Périphéries - le podcast

Jun 24 2020 13 mins 76

Écouter Raconter Décrypter les réalités sociales et urbaines Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.









































Vrac : l'alimentation de qualité à "prix quartier"
Dec 11 2019 8 mins  
Créée dans les quartiers de la métropole lyonnaise l'association Vrac initie et organise des coopératives d’habitants pour leur permettre, grâce à des achats groupés de denrées alimentaires en vrac, d’accéder à des produits de bonne qualité aux meilleurs prix.Une économie collaborative qui associe les habitants, les bailleurs sociaux locaux et les fondations.A la fois outil d’une consommation responsable et outil de socialisation dans les quartiers ce réseau se développe dans toutes les métropoles françaises ( Paris, Toulouse, Bordeaux Strasbourg...) et dans le monde étudiantPériphéries vous propose cette semaine de découvrir cette initiative modeste, utile et véritablement pensée pour être au service des habitants des quartiers populaires.L’association VRAC favorise le développement de groupements d’achats dans les quartiers prioritaires de la politique des différentes villes ( Lyon, Strasbourg, Paris, Bordeaux, Toulouse).Le projet de l’association est orienté vers l’accès du plus grand nombre à des produits de qualité issus de l’agriculture paysanne/biologique/équitable à des prix bas, grâce à la réduction des coûts intermédiaires (circuits-courts) et superflus (limitation des emballages).Ainsi, VRAC permet aux habitants de ces quartiers de s’inscrire dans un mode de consommation durable et responsable, qui repose sur le collectif et les dynamiques locales pour faire face à la précarité et proposer un autre rapport à la consommation, à la santé et à l’image de soi. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.






Reprendre le chemin de l'école
Nov 13 2019 7 mins  
Il y a 10 ans le Micro Lycée de Seine Saint Denis avait ouvert dans un pavillon à l'entrée de la cité des 4000. Une décennie plus tard cet établissement qui "rattrape" les décrocheurs grâce à un engagement sans faille l'équipe enseignante est installé ai coeur du lycée du Bourget. Retour sur ce qui fait le sel de l'école et l'importance du bac pour ceux et celles qui se sont un temps éloignés de l'institution scolaire.... Après 10 années de cette expérience scolaire l'équipe enseignante a mobilisé les élèves pour écrire un livre dont voici la présentation :Des vies normalesPar les élèves du Microlycée de Seine Saint-Denis10.00 €Le Microlycée 93 est un établissement scolaire public situé en Seine Saint-Denis, qui accueille cinquante jeunes « décrocheurs », âgés de 16 à 25 ans. Ces jeunes ont choisi de reprendre leurs études pour passer le baccalauréat. Ils ont tous des parcours sinueux, faits de ruptures et de désordres. Ils trouvent pourtant le courage de se rescolariser, et aspirent à se (re)construire. Durant l’année 2018-2019, à l’occasion des dix ans de l’établissement, élèves et anciens élèves du Microlycée 93 ont rédigé des témoignages à la première personne, au sein d’un atelier d’écriture. Ces textes sont livrés à l’état brut dans ce livre, sans retouches. Ils sont présentés sous la forme d’un carnet collectif, qui suit les scansions d’une année scolaire et sociale classique, faite de rendez-vous incontournables et des surprises de l’actualité. On y éprouve, au fil des voix, la confrontation entre des rêveries, des colères, des douleurs, et les injonctions de la société, de la famille et de l’école. Leurs paroles s’entrechoquent et obligent le lecteur, en miroir, à se demander si ces jeunes, que l’on imagine si marginaux, ne seraient pas tout simplement… comme nous tous. Ce texte kaléidoscopique se lit comme un journal intime, et comme un recueil de poésie. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.













