulante qui jaillit des entrailles mêmes de la vie". Dans cet entretien, Priscille de Lassus, rédactrice en chef de la revue Codex, nous présente le dernier numéro trimestriel consacré à Soljéntsyne. Elle répond aux questions de Christophe Dickès. Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La prison d'un roi, le tombeau d'une famille
Sep 27 2018 42 mins  
Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand écrivait: « La monarchie des Capet finissait par une scène de château du Moyen Âge; les rois du passé avaient remonté dans leurs siècles pour mourir. » Longtemps fantasmé et imaginé, il est difficile de démêler le vrai du faux au sujet de l’enfermement de la famille royale au Temple. Et pourtant, ce drame est un bouleversement dont les échos dépassent largement les murs de la prison et dont la réalité ne peut être appréhendée qu'au sein d'un organisme plus vaste : celui de la Révolution française. Après avoir été déchu, le roi fut incarcéré avec ses proches : son épouse, la reine Marie-Antoinette, sa sœur Madame Élisabeth ainsi que sa fille, Madame Royale, et le jeune dauphin Louis-Charles, le 13 août 1792. Le Temple devint la prison royale et du même coup le témoin de la fin d'une dynastie et d'une monarchie. Derrière ces murs épais : le mystère de la souffrance des derniers jours, l'effacement silencieux et discret de ceux qui régnaient encore quelques mois auparavant sur le trône de France. Le Temple fut il simplement une prison lugubre ou un élément déterminant dans le déroulé des événements révolutionnaires? Décor ou acteur de l'histoire ? Objet de littérature ou pierre angulaire de l'architecture révolutionnaire ? Comment pouvons-nous aujourd'hui, et à partir de quelles archives, interroger le quotidien d'une prison pour comprendre l'inédit d'une Révolution ? Charles-Éloi Vial répond à toutes ces questions dans un entretien mené par Mari-Gwenn Carichon. L'auteur : Diplômé de l’École Nationale des Chartes et de l'Université Paris-Sorbonne, Charles-Éloi Vial est conservateur à la Bibliothèque nationale de France au département des Manuscrits (XVIII-XIX ème siècle) et secrétaire général de l'Institut Napoléon. Il est spécialiste de l'histoire des monarchies européennes du début du XIXème siècle. Il s'est notamment rendu célèbre avec son ouvrage Les derniers feux de la monarchie : la cour au siècle des révolutions et sa biographie sur Marie-Louise (couronnée par le prix premier empire de la fondation Napoléon). Après avoir écrit certains ouvrages et articles de référence, et participé à de nombreux colloques et expositions, il publie aujourd'hui La famille royale au Temple, Le remords de la Révolution, aux éditions Perrin (500 pages, 25 euros). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

