La Poudre

Nov 24 2020 61 mins 21.7k

Deux fois par mois, au micro de Lauren Bastide, écrivaines, artistes, chercheuses et militantes se racontent et prennent le pouls des luttes féministes et antiracistes contemporaines. Un épisode un jeudi sur deux. Depuis 2016, la journaliste reçoit dans La Poudre des femmes artistes, militantes ou politiques pour des conversations intimes et profondes qui ont passionné de millions d’auditeurices. Ces récits, enrichis de documentaires événementiels, de tables rondes, et d’analyses par les plus grandes expertes des luttes pour les droits des femmes, en France et dans le monde, forment un tableau captivant de la société à l’heure de la révolution #MeToo. La Poudre was created by journalist and feminist activist Lauren Bastide, co-founder of Nouvelles Ecoutes studio, to offer women a safe space to express themselves. In a one-hour long, in-depth conversation, inspirational women artists, activists, scientists and politics talk about themselves, their path and struggles, but also about the incredible times we are living for women’s rights. Many episodes of La Poudre have been recorded or dubbed into English. Search for the 🇬🇧 !





« Notre Colère sur vos murs » (Documentaire)
Nov 24 2020 68 mins  
Faire bouillir l’eau, la farine, le sucre, prendre son pinceau, tracer, feuille par feuille, les lettres de la mémoire, de la dénonciation, de l’adelphité, de la colère. Au micro de Lauren Bastide, les colleur·euse·s vous embarquent une nuit à leurs côtés pour explorer les dessous de ce geste qui brandit à la vue de tou·te·s des messages féministes, hautement politiques et militants, comme autant de poings levés. Tay Calenda, photographe accompagnant les colleur·euse·s depuis les tout débuts du mouvement témoigne de ces expéditions (08:08) et de l’importance d’en conserver les traces, tandis que les collages disparaissent, arrachés ou détruits par la pluie. Lily, fondatrice du groupe Collages afroféministes à Marseille, parle de l’importance de la diversité nécessaire de ces messages mais aussi de la stratégie inhérente aux lieux choisis pour coller (16:37). L’action en elle-même est importante : coller, c’est déjà se réapproprier l’espace, comme l’explique Chloé Madesta (23:59) pour qui la ville, synonyme de peur, est devenue un lieu de puissance. Un lieu qui peut rendre hommage également, comme ce fut le cas avec le mémorial créé par les colleur·euse·s de Paris dans la rue Bouvier pour commémorer les victimes de féminicides et les travailleur·euse·s du sexe assassiné·e·s durant la première année d’existence du mouvement (26:00). Un moment fort, comme souvent le sont ces expéditions nocturnes, créant une connexion et une entraide parmi les militant·e·s (28:30). Si cette forme d’action a été initiée par une personne au positionnement marginal et décrié (33:53), déconstruit ici par la chercheuse Karine Espineira (39:25), les colleur·euse·s se sont largement emparé·e·s de l’outil pour faire passer des messages intersectionnels sur tous les murs de France. Même le confinement n’a pas pu éteindre leur élan et Émilie Dupas raconte le passage au virtuel (50:47) pour que jamais l’action ne s’arrête. Elle ne s’arrête d’ailleurs pas non plus aux frontières, et Illana Weizman témoigne de son implantation en Israël (56:02), réadaptée au contexte et aux violences spécifiques qui y touchent les femmes. Force aux colleur·euse·s et longue vie aux collages ! Un merci infini au collectif Collages féministes de Lille pour leur accueil et leur participation. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Nouvelles Écoutes présente La Fille sur le canapé
Nov 13 2020 2 mins  
TW : Ce documentaire aborde la thématique des violences sexuelles sur mineures. Il est parfois difficile à écouter. Assurez-vous de le faire dans les meilleures conditions possibles. Nouvelles Écoutes présente le nouveau documentaire du flux Intime & Politique : « La Fille sur le canapé », signé Axelle Jah Njike. Les 9 chapitres de ce documentaire sortiront le 16 novembre. « J’ai rencontré Axelle il y a quatre ans et j’ai tout de suite eu une grande admiration pour elle, d’abord pour son combat au sein du GAMS contre les mutilations sexuelles, puis pour son talent d’écrivaine et enfin pour son podcast, Me My Sexe and I, dans lequel elle offre un espace de parole sécurisé à des femmes afrodescendantes. « La Fille sur le Canapé » est la continuité de tout ce travail. On y retrouve le talent d’Axelle à faire se déployer la voix des autres. Pour ce documentaire, elle voulait créer « un écrin » pour la parole des victimes, sublimé par la musique originale de Sandra NKaké. On y retrouve aussi l’amour d’Axelle pour la littérature. Vous croiserez au cours de ces 5 heures, des textes de Maya Angelou, Leonora Miano, Alice Walker, Toni Morrison, Sapphire, de grandes autrices qui ont aidé Axelle à prendre la parole pour elle-même. » Lauren Bastide Pour vous abonner : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/intime-politique/id1488643718 Et pour suivre toute l’actualité de l’émission, abonnez-vous au compte @intimeetpolitique_ne sur Instagram


Épisode 82 - Lire Maya Angelou avec Christiane Taubira
Nov 05 2020 86 mins  
Christiane Taubira, femme politique et écrivaine, est l’invitée du 82e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de Maya Angelou, et un peu d’elle, aussi. L’édito de Lauren : Je viens de barrer un truc de ma liste des choses à faire avant de mourir. J’ai interviewé Christiane Taubira. Cela fait quatre ans que je la croise ici et là, que je suis toujours charmée par sa gentillesse, et par son rire. Christiane Taubira est incroyable, si vous avez l’occasion un jour de la voir lors d’une rencontre ou une signature, vous observerez : elle écoute chaque personne d’une oreille attentive, disponible, sans jamais interrompre, sans jamais abréger. C’est pour ce genre de qualité que j’aimerais qu’elle soit un jour ma présidente de la république, mais bon je m’égare, et puis vous verrez elle répond un peu à ça. Bref, après ces rencontres, à chaque fois, j’ai pris ma plus belle plume pour lui adresser des messages, des mails, lui demandant de venir parler d’elle dans La Poudre. J’ai fait court et efficace, j’ai fait long et lyrique, j’ai fait percutant, j’ai fait suppliant, mais toujours, elle a éludé. Et puis, comme souvent, la vie a fait le job. La maison d’édition de Maya Angelou en français, Notabilia, m’a demandé d’animer une rencontre autour de l’extraordinaire autrice afro-américaine, à l’occasion de la sortie de son ouvrage « Rassemblez-vous en mon nom », avec, pour invitée, une de ses grandes lectrices : Christiane Taubira. Alors j’ai fait une danse de la joie et j’ai branché mon micro, ce soir d’octobre, au théâtre de la Pépinière, à Paris, pour m’assurer que chacun de ses mots arriveraient jusqu’à vous. À la réécoute, je me rends compte que ce qu’elle nous livre c’est une leçon de joie. Ça ne peut pas faire de mal, par les temps qui courent… Résumé de l’épisode : Maya Angelou est autrice, actrice, chanteuse, enseignante, réalisatrice et l’une des grandes figures militantes du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis. Née en 1928 dans le Missouri, elle raconte sa vie rocambolesque et flamboyante dans sept autobiographies dont le deuxième tome vient de paraître en français aux éditions Notabilia. L’une de ses plus grandes admiratrices est certainement Christiane Taubira (05:03), personnalité marquante de la scène politique française. Elle aussi est écrivaine et parfois poètesse. Née en 1952 à Cayenne, elle est élue députée dès 1993 et Garde des Sceaux de 2012 à 2016. Elle est à l’origine de la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité et de celle autorisant le mariage pour tous. Intimement persuadée qu’on écrit pour les autres, pour transmettre (13:55), elle admire le style limpide de l’écrivaine africaine-américaine (09:02). Elle célèbre également sa force, sa liberté, sa détermination à s’autodéfinir sans laisser de prise au déterminismes racistes et sexistes qu’elle subit depuis l’enfance (30:13). La joie et l’art sont ses armes (35:15), comme celles de Christiane Taubira, pour résister (1:19:50). Toutes deux des femmes engagées, c’est l’amour qui guide leurs actions (55:01), mais un amour lucide, dirigé, qui ne se laisse pas faire (1:00:52). C’est un poème somptueux de Maya Angelou qui conclut cet échange (1:23:00) où, dans la voix de Christiane Taubira, toute la sensualité et la puissance de l’écrivaine nous éclabousse. Merci à Vera Michalski, Arnaud Laborie, Brigitte Bouchard et toute l’équipe de Notabilia pour avoir rendu cet épisode possible. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Épisode 81 - Le point sur la révolution avec Bibia Pavard
Oct 22 2020 68 mins  
L’historienne Bibia Pavard est l’invitée du 81e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’effacement, d’archives et de moments. L’édito de Lauren : Bon bah voilà c’est parti pour la saison 5 de La Poudre. Une saison que j’ai voulu un peu différente des précédentes, moins intime et plus politique. Je vais recevoir, tout au long de cette saison des chercheu·r·ses et des militant·e·s qui vont vous, nous apporter, des éclairages plus théoriques sur l’époque dingue qu’on est en train de vivre. Parce que l’époque est dingue, on est d’accord. Tout cet espoir, toutes ces craintes, ce chaos… Une partie de ces rencontres sera enregistrée en public au Carreau du Temple, ce lieu incroyable, au cœur de Paris, où j’ai déjà eu la chance de recevoir des activistes pendant toute une saison, il y a deux ans, et qui a donné naissance au livre « Présentes » que j’ai sorti début septembre au éditions Allary et que, j’espère, vous avez lu mais sinon je ne vous en veut pas. Il y aura une rencontre une fois par mois, si le méchant virus le veut bien. Ça sera, comme toujours, gratuit, sans réservation et interprété en langue des signes par la SCOP Paris Interprétation. Toutes les infos sont sur nos réseaux sociaux. Je voulais remercier Sandrina Martins la directrice du Carreau du Temple, ainsi que toute son équipe, de m’avoir renouvelé sa confiance. J’ai beaucoup trop de chance d’avoir croisé sa route. Allez, en scène ! Résumé de l’épisode : Bibia Pavard est docteure en histoire contemporaine, chercheuse et maîtresse de conférence à l'université Paris II. Spécialiste de l'histoire du genre et des féminismes, elle a co-écrit avec Florence Rochefort et Michelle Zancarini-Fournel un important ouvrage sur l’histoire des mouvements féministes depuis la révolution française, paru en août 2020 : Ne nous libérez pas, on s’en charge, Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours. Elles y mettent en lumière l’effacement constant des luttes mais aussi des militantes féministes dans l’histoire (12:02) et s’inscrivent dans la longue lignée de (ré)écriture de l’histoire des femmes et de leurs combats (15:52). C’est lors de ses études en classe préparatoire que Bibia Pavard rencontre toute la force et la nécessité de l’histoire (21:51). Et c’est bien parce que les choix qui sont fait dans cette discipline – ce qui est raconté et comment, ce qui est conservé et pourquoi – sont aussi politiques qu’elle soulève la nécessité de documenter le moment présent et questionne la place des archives, peu ou mal conservées lorsqu'il s'agit des femmes (27:15). Quant à l’écriture de cette histoire, elle propose de nuancer la métaphore des « vagues » féministes par la continuité de certains combats au fil des décennies (36:22) bien qu’il y ait un renouvellement des protagonistes et des approches. Renouvellement qui est par ailleurs toujours en but aux mêmes attaques antiféministes (41:02). Au micro de Lauren Bastide, Bibia Pavard rappelle aussi les enjeux intersectionnels qui ont toujours émaillés ces luttes (46:20), tout comme la question du viol (56:36) ou celle du rôle central des médias pour diffuser la parole féministe, bien trop souvent absente des organes de presse traditionnels (00:01:26). Si en tant qu’historienne elle ne peut prédire la révolution féministe, elle donne ici de précieux outils pour la penser. Merci à toute l’équipe du Carreau du Temple pour leur accueil et pour avoir rendu cet épisode possible. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Episode 79 - Paul B. Preciado - 🇬🇧
Oct 08 2020 71 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 30 juillet 2020. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷 The philosopher and revolutionary author Paul B. Preciado is the guest of the 79th episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about bodies, monsters and joy. Lauren's foreword: La Poudre was thought as a women-only place to discuss sexist mechanisms through their victims’ experiences. Up to now, only women’s voices, cis or trans, have been heard in La Poudre. It goes without saying that both non-binary people and trans people belong here. Paul B. Preciado’s work is crucial to understand today’s feminist movement and to question gender representations, as we have been doing here for four years now. It is a great honour to have had him close the fourth season of La Poudre, before the new turn it will be taking with its fifth season. Summary: Paul B. Preciado is one of the greatest thinkers of our time. He is also the first non-binary person to speak up in La Poudre (05:40). On the eve of global lockdown due to coronavirus, he was starting a series of conferences at the Centre Pompidou in Paris, engaging with “The History of Sexuality” by Michel Foucauld to offer a new decolonial and feminist reading of this important work (11:40). At the time, he felt a revolutionary urge in the room (07:50) and encourages everyone to reconnect with it and embrace it (14:28). Born on the 11th of September 1970 in Franco’s Spain, he tightly links these early years to his sensitivity to any sign of state fascism, and feels that the current French government slips towards it more often than not (24:00). Since childhood, he implements strategies to avoid gendered injunctions (29:00), a daily exercise in political plasticity that he still practises everyday (35:55). After a PhD in philosophy, he writes several books exploring the concept of gender. The last one published, “I Am a Monster, Talking to You”, allows him to speak from this monstrosity that the heteropatriarchal and racist system has pinned on him and all bodies considered as “other”. Being at the center of the trans body experience, the use of the “I” is key in his writing (40:04). According to him, it is the only way to escape the presumed universality of Western philosophy. Situated writing is central to overcome the system’s barriers (45:15). He yearns for the end of the sexual differentiation regime (59:28) and calls for collective imagination to find a way out of it. His joy and optimism in the advent of the revolution are infectious and his next seminar will be available this fall (01:05:21). Executive producer: Nouvelles Écoutes Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu Translation: Lucie Plescoff English voice-over: Raphy Wofsy Production assistant: Gaïa Marty Recording: Laurie Galligani Mixing: Marion Emerit

Episode 21 - Assa Traoré - 🇬🇧
Oct 01 2020 48 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 14 décembre 2017. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷 The great activist Assa Traoré was the guest of the 21st episode of La Poudre. With Lauren Bastide, Assa Traoré talked about her role as one of the eldest in a family of 17 (04:50), about her bond with her father who died when she was 14 years old (08:08) and about his first two wives (13:21). She spoke about her job as a special-education teacher in Sarcelles, north of Paris (20:13), about how young men of her neighbourhood are stigmatised (24:05) and about the night of Adama Traoré’s death (26:30). She explained what led to the incarceration of two of her brothers (34:00) and detailed her profound link to Mali, where her father and Adama are buried (40:13). Assa Traoré was born in 1985 in Paris. At a young age, she takes care of her little brothers and sisters, born out of the other marriages of her father. Following an oral presentation in her school, she decides she wants to be a special-education teacher, a path she successfully follows. On the 19th of July 2016, her younger brother Adama Traoré, who was turning 24 on that day, dies in Persan’s police station, after an identity check and questioning in Beaumont-sur-Oise. In the hours following his death, his family accuses the police forces of being responsible for his passing. The authorities deny any such responsibility. A battle both in court and in the media follows. Assa is fully dedicated to this fight and becomes spokesperson for the advocacy group “Justice for Adama”. In May 2016, she co-signs “Letter to Adama” with the journalist Elsa Vigoureux, a book recounting this battle for justice. To support the “Justice pour Adama” association, you can click here: https://www.okpal.com/adama-traore/#/ Executive producer: Nouvelles Écoutes Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu Translation: Lucie Plescoff English voice-over: Sara Martins Production assistant: Gaïa Marty Recording: Laurie Galligani Mixing: Marion Emerit

