À la Une: le Mali pleure la disparition d'Amadou Bagayoko


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Apr 05 2025 4 mins   52

« Amadou s’en est allé : l’Afrique perd l’un de ses cœurs qui chantaient », titre Sahel Tribune. « Musicien aveugle à la voix chaude et à la guitare habitée, il laisse derrière lui une œuvre majeure, symbole d’un Mali rayonnant, d’un amour éternel, et d’une Afrique qui chante, même dans l’obscurité ». Pour Mali Actu, il était « l’icône de la musique malienne », « moitié du duo légendaire Amadou et Mariam ». « Ce couple unique », ajoute Mali Actu, « a su fusionner les traditions musicales maliennes avec des influences modernes telles que le blues, la pop et le rock (…) Le Mali et le monde entier pleurent la disparition d’un génie musical, mais son héritage perdurera à travers sa musique... Que son âme repose en paix ». De son côté, le Journal du Mali retrace la vie d’Amadou, depuis sa naissance le 24 octobre 1954 à Bamako, jusqu’à son décès, hier. « Il était aveugle depuis l’âge de 16 ans, en raison d’une cataracte congénitale (…) c’est sa rencontre avec Mariam Doumbia, à l’Institut des jeunes Aveugles de Bamako, en 1975, qui a véritablement lancé une aventure artistique unique. En couple dans la vie comme sur scène, Amadou et Mariam sont devenus des ambassadeurs de la culture malienne ».

Feux de détresse

À la Une de la presse internationale également ce matin, une vidéo accablante pour l’armée israélienne. Détail macabre, cette vidéo a été « découverte dans le téléphone portable d’un ambulancier retrouvé avec 14 autres travailleurs humanitaires, dans une fosse commune à Gaza ». C’est le New York Times qui se l’est procurée. « Cette vidéo montre que les ambulances et le camion de pompiers à bord desquels les travailleurs se déplaçaient étaient clairement signalés et avaient leurs feux de détresses allumés, lorsqu’ils ont été frappés le 23 mars ». « Or », poursuit le New York Times, « un porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a déclaré en début de semaine, que les forces israéliennes n’avaient pas "attaqué au hasard" une ambulance, mais que plusieurs véhicules "avançaient de manière suspecte", sans phare ni feux de détresse vers les troupes israéliennes, les incitant à tirer ».

Inquiétude de l'ONU

« La vidéo », précise le New York Times, montre que « le convoi humanitaire s’arrête, à l’approche d’un véhicule, une ambulance, qui a été attaquée un peu plus tôt et qui s’est déportée sur le bord de la route… Des secouristes, dont au moins deux portent leur uniforme, sortent d’un camion de pompiers et d’une ambulance marquée du Croissant Rouge », précise le New York Times. « Puis des coups de feu intenses retentissent. La caméra tremble puis la vidéo s’éteint... en arrière-plan, on entend les voix de travailleurs humanitaires, et de soldats affolés criant des ordres en hébreu ». Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les Droits de l'Homme, Volker Türk, estime « que cet épisode soulève "de nouvelles inquiétudes, quant à la commission de crimes de guerre par l’armée israélienne" ».

Terres rares

À la Une également : la réplique de la Chine après l’instauration de nouveaux droits de douane par Donald Trump. « En réplique aux nouvelles taxes imposées par les États-Unis sur les produits chinois, Pékin annonce que des droits de douane de 34% vont s’appliquer à partir du 10 avril, sur toutes les importations de biens américains », nous explique le quotidien français La Croix. « Après l’offensive protectionniste de Donald Trump, la Chine contre-attaque », titre de son côté Libération. Et que dit-on en Chine ? Pour le quotidien anglophone mais très officiel China Daily, « d’importantes et immédiates mesures ont été prises ». Hausse de 34% des droits de douane donc, mais ce n’est pas tout. La Chine annonce aussi des « restrictions immédiates à l’exportation de terres rares », si chères à Donald Trump… Le China Daily cite aussi un chercheur chinois, Bai Ming, qui tient à donner de la hauteur aux décisions chinoises. « Ces mesures », dit-il, « ne visent pas seulement à protéger les intérêts de la Chine, mais aussi à préserver la stabilité du commerce mondial ». « Pékin panique », assure de son côté Donald Trump. La bataille ne fait que commencer.