L'art d'aimer d'Ovide
Sep 24 2018 21 mins  
L'art d'aimer d'Ovide n'est pas un livre comme les autres. En effet, l'auteur offre à ses lecteurs un ars de la séduction qui reste d'une profonde actualité. Pourtant, Ovide était avant tout un homme du droit puisqu'il fut juge. Mais sa carrière ne le passionne guère. Il consacre son temps de l'otium à l'écriture. L'art d'aimer est une de ses oeuvres les plus connues. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous la présente. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes: - Qui était Ovide? - Qu'est-ce que l'Otium à l'époque antique? - Quel a été sa vie conjugale et amoureuse? - Pourquoi a t'il été assigné à résidence par Auguste? - Son oeuvre était-elle dérangeante pour l'époque? - Existe t'il un art de séduire chez Ovide? - Quelle est la place de la femme dans son oeuvre? Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. L'Art d'aimer est disponible dans une édition des Belles Lettres intitulée de l'amour et comprenant aussi Les Amours et Les remèdes de l'Amour. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Le sous-marin d'Alexandre - La mer au Moyen-Âge
Sep 20 2018 47 mins  
Au XIIe siècle, dans le Roman d’Alexandre, un chroniqueur mettait en scène l’ancien roi de Macédoine, prêt à explorer les fonds marins. A cette époque, Alexandre le Grand bénéficiait d’une grande popularité: il était le héros de nombreuses fictions médiévales relatant autant son parcours que ses conquêtes orientales. La figure du chevalier vertueux mais aussi belliqueux. Si bien que le monde connu, c’est-à-dire le monde terrestre, le monde horizontal, n’avait plus de secret pour lui. Il s’agissait donc désormais de transgresser les espaces par une descente cette fois verticale, vers le fond des mers. Alexandre est ainsi représenté dans ce que nous appellerions un bathyscaphe ou un sous-marin aux parois translucides. Mais quand nos yeux contemporains pourraient voir en lui une sorte de préfiguration de Jules Verne, le regard médiéval considérait lui que la curiosité était aussi un moyen de réfléchir sur soi-même, la possibilité d’acquérir autant le savoir que la sagesse. Alexandre, dans son sous marin translucide éclairait le milieu qui l’entourait mais, personnage d’exception, il était par ailleurs le seul capable de discerner la réalité de ce nouveau monde… Storiavoce vous propose de découvrir comment la mer était perçue à l’époque médiévale. Présente dès les premières pages de la Genèse, elle est un espace central dans la géographie et dans l’économie de cette époque. Mais elle reste aussi un univers fantasmé avec ses monstres, ses mystères et ses secrets… tant et si bien qu’elle devient un personnage incontournable de la littérature médiévale. Le groupe de chercheurs en Histoire médiévale Questes s'est penché sur ces perceptions, ces représentations mais aussi sur la réalité du monde maritime dans Le Bathyscaphe d'Alexandre. Pauline Guéna, un des auteurs de l'ouvrage, répond ici aux questions de Christophe Dickès. L’invitée: doctorante en Histoire médiévale à Paris IV Sorbonne (direction d’Elisabeth Crouzet-Pavan), Pauline Guéna enseigne en cours de licence (ATER). Elle est co-auteur avec Florian Besson, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin, d’Actuel Moyen-Âge – Et si la modernité était ailleurs? paru chez Arkhé édition. Elle anime le site Actuel Moyen-Âge. Membre du groupe de chercheurs médiévistes Questes, elle a participé au livre Le bathyscaphe d'Alexandre, l'homme et la Mer au Moyen-Âge paru aux éditions Vendémiaires. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Tacite était-il un romancier inavoué?
Sep 17 2018 15 mins  
Pendant des siècles, Tacite a été considéré comme le plus grand historien de l'époque romaine. Si bien que la perfection littéraire de son oeuvre a fait passer celle de Suétone et de ses Douze Césars comme bien fade. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous explique comment Tacite et ses fameuses Annales sont aujourd'hui reconsidérés par les historiens. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes: - Qui était Cornélius Tacite? - D'où vient le titre des Annales? - En quoi Tacite reste t'il un des plus grands historiens de l'Antiquité? - Existe t'il une part de dramaturgie dans l'oeuvre de Tacite? - En quoi la mort d'Agrippine est un exemple d'une mise en scène théâtrale? - A t'il favorisé la beauté du texte au détriment des faits? Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l’impératrice Théodora. Les émissions avec Virginie Girod sont accessibles ICI. L’édition des Annales est disponible aux Belles Lettres. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez-nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Vrais escrocs et faux Napoléon
Sep 12 2018 45 mins  
Depuis les débuts de Storiavoce, nous nous employons entre autres choses à expliquer les permanences de l’Histoire. Par exemple, nous avons reçu à ce micro la jeune historienne Pauline Guéna du groupe Actuel Moyen Age qui vise précisément à révéler ces permanences entre l’histoire médiévale et notre époque contemporaine, dans le but évident de sortir la période des clichés habituels dont elle pâtit. Nous souhaiterions aujourd’hui emprunter le même chemin mais à travers un exemple plus récent: celui de Napoléon. Depuis le développement des réseaux sociaux, l’information sur Internet a produit un phénomène nouveau que l’on appelle communément les fakenews. Or, les années 1815 et suivantes eurent aussi leur lot de fausses informations et surtout de vrais escrocs. Storiavoce vous propose aujourd’hui de partir à la découverte de ces Faux Napoléon qui, dans les mois suivants l’exil à Sainte-Hélène, apparurent dans la France de la Restauration. Qui furent d’abord ces hommes qui se firent passer pour l’ancien empereur ? Comment expliquer la crédulité de la population à leur égard ? Surtout, que va faire le nouveau régime face à ce phénomène ? Et enfin, comment interpréter ce phénomène afin de mieux saisir la réalité politique et sociologique de la Restauration, c’est ce que nous propose de voir l'historienne Nathalie Pigault. Elle est interrogée par Christophe Dickès. ______________________________________ L'invité: Historienne de formation, ancienne élève de l'université Paris IV-Sorbonne, Nathalie Pigault est aussi diplômée de Sciences politique. Elle est l'auteur du livre Les Faux Napoléon 1815-1823, préface de Jean Tulard, CNRS Editions (237 pages, 20€). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Suétone ou l'art du biographe
Sep 10 2018 20 mins  
A l'ombre du grand Tacite, Suétone et ses douze Césars ont longtemps était déconsidérés par la critique. Depuis plusieurs années maintenant, l'historien est réhabilité et bénéficie d'un regard renouvelé. Au cours de cette émission, Virginie Girod nous explique comment les historiens ont su retrouver dans les Douze Césars une source incomparable. Interrogée par Christophe Dickès, elle répond aux questions suivantes: - Qui était Caius Suétonius Tranquillus? Quel fut son parcours à Rome? - En quoi ses écrits différents-il de ceux de Tacite? - Quelle fut la méthode de travail de Suétone? - Pourquoi a t'on tant attendu avant de poser un regard nouveau sur les textes de Suétone? - Quelle est la place de la superstition dans son oeuvre et chez le personnage? - Quel est l'apport essentiel de son oeuvre? ------------------------------ Notre professeur: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui a été réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Chez Tallandier, elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune et à l'impératrice Théodora. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Massacre à la Romaine
Sep 03 2018 49 mins  
A la fin de l’année 43 avant Jésus Christ, en entrant dans Rome, les triumvirs Octave, Marc-Antoine et Lépide édictèrent une proscription qui inaugura l’exécution de centaines de citoyens romains. A cette époque, le fameux Cicéron dont le nom fut inscrit très tôt sur les listes de condamnés à mort, ne résidait pas à Rome. Après avoir échappé à ses poursuivants, il fut finalement trahi et égorgé. Sa main coupée fut envoyée à Marc-Antoine, tout comme sa tête qui fut exposée avec toutes les autres sur le forum, là même où Cicéron avait prononcé des discours dont plusieurs Philippiques. La proscription de 43 fait partie de ce qu’on appelle les massacres de la République. Un mot anachronique puisque issu de l’ancien français, il ne prend tout son sens que bien plus tard, pendant les Guerres de religion de la France du XVIe siècle. D’ailleurs, ce sont Machiavel mais aussi Nietzsche qui ont sollicité l’expérience romaine afin "d’élaborer leurs réflexions sur la férocité, source d’une énergie conquérante, stimulée par la nécessité… " Qu’ils soient réalisés dans le cadre d’un conflit militaire ou d’une guerre civile, ces moments de férocité offrent les mêmes spectacles de désolation, de trahison, de délation parfois, de peur, jusqu’à l’horreur parfois. Avec l'historienne Nathalie Barrandon, Storiavoce vous propose de découvrir comment l’histoire se construit aussi dans la violence à une époque bien particulière, celle de la République romaine. Elle est interrogée par Christophe Dickès. Notre invité: Maître de conférences en histoire romaine à l'université de Nantes et membre du CRHIA, Nathalie Barrandon est spécialiste de la République romaine. Elle a publié plusieurs livres sur le gouvernement de l'Empire romain, dont De la pacification à l'intégration des Hispaniques (133-27 a.C.) en 2011. Elle étudie également la vie politique au dernier siècle de la République romaine, entre crises politiques et guerres civiles. Elle travaille actuellement sur la transgression en temps de guerre. Elle est l'auteur du livre Les massacres de la République romaines (Fayard). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Nicolas II: journal intime d'un condamné.
Sep 03 2018 37 mins  
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, vers trois heures du matin, le tsar Nicolas II, son jeune fils Alexis et l'ensemble de la famille impériale sont assasinés sauvagement au sous-sol de la maison Ipatiev, dans la ville d'Iekaterinbourg en Russie orientale. Leurs corps sont ensuite transportés, démembrés, brûlés et passés à l'acide pour être finalement ensevelis, pour une partie dans un puit de mine et pour l'autre dans la forêt... "Le monde ne saura jamais ce que nous avons fait d'eux" se vanta le camarade Voïkov, du groupe des Tchékistes chargés par Moscou d'exécuter les Romanov. Cent ans après les événements, les éditions Perrin rééditent le Journal intime de Nicolas II (Décembre 1016-Juillet 1918). Présenté et annoté par Jean- Christophe Buisson, ce témoignage révèle un personnage étonnamment détaché des bouleversements qui touchent la Russie. I est interrogé par Christophe Dickès. A noter que, parallèlement, les éditions des Syrtes ont publié "Ils ont tué le tsar, les bourreaux racontent". Présenté par Nicolas Ross, ce livre restitue le témoignage l'intégralité des assassins de la famille impériale. Notre invité: Journaliste et historien, Jean-Christophe Buisson est rédacteur en chef du service culture du Figaro magazine. Il présente depuis 2016 l'émission Historiquement show sur la chaîne Histoire (Groupe TF1). Spécialiste du monde slave, il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet dont une histoire de Belgrade et une biographie de Mihailovic, 1893-1946, héros trahi par les Alliés (Perrin, 1999) qui a été primé par l'Académie française et l'Académie des Sciences morales et politiques. Il est venu au micro de Storiavoce évoquer l'année 1917 et vient de publier chez Perrin Le journal intime de Nicolas II. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Vivre ensemble al-Andalus
Jul 09 2018 24 mins  
Dans sa dernière livraison trimestrielle #8, la revue Codex enquête sur al-Andalus. On les nomme mozarabes (chrétiens arabisés) ou mullawadun (converti à l’islam). Ils sont Arabes, Berbères ou Hispano-Wisigoths, juifs, chrétiens, musulmans, hommes libres ou esclaves... Ensemble, ils façonnent l’Espagne musulmane médiévale: une mosaïque ethnique et religieuse qui vit sous la loi de l’islam. Al-Andalus est d'abord une société hiérarchisée qu'animent des critères hérités de l’Antiquité. Au sommet de la hiérarchie, on trouve les « vieux musulmans » (les hommes libres de l’Antiquité), ensuite viennent les convertis à l’islam (les affranchis), en bas de l’échelle, il y a les chrétiens et les juifs, les « protégés », et, enfin, les esclaves. Cette diversité est une source de rencontres et échanges, mais elle est aussi une source de conflits et de violences. Contrairement à ce que l’on imagine, le centre de gravité de la société andalouse, n'est pas le Nord chrétien mais l’Orient. Au temps du califat, Bagdad est la référence des élites andalouses. Et pourtant, vue des capitales arabes, al-Andalus n’est qu’une périphérie, une lointaine « province », dont la diversité inquiète et l’orthodoxie interroge. Enfin, al-Andalus n'est pas un bloc mais une réalité mouvante dans l’espace comme dans le temps. Pendant les huit siècles que dure la présence musulmane en Espagne, al-Andalus reste un territoire disputé qui se dilate puis se rétrécit au fil des guerres civiles fratricides et des avancées ou des reculs des troupes chrétiennes. Seul le califat omeyyade parvient, pendant à peine un siècle, à imposer un modèle unitaire. Dans cet entretien, Priscille de Lassus, rédactrice en chef de la revue, répond aux questions de Christophe Dickès. Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/