Épisode 80 - Margaret Atwood - (doublé en français)
Sep 24 2020 48 mins  
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here. L’écrivaine de génie Margaret Atwood est l’invitée du 80e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de forêt, de science et de religion. L’édito de Lauren : Avant d’entrer de plein pied dans la saison 5 de La Poudre, j’ai dans ma besace, comme chaque automne, trois épisodes en anglais parce que le monde ou rien. Le premier, que vous vous apprêtez à mettre dans vos oreilles, est un entretien que j’ai enregistré avec l’écrivaine canadienne Margaret Atwood l’hiver dernier. Avec le Covid (je ne dirai jamais LA covid, vous m’entendez, jamais), on n’avait pas pu vous le doubler. Le voilà donc, tout frais, tout neuf, avec, dans le rôle de Margaret Atwood, la journaliste Annick Cojean. Quel honneur d’avoir pu échanger longuement avec cette immense autrice, reine de la dystopie, dont l’esprit génial pondit La Servante Écarlate en 1985 et qui a sorti, l’année dernière, la suite de ce best-seller, le glaçant et captivant Les Testaments. Bonne écoute, et on se retrouve en octobre pour le nouveau La Poudre. Boum. Résumé de l’épisode : Margaret Atwood, autrice visionnaire, a publié l’année dernière Les Testaments, la suite de son œuvre phare, La Servante écarlate, adaptée en série en 2017. Avec ce livre, elle remporte pour la seconde fois le prestigieux Booker Prize, ex aequo avec Bernardine Evaristo. Née en 1939 au Canada, elle grandit dans la forêt, entourée de ses parents, scientifiques tous les deux (16:06). Elle est ainsi sensibilisée très jeune aux questions environnementales qui l’animent encore fortement aujourd’hui (44:19). Écrivaine et poétesse prolifique, c’est en 1984, lors d’un séjour dans l’Allemagne divisée (06:02), qu’elle écrit La Servante écarlate, l’une de ses œuvres aujourd’hui les plus connues grâce au retentissement mondiale de la série (22:39). L’impact politique de son propos est tel que les tenues de ses “servantes” ont été utilisées par des manifestantes dans de nombreuses mobilisations contre les retours de bâtons patriarcaux de ces dernières années (19:32). Sa vision très nuancée des combats féministes est parfois à contre-courant des enjeux des luttes actuelles (24:45) mais sa capacité à prendre en compte les subtilités des croyances religieuses (38:14), tout comme son engagement dans des mesures concrètes pour lutter contre les violences faites aux femmes (26:04) en font l’une des plumes essentielles de la réflexion sur les oppressions sexistes. Dans Les Testaments, elle joue sur le pouvoir des archives, auxquelles elle voue une passion, pour explorer les rouages d’un gouvernement dictatoriale et réactionnaire. Son amour pour les documents anciens et les histoires qu’ils portent l’a également poussée à participer à un projet de l’artiste Katie Paterson, Library of the Future, pour lequel elle a écrit un texte qui ne sera révélé qu’en 2114 (48:50). À bon entendeur·euse ! Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La voix française de Margaret Atwood est incarnée par Annick Cojean, merci à elle. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Traduction : Maxime Dargaud-Fons Programmation et coordination : Gaïa Marty Prise de son voix française : Laurie Galligani Mixage : Marion Emerit

Episode 80 - Margaret Atwood - 🇬🇧
Sep 24 2020 47 mins  
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter. The genious writer Margaret Atwood is the guest of the 80th episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about forests, science and religion. Lauren’s foreword: Before jumping into the 5th season of La Poudre, like each fall I have three episodes in English in store, because look at me going international. The first one, that you are about to listen to, is an interview I recorded last winter with the great Canadian writer Margaret Atwood. With Covid-19, we hadn’t had the chance to publish it. So here it is, fresh and new, just for you. What an honour it was to have been able to talk at length with this incredible author, queen of dystopia, whose genius mind gave birth to « The Handmaid’s tale » in 1985, and who published its sequel last year, the captivating and chilling « Testaments ». I hope you will enjoy it and I’ll see you again in October for a new episode La Poudre. Episode summary: A visionary author, Margaret Atwood published last year The Testaments, a sequel to The Handmaid’s tale, her revolutionary novel adapted into a TV series in 2017. With this book, she won the prestigious Booker Prize for the second time, sharing it with Bernardine Evaristo. Born in 1939 in Canada, she grew up in the forest (16:06). Her parents both being scientists, she is made aware of environmental issues quite early on and is still very passionate about them (44:19). Prolific novelist and poet, she writes The Handmaid’s Tale in 1984, after a stay in Cold war Germany (06:02). It is one of her most renowned works, thanks to the TV series which gave it international visibility and recognition (22:39). The political impact of the ideas it carries has inspired activists to dress up like her “handmaids” in protest against several patriarchal backlashes in the last few years (19:32). Her nuanced vision of feminists issues sometimes goes against the grain of the current antisexist battles (24:45), but her ability to take into account the subtlety of intertwined religious beliefs and social commitment (38:14) as well as her own commitment in concrete measures to wage war against violence against women (26:04) make her one of the most relevant writer in the fight against sexist oppressions. In The Testaments, she plays on the power of archives to explore the arcanes of a dictatorial and reactionary government. Her passion for ancient documents and the stories they carry drove her to participate in the artist Katie Peterson’s projet : Library of the Future. A word to the wise : She wrote a text for it that will only be available in 2114 (48:50). Executive Producer : Nouvelles Écoutes Production, editing and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu Production assistant : Gaïa Marty Mixing : Marion Emerit

Épisode 79 - Paul B. Preciado
Jul 30 2020 71 mins  
Paul B. Preciado, philosophe et auteur révolutionnaire, est l’invité du 79e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, ils ont parlé de corps, de monstre et de joie. L’édito de Lauren : La Poudre est un lieu qui a été pensé en non-mixité pour parler des mécanismes sexistes à travers le vécu des personnes les subissant. Jusqu’ici n’y ont résonné que les voix de femmes, cis ou trans. Il va de soi que l’expérience des personnes non binaires et de toutes les personnes trans y trouvent leur place. La pensée, le travail et les écrits de Paul B. Preciado sont essentiels pour comprendre le mouvement féministe actuel et questionner les représentations genrées, comme La Poudre le fait depuis quatre ans. C’est un grand honneur qu’il vienne clôturer cette saison, avant que l’émission ne prenne un nouveau visage à la rentrée. Résumé de l’épisode : Paul B. Preciado est l’un des plus grands penseurs de notre époque. En tant qu’homme trans refusant tout schéma binaire, il est aussi le premier invité de La Poudre (05:40). À la veille du confinement, il démarrait un cycle de conférences au Centre Pompidou reprenant l’histoire de la sexualité de Michel Foucault pour en proposer une relecture féministe et décoloniale (11:44). Il y a senti une pulsion révolutionnaire (07:50) qu’il engage tous et toutes à retrouver, à vivre, à embrasser (14:28). Né le 11 septembre 1970 à Burgos, dans l’Espagne franquiste (18:41), il tire une droite ligne entre ces années et sa sensibilité aux marques du fascisme étatique qu’il retrouve dans les agissement du gouvernement français actuel (24:00). Dès l’enfance, il met en place des stratégies d’évitement pour échapper aux injonctions de genre (29:00), un exercice quotidien de plasticité politique qu’il pratique encore (35:55). Docteur en philosophie, il est l’auteur de plusieurs livres explorant le concept du genre. Son dernier, “Je suis un monstre qui vous parle”, lui permet de parler depuis cette monstruosité, plaquée par le système hétéropatriarcal et raciste sur les corps jugés “autres”. Lui-même au centre de l’expérience du corps trans, il est familier de l’emploi du “je” dans ses écrits (40:04), la seule possibilité selon lui pour échapper au supposé universalisme de la philosophie occidentale. Sans écriture située, impossible de dépasser les barrières du système (45:15). Il appelle de tous ses vœux la sortie du régime de la différenciation sexuelle (59:28) grâce au pouvoir de l’imagination collective. Sa joie et son optimisme dans l’avènement de la révolution sont communicatifs et vous pourrez les retrouver à l’automne 2020 au Centre Pompidou (01:05:21). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Épisode bonus - Médias et silenciations
Jul 23 2020 82 mins  
Sihame Assbague, journaliste et militante antiraciste, Léa Lejeune, journaliste au magazine Challenges et co-fondatrice de l’association Prenons la Une !, et Jennifer Padjemi, journaliste pigiste et fondatrice de la newsletter afroféministe What’s Good, étaient les premières invitées de Lauren Bastide sur Zoom pour un enregistrement en public le 9 juin 2020. L’édito de Lauren : Vous vous rappelez cette une du Parisien sortie pendant le confinement ? Ces 4 chercheurs, 4 hommes blancs d’un certain âge qui s’étalaient en une pour nous raconter le monde d’après ? Ça m’a mise en colère, je vous l’avais déjà dit. Tout comme me mettent en colère ces plateaux de télé ou des personnes blanches débattent sans fin de la réalité du racisme en France, ou ces émissions de radio, entièrement constituées d’hommes, qui débattent sur le féminisme. Ces plateaux, ces unes et ces émissions ne sont pas une exception. Ils sont la règle. Vous voulez des chiffres ? Les voilà, ils viennent de sortir, tout frais : le CSA a publié une enquête fin juin. Le taux d’expertes dans les journaux radiophoniques et télévisés a chuté de 38% à 20% pendant le confinement. Et comme la France ne voit pas les couleurs, on n’a pas les chiffres pour les personnes racisées mais il suffit d’allumer son téléviseur pour l’observer. Pourtant, et c’est le crédo de cette émission, les meilleures expertes seront toujours les concernées. Pour en parler j’ai réuni trois journalistes : Sihame Assbague, Léa Lejeune et Jennifer Padjemi, pour la toute première table ronde de La Poudre sur Zoom, le 9 juin dernier, quelques jours après la première grande manifestation contre les violences policières de l’été 2020, convoquée par Assa Traoré. Le débat fut passionnant et je remercie toutes celles et ceux qui étaient connectés avec nous ce jour-là. Résumé de l’épisode : Pour la première table ronde Zoom de La Poudre, les journalistes Sihame Assbague, Léa Lejeune et Jennifer Padjemi décortiquent le rôle des médias en temps de crise au micro de Lauren Bastide. Qu’on parle de confinement ou des récentes et historiques manifestations antiracistes, vivre ces événements en tant que journalistes (06:32) est une expérience particulière. Pour Sihame Assbague, militante antiraciste de longue date, les médias sont, aujourd’hui encore, l’une des institutions qui perpétuent le racisme structurel en France (13:25). Elle appelle à aller au-delà de la question des représentations en veillant à varier les points de vue représentés sur les plateaux et non seulement l’apparence des invité·e·s (15:34). Pour Jennifer Padjemi, le lien entre expérience du confinement dramatique et sous-représentée, et révoltes contre les violences policières n’est plus à démontrer (18:20). Pour elle, les médias ont un rôle déterminant pour représenter toutes les réalités des populations mais il leur faut pour cela non seulement reconnaître les manquements actuels (26:10) mais aussi mettre en place de vraies stratégies pour faire évoluer en profondeur les rédactions aujourd’hui aveugles à certaines problématiques. C’est aussi ce que défend Léa Lejeune qui, avec l’association Prenons la Une !, travaille depuis plusieurs années à fournir des données objectives pour appuyer la lutte pour le changement (31:09). Si pour elle les quotas sont un outil utile, pour Jennifer Padjemi et Sihame Assbague il s’agit avant tout de veiller à la diversité des discours véhiculés (55:40). Elles s’accordent à dire que la pression exercée aujourd’hui par les réseaux sociaux (57:12), tout comme la formation des jeunes générations de journalistes sont parmi les meilleures pistes pour que les médias reflètent enfin une image plus fidèle de la société qu’ils analysent (01:18:40). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty et Nora Hissem Montage et mixage : Marion Emerit