Dans le virtuel on a des secondes vies et des super pouvoirs !
Sep 25 2019 2 mins  
Yvan collégien à Clichy sous Bois nous éclaire sur la frontière qui sépare le monde réel de la réalité virtuelle. Dans le virtuel on a des secondes chances.... Il y a beaucoup de différence entre le monde virtuel et la réalité. C’est une sacrée frontière qui sépare ces deux univers.Dans le monde virtuel dans les combats au corps a corps on peut avoir des supers pouvoirs. Dans la réalité non !Dans un monde virtuel lorsque l’on meurt on a une ou plusieurs secondes chances. Dans la réalité non !Pour conduire dans la réalité il faut un permis et dans un monde virtuel pas besoin.Dans le virtuel on peut avoir de supers pouvoirs, une force surhumaine et maîtriser le feu, la glace etc et dans la réalité c’est pas possible.il y a aussi des choses très anormales dans un monde virtuel : des bugs, des monstres, des invasions alien… et dans la réalité on sait que ça n’existe pas.Dans certains mondes virtuels il y a différentes barres de vie : une barre de vie qu' on doit régénérer en se soignant ou en mangeant et une qui se régénère toute seule.Dans la réalité on a pas de barre de vie.Dans un monde virtuel lorsqu'il y a des chose a lire ou a entendre dans d autres langues il y a des sous-titre et dans la réalité il faut se contenter de Google traduction. Dans un monde virtuel on peut construire des choses en quelques secondes et dans la réalité ça peut prendre des jours des mois ou des années. Pour gagner de l’argent dans un monde virtuel on a pas besoin de travailler on peut faire des mission ou aider des gens. Dans la réalité il faut travailler pendant des heures et des heures.Dans le monde virtuel on a un inventaire ou on peut mettre des tonne de chose… dans la réalité on a juste des poches… Qui sont toujours trop petites.Moi j ai une préférence pour le monde virtuel, les secondes chances et les supers pouvoirs . Un projet d'écriture radio mené en partenariat avec la Zep  et les Ateliers Medicis Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.



















Les "passe-murailles" de la ségrégation sociale
Jun 12 2019 10 mins  
De Paris 8 à Paris VIII. De la fac de Saint Denis ( Paris 8) au très chic huitième arrondissement de Paris, c'est le défi lancé par le chercheur Nicolas Jounin à ces étudiants de sociologie de l'université de Paris. Aller voir avec un simple ticket de métro une réalité si proche géographiquement mais si lointaine. Entre étonnement et analyse ses étudiants découvrent et décryptent les mécanismes sociaux d'un "ghetto de riches" autour du parc Monceau. Voyage de classesDes étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiersNicolas JOUNINUne demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d’étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du VIIIearrondissement de la capitale. Pour s’initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites.Boire un café dans un palace pour observer ce qui s’y passe (et être traité comme un client illégitime), stationner dans les boutiques de luxe pour décrire leur organisation (et se faire mettre dehors), apprendre à manger un mille-feuilles à 14 euros avec des « bourgeoises », approcher des institutions prestigieuses où les femmes n’ont pas le droit de vote, se faire expliquer le Bottin mondainet l’arrangement des mariages, interviewer dans son hôtel particulier un grand dirigeant qui « fait partie de ces familles qui ont des châteaux un peu partout » : ce sont quelques-unes des expériences que ces étudiants du 93 ont vécues. En même temps qu’il leur a fallu dompter l’exotisme pour bien comprendre le milieu dans lequel ils pénétraient, ils ont dû encaisser l’humiliation des multiples rappels à l’ordre social que suscitait leur démarche.Des premières incursions anonymes et timides jusqu’aux face-à face sans échappatoire, ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L’enjeu : renverser l’habitude qui veut que ce soit « ceux d’en haut » qui inspectent l’existence de « ceux d’en bas ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.