Vercingétorix: la force et le verbe
Jun 28 2018 47 mins  
En son temps, Jules César plaça le personnage au centre de son œuvre de propagande La Guerre des Gaules. Bien des siècles plus tard, sous le Second Empire puis sous la Troisième République, il devînt une sorte de héros national à l’heure où pourtant la nation n’existait pas encore. Au centre de nombreuses hagiographies, le nom de Vercingétorix nous apparaît comme un nom de légende qui, jusqu’à nos jours, donne aux défaites françaises une forme de noblesse et de grandeur. Pourtant, pendant des siècles, le vaincu d’Alésia ne fut guère au centre de l’attention, bien au contraire. En effet, le caractère légendaire du célèbre Arverne est né dans les têtes romantiques du XIXe siècle. Or le romantisme, fut-il révolutionnaire, fut-il nationaliste ou bien encore les deux, n’est pas l’histoire. Storiavoce vous propose de revenir à une réalité plus prosaïque : qui fut Vercingétorix, fils de roi ? Dans quelle société a-t-il vécu ? Quels étaient ses rapports avec le monde romain et, tout particulièrement, avec Jules César dont il fut un temps l’otage? Comment enfin naquit la rébellion des Gaules ? D’ailleurs, faut-il parler des Gaules ou bien de la Gaule ? Autant de questions auxquels l'historien Jean-Louis Brunaux répond. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d'archéologie de l'ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, à Gournay-sur-Aronde, Saint-Maur, La Chaussée-Tirancourt et Montmartin. Jean-Louis Brunaux a rédigé plusieurs monographies sur les résultats de ses recherches archéologiques et des ouvrages de synthèse. Il est l'auteur d'une monographie consacrée à Alésia (Gallimard, 2012) et il vient de publier Vercingétorix dans la collection biographies de chez Gallimard. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/