Épisode 78 - Myriam Leroy
Jul 16 2020 72 mins  
Myriam Leroy, écrivaine et journaliste, est l’invitée du 78e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’adolescence, d’écriture et de harcèlement. L’édito de Lauren : Je me rappelle bien du monde d’avant. On n’était pas si mal finalement. On avait l’impression que tout pouvait basculer, qu’on allait peut-être enfin décider de se lever et de se barrer et de leur dire : « On vous emmerde ! » On était en plein dans cette énergie le jour où j’ai rencontré Myriam Leroy à Bruxelles, pour le Bruxels Podcast Festival. C’était le 29 février, le lendemain de la cérémonie des Césars, vous savez celle où… C’était le lendemain et donc on avait une drôle de gueule de bois, mais l’envie d’en découdre et la rage au cœur. Je vous propose de replonger, comme un voyage dans le temps, vers ce moment précis. De nous imaginer, toutes les deux, sur la scène de la grande salle de l’Atelier 210 à Bruxelles, face à un public belge plein de bienveillance, et de rêver à un après où l’on retrouverait un peu cette énergie-là. Ah ! Une toute petite dernière chose, beaucoup de militantes belges m’ont écrit après cette rencontre pour me dire que le féminisme était plus vibrant en Belgique que mon invitée semble le décrire dans l’interview. Il faut leur rendre justice : c’est vrai ! Résumé de l’épisode : Myriam Leroy est journaliste, et autrice de plusieurs romans à succès, même si elle n’arrive pas toujours encore à se dire écrivaine (10:56). Née en 1982, elle grandit dans le Brabant Wallon, une province de Belgique qu’elle décrit comme sans histoire. Adolescente, elle saisit rapidement les rouages du jeu de la séduction (21:20), une période qui l’a inspirée pour écrire Ariane, son premier roman, dans lequel elle capture toutes les ambiguïtés de cet âge de transition et toute la subtilité de la frontière délicate entre amitié et amour. Après une école de journalisme, elle est d’abord pigiste puis réalise en 2011 un webdocumentaire engagé sur l’IVG. La même année, elle commence à travailler comme chroniqueuse à la radio en Belgique. Elle y tient entre autre une rubrique très populaire intitulée « Myriam Leroy n’aime pas », au ton sarcastique assumé où s’exprime son humour pointu (28:26). En 2013, elle rejoint l’équipe d’Ali Baddou dans « La Nouvelle édition » sur Canal plus. C’est l’une de ses chroniques sur ce plateau, à propos de Dieudonné, qui lui vaudra son premier raid de cyberharcèlement (39:58), une expérience d’une violence sans précédent. Aujourd’hui, elle est en mesure de décortiquer son caractère systémique (43:07), de témoigner et d’informer sur la misogynie ancrée dans le cyberharcèlement (01:00:56), qui élimine les voix de femmes des réseaux sociaux. Elle bascule dans la fiction en 2018 avec son premier roman, puis en sort un second, Les Yeux rouges, en 2019, une autofiction parlant de l’expérience du cyberharcèlement (47:50), dans lequel, elle explore aussi la question de la violence des femmes (01:06:10). Depuis peu investie avec succès dans des projets théâtraux, sa dernière pièce, ADN, évoque un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : la filiation et son lien à l’identité (01:10:50). Merci au Brussels Podcast Festival d’avoir rendu cet enregistrement possible. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Épisode 77 - Dali Misha Touré
Jul 02 2020 57 mins  
Dali Misha Touré, écrivaine et entrepreneuse, est l’invitée du 77e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de violence, de frontières et de maternité. L’édito de Lauren : « J’aimais bien être seule. J’aimais écrire et parler seule. Personne ne m’écoutait mieux que moi-même. Je savais si bien résoudre mes propres problèmes que j’aurais voulu avoir une amie comme moi. Je n’aimais pas le bruit, même quand j’étais à l’école. Certains jours, j’aurais aimé être sourde parce que j’entendais des choses qui me blessaient, des mots durs qui sortaient de la bouche de ma mère ou de mon père. Je me répétais souvent que je n’étais pas faible mais qu’au contraire j’étais très forte. La vérité, c’est qu’au fil des années je faiblissais à l’intérieur et que ça se voyait peu à peu à l’extérieur. Je n’arrivais pas à sourire normalement : j’étais anxieuse, songeuse, et personne ne le comprenait. J’aurais bien aimé pleurer, mais je n’y arrivais pas ; j’aurais bien aimé me sentir mieux, mais je n’y arrivais pas non plus. J’avais parfois le sentiment d’être née pour rien, de vivre sans joie et de rire sans volonté… un sentiment de bassesse qui m’étouffait. Pourtant, au fond, je me sentais plus intelligente que ceux qui m’entouraient : j’arrivais à me comprendre alors qu’eux n’essayaient même pas de le faire. » Dali Misha Touré, Cicatrices, Hors d’atteinte, 2019. Résumé de l’épisode : Dali Misha Touré est autrice de plusieurs romans et entrepreneuse. Elle est née en 1994 et a grandi à Aulnay-sous-Bois (08:30), une enfance heureuse à cheval entre deux langues : le Soninké à la maison, le Français à l’extérieur (10:43). Elle commence à écrire très tôt, en commençant par des poèmes et des lettres pour ses professeur·e·s (12:26). Inspirée par ses lectures de récits de témoignages, elle cherche au travers de ses écrits à donner une voix aux invisibles qui croisent son chemin (14:25). Elle tente ainsi de mieux comprendre celles et ceux qui l’entourent et de rendre leurs récits manquants audibles (16:50). C’est à 15 ans qu’elle autopublie son premier roman, Cicatrices, avec le soutien de sa professeure de français et de la mairie d’Aulnay-sous-Bois (21:38). Elle est alors très encouragée, tant par sa famille que par ses lecteur·ice·s et autopubliera deux autres livres à la suite du premier (23:58). À 17 ans, elle se marie et rêve alors de faire des études de portugais et de voyager (25:11). Après quelques temps à la fac, elle tombe enceinte de son premier enfant, une expérience qui la comble et lui ouvre de nouvelles perspectives, la poussant à prendre une pause dans son parcours universitaire. Elle découvre également la langue arabe, qui réoriente son choix d’occupation professionnelle. Musulmane, sa foi est très importante pour elle (41:00) et elle crée son entreprise en 2018, Al Jannah, un lieu de cours religieux, de vente de vêtements mais aussi depuis peu de lieux de rencontre pour les femmes (05:30). En 2018 également, Marie Hermann de la maison d’édition indépendante Hors d’atteinte lui propose de republier Cicatrices à compte d’éditeur, donnant une seconde vie à ce premier roman (28:52). Profondément ancrée dans les différentes facettes de son identité, elle souhaite que soient mieux comprises ces multiplicités (27:28), et reconnu le choix des femmes désirant porter le voile (38:07). De son côté, en plus de son activité entrepreneuriale, elle a repris des études de psychothérapie et se lance tout juste dans l’écriture de la suite de Cicatrices ! Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Épisode 76 - Rachel Keke
Jun 18 2020 52 mins  
Rachel Keke, gouvernante et porte-parole des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, est l’invitée du 76e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de femmes, de race et de classe. Pour soutenir le combat des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, vous pouvez leur faire un don en suivant ce lien : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/0oz7r5n8 L’édito de Lauren : Intersectionnalité. Est-ce que vous comprenez bien ce mot ? Est-ce que vous le pensez excessif ? Galvaudé ? Dangereux ? Insuffisant ? Il est pour moi la clé de tous les mouvements sociaux actuels. Il est la grille de lecture essentielle afin de relier les luttes féministes, antiracistes et décoloniales. Et comme je ne suis pas la personne la plus légitime pour vous l’expliquer, j’ai eu envie de vous relire le passage du texte de la juriste et chercheuse africaine-américaine Kimberlé Williams Crenshaw, tel qu’il est apparu pour la première fois sous sa plume en 1994. Ne jamais oublier que ce mot a été pensé au départ pour traduire le réel des femmes noires victimes de violences. Résumé de l’épisode : Rachel Keke est l’une des porte-parole de la grève des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, démarrée le 17 juillet 2019. Elles se battent depuis bientôt un an pour que soient reconnues les conditions de travail désastreuses – quand elles ne sont pas tout simplement illégales –, qui leur sont imposées par leur employeur, STN, sous-traitant du groupe Accor (26:00). Rachel Keke est née en 1974 et a grandi en Côte d’Ivoire, à Abidjan (08:20). Elle commence à travailler à 16 ans en tant que coiffeuse. À 26 ans, elle arrive en France, souhaitant y utiliser ses compétences et poursuivre dans la même voix (09:00), mais les complexités liées à l’obtention de papiers à son arrivée l’en empêche. Après avoir travaillé en tant que garde d’enfants, elle arrive dans l’hôtellerie. STN est le quatrième sous-traitant qu’elle a connu, des entreprises dont les conditions de travail et les cadences inhumaines ont déjà été signalées et combattues par plusieurs mouvements de grèves et procès dans ce milieu professionnel. Accidents du travail, corps abîmés par les tâches répétitives et épuisantes, mépris, quand les femmes de chambre n’ont pas à subir du harcèlement moral et des agressions sexuelles (40:56), Rachel Keke dénonce la réalité effrayante de ces emplois précaires majoritairement féminins (26:00) et les conséquences de la sous-traitance les excluant du régime réservé aux employé·e·s du groupe hôtelier (21:45). Après des années de silence de la part des syndicats qu’elle et ses collègues avaient consultés, c’est finalement la CGT HPE (pour Hôtels de prestige) qui répond à leurs demandes d’aide et de soutien pour faire valoir leurs droits (31:56). Rachel Keke souligne cependant l’importance pour elles de prendre elles-mêmes la parole face aux médias et aux politiques, en tant que premières concernées et expertes des violences qu’elle subissent (37:07). Fragilisées par leur position en tant que femmes racisées, souvent immigrées et piégées par les exigences de renouvellement de leurs papiers (42:50), une situation dont les entreprises de sous-traitance tirent parti, elles trouvent malgré tout de nombreux soutiens, qui leur donnent courage et aide financière pour tenir sur la longueur. Elle appelle à ne pas se voiler la face sur les discriminations subies par les personnes racisées aujourd’hui, entre autres les violences policières (45:18), contre lesquelles elle constate qu’elles n’ont quasiment aucun recours possible. Quant au mouvement de grève des femmes de chambre, Rachel Keke garde espoir alors que la plaidoirie est en cours en ce moment, et espère pouvoir compter sur la jurisprudence de précédents procès gagnés par d’autres femmes de chambre dans cette situation (48:28) pour avoir gain de cause. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Recherches et documentation : Clara Matet Mixage : Marion Emerit

(Rediff) Épisode 21 - Assa Traoré
Jun 07 2020 50 mins  
Parce que les vies noires comptent. Parce que La Poudre et Nouvelles Écoutes soutiennent le combat contre le racisme systémique et les violences policières. Parce que nous assistons aujourd’hui, partout dans le monde, à une révolution. Parce que nous voulons la vérité pour Adama. Je vous propose aujourd’hui de réécouter l’interview d’Assa Traoré, parue pour la première fois dans La Poudre le 14 décembre 2017. Écoutez. Comprenez. Soutenez : https://www.okpal.com/adama-traore/?utm_campaign=01C1J63EN1CGGN0EFQCEN0X52T&utm_medium=campaign_endfunnel-okpuid_01E9VHGVZVXD4067Q6CHR5RJBG-20200602&utm_source=share_twitter#/ Au micro de Lauren Bastide, Assa Traoré raconte son rôle d'aînée dans une famille de 17 enfants (04:50), son lien avec son père, perdu à l’âge de 14 ans (08:08),et aux deux premières épouses de celui-ci (13:21) son métier d’éducatrice à Sarcelles (20:13), la stigmatisation dont sont victimes les jeunes garçons des quartiers populaires (24:05) le soir de la mort d’Adama Traoré (26:30), les faits qui ont conduit à l’incarcération de deux de ses frères (34:00), et son lien au Mali, où son père et Adama sont enterrés (40:13). Assa Traoré est née en 1985 à Paris. Très jeune, elle s’occupe des plus petits de ses sœurs et frères, issus des premiers mariages de son père. Suite à une intervention dans son école primaire, elle décide de devenir éducatrice spécialisée. Le 19 juillet 2016, son jeune frère Adama Traoré, qui fête ses 24 ans ce jour-là, perd la vie dans la gendarmerie de Persan après une interpellation à Beaumont-sur-Oise. Dans les heures qui suivent sa mort, sa famille met en cause la responsabilité des forces de l’ordre dans son décès. Les autorités nient. Une bataille judiciaire et médiatique s’ensuit. Assa se consacre entièrement à cette lutte, et devient porte parole de l’association “Justice pour Adama”. En mai 2016, elle co-signe avec la journaliste Elsa Vigoureux “Lettre à Adama”, un ouvrage qui raconte ce combat. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani

Épisode 75 - Iris Brey
May 28 2020 67 mins  
L’autrice, chercheuse et critique Iris Brey est l’invitée du 75e épisode de La Poudre, le sixième et dernier de notre série #ellespensentlapres, mêlant parcours personnel et réflexions sur la situation actuelle comme sur le monde à venir. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de grec ancien, de mères infanticides et de regard féminin. L’édito de Lauren : Je voulais vous écrire un texte super émouvant parce que c’est le dernier épisode de La Poudre produit en confinement. Je voulais vous dire plein de trucs sur la mort, sur la vie, sur la surveillance, sur le contrôle... Je voulais peut-être même vous confier des failles à moi, vous expliquer que j’oscille entre deux mondes, toujours, le très lumineux et le très obscur, que ça m’épuise et que ce qu’on vient de vivre a aiguisé tout ça a un point presque intolérable par moment. Je voulais vous parler des émotions extrêmes qu’on a ressenties collectivement et vous promettre qu’on se remet de tout. Et puis je me suis rendue compte que je faisais que ça, en fait, des textes super émouvants en intro de mes podcasts. Je suis tellement prévisible. Donc pour une fois je vais faire sobre. Et juste vous dire merci. Merci de m’écouter, merci de me suivre, merci de me soutenir. Merci pour vos partages sur les réseaux sociaux. Merci d’avoir suivi les lives Instagram sur le compte de La Poudre. Merci de me dire si souvent merci. Merci aussi à mes invitées Fania Noël, Julia Cagé, Claire Marin, Anne Cheng et Alice Coffin pour leur générosité lors de ces enregistrements à distance, grâce à elles je crois qu’on a vraiment toutes les clés pour le penser, ce fameux monde d’après. Je suis vraiment fière de cette série, qui se termine en beauté avec la chercheuse et critique Iris Brey. Juste avant tout ça, elle était en première ligne de cette révolution féministes menée par les femmes du cinéma français. Vous savez ? Celle qui reprend là, maintenant, tout de suite. Résumé de l’épisode : Iris Brey est chercheuse, journaliste et critique. Elle est aussi l’autrice de deux livres plongeant dans les dessous des images et des représentations produites par nos sociétés, dans les séries d’abord, puis dans le cinéma. Née en 1984 d’un père américain et d’une mère française, elle grandit entre Paris, les États-Unis et le Japon (15:17). Elle développe ainsi un rapport aux langues très particulier, renforcé par ses études en grec ancien (19:40), qui lui donnent une conscience aigüe des systèmes de perception créés par les mots eux-mêmes. Outre le grec, elle étudie aussi littérature (23:13) et cinéma, et travaille ainsi sur la construction des imaginaires, notamment autour de la représentation des corps féminins (26:30). Elle examine dans ses travaux de recherche ces figures féminines, toujours passées au crible d’un regard désirant masculin, ce que la chercheuse Laura Mulvey avait appelé le male gaze. Elle questionne aussi les lieux dévolus aux figures de femmes, toujours punies pour avoir occupé l’espace public sans but précis (28:12), mais aussi les violences qui leur sont faites. Le cinéma, qui rend captif son public (33:10), est peuplé de scènes de viol, quasiment exclusivement filmées du point de vue de l’agresseur et souvent mêlées à des notions de désir (39:49). C’est ce lieu commun qu’Iris Brey dénonce et appelle à faire évoluer pour que chacun·e prenne conscience de ces représentations qui alimentent la culture du viol. C’est parce que le cinéma prend une telle place dans le monde culturel aujourd’hui et parce que ses acteur·ice·s ont une visibilité et parfois un pouvoir économique ayant très peu d’égal, que ce milieu est selon elle aussi lié à la vague féministe actuelle (45:55). Elle y est elle-même engagée pour faire bouger ces lignes, notamment au sein du collectif 50/50 pour 2020 (12:59) qui œuvre à remettre en question la répartition du pouvoir dans ces espaces professionnels de création (11:03). Elle a aussi accompagné l’essentiel témoignage d’Adèle Haenel à Médiapart (49:04), constatant aux premières loges les résistances françaises à faire évoluer les choses (52:48). Sidérée par les résultats des Césars de cette année (58:32), elle espère elle aussi que la révolution féministe ne sera pas arrêtée par la pandémie qui révèle de façon criante les règles du système patriarcal et les inégalités qu’il engendre (01:02:36). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

(Rediff) Épisode 49 - Déborah Lukumuena
May 25 2020 66 mins  
Après le confinement, le Podcast Club de Nouvelle Écoutes continue ! Chaque jour, un.e membre de l’équipe met en avant son épisode préféré d’un podcast Nouvelles Écoutes. Aujourd'hui, il s'agit de la recommandation d'Ashley, productrice. « Comme pas mal de personnes, j’ai découvert Déborah Lukumuena grâce à sa performance incroyable dans « Divines » d’Houda Benyamina. Je me souviendrai toujours du jour où j’ai écouté cet épisode. C’était un samedi, je revenais de chez ma mère, j’étais dans un train pour rentrer à Paris. L’histoire de cette actrice m’a retournée. J’ai adoré entendre son discours radical, intransigeant et sans concession. Le passage où elle parle du rôle de la colère dans sa vie m’a marqué : l’entendre revendiquer ce sentiment, tellement mal perçu chez les femmes noires, m’a fait un bien fou. Bonne (ré)-écoute à tou.te.s ! » Au micro de Lauren Bastide, Déborah Lukumuena parle de sa réussite (5:49), de sa double enfance en région parisienne et de la colère qui l’habite (7:16), de ses liens avec la République démocratique du Congo (11:48), de l’importance de la littérature (14:50) et de l’arrivée du cinéma dans sa vie (16:12), ainsi que de la complexité des personnages qu’elle aime incarner (23:06). Elle évoque aussi le long casting de "Divines" (26:23), la beauté de Maïmouna (attention spoiler, 35:00), les liens entres les différents personnages qu’elle joue (38:50), la stigmatisation des actrices noires (43:22), les choix qui guident sa carrière (47:54), les réactions racistes auxquelles elle a dû faire face suite aux Césars (51:00) et son rapport à elle-même (60:00). Déborah Lukumuena est comédienne. Née en 1994, elle est passionnée de littérature et rêve d’abord de devenir professeure de français. C’est en regardant la série Les Tudors qu’elle a le déclic qui la mène à passer le casting pour le film d’Houda Benyamina, "Divines", pensant briguer un rôle de figurante. Sélectionnée pour jouer l’un des deux personnages principaux, elle décroche en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa performance. Elle entre alors au conservatoire et a depuis joué dans "Roulez jeunesse" et "Les invisibles" au cinéma, ainsi que dans la pièce "Anguille sous roche" au théâtre. Elle y joue seule sur scène et porte magistralement un monologue puissant et politique. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia Coordination : Gaïa Marty Mixage : Paul Lambert de Cursay