Les frontières de ma vie. Paroles d'ados.
Jun 05 2019 28 mins  
Une frontière c'est une barrière !Une frontière c'est une étape !Une frontière c'est réel ou imaginaire... mais lorsqu'une classe de quatrième du collège Louise Michel de Clichy sous Bois s'empare de cette question ça donne des contributions intimes, parfois décalées et toujours pertinentes qui éclairent sur qui sont ces ados et leur réalité quotidienne. Un projet mené en partenariat avec les Ateliers Medicis et la ZEPA écouter ici pour passer les frontières de l'a priori. Une classe de quatrième du collège Louise Michel de Clichy sous Bois qui s'empare du mot frontière pour, à travers des ateliers d'écriture, lui donner une signification, des significations plutôt car cet exercice permet " de penser d'une autre manière, de voir qu'un mot il peut avoir plusieurs significations".Si vous voulez découvrir ce qu'est la frontière de l'adolescence qui donne "plus de sentiments", comprendre la différence entre la vie réelle et le monde virtuel "avec ses secondes chances et ses super pouvoirs". Si vous avez envie d'embraquer dans le 601, le bus qui désenclave Clichy en attendant l'arrivée du tramway ou de franchir les frontières de la peur...  Ecoutez le travail d'écriture mené par ces jeunes ados en partenariat avec les Ateliers Medicisde Clichy Montfermeil et la Zone d'expression Prioritaireune association qui accompagne la prise de parole des jeunes Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.























Une adresse... en attendant un toit
Feb 06 2019 10 mins  
Comment ouvrir ses droits à l’assurance maladie, déposer une demande de logement, renouveler une carte d’identité ou postuler à un job sans fournir une adresse ?De nombreux SDF quittent totalement le radar social et administratif faute de cet indispensable sésame.Pour accompagner ceux qui n’ont ni domicile ni adresse et leur permettre de retrouver une existence légale de nombreuses associations développent des services de domiciliation administrative. Une journée dans l'un de ces bureaux de poste de substitution à la rencontre de ses utilisateurs.Aucune démarche n’est possible sans adresse. C'est pour permettre la mise en oeuvre des démarches les plus élémentaires que diverses associations déploient des dispositifs de domiciliation postale. Des bureaux de poste de substitution comme il existe des hôpitaux de campagne... L’association « Aux captifs la libération» fait partie de ces structures qui offrent ce service aux plus exclus.Dans le 9 eme arrondissement de Paris, cette association a donc ouvert un petit bureau de poste ou plus de 200 sans abris peuvent ainsi recevoir leur courrier.L’unique moyen pour beaucoup de ne pas rompre le fil et de ne pas totalement disparaître… même si les bonnes nouvelles sont rares dans les courriers reçus ici.Périphéries s’est invité dans cette poste particulière à la rencontre de celui qui la fait vivre et de ceux qui viennent chercher ici une adresse à défaut d’avoir un toit... Accompagnement musical par Kevin Seddiki Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.


" Manquer de considération c'est pire que de ne pas avoir de toit sur la tête "
Jan 30 2019 12 mins  
Fin de mandat au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel pour Memona Hintermann Afféjee. Pendant six ans cette journaliste s'est emparée des questions liés à la diversité dans les médias. A la veille de quitter cette institution de régulation elle commente les (tristes) chiffres du dernier rapport sur la diversité et s'inquiète qu'existe "une France que les médias ne veulent pas voir"...Une France de la diversité oubliée ou négligée. "Comment on me regarde comment on me voit... dans quel rôle les médias veulent-ils que je reste".C'est en ces termes que Mémona Hintermann- Afféjee qui a été pendant six années l'une des "sages" du Conseil supérieur de l'Audiovisuel résume la problématique de la représentation de la diversité dans les médias. A la veille de son départ de l'institution cette journaliste qui s'est emparée des questions liées à la diversité dresse un bilan sans complaisance de ce que font ( ou ne font pas) les médias pour raconter la France telle qu'elle est. Le rapport sur la diversité dans les médias du CSA livre des indicateurs qui montre une sous représentation notable des habitants de territoires ultra marins, des précaires ou de ceux que l'on affuble encore du nom de "minorités". Elle regrette que le CSA ne dispose pas des outils juridiques pour imposer ce qui relève de la concorde nationale ou de l'égalité et s'inquiète aussi du manque de volonté politique et du lobbying des médias pour que le statut quoi demeure. A la veille de quitter, sans regret, le somptueux bureau qu'elle occupe sur les quais de Seine elle se dit inquiète d'une balkanisation de la société française et redoute le pire.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.