La nuit maudite de la Saint-Barthélemy
Jun 20 2018 15 mins  
La nuit de la Saint-Barthelémy constitue le deuxième volet de la série de nos Cours d'Histoire consacrés aux Guerres de religion (Collège, programme de 5ème). Dans cette émission, l’historien Hugues Daussy décrit la nuit du 24 août 1572, ses origines et ses conséquences. Surtout, il présente les différentes courants historiographiques qui ont souhaité expliquer cet événement majeur des guerres de religion. Il répond aux questions suivantes: - Que s’est-il passé le 24 août 1572 ? - Pourquoi ce massacre peut-il sembler déconcertant si on le replace dans le contexte chronologique étroit des premiers mois de l’année 1572 ? - Ce massacre a donné naissance, dans l’historiographie et ensuite dans la littérature, à une véritable légende noire. Pourtant cette légende noire possède un fond romanesque... D'où vient cette légende? - Si cette version des faits ne reflète pas la réalité, que s’est-il réellement passé ? - Quelles ont été les hypothèses sur lesquelles ont travaillé les historiens ? - Quelles ont été les conséquences immédiates du massacre parisien ? - A court terme, quelle réaction le massacre a-t-elle suscité dans le camp protestant ? - En quoi peut-on considérer que cet événement dramatique a-t-il marqué un tournant dans l’histoire des guerres de religion ? Notre professeur d’Histoire: Hugues Daussy est un historien moderniste, spécialisé dans l’histoire politique du protestantisme. Il est actuellement professeur à l’Université de Franche-Comté, membre honoraire de l’Institut de France, président de la Société Henri IV et président de la Société Française d’Etude du Seizième Siècle. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le parti huguenot. Chronique d’une désillusion (1557-1572) (Genève, Droz, 2014) qui a reçu le prix Chateaubriand 2014. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Les Guerres de Religion (XVIe siècle)
Jun 14 2018 18 mins  
Les Guerres de religion constituent une nouvelle série de nos cours d’Histoire moderne (Collège, programme de 5ème). Dans cette émission, l’historien Hugues Daussy décrit les origines des guerres, ses caractéristiques et ses conséquences sur la société française du XVIe siècle. Il répond aux questions suivantes: - Qu’appelle-t-on guerres de religion ? Quels en ont été les protagonistes ? - Dans quelles circonstances la première guerre s’est-elle déclenchée ? - Comment peut-on expliquer la durée du conflit (36 ans) ? - Ces guerres ont-elles conservé une dimension purement française, ou s’insèrent-elles dans un plus vaste contexte européen ? - Quand on parle de guerres de religion, on imagine un affrontement exclusivement centré autour d’une opposition entre catholiques et protestants. Mais ces guerres civiles n’ont-elles pas eu également une forte dimension politique ? - Comment ce long conflit s’est-il achevé ? - L’édit de Nantes marque-t-il vraiment la fin des guerres de religion en France? Notre professeur d’Histoire: Hugues Daussy est un historien moderniste, spécialisé dans l’histoire politique du protestantisme. Il est actuellement professeur à l’Université de Franche-Comté, membre honoraire de l’Institut de France, président de la Société Henri IV et président de la Société Française d’Etude du Seizième Siècle. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le parti huguenot. Chronique d’une désillusion (1557-1572) (Genève, Droz, 2014) qui a reçu le prix Chateaubriand 2014. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Mussolini et le fascisme italien
Jun 10 2018 27 mins  
"Le fascisme italien" est une série de nos "Cours d'Histoire" recouvrant le programme du lycée. Grand spécialiste du sujet, Frédéric Le Moal interrogé par Christophe Dickès présente la personnalité de Benito Mussolini, au centre du mouvement révolutionnaire italien. Il répond aux questions suivantes: - Peut-on écrire une histoire du fascisme sans faire celle de Mussolini ? - Notre perception du nazisme est qu’il est dominé certes par une figure, Adolf Hitler, mais une figure entourée de barons tels Goebbels, Himmler, Goering… concernant le fascisme italien, seul Mussolini semble se distinguer. Comment expliquer cette différence de perception ? - D’où vient Mussolini ? - On a longtemps qualifié le personnage d’opportuniste… - Peut-on dire de lui qu’il fut un doctrinaire ? Est-ce que le débat d’idées l’intéressait ? - Quelles sont ses influences intellectuelles ? - Comment concilier le nationalisme d’après-guerre avec le socialisme d’avant-guerre ? - Comment est vu Mussolini de l’étranger et notamment des démocraties ? - Il y a un pragmatisme chez Mussolini ? On le considère davantage comme un sanguin plutôt qu’un calculateur…. - Sur le plan de la politique étrangère, improvise t’il ? Est-il simplement irresponsable comme cela est souvent présenté? - Porte-t-il une responsabilité dans le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale? Notre professeur d'Histoire: Docteur en Histoire (Paris-IV-Sorbonne), Frédéric Le Moal est spécialiste de l'Italie et des Balkans. Il enseigne à l'Ecole militaire de Saint-Cyr, à l'Institut Catholique de Paris et à l'IRCOM. Il a publié plusieurs ouvrages dont une biographie du roi Victor-Emmanuel III (Perrin, 2014) et une Histoire du fascisme (Perrin, 2018). Il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer le Vatican face aux totalitarismes. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La bataille de Bouvines (27 juillet 1214)
Jun 02 2018 46 mins  
Depuis les origines, la bataille de Bouvines du dimanche 27 juillet 1214 est considérée comme un événement majeur de l’époque médiévale mais aussi de l’Histoire de France. Plus tard, le XIXe siècle l’inscrivit dans le roman national et le célébra comme un mythe fondateur de la nation France. Remportée par le roi Philippe Auguste contre une coalition rassemblant l’empereur allemand Othon, le comte de Flandres et le comte de Boulogne, Bouvines a longtemps laissé l’image d’un combat âpre pendant lequel le roi de France a failli perdre la vie. Une bataille qui fut une sorte de couronnement d’un des règnes les plus importants et réussis de l’épopée capétienne. Tous les amoureux de la muse Clio connaissent la fameuse collection des Trente journées qui ont fait la France, collection des éditions Gallimard à laquelle le grand historien Georges Duby avait consacré un Dimanche de Bouvines. Mais l’étude de Duby a été publiée voilà près de quarante-cinq ans. C'est c’est pourquoi Storiavoce vous propose de rouvrir un des dossiers les plus fascinants de notre histoire et peut-être de déconstruire quelque peu la légende, au profit d’une histoire précise alimentée par une historiographie foisonnante. Auteur de La bataille de Bouvines, Histoire et Légendes (Perrin, 2018), Dominique Barthelémy est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Agrégé et docteur en histoire, Dominique Barthélémy enseigne l’histoire médiévale à l’université de Paris-IV Sorbonne et à l’Ecole pratique des hautes études. Il a déjà publié L’an mil et la paix de Dieu. La France chrétienne et féodale, 980-1060 ainsi que, chez Perrin, La chevalerie. Il vient de publier La bataille de Bouvines, Histoire et Légendes (Perrin, 2018). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Qu'est-ce que le fascisme?
Jun 02 2018 29 mins  
"Le fascisme italien" est une série de nos "Cours d'Histoire" recouvrant le programme du lycée. Grand spécialiste du sujet, Frédéric Le Moal interrogé par Christophe Dickès définit ici la nature du fascisme: de ses origines intellectuelles à l'apogée du totalitarisme . Au cours de cette émission, il répond aux questions suivantes: - Pourquoi le fascisme est-il né en Italie ? - Peut-on lier le nationalisme révolutionnaire italien du XIXe siècle et le fascisme des années 1920 et 30? - Le fascisme est-il né du nationalisme ou bien du socialisme ? Peut-on le distinguer des matrices révolutionnaires de la fin du XVIIIe en France et du XIXe siècle ? - Le fascisme est-il une religion ou un susbtitut au fait religieux ? Peut-on considérer que le fascisme est protéiforme ? - Renzo de Felice fait une distinction entre le fascisme et les fascistes. Que signifie cette distinction ? - Que penser de la thèse d’Ernst Nolte sur le fascisme, conséquence des révolutions communistes de 1917 ? - Le fascisme est-il un enfant de la guerre ? Si la guerre n’avait pas eu lieu, le fascisme aurait-il existé ? - Comment se met en place l’Etat totalitaire ? Quand le fascisme devient-il totalitaire ? - Le totalitarisme italien doit-il être distingué du national-socialisme allemand ? En quoi les régimes se rejoignent-ils, en quoi se distinguent-ils ? - L’évolution de Mussolini vers l’Allemagne nazie était-elle inéluctable ? Peut-on parler d’une politique internationale équilibrée, voire d’une modération dans les dix premières années du régime ? - Au même titre qu’il existe une volonté de créer un homme nouveau dans un dessein révolutionnaire, peut-on aussi parler, sur le plan de la politique étrangère, d’un dessein révolutionnaire ? - Comment expliquer l’effondrement comme un château de carte du régime ? - Quel est l’origine de son échec ? - Le fascisme est-il mort ? Notre professeur d'Histoire: Docteur en Histoire (Paris-IV-Sorbonne), Frédéric Le Moal est spécialiste de l'Italie et des Balkans. Il enseigne à l'Ecole militaire de Saint-Cyr, à l'Institut Catholique de Paris et à l'IRCOM. Il a publié plusieurs ouvrages dont une biographie du roi Victor-Emmanuel III (Perrin, 2014) et une Histoire du fascisme (Perrin, 2018). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Quand au Moyen-Âge, l'Eglise pardonnait...
May 29 2018 50 mins  
En 1338, alors que la papauté était en terre avignonnaise, le pape Benoît XII définissait le rôle d’une nouvelle institution curiale, la Pénitencerie apostolique. Un peu moins de sept cents ans plus tard, l’institution existe toujours. En effet, à l’heure où cette émission a été enregistrée, elle vient de publier un décret du pape François donnant une indulgence plénière, c’est-à-dire une grâce spéciale, aux fidèles à l'occasion de la IXe rencontre mondiale des familles organisée à Dublin (été 2018). Chargée à l’origine d’entendre en confession les pèlerins qui se rendaient à Rome, la Pénitencerie devient avec le temps le destinataire des suppliques des fidèles envoyées au souverain pontife: le bureau des âmes. Parce qu'en effet, dans ces milliers de lettres reçues, l’âme humaine y est à nue : homicides, naissances illégitimes, mariages incestueux, moines en fuites ou séculiers scandaleux… Tel était le quotidien de cette institution juridique au cœur de la société médiévale. Storiavoce vous propose de comprendre comment, au Moyen-Âge, une institution naît avec ses acteurs, ses règles, son droit mais aussi ses tâtonnements, ses incertitudes, ses réalisations et ses accomplissements. Quelles étaient ses méthodes et ses principes d'actions? Condmanait-elle facilement ou, au contraire, faisait-elle preuve de miséricorde et de tempérance? Interrogé par Christophe Dickès, Arnaud Fossier a mené une véritable enquête sur les archives les plus anciennes d'une institution originale et mal connue. L'invité: Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement Maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il vient de publier à l'Ecole française de Rome: Le bureau des âmes, Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Et si la France avait bénéficié de la Guerre froide?
May 27 2018 36 mins  
"La Guerre froide" est une série de nos "Cours d'Histoire" contemporaine recouvrant le programme de Terminale. Grand spécialiste du sujet, le professeur Georges-Henri Soutou interrogé par Christophe Dickès se pose la question du rôle de la France dans la Guerre froide. Au cours de cette émission, il répond aux questions suivantes: - Peut-on parler à propos de la France d’une vision cohérente concernant la nature de l’URSS, comme il y eut aux Etats-Unis la doctrine Kennan (George Kennan créateur du concept de containment, le containment qui visait à endiguer l'expansionnisme soviétique) ? - Vous établissez une différence entre ce que nous savions, l’ordre intellectuel des choses, et l’ordre politique : ce que l’on pouvait faire et voulait faire. - La France évolue ou oscille entre deux perceptions : Premièrement une vision intérieure avec les clivages politiques et idéologiques. Deuxièmement l’ajustement entre la défense classique de la France et la prise en compte des réalités de la Guerre froide. - La France est-elle prisonnière d’une vision classique des relations internationales dans sa gestion de la Guerre froide ? - Après la mort de Staline, la France ne semble pas échapper à ce vent d’optimisme et de volonté de réconciliation qu’on retrouve par exemple avec l’Ostpolitik du Saint-Siège. On pensez même à une convergence des systèmes économiques? - Quelle place avait l'Europe dans le cadre de l'affrontement Est-Ouest? - Vous évoquez dans votre conclusion « le confort que procurait la guerre froide à la France ». Qu’entendez vous par là ? - La France a-t-elle bénéficié de la Guerre froide ? - La politique française pendant la Guerre froide doit-elle nous servir de leçon pour notre politique russe aujourd’hui ? Notre professeur d'Histoire: Georges-Henri Soutou est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Grand spécialiste de la Grande Guerre et de la Guerre froide, il a dirigé de nombreux travaux sur ces questions et a publié plusieurs ouvrages (La Guerre de cinquante ans, 2001; La Grande illusion, quand la France perdait la guerre, 2015). Il vient d'éditer chez Tallandier La Guerre froide de la France 1941-1990. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Choiseul, un homme d'Etat entre Louis XV et la Pompadour.
May 23 2018 47 mins  
Madame de Pompadour l’appelait l’Excellence bleue. Il fut secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, ministre d’Etat, lieutenant général des armées du roi. Mais aussi gouverneur de Touraine, secrétaire d’Etat à la guerre puis à la Marine, colonel général des Suisses et enfin secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Le nom de Choiseul raisonne dans l’histoire du XVIIIe siècle au même titre que ceux du cardinal de Bernis ou encore de Vergennes. Choiseul vécut à une époque de bouleversements européens, mais aussi intérieures, dont il fut un des acteurs aux côtés du roi Louis XV et de madame de Pompadour, tant et si bien que l’on parlera à leur endroit d’un véritable triumvirat. Interrogée par Christophe Dickès, Monique Cottret présente pour les auditeurs de Storiavoce ce personnage fascinant qu'était Etienne François, duc de Choiseul, fils aîné de la famille de Stainville. Notre invité: Disciple de Robert Mandrou et Jean Delumeau, Monique Cottret est spécialiste des phénomènes politiques, religieux et culturels à l’époque moderne. Professeur émérite à l’université de Paris-Nanterre, elle a consacré de nombreux ouvrages au XVIIIe siècle dont Culture et politique dans la France des Lumières, 1715-1792 (2002) et Jean-Jacques Rousseau en son temps (avec Bernard Cottret, Perrin, 2004). Son Histoire du jansénisme (2016) a reçu le prix Madeleine Laurain-Portemer de l’Académie des sciences morales et politiques. Elle vient de publier une biographie de Choiseul aux éditions Tallandier. _____________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Peut-on réduire la Guerre froide à un conflit Est-Ouest?
May 21 2018 28 mins  
La Guerre froide est une série de nos "Cours d'Histoire" contemporaine recouvrant le programme de Terminale. Grande spécialiste du sujet, le professeur Georges-Henri Soutou se pose la question de "la réduction" du conflit Est-Ouest à sa dimension idéologique et à ses deux grands protagonistes. La Guerre froide est une série de nos "Cours d'Histoire" contemporaine recouvrant le programme de Terminale. Grande spécialiste du sujet, le professeur Georges-Henri Soutou se pose la question de "la réduction" du conflit Est-Ouest à sa dimension idéologique et à ses deux grands protagonistes. De fait, il décrit l'ensemble des forces qui, en Europe occidentale, jouent un rôle extérieur en liant parfois à des impératifs de politiques intérieurs, et jouent leur propre partition entre l'Atlantisme et les pays du pacte de Varsovie. Au cours de cette émission, il répond aux questions suivantes: - En dehors des Etats-Unis et de l'URSS, quels sont les pays ayant joué un rôle majeur dans le cadre de la Guerre froide? - Pour autant, faut-il remettre en cause l’idée d’un bloc Atlantique ? - Est-ce que l’Atlantisme a-t-il réellement existé ? - Existe-t-il des nuances entre les différents pays en Europe occidentale ? - La spécificité française réside dans la présence d’un fort parti communiste ? Peut-on parler de "guerre civile française froide" aussi ? - La décolonisation, la Guerre d’Algérie ou la Guerre d’Indochine semblent avoir davantage marqué les Français que la Guerre froide? - Est-ce que par effet de miroir, l’idée d’une France luttant contre les grands empires –et on pense à l’impérialisme américain et soviétique- a eu du succès dans l’opinion publique française des années 60 ? - L’idée européenne fut-elle aussi un moyen de se distinguer des deux empires ? Notre professeur d'Histoire: Georges-Henri Soutou est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Grand spécialiste de la Grande Guerre et de la Guerre froide, il a dirigé de nombreux travaux sur ces questions et a publié plusieurs ouvrages (La Guerre de cinquante ans, 2001; La Grande illusion, quand la France perdait la guerre, 2015). Il vient d'éditer chez Tallandier La Guerre froide de la France 1941-1990. ______________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Comment notre monde a cessé d'être chrétien
May 16 2018 47 mins  
Nous sommes le 8 décembre 1965, à Rome, sur la place Saint-Pierre. Après trois longues années, le Concile Vatican II a enfin terminé ses travaux. Les cardinaux, les évêques et les prêtres sont souriants à la sortie de la messe du pape Paul VI qui clôture cet événement dont Charles de Gaulle disait qu’il avait été "le plus important du XXe siècle". Même si nous sommes à la fin de l’automne, le ciel est bleu. D’ailleurs, tout le monde considère l’événement comme un nouveau Printemps pour l’Eglise catholique. Un texte symbolise cette journée ensoleillée: la Constitution pastorale dont les deux premiers mots Gaudium et Spes signifient La joie et les espoirs. On en oublierait presque que juste après ces deux mots, suivent deux autres mots : Luctus et Angor, c’est-à-dire les angoisses et les peurs. Et il est vrai, qu’après cette journée ensoleillée, l’Eglise allait donner l’image d’une institution qui a peur d’elle-même. Trois années plus tard, la révolution de 1968 n’épargne pas l’église… En 1969, le journaliste Jacques Duquesne fait un état des lieux du catholicisme dans un article de l’hebdomadaire L’Express. Les fidèles écrit-il, « osent à peine dire qu’ils croient en Dieu. Ils ont abandonné tout prosélytisme. Ils subissent simplement celui des autres : les idéologies, les modes, les slogans. Lorsqu’ils se tournent vers leurs prêtres, ils découvrent des hommes hantés par l’idée d’accéder à ce monde du travail qu’eux, laïcs, connaissent bien. Et qu’ils jugent monotone. […] Pourtant, ils ont le sentiment de garder dans le secret de leur cœur un jeu de valeurs, une explication du monde plus solide qu’on ne le croit. Mais ils ne savent comment les formuler. Plus qu’une crise de la foi, c’est une crise du langage. Les mots ne transmettent plus rien. » Interrogé par Christophe Dickès, l'historien Guillaume Cuchet propose de comprendre comment ce processus de déchristianisation s’est développé dans son livre Comment notre monde a cessé d'être chrétien: quelle est la part du Concile Vatican II dans ce mouvement ? Ne doit-on pas chercher des causes bien plus lointaines à ce phénomène? En somme, la sociologie du catholicisme a-t-elle évolué avant les années soixante, dans la période d’après-guerre ? L'invité: Guillaume Cuchet est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Créteil. Il a notamment publié Penser le christianisme au XIXe siècle. Alphonse Gratry (1805-1872) (Presses universitaires de Rennes, 2017) et Comment notre monde a cessé d'être chrétien, autopsie d'un effondrement (Seuil, coll. la Couleur des idées). ________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Mais qu'est-ce donc qu'un Apocryphe?
May 13 2018 20 mins  
Dans sa dernière livraison trimestrielle #7, la revue Codex enquête sur les textes apocryphes. Depuis plusieurs siècles maintenant, les textes apocryphes écrits dans les premiers temps du christianisme, sont victimes de deux attitudes contradictoires. La première consiste à surévaluer leur portée en affirmant que l'Eglise cacherait des secrets inavouables. Une option qui fait le bonheur des auteurs à succès comme Dan Brown et son fameux Da Vinci Code. L'autre au contraire vise à les rejeter dans leur globalité alors que le christianisme, la tradition même et ses expressions artistiques ont été fortement influencés par ces textes. Codex fait ici le point avec un dossier complet dirigé par le grand spécialiste Régis Burnet. Dans cet entretien, Priscille de Lassus, rédactrice en chef de la revue, répond aux questions de Christophe Dickès. Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises… ____________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Une autre histoire de la Renaissance
May 10 2018 42 mins  
La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu’aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d’affirmations et d’exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féerie, une foultitude des personnages, d’événements et d’idées. Les hommes du temps n’avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. C'est ce qu'explique Didier Le Fur dans son dernier ouvrage intitulé Une autre histoire de la Renaissance. Il est interrogé par Marie-Gwen Carrichon. L'invité: Historien, Didier Le Fur est l’un des meilleurs spécialistes des XVe et XVIe siècles français, sur lesquels il a publié La France en 1500, ainsi que Marignan 1515. Auteur de biographies remarquées – Louis XII, Charles VIII, Henri II –, son travail sur François Ier, aboutissement de quinze années de réflexion, a été unanimement acclamé par la critique (Perrin). Il vient de publier Une autre histoire de la Renaissance. ________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/