Épisode 74 - Alice Coffin
May 21 2020 67 mins  
La journaliste et militante Alice Coffin est l’invitée du 74e épisode de La Poudre, le cinquième de notre série #ellespensentlapres, mêlant parcours personnel et réflexions sur la situation actuelle comme sur le monde à venir. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de Paris, de médias et de politique. L’édito de Lauren : Salut vous allez bien ? Moi je suis toujours confinée parce que mes enfants ne retournent pas à l’école pour l’instant. Et aussi parce que je crois qu’étrangement j’ai trouvé un certain confort dans cet isolement forcé, je ne sais pas si je dois m’en inquiéter. Ce qui me manque ce sont les sorties culturelles. La toute dernière que j’ai faite c’était à Bobino en mars, j’étais retournée voir VIRIL, vous savez ce spectacle dont je vous ai déjà parlé dans l’introduction de mon épisode avec Casey. VIRIL c’est Virginie Despentes, Béatrice Dalle et Casey qui lisent sur scène des textes féministes et queer radicaux. Je les relis en ce moment, c’est tellement bon, et mon préféré, celui qui résume le mieux mon désir, c’est celui-ci, le texte culte écrit en 1992 par l’artiste américaine Zoe Leonard. Un texte qui avait été tapé à la machine et distribué sur des tracts, à la main, à New York, et ici librement traduit. Désolée ça aura pas autant de gueule que quand c’est Béatrice Dalle qui le dit. Résumé de l’épisode : Alice Coffin est journaliste et militante, autrice d’un livre très attendu sur le génie lesbien qui sortira en octobre 2020 (52:44). Née en 1978, elle grandit à Paris dans le 12e, dans une famille nombreuse, ouverte et aimante (20:34). Elle comprend très jeune tous les paradoxes des injonctions aux comportements genrés (25:58) et milite contre le système hétéropatriarcal dans plusieurs collectifs et associations (24:23), dont La Barbe depuis 2010, la European Lesbian Conference dont elle est cofondatrice ou encore la LIG (Lesbiennes d’Intérêt Général), premier fonds de dotation féministe et lesbien. Après les manifestations lors du vote de la loi pour le mariage pour tous et leur traitement médiatique régulièrement atterrant (30:50), elle s’attaque au concept de « neutralité » qui n’est souvent en réalité qu’un moyen de silenciation des minorités (31:50). Pour elle, le regard des femmes issues des minorités est pourtant essentiel, leur position dans la société et les difficultés qu’elles doivent surmonter pour s’y adapter leur permettant de voir et de lutter plus efficacement contre les oppressions structurelles (45:23). Elle reste cependant méfiante des discours annonçant qu’il n’y aura pas de retour en arrière, ayant été témoin des stagnations, reculs et backlashs sur divers fronts, de la place des femmes dans le cinéma français aux débats sur la PMA (42:30). Engagée depuis peu à l’échelon local pour Europe Écologie les Verts, elle affirme toute la force politique que revêtent les corps lesbiens qui s’affichent dans l’espace public (47:55). Activiste depuis de nombreuses années, elle voit de nombreuses similarités entre les combats féministes et écologistes (01:00:20) et appelle à se passer du regard des hommes pour inventer un ailleurs et un autrement (56:33). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

(Rediff) Épisode bonus - Fashion Revolution
May 12 2020 50 mins  
Pour continuer de vous accompagner pendant le déconfinement, Nouvelles Écoutes, le studio qui produit ce podcast, continue le Podcast Club. Chaque jour, on vous propose de réécouter un épisode tiré de nos archives et d'échanger ensuite toutes et tous sur les réseaux sociaux de Nouvelles Écoutes. Prenez soin de vous et bonne écoute. Dans cet épisode bonus enregistré le 22 avril 2017 lors de la journée “Fashion Revolution”, organisée en hommage aux victimes de l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, le 24 avril 2013, Lauren Bastide tend son micro à 4 femmes militant au quotidien pour une industrie de la mode plus respectueuse des droits humains et de l’environnement : Anaïs Dautais, Laura Brown, Nayla Ajaltouni et Stéphanie Calvino. Installées au bord du Canal Saint-Martin, elles racontent successivement leurs ressentis après avoir appris l’effondrement du Rana Plaza, le 24 avril 2013 : Laura (06:19), Anaïs (08:18), Stéphanie (11:50), et Nayla (15:14). Elles dénoncent la promesse mensongère de la mondialisation (20:59), énumèrent les problèmes écologiques qui sont liés à la fast-fashion (21:33), et les pistes à suivre pour consommer responsable (25:25). Elles racontent la double peine que subissent les femmes travailleuses dans l’industrie du textile (42:21), la mode éthique comme un combat féministe (44:48) et livrent des mantras de consommatrices et consommateurs responsables à appliquer dès demain (48:50). Au micro de Lauren Bastide : Anaïs Dautais, créatrice de la marque Les Récupérables dont les vêtements sont créés à partir de matériaux récupérés et “upcyclés”, Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif Éthique sur l’étiquette, qui regroupe des associations de solidarité internationale, des syndicats, des mouvements de consommateurs et des associations d’éducation populaire, Laura Brown, fondatrice d’Éthipop, une communauté de créat-eur-rice-s éthiques et responsables, et Stéphanie Calvino, organisatrice des conférences « Anti_Fashion » et membre du Collectif 52. Merci à Sébastien Kopp et à Veja pour avoir associé La Poudre à cet événement. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation de l’épisode : Xavier Faltot pour La Chambre à Air. Réalisation sonore et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani


Épisode 73 - Claire Marin
May 07 2020 64 mins  
La philosophe Claire Marin est l’invitée du 73e épisode de La Poudre, le quatrième de notre série #ellespensentlapres, mêlant parcours personnel et réflexions sur la situation actuelle comme sur le monde à venir. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de maladie, d’identité et de soin. L’édito de Lauren : « On aimerait que la rupture soit une coupure franche. Bien droite et nette, d’un seul coup, comme le sabre qui décapite. Mais la rupture est déchirure. À la différence de la séparation qui laisserait chacun redevenir la part entière qu’il était déjà auparavant, comme le rappelle l’étymologie, la rupture est une déchirure. Elle ne retrouve que rarement les contours nets de chacun. On ne rompt pas comme on découpe le long des pointillés, respectant soigneusement le patron qui reprend notre forme exacte. On déchire dans le tissu d’une vie commune où les identités des uns et des autres se sont si étroitement mêlées que plus personne ne sait vraiment où il commence et où l’autre s’arrête. Mais celui qui veut rompre croit le savoir. Il croit pouvoir dessiner l’ombre où il perçoit sa silhouette propre et veut se débarrasser de ce flou indécis, des présences qui l’encombrent, des liens qui l’empêchent d’être vraiment lui-même. La rupture propre, comme un chiffre qui se divise sans reste, est sans doute impossible. Nous ne pouvons pas nous ‘‘réduire dans le temps, semblable à un nombre, sans qu’il reste une fraction bizarre’’, pour reprendre l’expression de Nietzsche. Même rompus, les liens peuvent rester sensibles, membres fantômes, témoins d’une ancienne vie. » Rupture(s), Claire Marin, Éditions de l’Observatoire, 2019. Cet épisode a été enregistré le 29 avril 2020, en confinement, un jour de pluie. Résumé de l’épisode : Claire Marin est philosophe, enseignante, et autrice de plusieurs livres passionnants dont le dernier, Rupture(s), résonne très fort avec la situation actuelle. Née en 1974 à Paris, son enfance à Nantes est pleine de lectures, de solitude et de lenteur (11:11). Docteure en philosophie, cette discipline a été un coup de cœur pour elle dès le lycée (14:41) et joue un rôle important dans sa vie. Frustrée par son côté parfois aride et abstrait, elle se sert de ses outils et les rend plus accessibles, plus en prise avec le réel et notamment avec le corps au travers d’une philosophie de la maladie (20:13). Elle-même diagnostiquée d’une maladie auto-immune qu’elle raconte pudiquement dans son roman Hors de moi, elle fait aujourd’hui partie des personnes ‘‘à risque’’ (07:05) et aborde avec clarté les enjeux d’une société qui s'appuierait uniquement sur des critères quantitatifs d’évaluation de la santé de ses citoyen·ne·s pour statuer sur leurs droits et libertés (35:00). Elle évoque également la dangerosité de la culpabilisation des malades pour dédouaner les politiques (41:11), une tendance déjà largement observée avant même l’impact du Covid-19. La crise actuelle est pour elle une rupture (24:40) qui apporte une nouvelle instabilité dans nos vies déjà bien plus mouvantes que celles des générations précédentes (27:30). Elle ne croit cependant pas en sa valeur transformatrice, même si elle espère certaines conséquences positives comme une plus grande présence des femmes sur le devant de la scène, elles qui sont si essentielles au combat actuel contre la maladie (09:20). Enseignante en classe préparatoire dans le Val d’Oise à côté de ses travaux de recherches, elle constate l’impossibilité de mettre en place les recommandations gouvernementales dans des espaces délaissés par la République depuis longtemps, ce dont sont bien conscientes les populations concernées, lassées d’être considérées comme des citoyen·ne·s de seconde zone lorsqu’elles ne sont pas tout simplement oubliées et maltraitées (57:10). Claire Marin appelle à reconnaître toute la légitimité de cette colère et celles générées par la crise en cours et à mettre des mots dessus grâce à la philosophie (47:20). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

Épisode 72 - Anne Cheng
Apr 30 2020 72 mins  
La sinologue Anne Cheng est l’invitée du 72e épisode de La Poudre, le troisième de notre série #ellespensentlapres, mêlant parcours personnel et réflexions sur la situation actuelle comme sur le monde à venir. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de Confucius, de sinophobie et de vanité. L’édito de Lauren : Cette crise nous oblige à nous demander à quoi on sert. Il y a ceux et surtout celles, qui ont des métiers essentiels à la société. Celles qui sont sur le front, à se battre contre la maladie, à soigner nos ancien·ne·s, à nous nourrir, à nous assurer un environnement propre et sain. Je voudrais remercier ces femmes-là et leur faire la promesse qu’on ne les oubliera pas demain, quand il faudra se battre pour qu’elles soient rémunérées à la hauteur de leur importance et traitées avec le respect qui leur est dû. Moi je fais partie des confiné·e·s, des professions dites intellectuelles, des bullshit jobs, des télétravaillants, des pas essentiel·le·s, des utiles, à la rigueur. Mais j’ai la chance inouïe de faire le travail le plus merveilleux du monde : interviewer des femmes. Je suis plus reconnaissante que jamais d’avoir ce privilège-là. Il me permet de poursuivre avec vous le cycle #ellespensentlapres en compagnie de l’une des plus grandes penseuses que j’ai jamais rencontrées. Anne Cheng est sinologue et professeure au Collège de France. J’avais eu la chance de l’interviewer une première fois pour mon émission Les Savantes, sur France Inter, il y a deux ans de cela. Je voulais qu’elle vienne ici, dans La Poudre, partager avec vous ce savoir immense qu’elle détient sur la Chine. Il m’a semblé que c’était urgent et elle a accepté mon invitation. Bande de veinardes et de veinards ! Résumé de l’épisode : Anne Cheng est sinologue et professeure au Collège de France depuis 2008. Directrice de collection et autrice de nombreux ouvrages, sa vision sur les liens entre la France et la Chine est éclairante. Née à Paris en 1955, elle grandit en France avec son père, François Cheng, poète et membre de l’Académie française (11:07). Sa mère, repartie en Chine juste avant la Révolution culturelle, ne pourra à nouveau entrer en contact avec elle que dix ans plus tard. Anne Cheng se réapproprie son lien avec la Chine en s’attaquant à 26 ans à la traduction d’un texte fondateur : les entretiens de Confucius (16:36). Elle crée ainsi des attaches au pays d’origine de ses parents par un biais qui lui est propre (23:00). Au travers de son parcours de chercheuse, elle étudie en profondeur les origines et les reconfigurations diverses du lien entre la France et la Chine : depuis les idées reçues plutôt positives au XVIIe siècle – bien que biaisées par les objectifs des Jésuites (29:50) –, en passant par les premières traces de sinophobie après le XVIIIe, jusqu’aux clichés racistes hérités de la période coloniale. Clichés qui ressortent avec violence aujourd’hui, bien que le racisme contre les personnes asiatiques ne date pas d’hier : elle, comme ses filles en ont d’ailleurs déjà fait les frais par le passé (40:08). Cette histoire ancienne et tortueuse qu’elle étudie depuis longtemps est à présent teintée des effets de la mondialisation, dans laquelle la Chine a une place centrale, ce que la crise actuelle rend incontestable (34:48). Elle observe avec recul et finesse la place de ce pays et de son influence grandissante, notamment dans de nombreux pays d’Afrique (49:36). Elle appelle cependant à sortir de la mise en miroir entre Chine et Occident qui crée une binarité effaçant toute la complexité de ces cultures et de leurs relations (46:40). En ce moment, si son travail de recherche est évidemment perturbé par les circonstances actuelles (07:27), elle est attentive à ce qui se passe ici comme là-bas (06:19) et continue à analyser sans angélisme le rôle de l’Empire du milieu dans la crise en cours (58:11). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

(Rediff) Épisode 11 - Najat Vallaud-Belkacem
Apr 27 2020 63 mins  
Pendant cette période de confinement, Nouvelles Écoutes, le studio qui produit ce podcast, organise un Podcast Club. Chaque jour, on vous propose de réécouter un épisode tiré de nos archives et d'échanger ensuite toutes et tous sur les réseaux sociaux de Nouvelles Écoutes. Prenez soin de vous et bonne écoute. Dans ce onzième épisode de La Poudre, Najat Vallaud-Belkacem se livre, au micro de Lauren Bastide, à l’Hôtel de Rochechouart du Ministère de l’Éducation Nationale. Najat Vallaud-Belkacem est ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche depuis août 2014. Elle est née en 1977 dans le village de Beni Chiker, au Maroc. Najat Vallaud-Belkacem arrive en France à l’âge de 4 ans et grandit dans la banlieue d’Amiens. Diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris, elle est militante du parti socialiste, et est élue pour la première fois en mars 2004, Conseillère Régionale du Rhône-Alpes. Pendant la campagne présidentielle de 2007, elle est porte-parole de Ségolène Royal. Le 15 mai 2012, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault la nomme Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. En Août 2014, elle devient la première femme à occuper le poste de ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Au micro de Lauren Bastide, Najat Vallaud-Belkacem dresse le bilan de son mandat gouvernemental de 5 ans (02:50), raconte son enfance dans la vallée du rif au Maroc (08:40), son adolescence sage dans les quartiers nord d’Amiens (19:15), sa difficulté à se trouver des modèles de femmes (25:15), les attaques sexistes et racistes dont elle a fait l’objet (32:25), la bataille autour de de son projet « ABCD égalité » (41:00). Elle donne aussi sa définition de la laïcité (47:30) et dévoile son désir d’en découdre avec le FN (53:35). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Mixage : Zaki Allal. Assistante de production : Zisla Tortello.