Bakary Sakho : gardien d'immeuble par passion
Jan 23 2019 13 mins  
Gardien d'immeuble, animateur de quartier, producteur de documentaires, créateur d'évènements sportifs, confident des habitants et par voie de conséquence sociologue affuté du 19 eme arrondissement... Bakary Sakho est une figure incontournable de ce "village" du nord de Paris. Un arrondissement qui accueille à la fois les quartiers "branchés" des bords du canal et les plus grands quartiers en politique de la ville de la capitale. Il est à la fois le narrateur précis d'une réalité sociale compliquée et un acteur engagé de la transformation et de l'émancipation des habitants particulièrement des jeunes. Promenade dans cet arrondissement populaire en compagnie de the "Mayor" comme il a été surnommé.  " Qu'est ce qu'on laisse comme histoire dans cet arrondissement qui est le nôtre " ? Cette question taraude Bakary Sakho. Aussi cet homme de 38 ans qui a toujours vécu dans le 19 eme multiplie les initiatives pour essayer de construire les bases d'un récit collectif. Le sport, l'écriture, la radio, le cinéma sont autant d'outils que ce gardien d'immeuble mets en oeuvre pour permettre aux habitants de prendre leur part dans le récit de cette histoire de France qui s'écrit.Et le temps presse car Bakary Sakho dresse également la chronique d'un arrondissement au coeur duquel les populations se replient sur elle mêmes, dans lequel les enfants font très tôt et trop souvent l'expérience de la violence et de la ségrégation...Rencontre avec un acteur engagé du "village 19 eme", auteur d'un livre qui raconte son engagement Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.




Rares sont les jours ou personne ne meurt dans la rue
Jan 09 2019 7 mins  
Près de 500 personnes meurent chaque année dans les rues de nos villes. Après une vie d'invisibles l'association "Les morts de la rue" tentent de redonner à ces hommes, ces femmes et ces enfants une existence et surtout de ne pas les laisser mourrir en anonyme. 500 c'est bon an mal an le chiffre du recensement macabre effectué chaque année par le collectif des morts de la rueessaye de redonner.Un demi milliers de personnes au moins meurent tous les ans sur un coin de trottoir, dans une "dent creuse" de la ville ou dans un abri de fortune.Qui sont ils ?C'est à cette question lancinante que tente de répondre ce collectif qui patiemment essai de reconstruire le fil d'une vie écourtée- car on perd trente ans d'espérance de vie en vivant à la rue- et souvent invisible car "il y a beaucoup de vie autour de ceux qui meurent à la rue" constatent les bénévoles de l'association.Au delà de renouer le fil d'une existence en pointillé et d'offrir une inhumation à ceux que l'on qualifie d'indigents il s'agit aussi d'interpeller les grand public et les pouvoirs publics sur ces drames qui se nouent bien souvent en silence et dont l'ampleur est méconnue car comme le précise le président du collectif des morts de la rue "quand on compte 500 morts on peut imaginer que le vrai chiffre est plutôt de 2500 ou 3000..." photo : copyright collectif des mort de la rueHabillage musical par Kevin seddiki Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.