Théodora: un mythe féminin
May 02 2018 46 mins  
Nous sommes en 532, dans la capitale de l'Empire romain d'Orient, Constantinople. A cette époque, le pouvoir impérial est en crise: la révolte gronde dans les rues de la ville, prête à remplacer l'empereur Justinien par un nouvel élu. Or, dans cette crise -une des plus graves de l'histoire de l'empire - une personne retourne la situation au profit de l'empereur. Cette personne est une femme, épouse de l'empereur: Théodora. Personnage romanesque et de théâtre, Théodora n'en reste pas moins un personnage de notre histoire qu'il est difficile au chercheur d'aborder au regard de la pauvreté des sources. Spécialiste de l'Antiquité, l'historienne Virgine Girod a relévé ce défi dans une biographie qui laisse autant d'ombres que d'éclats, de mystères que de grandeurs. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L’invitée: Docteur en histoire, Virginie Girod a travaillé sous la direction de Yann Le Bohec. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité dans l’Antiquité romaine. En 2013, elle publie un ouvrage très remarqué: Les Femmes et le sexe dans la Rome antique qui vient d’être réédité dans la collection de poche Texto des éditions Tallandier. Elle est aussi l’auteur d’une biographie consacrée à la mère de l’empereur Néron, Agrippine la Jeune, publiée sous le titre Agrippine, Sexe, crimes et pouvoir dans la Rome impériale (Tallandier) et qu’elle a présenté sur Storiavoce. Elle vient de publier chez le même éditeur Theodora, prostituée et impératrice de Byzance. ///////////////////////////////// - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/