Épisode 71 - Julia Cagé
Apr 23 2020 57 mins  
L’économiste Julia Cagé est l’invitée du 71e épisode de La Poudre, le deuxième de notre série #ellespensentlapres, mêlant parcours personnel et réflexions sur la situation actuelle comme sur le monde à venir. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de dette, de représentation et de revenu universel. L’édito de Lauren : Bon. Alors j’ai une théorie. Ça vaut ce que ça vaut mais, pour moi, cette crise produit un effet loupe. Tout ce qui arrive, c’est comme avant, mais en version grossie. Les violences policières dans les quartiers populaires c’est pas nouveau, mais c’est pire. Les injonctions sexistes dans les magazines féminins c’est comme d’hab, mais ça choque plus. La fragilité des vieux, la mise en danger des pauvres, l’importance de l’école gratuite, la difficulté à vivre en couple hétérosexuel, on était au courant, mais le confinement rend tout exagéré, colossal. Sur le plan individuel c’est pareil, nos névroses prennent beaucoup de place, nos soucis de santé aussi. On n’est rien d’autre que ce qu’on est, mais y a plus moyen d’y échapper : on est confiné·e·s dans nos propres petits enfers personnels. Moi par exemple, là, je me rend compte que je suis maman, alors qu’avant j’avais quand même plusieurs heures dans la journée où je pouvais l’oublier. Je me sens fille de mes parents, plus qu’avant, parce qu’ils me manquent et que je suis loin d’eux. Je saisis encore plus à quel point je suis privilégiée et comme le confort matériel dont je bénéficie change tout dans ce contexte. Il y a un truc qui me saute au yeux, quelque chose que je contournais un peu jusqu’ici : je suis cheffe d’entreprise. Mon associé Julien et moi, on se prend la crise en pleine figure. Le podcast, c’est gratuit. On gagne des sous uniquement grâce à la pub. Et en temps de crise, bah de la pub y en a pas, enfin pas beaucoup en tout cas. On a peur de tout perdre et on est prêts à se battre pour que ça n’arrive pas. On se retrouve tous les deux à parler d’exonération d’URSSAF, de prêt garanti par l’état, d’activité partielle et de banque publique d’investissement. Et comme dans les médias on n’entend que des vieux gars parler de tout ça, j’ai eu envie d’échanger avec une économiste, jeune, brillante, progressiste, pour vulgariser. Résumé de l’épisode : Julia Cagé est chercheuse en économie et l’autrice de plusieurs brillants ouvrages, dont Le Prix de la démocratie dans lequel elle explore les ressorts économiques du fonctionnement de la vie politique française. Née en 1984 à Metz, elle déménage souvent étant enfant (11:58) mais rentre en classe préparatoire à Marseille et finit par intégrer l’École normale supérieure, poussée par son admiration pour les figures intellectuelles de gauche (13:35). De gauche, elle l’est certainement et ne s’en cache jamais. Elle a d’ailleurs été la conseillère économique de Benoît Hamon lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette prise de position est souvent utilisée pour discréditer son travail de chercheuse (15:18) mais elle l’assume sans ambage, dénonçant au contraire la supposée neutralité d’un certain milieu de la recherche (17:19). Lors de la campagne, elle a été l’une des actrices majeures de la proposition du candidat sur le revenu universel (20:10), aujourd’hui revenu au centre des débats. À l’époque, elle a dû faire face à de nombreuses marques d’un sexisme bien ancré, tant dans la presse que dans la politique (26:46). Elle est aujourd’hui plus assurée dans son positionnement féministe, appelant à utiliser les outils de l’état de droit pour changer durablement les règles et faire entendre les femmes (29:40). Elle rappelle d’ailleurs le besoin d’une représentation descriptive pour une démocratie en bonne santé (30:56). Dans la crise actuelle, elle appelle de ses vœux une relance verte de l’économie, un chemin toujours plus nécessaire vers la transition (32:40). Elle souligne aussi toute l’importance de l’impôt (40:00) pour parvenir à une société plus juste et sa dénonciation du système de dons des plus riches à l’américaine est limpide (43:10). Ses analyses font rêver d’une démocratie plus égalitaire pour demain (49:22). La chanson que vous entendez à la fin de l’épisode est « La Rage » par Nina Montagné. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

Épisode 70 - Fania Noël
Apr 16 2020 69 mins  
L’autrice et militante Fania Noël est l’invitée du 70e épisode de La Poudre, le premier enregistré en confinement. À contexte particulier, discussion particulière : cet épisode mêle parcours personnel et réflexions sur la situation actuelle comme sur le monde d’après. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de révolte, de rêve et de révolution. L’édito de Lauren : Avec Fania Noël, on devait se voir pour de vrai, avant que la pandémie nous confine. On avait programmé ce rendez-vous dans le monde d’avant. Vous vous rappelez ? On en était là : Adèle Haenel s’était barré, Aïssa Maïga leur avait mis le nez dans leur racisme, Virginie Despentes avait dit : « On se lève et on se casse ! », à la manif’ on était des milliers, déterminées, et au village féministe, Mwasi, Lallab et d’autres asso avaient appelé à sortir de l’effroi. À force de s’époumoner on commençait à avoir - enfin, moi je l’avais -, la vague impression qu’on était entendues, que nos cris résonnaient et puis d’un coup, silence. Confiné·e·s. Enfermé·e·s chez nous ou envoyé·e·s au front, nous voilà à nouveau silencié·e·s. Nos combats passeront après. Les violences contre les femmes ont augmenté de plus de 30% au sein des foyers depuis le début du confinement. Les femmes les plus précaires, aides à domicile, aide-soignantes, caissières, ouvrières, sont abandonnées, sans protection contre la maladie. Dans les médias, sexisme et racisme s’en donnent à cœur joie, et un grand quotidien propose à quatre vieux gars blancs de raconter le monde de demain. Comment peuvent-ils penser le monde de demain, eux qui ne comprennent pas même les violences de celui d’aujourd’hui ? C’est à elles de l’énoncer. Résumé de l’épisode : Autrice, fondatrice de la revue AssiégéEs, hôtesse de deux podcasts et militante dans l’association Mwasi depuis plusieurs années, Fania Noël lutte pour une société antiraciste, antisexiste et anticapitaliste, en créant des outils accessibles pour ces combats. En ce moment, elle en appelle plus que jamais aux utopies pour lutter contre la stupeur et l’effroi créés par le confinement et ses conséquences (06:10). Née en Haïti et arrivée à deux ans en France, elle est diplômée de la Sorbonne en sciences-politiques (07:34). Ses études l’aident à théoriser sa connaissance instinctive des rapports de pouvoir et de l’impact qu’ils ont sur les corps de ses proches (12:18). Elle cherche des lieux militants pouvant répondre à ses interrogations et ses envies de changer le système mais ne trouve pas d’espaces répondant à l’intersection des discriminations dont elle fait l’expérience (30:22). C’est finalement internet qui se révèlera le catalyseur de sa politisation personnelle (33:50). Cette position particulière d’être une femme noire en militantisme blanc finit par la mener en 2015 à la rencontre de Mwasi, collectif afroféministe dont elle fait depuis partie (36:29). En 2016, elle monte un camp d’été décolonial avec la militante Sihame Assbague et se retrouve en butte à de nombreux opposant·e·s, de la gauche comme de la droite, qui ne supportent pas l’idée de réunions en non-mixité et leur vision de la lutte antiraciste. Cette expérience se reproduit avec la tenue du festival Nyansapo organisé par Mwasi en 2017, ce qui ne l’empêche pas de continuer à agir. Si la colère est un bon point de départ, elle revendique son dépassement pour pouvoir construire l’après et l’autrement (16:50). Dans la crise actuelle qui révèle plus que jamais le racisme systémique (48:09), elle dénonce l’impact psychologique de l’impossible mythe de la « housewife » noire (54:40) et appelle à s’approprier les outils théoriques pour que demain, la lutte reprenne encore plus fort (01:04:50). Les sons de manifestation que vous entendez dans l’introduction ont été enregistrés par Lauren Bastide le 8 mars 2020. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia


(Rediff) Épisode 37 - Emma
Apr 09 2020 63 mins  
Pendant cette période de confinement, Nouvelles Écoutes, le studio qui produit ce podcast, organise un Podcast Club. Chaque jour, on vous propose de réécouter un épisode tiré de nos archives et d'échanger ensuite toutes et tous sur les réseaux sociaux de Nouvelles Écoutes. Prenez soin de vous et bonne écoute. Au micro de Lauren Bastide, Emma raconte son enfance près de Troyes (06:20), le métier d’ingénieure informatique (10:28), son besoin profond de changer le monde (13:40), la maternité comme catalyseur d’injustices (16:30), le lien entre travail et féminisme (22:06), son militantisme contre les violences policières (29:10), le travail émotionnel (39:05), la charge mentale (44:00), les réseaux sociaux qui précarisent le militantisme (53:02), et le droit à la colère (56:48). Emma est une activiste, autrice et dessinatrice née en 1981 à Troyes. Elle vient de publier « La charge émotionnelle », troisième tome de sa série de bandes dessinées intitulée « Un autre regard », aux éditions Massot. Elle y aborde notamment les thèmes du consentement, des violences policières et de la charge émotionnelle. Après un BTS Informatique, Emma intègre une école d’ingénieurs. Une fois diplômée et intégrée dans la vie active, sa première grossesse lui fait prendre la mesure du sexisme systémique. Elle crée alors un blog sur lequel elle publie des planches au dessin très simple abordant des sujets qui la révoltent. En mai 2017, Emma rassemble ses dessins dans une première bande dessinée. La veille de sa sortie, elle publie une planche intitulée « Fallait demander » sur le thème de la charge mentale. En quelques heures, sa communauté passe de 40 000 à 250 000 abonné-e-s. Le deuxième tome suivra quelques mois plus tard, en novembre 2017. Elle est aujourd’hui suivie par une vaste communauté, qu’elle contribue à conscientiser par son trait efficace et didactique. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani ERRATUM : le texte de la bande-dessinée d'Emma qui s'intitule « Montrez-moi ces seins » est l'œuvre d'Ariane Papillon. Il n'a donc pas été inspiré par une lectrice comme il est mentionné dans l'épisode, mais écrit par celle-ci et illustré par Emma.

Épisode 69 - Géraldine Dormoy
Apr 02 2020 75 mins  
Géraldine Dormoy, journaliste et autrice, est l’invitée du 69e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’influence, d’internet et d’injonction. L’édito de Lauren : Nous sommes le 30 mars 2020, selon l’AFP 3,4 milliards d’êtres humains sont actuellement en confinement. J’enregistre cette introduction depuis chez moi et j’espère que vous allez bien. La conversation avec Géraldine Dormoy que vous vous apprêtez à écouter date de septembre dernier. Je venais de lire son livre, Un Cancer pas si grave, qui m’avait impressionnée. Dans ce journal, elle raconte son cancer du sein. Un cancer qui n’était pas si grave, elle en a réchappé, mais ce titre décrit bien aussi le flegme de cette journaliste que je connais, et apprécie depuis des années. Franchement, le calme et la franchise de Géraldine Dormoy font du bien par les temps qui courent. C’était donc en septembre 2019, c’était juste après le décès de Maëlle Sigonneau. Maëlle… Ça me bouleverse de penser à Maëlle. Qu’est-ce que j’aimerais l’entendre parler de santé, de féminisme et de politique en ce moment, avec sa vision acérée et sa douceur déterminée. Maëlle était l’autrice et la narratrice du podcast Impatiente produit par Nouvelles Écoutes. Elle l’avait co-créé avec l’anthropologue Mounia El Kotni. Dans ce documentaire, Maëlle raconte son cancer du sein et décrypte les injonctions sexistes qui ont parsemé son parcours de patiente. Son cancer était grave. Elle en est morte le 17 août 2019. Elle avait 33 ans. Quand vous aurez fini d’écouter cet épisode de La Poudre, prenez le temps, s’il-vous-plaît, d’aller écouter les sept épisodes d’Impatiente. Surtout le tout dernier, que nous avons mis en ligne il y a quelques jours : « La révolte gronde ». Après, si vous voulez bien, on réfléchira à ce que notre système de santé a de violent et d’injuste, et comment nous souhaitons construire le monde d’après. Résumé de l’épisode : Géraldine Dormoy est l’autrice du livre Un Cancer pas si grave dans lequel elle raconte son cancer du sein. Journaliste, elle a travaillé à L’Express Style presque dix ans et est l’une des blogueuses mode précurseuses. Née en 1976, elle a grandit dans le Val d’Oise (12:14) dans une famille unie, ce qui ne l’empêche pas de grandir avec une certaine anxiété qu’elle a appris à gérer au fil des années. Très jeune, en partie influencée par sa fascination pour le monde de la mode, elle entretient un rapport pas toujours serein avec son corps et son poids (21:23) qui la mène jusqu’à la boulimie. C’est Internet et le soutien qu’elle y trouve dans les communautés en ligne qui lui permet de mettre des mots sur ses troubles alimentaires (26:00). C’est Internet encore qui la met sur le chemin qui sera le sien : en 2005, perdue professionnellement, elle ouvre un blog (35:12). Le succès qu’elle y rencontre la pousse à reprendre des études (37:00) et, après une formation à l’Institut français de la mode, elle rentre à L’Express Style en tant que journaliste en 2009. Passionnée par la mode, elle garde tout de même un certain recul avec le milieu et, aujourd’hui encore, analyse avec précision les écueils rencontrés par les influenceuses contemporaines (43:51) ou l’absence de vrais changements post #Me Too (47:10). C’est en 2017 qu’elle est diagnostiquée pour son cancer du sein. Un moment de sa vie qu’elle raconte avec franchise dans son livre, n’omettant ni son quotidien, ni les questions de sexualité (24:38) de rapport à son corps, ou encore les nombreuses remises en question des injonctions sexistes qui continuent à s’abattre sur les patientes (58:21) tout au long de leur parcours de soin. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia


(Rediff) Épisode Bonus - Présent·e·s avec Elisa Rojas
Mar 26 2020 68 mins  
Pendant cette période de confinement, Nouvelles Écoutes, le studio qui produit ce podcast, organise un Podcast Club. Chaque jour, on vous propose de réécouter un épisode tiré de nos archives et d'échanger ensuite toutes et tous sur les réseaux sociaux de Nouvelles Écoutes. Prenez soin de vous et bonne écoute. Dans cet épisode bonus enregistré le 11 octobre 2018 au Carreau du Temple dans le cadre du cycle de conférences « Présent·e·s » qui explore la place des femmes dans l’espace public, Elisa Rojas raconte la création de son blog « Aux marches du Palais » comme un contre espace public (07:35), ce que l’étude du droit lui a apporté en tant que militante et femme handicapée (10:29), l’invisibilisation des luttes d’émancipation pour les personnes handicapées des années 70 (17:25), le CLHEE, organisation non-mixte, intersectionnelle et anticapitaliste (26:25), la contradiction interne des deux grandes lois de 1975 pour l’intégration des personnes handicapées (30:53), la lutte contre l’institutionnalisation (36:09), l’importance des réseaux sociaux dans son militantisme (47:48), les violences spécifiques contre les femmes handicapées (51:58), la difficulté de l’accès aux Disabilities Studies pour les militants francophones (1:02:35) et le droit à une vie à soi (01:04:09). Elisa Rojas est avocate et activiste pour les droits des personnes handicapées. Elle est co-fondatrice du C.L.H.E.E (Collectif Lutte et Handicaps pour l'Égalité et l’Émancipation). Née au Chili en 1979, Elisa Rojas emménage en France avec ses parents à l’âge de 2 ans et suit un parcours scolaire d’abord en institution spécialisée, puis en école ordinaire. Une fois diplômée du baccalauréat, elle entame des études de droits à l’université Paris I Panthéon Sorbonne. À l’âge de 25 ans, alors qu’elle est encore étudiante, elle interpelle les médias au sujet du Téléthon, qu’elle qualifie de campagne de communication géante. Après avoir passé le Barreau de Paris en 2007 et s’être installée à son compte, en 2013, elle créé son blog, « Aux marches du palais », qui lui permet de porter ses premiers combats politiques. Le C.L.H.E.E, dont elle un membre actif aujourd’hui, est un collectif intersectionnel et anti-capitaliste composé d’activistes directement concernés par le handicap. Il se bat particulièrement contre l'institutionnalisation qui domine les politiques du handicap en France. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani

Épisode 68 - Vandana Shiva - (doublé en français)
Mar 19 2020 41 mins  
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here. La militante écoféministe Vandana Shiva est l’invitée du 68e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de garder espoir, d’enlever les arbres et désobéir. L’édito de Lauren : Le 21 janvier 2017 j’étais à Washington, pour la Women’s March. Cela a donné l’épisode « La Marche » que j’ai posté le 8 mars 2017. C’est la que j’ai enregistré « We are not afraid of Donald Trump » du générique. J’arrive pas à croire que cela fait déjà trois ans. C’était je pense l’étincelle, la case départ de la révolution féministe que nous sommes en train de vivre. Ce jour là il y a avait un demi-million de femmes dans les rues, de Washington. Et ce jour là j’ai rencontré une femme : Ashley McCray. Cette rencontre a été déterminante pour moi. C’est grâce à elle une j’ai compris que le patriarcat, le colonialisme et le capitalisme étaient les trois facettes d’un même système. Résumé de l’épisode : Vandana Shiva mène depuis près de cinquante ans des combats écologistes et féministes dans le monde. Malgré cette lutte de longue haleine, elle est aussi l’une de celle qui porte le plus la notion d’espoir dans ses discours et ses écrits (02:45). Un espoir qu’elle ne cesse d’affirmer comme essentiel pour éviter le défaitisme : il faut combattre le fatalisme et se servir du temps qu’il reste pour agir, non pour fuir et abandonner la planète (03:29). Née le 5 novembre 1952 à Dehradun (Inde), elle fait des études de physique et de philosophie des sciences, en Inde puis au Canada. Après avoir œuvré contre la construction de gigantesques barrages, ou encore avec le mouvement Chipko (31:16) pour la préservation des forêts dans son pays d’origine, elle agit depuis de nombreuses années pour conserver l’autonomie des paysans sur l’utilisation des semences en se positionnant contre le brevetage des graines (14:17). Elle rappelle ainsi l’importance de garder du recul par rapport aux « avancées technologiques » (11:11) qui doivent rester des outils et donc pouvoir être remis en question. Lorsque cette remise en question n’est plus possible, ou détournée sous couvert de discours paternalistes, elle révèle le néocolonialisme véhiculé par les multinationales de l’agroalimentaire, qu’elle dénonce sans relâche. Si Vandana Shiva porte un combat écologiste, elle s’inscrit aussi dans les luttes féministes, démontrant les liens profonds entre ces problématiques. Elle a d’ailleurs reçu le prix Nobel alternatif en 1993 pour ces engagements conjoints. Elle revendique la valeur des savoirs réputés « féminins » de soin et de sens de la communauté pour servir de guide dans la transition qu’il faut aujourd’hui entreprendre (22:26). Pour cela, l’activiste rappelle aussi le pouvoir de la désobéissance civile, un outil militant utilisé notamment par Extinction Rebellion ces derniers temps (33:24). De son côté, elle ne baisse pas les bras et continue à inspirer les militant·e·s écoféministes à travers le monde. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La voix française de Vandana Shiva est incarnée par Patricia Loison, merci à elle. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Traduction : Agnès El Kaïm Programmation et coordination : Gaïa Marty Prise de son voix française : Charles de Cillia Montage et mixage : Marion Emerit

Episode 68 - Vandana Shiva - 🇬🇧
Mar 19 2020 40 mins  
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter. The ecofeminist activist Vandana Shiva is the guest of the 68th episode of La Poudre.With Lauren Bastide, they talked about staying hopeful, hugging trees and disobey. Lauren’s foreword: On the 21st of January 2017, I was in Washington D.C. at the Women’s March. This gave birth to the episode « La Marche », published on the 8th of March 2017. That’s where I recorded the « We are not afraid of Donald Trump » that you can hear in the opening credits. I can’t believe it’s been three years already. It was the spark, the starting point of the feminist revolution we are living today. On that day, half a million women were on the streets in Washington. And on that day, I met one woman : Ashley McCray. This encounter was crucial for me. Thanks to her, I understood that patriarchy, colonialism and capitalism are three sides of the same system. Episode summary: Vandana Shiva has been leading both environmentalist and feminist fights for more than fifty years accross the globe. Despite this long-term endeavor, she is also one of the few carrying the idea of necessary hope in her speeches and writings (02:45). She sees hope as essential to avoid defeatism: we need to fight fatalism and use all the remaining time to act instead of running away and abandoning the planet (03:29). Born on the 5th of November 1952 in Dehradun (India), she studied physics and science philosophy, in both India and Canada. After fighting against gigantic dams construction, or taking part in the Chipko movement for forest preservation in India, she has been working towards peasants’ autonomy in their use of seeds by taking a stance against seed patenting (13:17). She warns us about keeping in perspective the various “technological advances” (11:11) which have to remain mere tools which can be challenged and reassessed. When they cannot be called into question, or their reevaluation is made impossible by paternalist discourses, it reveals the neocolonialist methods of the food-processing industry she condemns relentlessly. If Vandana Shiva has been fighting for the environment, she has also taken part in feminist battles, establihsing the profound link between the two. She has indeed received the Alternative Nobel Prize in 1993 for her activism in these intertwined issues. She reminds and honors the value of “womanly” knowledge regarding care and sense of community to help guide us in the much needed transition (22:26). To reach this goal, she also reminds us of the power of civil disobedience, an activist tool used nowadays by Extinction Rebellion among others (33:24). As for Vandana Shiva, she does not give up and keeps on inspiring ecofeminist activists around the world. Executive Producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu Production assistant : Gaïa Marty Editing and mixing : Marion Emerit

Épisode bonus - La France et les féminismes
Mar 12 2020 90 mins  
Maboula Soumahoro, docteure en civilisation du monde anglophone et spécialiste des études africaines-américaines, Élise Thiébaut, journaliste et écrivaine, et Aurore Koechlin, doctorante en sociologie, étaient au Columbia Global Center au micro de Lauren Bastide pour un enregistrement en public le 4 février 2020. L’édito de Lauren : C’était le 4 février 2020 au Columbia Global Center Ce soir-là, dans une salle chaleureuse, magnifique, remplie de poudreuses et de poudreux attentifs, je recevais trois femmes qui pensent le féminisme en France aujourd’hui : la chercheuse Maboula Soumahoro, la sociologue Aurore Koechlin et la journaliste et autrice Élise Thiébaut. On s’est demandé comme notre belle nation embrassait le combat féministe. Spoiler : c’est pas joli joli. Merci à Loren Wolfe d’avoir facilité cet événement. Je suis très heureuse de pouvoir le partager avec vous aujourd’hui. Résumé de l’épisode : La France a-t-elle un problème avec les féministes ? Spoiler alert : oui. Est-ce qu’on parle de la France qui accueille le mouvement #MeToo par une tribune sur le droit d’importuner (01:21:08) ? Est-ce qu’on parle de la France où 149 femmes par an meurent sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint sans que le gouvernement ne daigne débloquer un euro supplémentaire pour les associations (13:24) ? Est-ce qu’on parle de la France qui accorde douze nominations aux Césars à un réalisateur accusé de viol ? Est-ce qu’on parle de la France qui tient à tout prix à arracher leur voile aux femmes musulmanes qui le portent (52:30) ? Est-ce qu’on parle de la France où on appelle « féministe » des personnes tenant H24 des propos transphobes ? Est-ce qu’on parle de la France qui interdit la PMA aux lesbiennes jusqu’à il y a très peu de temps, et aux trans, toujours ? Est-ce qu’on parle de la France qui voit comme une menace le fait que des femmes noires se réunissent en ateliers non-mixtes (21:28) ? Est-ce qu’on parle de la France où les travailleuses du sexe, en raison de lois répressives, voient leur situation se dégrader de jour en jour ? Oui, on parle bien de cette France-là. Au micro de Lauren Bastide, Maboula Soumahoro, maîtresse de conférence et autrice, Élise Thiébaut, journaliste et écrivaine et Aurore Koechlin, doctorante en sociologie et militante démontent le mythe d’une France féministe (06:50) et décryptent comment le pays de Monique Wittig est aussi le théâtre d’affrontements incessants sur les droits des femmes. Merci à l’équipe du Columbia Global Center d’avoir rendu cet enregistrement possible. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 67 - Jeanne Cherhal
Mar 05 2020 58 mins  
Jeanne Cherhal, flamboyante compositrice et interprète, est l’invitée du 67e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’Aurélia Aurita, de Colette Renard et de Barbara. L’édito de Lauren : Je crois que La Poudre, je l’ai faite pour me fabriquer des sœurs. Jeanne Cherhal fait partie de ces sœurs qui me sont tombées dessus, sans prévenir. On s’est aimées alors qu’on ne s’était même pas rencontrées. Elle, en m’écoutant parler, moi, en l’écoutant chanter. Un jour, elle m’a demandé de souffler sur de la poudre, devant une caméra, pour son clip. Et du coup, moi, je lui ai demandé de venir parler dans un micro pour La Poudre. Cet épisode est dans la boîte depuis quelques mois, mais je voulais vous le balancer là, autour du 8 mars, parce que Jeanne, au fond, incarne cette valeur un peu galvaudée mais pourtant tellement essentielle au mouvement féministe : la sororité. Résumé de l’épisode : 40 ans. Année de grâce et d’épanouissement. C’est ce que célèbre Jeanne Cherhal, brillante compositrice et interprète qui enchante la chanson française depuis 20 ans, dans L’an 40, son dernier album sorti il y a quelques mois (04:12). Née en 1978 à Erbray, près de Nantes, elle grandit dans ce petit coin de campagne entourée de figures qui peuplent ses compositions : sa grand-mère, femme d’agriculteur (10:44), sa mère, passionnée de théâtre et de littérature (12:56) et son père, plombier (15:10). Elle apprend le piano toute seule, en rejouant Sheller en solitaire au piano. Une façon acharnée de travailler en répétant qui la porte encore aujourd’hui (17:28). Jeune autodidacte musicale, elle est aussi précoce dans ses prises de conscience féministes : c’est au collège qu’elle s’insurge pour la première fois contre l’un de ses professeurs tentant d’imposer ses vues sur l’avortement à sa classe de 4e (20:20). Elle chante ainsi sur la condition des femmes depuis ses premiers albums, ne se refusant comme sujet ni les règles, ni les agressions sexuelles, et fait même parfois de la chanson son arme militante en écrivant des titres en réponse à un rappeur contre l’avortement ou en soutien aux Pussy Riot (39:50). Elle débute très jeune sur scène et a gagné en assurance au fil des années et de ses titres écrits comme autant de petites nouvelles (53:30), combattant son syndrome de l’impostrice qui se calme avec le temps (25:55). Dans ce milieu souvent encore très masculin, elle impose aujourd’hui sa vision créatrice et met en avant les femmes qui travaillent à ses côtés (44:37). Ce soutien aux autres figures féminines qui lui tiennent à cœur s’incarne d’ailleurs encore et encore dans ses projets : de la reprise d’un album entier de Véronique Sanson, à son hommage à Barbara comme compositrice sur la scène de la Philharmonie, jusqu’aux portraits de femmes qu’elle publie sur les réseaux sociaux pour célébrer la sortie de L’an 40. Elle agit dans son art comme dans son quotidien, en toute sororité. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Le morceau que vous entendez dans l’introduction est « L’An 40 » de Jeanne Cherhal. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 66 - Casey
Feb 20 2020 58 mins  
Casey, la rappeuse de légende, est l’invitée du 66e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de rap, de rock et de rage. L’édito de Lauren : C’était le 13 novembre 2019, au festival Les Créatives, à Genève, une quinzaine culturelle et intersectionnelle qui est l’un des plus géniaux événements féministes du monde. Ce soir-là, j’ai interviewé Casey en public. On était une petite centaine dans un café du centre. J’étais impressionnée, je l’avoue, ça faisait près de trois ans que j’essayais d’obtenir un entretien avec elle. Parce qu’elle n’est pas seulement l’un des plus grands noms du rap en France depuis près de vingt ans, mais aussi une autrice à la plume d’exception, porteuse d’idées politiques, indispensable à celles et ceux qui veulent faire avancer la société dans le bon sens, celui de la révolution. La veille je l’avais vue sur scène aux côtés de Virginie Despentes et de Béatrice Dalle dans Viril, un spectacle musical qui compile des textes radicaux féministes, signés par Paul B. Preciado, Valérie Solanas, Audre Lorde, Leslie Feinberg et d’autres. C’était dingue. Vraiment dingue. Résumé de l’épisode : Après six ans, Casey, voix iconique et adulée du rap français (04:36), revient avec un nouveau projet explosif, Ausgang et une réédition de ses deux premiers albums solo, Libérez la bête et Tragédie d’une trajectoire. Née en 1976 à Rouen, Casey se passionne pour le rap à l’adolescence. Elle y trouve des représentations de sa réalité (12:15) et une échappatoire intellectuelle au racisme qu’elle rencontre dans sa scolarité (18:57). Présente sur des mixtapes à partir de 1995, elle sort un premier album solo en 2006, puis un second, en 2010, qui rendent mythiques son flow unique et ses textes qui bousculent. Sa famille vient de Martinique, elle qui a grandi dans le 93, deux lieux qu’elle considère « chez elle » (26:02). Nourrie de l’œuvre d’Édouard Glissant et d’Aimé Césaire, elle glisse dans ses écrits la notion d’hybridité et la pensée décoloniale (27:30). Elle affirme la grandeur du rap (04:36), milite pour son droit à s’embourgeoiser (37:33) à l’image du rock, style dans lequel elle aime s’engouffrer pour des projets collectifs. Son dernier opus porte ses idées politiques, la défense des faibles et des cassés et traite des failles et de l’envie, parfois, de se soustraire au monde (41:47). Si son identité de genre n’a jamais été une zone d’exploration (24:57), elle connaît le poids du patriarcat (47:03) et les thématiques qu’elle aborde se rapprochent de celles des plus grandes penseuses féministes d’aujourd’hui, comme Virginie Despentes, qu’elle rencontre en 2015. En 2019, elle plonge dans la pensée queer en commençant à jouer dans Viril (10:05), un spectacle mis en scène par David Bobée, accompagné par le groupe Zëro, où elle partage l’affiche avec Despentes et Béatrice Dalle. Elles y déclament, sur fond de rock, des textes radicaux de Valérie Solanas, Paul B. Preciado, Zoe Leonard et Leslie Feinberg, comme pour mieux exprimer toute la « virilité » et de la colère des femmes. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Le morceau que vous entendez dans l’introduction est « Aidez-moi » de Casey. Merci au festival Les Créatives pour avoir rendu cet enregistrement possible. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 65 - Cécile Duflot
Feb 06 2020 65 mins  
Cécile Duflot, écologiste convaincue, figure de la vie politique française et aujourd’hui présidente de l’ONG Oxfam France, est l’invitée du 65e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de foi, de robe et de gêne. L’édito de Lauren : « Ce sont les jeunes comme nous qui seront les plus touchés par l’immobilisme de nos dirigeants. Des recherches montrent que la pollution engendrée par la combustion des énergies fossiles constitue la principale menace pesant sur la santé des enfants dans le monde. Au mois de novembre, cinq millions de masques ont été distribués dans les écoles de New Delhi, la capitale indienne, en raison des brouillards de fumées toxiques. Les énergies fossiles nous étouffent, littéralement. La science s’écrie qu’il est urgent d’agir, et pourtant nos dirigeants osent l’ignorer. Nous continuons donc à nous battre. [...] Cette action doit être forte et à grande échelle. Car la crise climatique ne concerne pas seulement l’environnement. C’est une crise des droits de l’homme, de la justice et de la volonté politique. Des systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux l’ont créée et alimentée. Nous devons les démanteler. Nos dirigeants politiques ne peuvent plus fuir leurs responsabilités. » Tribune parue le 29 novembre 2019 dans Project Syndicate et signée par Greta Thunberg, Luisa Neubauer, Angela Valenzuela, Evan Meneses et Hilda Flavia Nakabuye. Résumé de l’épisode : Cécile Duflot, grande figure de la scène politique française, est aujourd’hui la présidente de l’ONG Oxfam France qui lutte contre les inégalités. Un combat pour elle intimement lié à celui qu’elle mène pour l’écologie (07:02). À Oxfam, elle a participé à porter la plus grande mobilisation en ligne de France : l’Affaire du siècle, un recours en justice contre l’état français pour inaction face au changement climatique (10:46). Née le 1er avril 1975, elle grandit en Seine-et-Marne entre un père syndicaliste et une mère dont les convictions écologiques rythmaient son enfance (15:02). Une famille qui lui a aussi transmis de fortes valeurs de vie collective et un attachement à la foi catholique qu’elle formule plus volontiers aujourd’hui pour appuyer sur la différence de traitement des communautés religieuses dans une France crispée sur la question de la laïcité (22:21). Venue à Paris, elle enchaîne les petits boulots pour payer ses études et obtient un DEA de géographie ainsi qu’un diplôme de l’ESSEC en alternance. Elle adhère aux Verts en 2001, devient porte-parole du parti en 2005 et sa plus jeune secrétaire national en 2006. Réélue à 92,7% des voix en 2011, elle est nommée en 2012 ministre du logement et de l’égalité des territoires dans le gouvernement de François Hollande. Un parcours fulgurant qui ne lui vaut pourtant pas la reconnaissance dont profite ses pairs masculins (35:45) ! Ce sexisme de la vie politique s’incarne très publiquement dans les réactions face à son jean porté en conseil des ministres et sa robe à l’Assemblée nationale (42:24). En 2014, elle quitte le gouvernement, en désaccord avec les valeurs défendues par le nouveau premier ministre, Manuel Valls (51:17). Si elle croit toujours à l’importance de l’action publique (12:03), elle se retire de la vie politique en 2017 et prend la direction d’Oxfam France en 2018. Cette institution, au-delà des ses actions sociales et environnementales, met en place des actions très concrètes en interne pour prévenir le harcèlement au travail. Un positionnement qui lui importe après avoir témoigné dans le procès Baupin (55:38). Elle appelle aujourd’hui à « un combat contre la gêne », pour pouvoir enfin dénoncer les violences dont sont victimes les femmes (1:00:05). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Les extraits de discours que vous entendez dans l’introduction proviennent de la conférence de presse des militantes pour le climat Vanessa Nakate, Luisa Neubauer, Greta Thunberg, Isabelle Axelsson et Loukina Tille, qui a eu lieu à Davos le 24 janvier 2020. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 64 - Mazarine Pingeot
Jan 23 2020 80 mins  
L’écrivaine et intellectuelle Mazarine Pingeot est l’invitée du 64e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de secret, de viol et d’intimité. L’édito de Lauren : La honte d’être fatiguée, triste ou malade. La honte d’être victorieuse, forte, douée. La honte de son corps. La honte de sa sexualité. La honte de ce qui nous fait du bien. La honte de ne pas boucler ses fins de mois. La honte d’être mère. La honte de ne pas être mère. La honte de ses addictions, la honte de ses traumatismes, la honte de sa spiritualité. La honte d’avoir été agressée, harcelée, violée. J’ai réalisé récemment que ce sentiment de honte était permanent dans la psyché des femmes. Et cette honte, c’est un mécanisme puissant de silenciation. Quand on a honte on se tait. Quand on a honte on reste seul·e. Dire « moi aussi », toutes ensemble, c’est une façon de lever la honte et de lever la loi du silence. Résumé de l’épisode : Mazarine Pingeot est une autrice, intellectuelle et une figure bien connue de l’opinion publique française. Son dernier roman, le poignant Se taire (éd. Julliard) porte sur un sujet malheureusement central dans la pensée et le combat féministe : le viol, qu’elle traite ici dans un souci de nuance et de complexité (11:59). Elle grandit entre des parents aimants (26:02) mais tapie dans le secret de leur relation. Un secret qui deviendra d’autant plus important à préserver après l’élection de son père, François Mitterrand qui endosse la fonction présidentielle en 1981. Son adolescence parisienne, bien que banale dans son quotidien (21:21), n’en est pas moins rythmée par le passage de la frontière invisible entre le dedans – où tout le monde sait – et le dehors – où il faut se taire. Un secret dont elle se sent responsable et qu’elle protège de toutes ses forces (30:07) mais qui imprime sa marque sur sa personnalité, ajoutant au sentiment d’imposture, lot des femmes dans le système patriarcal (36:22). Pour faire ses preuves, elle passe des concours prestigieux et anonymes, comme celui de l’ENS, où elle est admise en 1994. C’est en sortant du déjeuner auquel l’avait conviée son père pour fêter cet accomplissement, que sa vie bascule : des paparazzis les prennent en photo et dévoilent son existence dans la presse (44:32). Agrégée de philosophie en 1997, elle est enseignante, chroniqueuse, et se lance dès 1998 dans l’écriture avec son premier roman intitulé Premier roman (57:28) qui reçoit un accueil ambivalent, où son identité n’est pas étrangère aux critiques acerbes. Elle ne se laisse pas décourager et, en tant qu’écrivaine, traite au fil des années de sujets sensibles en interrogeant la société qu’elle habite. Roman après roman, elle se réapproprie sa propre histoire, mais explore également l’infanticide dans Le Cimetière des poupées ou le viol et le silence entourant ses victimes dans son dernier roman, Se taire (01:02:20). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit


Épisode 63 - Yseult
Jan 09 2020 63 mins  
Yseult, la compositrice, chanteuse et toplineuse à la voix d’or est l’invitée du 63e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de corps, de scène et de pouvoir. L’édito de Lauren : Ah ! Vous êtes là ! Bienvenue en 2020. Pour célébrer cette nouvelle décennie, je vous offre la voix du futur. Résumé de l’épisode : Yseult est née le 18 août 1994 à Paris. Elle passe son enfance de déménagement en déménagement (15:10) et n’a pas toujours eu la relation apaisée qu’elle a aujourd’hui avec ses parents (16:32). Son adolescence bat au rythme de son envie de faire de la musique (21:20) malgré l’incompréhension de sa famille. Encore au lycée, elle chante à Montmartre sur les marches du Sacré-Cœur. À 18 ans, elle passe les castings et est sélectionnée pour La Nouvelle Star. Elle y fait l’expérience d’un rapport parfois très dur avec la presse et une partie du public (33:01) malgré son talent indéniable. Après cette émission où elle finit deuxième, elle sort un premier album mais se débat avec le sexisme et le racisme de l’industrie musicale (40:40). Au creux de cette vague, elle est contactée par ASOS pour être l’une de leur mannequin. Une expérience très positive sur le chemin de sa relation avec son propre corps (48:22). Elle n’abandonne pas la musique, loin de là, et revient avec un projet très personnel en 2019 en commençant avec le single Rien à prouver. Étant l’une des seules femmes noires du paysage musical français, elle évoque la solidarité, notamment avec Lous, qu’elle ressent comme nécessaire(39:17). Elle crée également son propre label pour pouvoir produire sa musique et celle des artistes qui la touche (44:40). Rendez-vous en 2020 pour voir la suite de sa révolution de l’industrie musicale ! Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La chanson que vous entendez dans l’introduction est Corps, d’Yseult. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 62 - Maggie Nelson - (doublé en français)
Dec 26 2019 66 mins  
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here. L’immense autrice et penseuse Maggie Nelson est l’invitée du 62e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de Judith Butler, de violence et d’amour. L’édito de Lauren : C’est drôle, ces derniers jours les bleuets sont apparus parmi les coquelicots et les pissenlits dans la petite prairie qui borde la rivière. Les cueillir et les faire sécher entre les pages 58 et 59. Au fond de l’eau un reflet lapis lazuli attire mon regard. Je plonge ma main dans l’eau. Je ramasse l’objet. C’est un morceau de mosaïque, ou peut-être un carreau de piscine. Bleu comme la rivière. Bleu comme les bleuets. Bleu comme un coup sur ma cuisse, comme mon âme les soirs d’été, comme l’encre de mon stylo sur mon carnet. Résumé de l’épisode : Maggie Nelson est née en 1973 à San Francisco où elle a grandit (08:50). Ses parents, amours de jeunesse mariés jeunes, divorcent un an avant que son père ne meurt d’une crise cardiaque. Un drame qui marque son adolescence (17:16) autant que les récits familiaux, dont celui de sa tante Jane, la sœur de sa mère, morte assassinée (25:08). Elle déménage à New York pour faire ses études et y rencontre des figures littéraires telles qu’Eileen Miles et Annie Dillard qui se révèleront très importantes pour l’autrice qu’elle est en train de devenir. Elle publie de la poésie dès 2001 et sort son premier premier essai en 2005, Jane, a Murder où elle se confronte à l’histoire de sa tante qu’elle retrace et explore. À la publication de ce livre, par un concours de circonstance le dossier de l’assassinat de Jane est rouvert. Ce procès sera le thème de son premier roman, Une partie rouge (2009) où son style d’écriture, entre notes très structurées et référencées, autofiction et poésie se déploie déjà avec brio (14:20). Elle complètera cette trilogie sur le rapport des femmes à la violence par The Art of Cruelty, un essai paru en 2009, en même parallèle de Bluets, un recueil de pensées autour du bleu dans lequel elle dissèque les ressorts de la dépression (37:10). En 2015, elle publie Les Argonautes, un nouveau roman hybride autour – entre autre – de sa grossesse et de la transformation de son compagnon Harry (54:36). Ce livre, traduit dans une dizaine de langues met son nom sur le devant de la scène littéraire mondiale. Sa pensée, profondément queer, complexe et limpide à la fois, lui vaut une reconnaissance dans de nombreux pays et un lectorat déjà en attente de son prochain écrit. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La voix française de Maggie Nelson est incarnée par Marie Labory, merci à elle. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Traduction : Céline Leroy Programmation et coordination : Gaïa Marty Prise de son voix française : Charles de Cillia Montage et mixage : Marion Emerit

Episode 62 - Maggie Nelson - 🇬🇧
Dec 26 2019 65 mins  
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter. The incredible author and thinker Maggie Nelson is the guest of the 62nd episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about Judith Butler, violence and love. Lauren’s foreword It’s funny, these past few days, bluets have appeared among poppies and dandelions in the small meadow near the river. I gathered them and put them to dry between the pages 58 and 59. In the river, a lapis lazuli sparkle catches my eye in the water. My hand dives in. I take the object. It’s a piece of mosaic, maybe a swimming pool tile. As blue as the river. As blue bluets. As blue as a bruise on my thigh, as my soul on summer evenings, as my pen’s ink on my notebook. Episode summary Maggie Nelson was born in 1973 in San Francisco where she grew up (08:50). Her parents, high-school sweethearts who were married very young, divorced a year before her father’s death from a heart attack. This tragic event, as well as her family’s story – especially her mother’s sister murder – left their mark on her adolescence (17:16). She moved to New York to go to university and met there important litterary figures such as Eileen Miles or Annie Dillard who both influenced and inspired the young writer she was becoming. She started publishing poetry in 2001 and Jane, a Murder, her first essay in which she explored and confronted her aunt’s death, went out in 2005. Coincidentally, the trial on Jane’s death was reopened at the same time. She published her first novel on the subject, The Red Parts, in which her writing style, between very structured notes and references, autofiction and poetry bloomed (14:20). She completed a trilogy on women and violence in 2009 with another essay, The Art of Cruelty, published the same year as Bluets, a collection of thoughts on the colour blue in which she explores depression’s intricacies (37:10). In 2015 she published The Argonauts, a new hybrid novel revolving around her pregnancy and the parallel transformation of her companion, Harry (54:36). This book, published in a dozen foreign languages, puts her at the forefront of world literature. Her sharp, complex and subtle writing and queer thought gives her recognition in many countries and a wide audience already waiting on her next book. Executive Producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu Production assistant : Gaïa Marty Editing and mixing : Marion Emerit