Marseille n'a qu'une ressource : son foncier
Nov 29 2018 9 mins  
Dans son livre " la Fabrique du Monstre" paru en 2016 Philippe Pujol, journaliste à Marseille dressait le portrait sans fard de la cité phocéenne. Une ville aux poches de pauvreté multiples et dans laquelle le séparatisme social est à l'oeuvre. Les récents effondrements d'immeubles en plein centre ville ont remis un coup de projecteur sur les conditions de vie dans le centre de cette ville et interrogés sur l'absence de volonté politique. Voire sur la volonté de laisser la situation telle qu'elle est. Visionnaire il disait déjà à l'époque : "Le seul developpement économique de Marseille c'est de se vendre à la découpe..."Plus de 100 immeubles ont été évacués à Marseille depuis l'effondrement des bâtiments de la rue d'Aubagne montrant l'ampleur du phénomène du mal logement à Marseille. Depuis des années tous les indicateurs du logement s'inquiètent de la situation dans cette ville. Le nombre de copropriété dégradées y est très important On parle souvent des quartiers nord... Mais à Marseille la pauvreté est aussi dans le centre. Le quartier Saint Mauront est l'un des plus pauvres d'Europe, celui de Noailles est également très pauvre. Pendant des années Philippe Pujol a raconté par le menu la vie quotidienne des habitants délaissés de cette ville. Pour le journal La Marseillaise d'abord puis ensuite à travers des ouvrages dont le premier a été récompensé par le prestigieux prix Albert Londres ( une première pour un journaliste localier). Il racontait en 2016 à quel point la situation n'était pas liée à la fatalité mais à un choix politique nourrit de clientélisme. "Les Marseillais ne sont jamais si bien asservis que par eux mêmes" disait il. Nous nous étions rencontrés lors de la sortie de son second ouvrage, un jour de Mistral cela s'entend un peu !  Philippe Pujol Prix Albert Londres 2014 la fabrique du monstrepublié fin 2015 Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.


Le Travail c'est plus qu'un salaire
Nov 21 2018 15 mins  
Reprendre le chemin d'un emploi... C'est le pari du projet Territoires Zéro Chômeurs de Longue durée imaginé par ATD Quart Monde est déployé pour l'instant à titre expérimental. A Villeurbanne dans le quartier Saint Jean, Garmia, Samia, Jean-Philippe font partie des 72 chômeurs aujourd'huien CDI au sein de l'entreprise Emerjean. Ils ont retrouvé un emploi mais beaucoup plus... la dignité qui va avec. Témoignages.Avec le programme Territoires Zéro Chômeurs de Longue durée ATD quart Monde fait le pari que l'emploi ne coûte pas plus cher que le chômage. Expérimenté sur une dizaine de territoires en France ce dispositif commence à porter ses fruits.A Villeurbanne dans le quartier Saint jean c'est Emerjean une entreprise à but d'emploi ( EBE) qui est Le "bras armé" de cette initiative. Une entreprise dont l'objet social est certes d'offrir des prestations et des services mais aussi et surtout de générer de l'activité pour tous les habitants de ce quartier de 4000 habitants qui souhaitent mettre un terme à une période d'inactivité subie.En une année et demie ce sont près de 80 habitants de ce quartier enclavé qui ont pu signer un CDI sans que bien sûr cela ne vienne nuire à l'activité traditionnelle.En plus d'une sortie de la précarité monétaire pour des familles, ce projet, soutenu par la Mairie de Villeurbanne et dans lequel est impliqué le tissu économique local, permet de redynamiser le tissu économique et de reconstruire une estime de soi et un volet de la citoyenneté.Avec 80 nouveau salariés le quartier Saint Jean change doucement de visage. Et ses habitants le racontent. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.