Le corps du roi
Apr 16 2018 50 mins  
Toute autorité a besoin d'un individu de chair pour s'incarner. A travers l'histoire des civilisations, le corps des rois, des princes, des chefs et autres souverains joue un rôle déterminant dans l'exercice de cette autorité et du pouvoir. Storiavoce vous propose de réfléchir sur cette idée essentielle à travers l'exemple français, de saint Louis à Louis XIV, et de comprendre quelle est la place du corps biologique mais aussi politique dans les représentations des contemporains. Un corps qui porte l'âme, puis l'Etat et enfin la nation. Stanis Perez, auteur du Corps du roi, redécouvre les ressorts vitaux d’un régime politique constamment tributaire du physique, de l’apparence et des représentations d’un individu à la fois banal et extraordinaire, à la fois éphémère et légendaire. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Professeur agrégé et docteur en histoire de l’EHESS, Stanis Perez est coordonnateur de recherche à la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord. Chercheur, conférencier et membre de plusieurs sociétés savantes, il participe également au DU d’histoire de la médecine à l’université Paris-Descartes. Il est notamment l’auteur de Histoire des médecins – Artisans et artistes de la santé de l’Antiquité à nos jours, paru chez Perrin en 2015, et de La Santé des dirigeants, chez Nouveau Monde en 2016. Il vient de publier Le Corps du Roi aux éditions Perrin. ///////////////////////////////// - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Léonard de Vinci: l'humaniste parfait
Apr 13 2018 14 mins  
La Renaissance constitue la première série de nos cours d’Histoire moderne (Collège, programme de 5ème / Lycée, programme de 2nde). Dans cette émission, l’historien Hugues Daussy nous présnet celui qui est considéré comme l'Incarnation parfaite de l'humaniste: Léonard de Vinci (1452-1519). - Qui était Léonard de Vinci? - Pourquoi Léonard est-il l’incarnation parfaite de l’humaniste. - Que peut-on dire de cette passion pour l’anatomie ? - Léonard est connu pour être un grand inventeur. Dans quels domaines son génie s’est-il exprimé ? - Est-il à l’origine de certaines innovations dans le domaine artistique ? - Pourquoi son œuvre la plus célèbre, la Joconde, est-elle emblématique de l’art de la Renaissance ? - Léonard est mort en France. Pourquoi est-il venu y terminer sa vie et a-t-il laissé une empreinte dans le domaine artistique ? Notre professeur d'Histoire: Hugues Daussy est un historien moderniste, spécialisé dans l'histoire politique du protestantisme. Il est actuellement professeur à l'Université de Franche-Comté, membre honoraire de l'Institut de France, président de la Société Henri IV et président de la Société Française d'Etude du Seizième Siècle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le parti huguenot. Chronique d'une désillusion (1557-1572) (Genève, Droz, 2014) qui a reçu le prix Chateaubriand 2014. ///////////////////////////////// - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

La Chute de Rome aura bien lieu.
Apr 13 2018 28 mins  
Dans un livre paru il y a plus de trente ans, l’historien allemand Alexander Demandt avait recensé la totalité des théories permettant d’expliquer la chute de l’Empire romain. Il arrivait à un total assez surprenant de 210 hypothèses! Certaines relevaient d’explication sérieuses: le déclin de la ville de Rome, les problèmes économiques ou fiscaux, la corruption politique… autant d’idées qui restent encore au centre des recherches de nombreux historiens. D’autres relevaient davantage de la sociologie: la chute de l’empire s’expliquerait ainsi par l’émancipation des femmes, par le relâchement des mœurs ou encore par l’influence de religions comme le judaïsme ou le christianisme. Enfin, d’autres thèses plus farfelues étaient avancées comme les épidémies, l’abandon des terres ou encore le changement climatique… Avec ces explications multiples, l‘histoire de la chute de Rome nous apparaît ainsi sans fin. Faisant les choux gras des éditeurs, le sujet est d’autant plus prégnant qu’il règne aujourd’hui comme une atmosphère de fin d’époque ou de décadence relayées non seulement dans la presse, la production éditoriale mais aussi dans ces arènes plus passionnées que passionnantes que sont les réseaux sociaux. Aujourd’hui, deux thèses s’affrontent principalement: celle qui se situe dans la lignée de l’historien Henri Irénée Marrou ou plus récemment de Peter Brown, estime qu’il existe une antiquité tardive et que la transition vers le monde médiéval occidental se fit sur le temps long. On la retrouve aussi dernièrement dans le livre de Bertrand Lançon, La Chute de Rome, une Histoire sans Fin (Perrin). L'autre thèse est celle développée récemment par le livre de Michel de Jaeghere, Les derniers jours (Belles Lettres/Perrin Tempus). L’auteur y explique que la chute de Rome est identifiée dans le temps, qu’elle provoqua la fin d’une civilisation, le passage d’un monde à un autre. Il est interrogé par Christophe Dickès. L’invité: Michel de Jaeghere est journaliste, directeur du Figaro Histoire et du Figaro HS. Auteur de plusieurs ouvrages, son oeuvre d’historien se distingue notamment par son travail sur la Chute de Rome: Les derniers jours (Belles Lettres – Tempus). Il a aussi publié La compagnie des Ombres (Belles Lettres), une compilation de ses articles, études et éditoriaux consacrés à l’histoire. ///////////////////////////////// - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/quote