La disparition du Gérard
Oct 17 2018 13 mins  
Le Gérard a disparu !Comme si c'était hier les habitants du quartier du Luth à Gennevilliers s'en souviennent. Même ceux qui n'étaient pas là à l'époque.Que reste-t-il 15 ans après le fracas de la démolition d'un immeuble ? La poussière s'envole mais qu'en est il des souvenirs... et des fantasmes. Pendant trois mois Fatma, Isabelle, Dora, Saliha, Michèle et Joseph, habitants de ce quartier d'Ile de France se sont prêtés au jeu d'un atelier d'écriture pour redonner vie au Gérard. Très vite lorsque nous avons commencé à interroger la mémoire du Luthavec les habitant(e)s participant à ce projet nous nous sommes renduscompte que planait encore sur ce quartier le souvenir diffus maisprésent du Gérard... Un immeuble né en 1967 et qui avait acquis le statut de symbole ycompris auprès d'habitants arrivés dans le quartier après sa démolition.Cette barre gigantesque avec ses couloirs "longs comme un train", fut pendant longtemps la signature du Luth.Le sujet était donc tout trouvé pour essayer de faire un modulecollectif qui pourrait réunir ceux qui avait connu le Gérard et ceux quien avait simplement entendu parler...Car tous avait quelque chose à dire ce qui coïncidait parfaitement avecles deux objectifs du projet : raconter une mémoire collective demanière subjective et engager un processus d'écriture.C'était amusant de voir que les immeubles du quartier avaient été humanisépar les habitants qui les appelaient par le prénom de leurs parrains...le Jean jacques (Rousseau), le Gérard ( Philippe)Nous avons donc décidé dans l'écriture de travailler sur cettepersonnalisation du "Gérard" qui réveillait à la fois des souvenirsconcrets pour certain-e-s mais aussi l'imagination d'autres.La manière dont l'ombre d'un batiment détruit il y a maintenant plus de15 ans, plane encore sur le quartier dit beaucoup de l'attachement deshabitants au quartier et de la construction d'une mémoire symbolique etpatrimoniale qui échappe à ceux qui ne résident pas dans le quartier. Un atelier d'écriture radiophonique mis en oeuvre avec la Direction de la musique et de la création culturelle de Radio France et le centre Aimé Césaire de Gennevilliers.Remerciements : Celine Illa  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.




La vie sur écoute
Oct 03 2018 22 mins  
Au départ, une rue au Bourget, un territoire, deux établissements où la vie bat son plein : le Lycée Germaine Tillion, et une Clinique de soins de suite et de réadaptation du groupe Ramsay, voisins, mais inconnus l’un de l’autre.D’un côté, la jeunesse étudie et s’ébroue dans un beau bâtiment en briques et bois ouvert en 2014 ; et de l’autre, des patients lourdement accidentés ou malades se rééduquent, tentent de réapprendre les gestes du quotidien, autour du patio arboré d’une clinique moderne.Il aura fallu l’idée d’un projet pédagogique pour que les deux équipes se croisent, et imaginent un atelier commun. Ainsi, durant l’année scolaire 2017-2018, une résidence artistique et territoriale, financée par la DRAC et portée par le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, a permis cette collaboration inédite.Edouard Zambeaux, avec la dramaturge Elise Chatauret, ont animé un atelier de création radiophonique, sur le thème, libre et fructueux, des émotions.En petits groupes, et par tâtonnements, quarante élèves de seconde ont travaillé, en alternance, sur : la prise de son, les ambiances sonores, l’écriture de témoignages, des entretiens avec les soignants ou les patients, des enregistrements de leurs propres textes, le montage...Pour les élèves apprentis journalistes, âgés de quinze ans, une forme de contre-emploi souvent bouleversant que cette traversée d’un établissement de santé qui les invite à explorer l’accident, l’éclipse, l’amnésie, le handicap… Pour les patients, une occasion unique d’exprimer, avec ou sans mots, la peur, la honte, la tristesse… mais aussi la joie et l’espoir, dans leur vie désormais entravée.Une création de 22 minutes, écho suggestif de ces rencontres dont l’auditeur pourra ressentir la vivace, et pudique, intimité.Texte rédigé par l'équipe pédagogique du Lycée Germaine Tillion du Bourget Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.



















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