Le pouvoir au féminin dans la France médiévale.
Apr 10 2018 35 mins  
À la différence de son encombrante rivale, Agnès Sorel, l’épouse de Charles VII, Marie d’Anjou, reste dans l’ombre de l’Histoire. Elle n’est pas la seule. La plupart des souveraines des XIVe et XVe siècles sont tombées dans l’oubli, à l’exception d’Isabeau de Bavière et d’Anne de Bretagne, ancrées dans la mémoire de la « nation France », l’une par le rôle politique qu’elle joua, l’autre par son statut mythifié de dernière duchesse de Bretagne. Or bien avant Catherine ou Marie de Médicis, ces femmes ont joué un rôle essentiel pour la Couronne, non seulement parce qu’elles portaient les destinées de la dynastie, mais encore parce qu’elles incarnaient la majesté royale. Murielle Gaude-Ferragu, invitée de Storiavoce, redonne ici une mémoire à ces reines oubliées et s’interroge sur la véritable nature de leur pouvoir au sein de la cour et du royaume de France. Elle est interrogée par Christophe Dickès. L'invité: Murielle Gaude-Ferragu a consacré sa thèse aux funérailles princières à la fin du Moyen-Âge dans le royaume de France. Elle est aujourd'hui maître de conférence à l'université Paris-13 Sorbonne-Paris-Cité et membre junior de l'Institut universitaire de France. Elle est l'auteur de D'or et de cendres (2005) et de La reine au Moyen-Âge, le pouvoir au féminin (XIVe - XVe siècles) paru chez Tallandier et réédité dans la collection de poche Texto. ///////////////////////////////// - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Les innovations de la Renaissance
Apr 07 2018 17 mins  
La Renaissance constitue la première série de nos cours d'Histoire moderne (Collège, programme de 5ème / Lycée, programme de 2nde). Au cours de cette émission, l'historien Hugues Daussy décrit les innovations de la Renaissance et répond aux questions suivantes: - On considère que l’art de la Renaissance est très fortement inspiré de l’art antique et qu’il répond au désir de retour aux sources formulé par les humanistes. Mais les artistes sont-ils alors contentés d’imiter les anciens ? 2. Dans le domaine pictural, et notamment dans celui de l’utilisation de la couleur, quelles sont été les principales innovations ? 3. La représentation de l’espace, notamment de l’espace tridimensionnel, ne fut-elle pas également une préoccupation très prégnante pour les artistes de la Renaissance ? 4. Dans la représentation du corps humain, en quoi constate-t-on également une rupture très nette avec l’art médiéval ? 5. Des innovations artistiques sont-elles également liées à l’invention de l’imprimerie ? 6. Et dans le domaine des arts décoratifs, observe-t-on aussi la mise en œuvre de nouvelles techniques artistiques ? 7. On voit constamment apparaître deux foyers distincts dans ce processus d’innovation artistique, l’Italie et les Flandres. Ces deux foyers ont-ils communiqué ? Se sont-ils influencés mutuellement? Notre professeur d'Histoire: Hugues Daussy est un historien moderniste, spécialisé dans l'histoire politique du protestantisme. Il est actuellement professeur à l'Université de Franche-Comté, membre honoraire de l'Institut de France, président de la Société Henri IV et président de la Société Française d'Etude du Seizième Siècle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le parti huguenot. Chronique d'une désillusion (1557-1572) (Genève, Droz, 2014) qui a reçu le prix Chateaubriand 2014. ///////////////////////////////// - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

Sparte: l'autre modèle.
Apr 04 2018 47 mins  
A l’évocation de la Grèce archaïque et de la Grèce antique, nous pensons quasi systématiquement à Athènes comme par réflexe. Athènes archétype de la Cité grecque dont l’Acropole légué par l’histoire nous fascine plus que jamais. Storiavoce vous propose de sortir de cette ville mythique, de vous diriger vers le Sud-Ouest, de traverser l’isthme de Corinthe, de laisser sur votre gauche la ville d’Argos qui porte le nom d’un fils de Zeus, de contourner le Mont Parnon afin de vous engager dans une plaine où se trouve la ville de Sparte. Nous avons généralement tendance à faire de cette ville un monde à part, un monde si particulier qu’il a donné à notre langage un adjectif: spartiate. Pourtant ce serait oublié que Sparte « doit être considérée comme une cité grecque de Grecs en Grèce. » Elle nous apparaît ainsi comme un autre modèle parce qu’elle eut à l’époque classique un rayonnement incontestable. Hérodote, Thucydide, Xénophon sont là pour en témoigner mais, aujourd'hui, dans un bel ouvrage paru chez Perrin, l'historien Nicolas Richer évoque son histoire. Il est interrogé par Christophe Dickès. L'invité: Nicolas Richer, agrégé d'histoire, a été maître de conférences à Paris-I (1994-2000) puis professeur à l'université Strasbourg-II (2000-2003). Il enseigne désormais à l'École normale supérieure lettres et sciences humaines de Lyon. Il est l'auteur de nombreux articles sur Sparte et a déjà publié, aux Publications de la Sorbonne, Les Éphores. Études sur l’histoire et sur l’image de Sparte (VIIIe-IIIe siècle avant J.-C.) (1998; La religion des Spartiates (Belles Lettres); Sparte, Cité des arts, des armes et des lois (Perrin). - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/

L'inspiration antique de la Renaissance
Apr 03 2018 16 mins  
La Renaissance constitue la première série de nos cours d'Histoire moderne (Collège, programme de 5ème / Lycée, programme de 2nde). Au cours de cette émission, l'historien Hugues Daussy définit la Renaissance et répond aux questions suivantes: - En quoi le mouvement de retour aux sources et de rejet de l’époque médiévale s’applique-t-il au domaine artistique ? - Comment les artistes de la Renaissance reprennent-ils contact avec les formes et les techniques artistiques de l’Antiquité ? - En quoi ces découvertes contribuent-elles à susciter ou à conforter certains thèmes majeurs de la pensée humaniste ? - Quels sont les thèmes artistiques antiques particulièrement remis à l’honneur ? - La littérature et la philosophie antiques jouent-elles également un rôle dans ce renouveau artistique ? - Ce mouvement touche-t-il toute l’Europe de la même manière ? Notre professeur d'Histoire: Hugues Daussy est un historien moderniste, spécialisé dans l'histoire politique du protestantisme. Il est actuellement professeur à l'Université de Franche-Comté, membre honoraire de l'Institut de France, président de la Société Henri IV et président de la Société Française d'Etude du Seizième Siècle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le parti huguenot. Chronique d'une désillusion (1557-1572) (Genève, Droz, 2014) qui a reçu le prix Chateaubriand 2014. - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/



















Le Moyen-Âge: au delà des idées reçues
Dec 22 2017 46 mins  
En 1834, Jean-Antoine Letronne, professeur au Collège de France et futur directeur de l’Ecole des Chartes, publia un article dans La Revue des Deux mondes au titre caractéristique : « Des opinions cosmographiques des pères de l’Eglises rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce ». Dans cet article, l’auteur opposait les «fantasmes religieux du Moyen-Âge » à l’âge de la raison, l'ère des Lumières. C’est très exactement de cet article qu’il faut dater l’image d’un Moyen-Âge obscurantiste: le Moyen-Âge et ses donjons noirs, avec ses paysans travaillant sous le joug sans pitié des seigneurs, ses croisades préfiguration de la colonisation moderne, ce Moyen-Âge qui pensait que la terre était plate et que les femmes ne possédaient pas d’âmes. Une époque enfin où régnaient l’inquisition et donc l’interdiction de penser… Même si, depuis, la recherche a évolué sur toutes ces questions, certaines idées ont la vie dure. Dans les conversations, afin d’exprimer le retour à un âge sombre fait de violence et de bêtise, on parle ainsi de « retour au Moyen-âge ». Par ailleurs, encore récemment, un courant historiographique idéologique a souhaité faire de l'histoire de la nation France une sorte d'abstraction, née non pas aux XIIIe ou XIVe siècle mais au XIXe siècle, comme si les travaux des grands historiens comme Karl Ferdinand Werner ou Philippe Contamine n'avaient aucune valeur. Avec l'historien Nicolas Weill-Parot, Storiavoce vous propose de découvrir un autre Moyen-âge, au delà des mythes et des représentations idéologiques. Il est interrogé par Christophe Dickès.








Vergennes ou la gloire de Louis XVI
Nov 07 2017 47 mins  
Paru en langue anglaise en 1994, le livre Diplomatie de l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger fait figure de classique de la pensée politique étrangère et des relations internationales. Après des décennies de domination de l’histoire sociale, l’auteur réhabilitait les champs politiques en donnant une place primordiale aux grandes figures de notre histoire et à leur vision du monde : de Richelieu à Bismarck, de Roosevelt à Reagan, de Napoléon III à Gustav Stresemann… Kissinger défendait dans son livre une approche réaliste de la politique étrangère qui s’appuie à la fois sur la raison d’Etat mais aussi sur ce qui est appelé communément la Realpolitik. Dans cette approche, la place de l’histoire est évidemment essentielle : l’histoire éclaire le présent et permet de mieux comprendre les possibilités de l’avenir. La politique est l’art du possible. Histoire et temps présent sont entremêlés : charge au responsable de déceler et de comprendre son époque afin d’anticiper le monde de demain. Pourtant il y a un grand absent dans le livre de Kissinger. En effet, dans cet ouvrage de plus de 860 pages, nous ne trouvons guère le nom de l’ancien ministre de Louis XVI, Charles Gravier comte de Vergennes. Or, n’est-ce pas Vergennes qui fut secrétaire d’Etats aux Affaires étrangères au moment de la guerre d’indépendance américaine ? N’est-ce pas aussi le nom de Vergennes qui est associé au Traité de Versailles qui, en 1783, consacre l’affaiblissement de l’Angleterre et de la Royal Navy ? Enfin, le temps de Vergennes ne correspond t’il pas à l’apogée de la puissance française en Europe ? Storiavoce vous propose de comprendre ce ministre méconnu dont le rôle dans l’histoire de France mais aussi dans l’histoire de la pensée politique et des conceptions des relations internationales, fut essentiel. Christophe Dickès reçoit au micro de Storiavoce Berand de Montferrand qui lui a consacré une biographie parue chez Tallandier.

Réhabiliter Charles VII
Oct 26 2017 46 mins  
Professeur émérite à Paris IV Sorbonne et membre de l'Institut, le médiéviste Philippe Contamine offre à son public une biographie magistrale d'un des rois les plus énigmatiques. Charles VII eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l'emporter militairement. Dieu, Jeanne d'Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s'appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations. Philippe Contamine est interrogé par Christophe Dickès.

Quand l'Histoire passe à table.
Oct 25 2017 41 mins  
Mais que pouvait bien manger Jésus, Marie-Antoinette, Napoléon ou Churchill? Dans sa collection "Biographies gourmandes" dirigée par l'historienne Marion Godfroy, les éditions Payot nous ouvrent un univers qui répond à des centaines de questions autour de l'alimentation, des repas et de la nourriture en général. La table est en effet le reflet des civilisations, des usages et des coutumes, d'un art de vivre aussi. Selon les époques, elle est indissociable du religieux comme du politique. La nourriture est par exemple centrale dans la Bible et dans l'histoire de Jésus qui n'a rien du prédicateur austère, même s'il pratique le jeûne dans le désert. Quant à Napoléon, on dit qu'il ne mangeait rien ou quasiment rien... C’est oublier les matelotes à la Kleber, l’aloyau à la Montebello, le saumon à l’impériale, et le potage à la Cambacérès. Napoléon Bonaparte, en fin aristocrate, se devait de construire une « Maison » dans ces troubles années post révolutionnaires. De cette souveraineté neuve, il entendait bien mettre la marque partout et faire de sa table, aussi, un enjeu impérial… Et que dire de l'hédoniste Churchill dont la table surpassait celle de son allié américain ou soviétique! Interrogée par Christophe Dickès, l'historienne Marion Godfroy nous décrit un univers méconnu mais qui éclaire d'un jour nouveau la compréhension de l'histoire des sociétés politiques et religieuses.

Marie-Louise, une jeunesse impériale
Oct 17 2017 47 mins  
Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine est la victime d’une légende noire. Née en 1791, elle n’a pas vingt ans quand elle quitte l’Autriche afin de devenir la seconde épouse de l’empereur des Français, Napoléon Ier. Elle devient ainsi le symbole de la paix fragile entre les deux pays (Traité de Schönbrunn). Après avoir tant redouté cette union, elle se met à aimer cet homme qui sait se laisser aller à l’idéal d’une vie bourgeoise. Le 20 mars 1811, elle met au monde un fils, l’aiglon Napoléon II (1815-1832) dans des conditions difficiles. Fidèle, elle soutient Napoléon et fait son possible afin de l’aider dans ses relations avec l’Autriche. mais en 1814, elle refuse de le rejoindre sur l’île d’Elbe. C’est de ce refus que naît sa légende noire. Dans un portrait nuancé, s’appuyant sur des archives indéites, l’historien Charles-Eloi Vial nous présnete une autre femme, bien éloignée des caricatures dont elle a pu souffrir. Une princesse cultivée qui, au fil des années, apprend les obligations de sa charge avec dévouement, intelligence et application. Ce qui lui permettra de jouer un rôle européen en tant que Duchesse de Parme pendant près de trois décennies. Au fil des pages, nous découvrons ainsi un destin hors du commun et une personnalité ignorée, révélée par un historien qui s’impose comme une des meilleures plumes de sa génération. Un entretien avec Christophe Dickès.























Patrice Gueniffey et les héros français
Apr 12 2017 50 mins  
Au XIXe siècle, Joseph de Maistre, qui aimait la France, écrivait sur nous les mots suivants : « Le caractère français n’est pas susceptible d’une marche uniforme et continue. Cette obstination imperturbable avec laquelle l’Anglais ou l’Allemand marchent à leur but, sans tomber ni se détourner, n’est pas à l’usage des Français. Chez eux, c’est-à-dire chez nous Français, l’abattement succède à l’enthousiasme et les bévues aux grands coups politiques. Le vaisseau de l’Etat, ne vogue pas sur une mer tranquille : il est tantôt aux nues et tantôt dans l’abîme. De là ces hauts et ces bas, ces alternatives de gloire et d’humiliations si communes dans l’Histoire de France. » De Maistre aurait pu ajouter à ces mots l’idée que, parce que nous aimons vivre sur une mer agitée, il nous est nécessaire parfois d’avoir recours à ces personnages qui, dans notre histoire, sont des sauveurs. Ces héros qui, pendant des décennies peuplaient les pages de nos manuels scolaire et que l’on est bien en peine de retrouver aujourd’hui… De Vercingétorix à Jeanne d’Arc, de Du Guesclin à François Ier… Mais surtout Louis XIV qui, avec Napoléon et le général de Gaulle, semblent tous les dominer. Pourquoi cela sinon parce que notre pays n’est ni plus ni moins, avec l’Angleterre, qu’un Etat nation depuis bien longtemps et que ces trois hommes, en leurs temps, surent incarnent à la fois l’un et l’autre, l’Etat et la nation. Avec Patrice Gueniffey, Storiavoce vous propose de partir à la découverte de deux d’entre eux : Napoléon et De Gaulle. Et à travers eux, de mieux comprendre ce concept si Français du sauveur. Une émission présentée par Christophe Dickès.













































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