L'art & La Poudre #2 - À Beaubourg
Dec 19 2019 74 mins  
Quelle place pour les femmes artistes dans les collections des musées ? À quel prix sont vendues leurs œuvres sur le marché de l’art ? Combien sont-elles dans les écoles d’art, dans les galeries, dans les manuels d’histoire ? Les femmes artistes peuvent-elles vivre de leur art ? Camille Morineau, commissaire d’exposition, Fabienne Dumont docteure en histoire de l’art et critique et Aïcha Snoussi, artiste plasticienne en ont débattu au micro de Lauren Bastide lors d’un enregistrement public le 4 avril 2019 au Centre Pompidou. Résumé de l’épisode : Pour ouvrir la discussion, Camille Morineau, Aïcha Snoussi et Fabienne Dumont exposent chacune l’élément déclencheur qui leur a fait prendre conscience du biais sexiste présent dans le milieu de l’art (05:45). Elles œuvrent toutes pour en déboulonner les barrières et en détricoter les injonctions. Camille Morineau, par exemple, a monté l’exposition majeure « [email protected] » à Beaubourg en 2009 à partir des collections du musée, (09:36) confirmant ses intuitions profondes : les femmes artistes sont nombreuses, elles ont œuvré dans tous les champs de la création et elles ont, pour beaucoup été mises de côté. Fabienne Dumont, elle, s’est attaquée à exhumer et mettre en lumière l’histoire des des femmes artistes féministes des années 1970 (14:53). Quant à Aïcha Snoussi, elle rend hommage à celles qui l’ont précédée et inspirée (19:25) dans son cheminement vers la déconstruction de toutes binarités (21:13). Interroger l’art des femmes est parfois résumé à interroger s’il y a un art féminin (23:48), une affirmation que les trois invitées de Lauren Bastide contestent. Elles soulignent cependant le profond sexisme qui imprègne l’histoire de l’art (26:21), nécessitant beaucoup de travail pour rectifier l’invisibilisation dont elles sont victimes. Une invisibilisation d’autant plus forte pour les femmes racisées comme le rappelle Aïcha Snoussi (29:53). Enfin, elles clôturent cette passionnante discussion en mentionnant que ce travail de longue haleine pour faire rentrer les artistes femmes dans les manuels et dans les musées (38:00) doit être doublé d’un soutien financier pour contrevenir à la précarité qui les touche plus que leurs homologues masculins (48:25). Achetez des œuvres d’artistes femmes, bonne écoute et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation du générique : Aurore Meyer-Mahieu Prise de son : Charles de Cillia Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 61 - Aloïse Sauvage
Dec 12 2019 72 mins  
Aloïse Sauvage, artiste aux multiples talents, est l’invitée du 61e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de cirque, de danse et de chant. L’édito de Lauren : Comment allez-vous ? Comment allez-vous vraiment ? Comment va votre corps ? Comment va votre esprit ? Si je fais silence, là, pendant cinq secondes… ça semble long hein ? Vous avez ressenti quoi ? Moi, un léger mal au crâne, une petite tension au bas du ventre et dans mon dos aussi, au niveau des cervicales. Et au loin un bruit diffus dans ma tête. Une sorte de brouhaha fait de colère, de peur, de honte. Y a rien à faire. Il est là. Même quand je reçois de la tendresse, même quand je marche dans la forêt, même quand je regarde mes gosses. Parfois j’aimerais qu’on me débarrasse de ce sentiment diffus. J’aimerais que tout le monde m’aime et me comprenne, c’est humain. Mais les autres n’y peuvent rien. Il n’y a qu’une personne au monde qui puisse me libérer de ce bruit : c’est moi. C’est moi quand je m’accepte telle que je suis, avec mes failles, mes erreurs. C’est moi quand je lâche prise. Alors j’essaye. Je respire. J’y arriverai. J’ai toute la vie. Et vous aussi. Résumé de l’épisode : Aloïse Sauvage est performeuse, circassienne, danseuse, chanteuse et actrice, elle a ainsi de nombreuses et talentueuses cordes à son arc (04:56). Née le 25 septembre 1992, elle a grandi au Mée-sur-Seine (11:14) et garde de très bons souvenirs de son enfance et de son adolescence dans cette petite ville du 77 (18:30). Hyperactive depuis son plus jeune âge (23:20), elle joue de plusieurs instruments de musique et fait du break dès le collège. Elle s’intéresse très tôt au rap, inspirée par ses textes engagés, rythmiques et puissants (28:23). Après le lycée, elle se forme à l’académie Fratellini, l’une des plus prestigieuses écoles de cirque contemporain (34:34). Elle a été entre autres l’une des interprètes de Raphaëlle Boitel, l’une des grandes créatrices de cirque contemporain d’aujourd’hui. Si elle se définit circassienne, c’est aussi parce que cette discipline lui permet de ne pas choisir entre théâtre, danse et musique, ce qu’elle continue à mettre en pratique dans ses propres performances scéniques (40:37). Elle incarne une vraie liberté dans sa façon de refuser les cases de la création mais aussi dans celle de se réapproprier les étiquettes : elle donne ainsi son propre sens à celle de « femme » (42:23) dans son cheminement et apprend à s’assumer, comme individu, comme chanteuse (56:03) ou encore comme actrice, notamment dans le film 120 battements par minute où on a pu la voir en 2017. Une voie qu’elle se trace avec brio malgré les doutes, et dans laquelle elle porte sa vision de la société, moins genrée, moins hétéronormée (01:02:08), toujours plus fluide et incandescente. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit

Épisode 60 - Priscillia Ludosky
Nov 28 2019 70 mins  
Priscillia Ludosky, lanceuse d’alerte et militante, est l’invitée du 60e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de démocratie, de résistance et d’écologie. L’édito de Lauren : Sortir. Marcher. Brandir des pancartes. Lever les poings. Crier. Protester. Contester. Refuser. Persister. S’unir. S’élever. Se soutenir. S’allier. Être gazé·e·s. Être frappé·e·s. Être ignoré·e·s. Recommencer. Résumé de l’épisode : Priscillia Ludosky est née en 1985 en banlieue parisienne où elle grandit (10:50). Poussée vers une profession sécurisante par sa famille, elle travaille pendant onze ans dans la banque (16:12). En 2017, elle amorce un changement de carrière et crée sa propre entreprise de cosmétiques bio. Le 29 mai 2018, elle met en ligne une pétition fouillée et sourcée pour protester contre la hausse du coût du carburant après avoir découvert que les nouvelles taxes ne finançaient en rien la transition écologique, comme annoncé pour les justifier (25:12). Véritable lanceuse d’alerte (32:25), sa pétition recueille en quelques mois des centaines de milliers de signature : c’est l’un des principaux déclencheurs du mouvement des Gilets Jaunes. Le 17 novembre 2018, elle prend une part active au premier rassemblement national de celui-ci et s’engage à long terme dans cette lutte. Au sein du mouvement, elle accepte de prendre une place en tant que porte-parole de tou·te·s celleux qui ont signé sa pétition, mais ne s’attribue jamais un rôle de leadeuse. Sa mesure et sa mise à distance des forces politiques tentant de s’approprier son discours lui valent une légitimité et de nombreuses plateformes dont elle fait bon usage pour continuer à porter les enjeux du mouvement, comme le référendum d’initiative citoyenne (44:30). Aujourd’hui, elle continue le combat entamé il y a un peu plus d’un an et montre son engagement dans les causes qui lui tiennent à cœur, dont la lutte contre les violences policières (59:40) ou celle pour de vraies politiques écologiques (01:06:05). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Montage et mixage : Marion Emerit


Épisode 59 - L'IVG et la loi
Nov 14 2019 87 mins  
Marie-Noëlle Battistel, députée, Lisa Carayon, maîtresse de conférence en droit, spécialiste des questions du droit à disposer de son corps et Sharlen Sezestre, chargée de plaidoyer international au Planning familial étaient au micro de Lauren Bastide le 12 juillet 2019 dans le cadre d’un enregistrement public à l’Assemblée nationale pour les vingt ans de la Délégation aux droits des femmes. L’édito de Lauren : C’était le le 12 juillet dernier, à l’Assemblée Nationale. La Délégation aux droits des Femmes de l’Assemblée, et sa présidente Marie-Pierre Rixain, m’avaient invitée à enregistrer un épisode de La Poudre. Franchement j’en ai vu des lieux prestigieux, j’en ai vécu des moments dingues, mais ce jour-là j’avais un petit pincement au ventre inédit. Un certain sentiment de gravité. J’ai voulu qu’on parle du droit à l’IVG. Ce droit que l’Assemblée Nationale a donné aux femmes le 17 janvier 1975. Ce droit qu’on pourrait tout aussi bien nous enlever. Vous étiez nombreuses ce jour-là, dans la salle. L’émotion était forte. Je suis fière de partager ce moment avec vous aujourd’hui. Description de l’épisode : La loi Veil du 17 janvier 1975 est l’un des tournants historiques majeurs de l’histoire récente des droits des femmes. Pourtant, dès le début des échanges, Lisa Carayon et Sharlen Sezestre rappellent à quel point les compromis politiques qu’avaient dû faire Simone Veil pour faire adopter ce texte ont situé la loi dans le champs du médical, de l’exception et de la négociation sur le droit des femmes à disposer de leurs corps (09:57). Avec Marie-Noëlle Battistel, elles insistent sur la fragilité de l’acquisition de ce droit (14:02) et sur les forces politiques qui le menacent aujourd’hui. Après une remise en question de la nécessité-même d’une loi (21:08), elles s’interrogent sur celle du délai d’accès à l’IVG, dont les bornes temporelles sont encore en discussion aujourd’hui (23:02). Elles balayent également les questions cruciales de la double clause de conscience, pesant encore aujourd’hui sur la possibilité des femmes de se voir refuser l’intervention par les praticien.ne.s consulté.e.s (31:04), la limitation géographiques causée par la réduction du nombre de médecins présent.e.s et de centres accessibles (31:58) et celle de la remise en question de la médicalisation de cet acte (37:28). Si certaines des limitations ont été supprimées depuis le vote de 1975, comme la clause de détresse par exemple (45:28), ou l’entretien obligatoire (50:47), et si certaines avancées ont pu voir le jour comme le délit d’entrave voté en 2017 (53:04), Lisa Carayon et Sharlen Sezestre rappellent la grande disparité territoriale et les questions profondément intersectionnelles qui viennent contrebalancer ce tableau encourageant et rappeler les inégalités des femmes dans l’accès à l’avortement. Cette dernière replace aussi ce droit tel qu’il est appliqué en France par rapport au contexte international, affirmant la nécessité d’une solidarité pour le défendre au-delà des frontières (1:03:33). Tandis que Marie-Noëlle Battistel et Marie-Pierre Rixain, présidente de la Délégation, assurent leur volonté de continuer à agir contre les violences gynécologiques et pour un soutien financier des actions menées, Lisa Carayon clôture cet important échange en affirmant que si l’envie est grande de se battre pour la constitutionnalisation du droit à l’avortement, de nombreuses lois sont déjà à notre disposition pour tenter de faire respecter les droits des femmes (1:32:22). Saisissons-nous en et poursuivons le combat ! Bonne écoute et continuez de faire parler La Poudre ! Liste d’associations et de sites œuvrant à l’information et à la pratique d’IVG en France et dans le monde : Le planning familial (France) : https://www.planning-familial.org/fr Paye ton IVG (France) : https://www.facebook.com/payetonivg/ Federacja na rzecz Kobiet i Planowania Rodziny (Pologne) : http://federa.org.pl/ Prochoice America (États-Unis) : https://www.prochoiceamerica.org/ Planned parenthood (États-Unis) : https://www.plannedparenthoodaction.org/issues/abortion Association pour la santé reproductive des personnes LGBTQI (États-Unis) : https://urge.org/ Association pour la santé reproductive des femmes racisées (États-Unis) : https://www.sistersong.net/ Campagne pour l’avortement (Argentine) : http://www.abortolegal.com.ar/sumate-a-la-campana/ Socorristas en Red (Argentine) : http://socorristasenred.org/ Le discours que vous entendez dans l’introduction est un extrait de l’intervention de Simone Veil dans l’émission « Débat à l’Assemblée nationale : réforme de la loi sur l’avortement » produit par Office national de radiodiffusion télévision française en 1974 et provenant des archives de l’INA. Merci à l’INA pour son autorisation. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Prise de son : Charles de Cillia Mixage : Marion Emerit


Épisode 58 - Inès Rau
Oct 31 2019 64 mins  
Inès Rau, mannequin étincelante et actrice, est l’invitée du 58e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de corps, d’âme et de liberté. L’édito de Lauren : Elles s'appelaient Claudia, Cindy, Linda et Naomi. Elles étaient placardées au dessus de mon lit d’adolescente. Jambes nues, peau luisante, cheveux longs et ondulés. Il y avait bien un poster de Brad Pitt dans un coin, mais c’était elles qui m’obsédaient, c’était elles mes saintes-patronnes. On les appelait les super modèles. Elles ont servi de véhicules à des injonctions ravageuses pour l’estime de soi des femmes. C’est par leur faute que pendant des années j’ai acheté de la fast fashion, passé mes jambes à la cire chaude, claqué ma paye en balayage, fait des régimes, porté des strings… Habitudes dont le féminisme m’a aidé à me délester. Mais elles étaient indépendantes, flamboyantes, et célèbres pour gagner plus d’argent que le photographe qui les immortalisait ou que le styliste qui les habillait. D’ailleurs, l’hymne de cette bande de femmes, c’était Freedom de George Michael. Elle n’ont pas subi leur beauté, elles en ont fait une arme. D’ailleurs, personne n’aurait songé à les traiter d’idiotes. Résumé de l’épisode : Inès Rau est mannequin, actrice et autrice d’un livre autobiographique Femme (Flammarion). Elle s’est inventée et se considère comme sa propre œuvre d’art (05:28). Née en 1990, elle grandit en petit garçon dans les quartiers populaires de Nancy (08:00), une enfance qui contribue à faire d’elle la femme libre et sûre d’elle qu’elle est (09:50) malgré des relations familiales complexes. Elle garde cependant un amour et une admiration profondes pour sa mère et pour sa grand-mère dont elle porte le nom (12:30). Sa seconde naissance advient lorsqu’elle débarque à Paris, à 18 ans (20:08). Elle y vit dans une grande précarité, mais aussi dans le monde de la nuit, grâce auquel elle apprend à assumer la féminité qu’elle a toujours porté en elle (25:00). Elle entreprend une transition de genre et travaille rapidement comme mannequin, sans jamais évoquer son histoire (29:23). En 2017, Playboy fait d’elle la première playmate transgenre, c’est son coming out. Si elle est fière de son parcours, elle n’en reste pas moins méfiante face au dévoiement de l’expérience de la transidentité (32:50) et doit gérer la curiosité souvent déplacée qui entoure son anatomie (38:05). Curiosité qu’elle gère avec brio, parlant librement de sa sexualité, de la beauté de son corps de son rapport au hommes (43:50) et de son identité (49:25). Malgré les attaques transphobes auxquelles elle a dû faire face (54:47), son engagement écologiste la porte aujourd’hui et sa carrière d’actrice, débutée avec le rôle de Marcia dans l’adaptation en série de Vernon Subutex ne fait que commencer (06:45) ! La chanson que vous entendez dans l’introduction est Freedom! ‘90 de George Michael. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

L'art & La Poudre #1 - Laure Prouvost et Martha Kirszenbaum
Oct 17 2019 71 mins  
L’artiste contemporaine Laure Prouvost et la commissaire d’exposition Martha Kirszenbaum, duo à l’origine du pavillon français de la Biennale de Venise 2019 sont les invitées du premier épisode du cycle L’art & La Poudre en partenariat avec l'association Aware. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’art, de femmes et de poulpe. L’édito de Lauren : L’art n’a pas de nation. L’art n’a pas de temps. L’art n’a pas de sexe. Ou si ? En mai, après l’ouverture de la Biennale, à Venise, l’eau s’est mise à monter. Je suis allée sur le toit du pavillon français. J’ai embarqué dans un bateau, avec deux femmes. C’était Laure Prouvost, l’artiste, et Martha Kirszenbaum, la commissaire. Grandes, lumineuses, musclées, invincibles, belles… On a vogué des jours. On a vogué des nuits. On a atteint une île et on a accosté. Sur le sol, au bord de l’eau, des micros. On s’est assises, et on a parlé. Résumé de l’épisode : Quelle place pour les femmes dans l’art contemporain ? Comment les artistes françaises entrent-elles dans les musées, les foires et prix internationaux, les institutions ? Laure Prouvost, née en 1978 à Croix, est l’une des artistes contemporaines les plus reconnues de sa génération. Avec Martha Kirszenbaum, jeune commissaire d’exposition née en 1983 à Vitry-sur-Seine, elle a réalisé le pavillon français à la Biennale de Venise 2019. L’œuvre qui en a résulté, Deep Sea Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre) est un voyage sensoriel et initiatique, l’épopée mystique et transfrontalière d’une douzaine de personnages, de la banlieue parisienne à la lagune vénitienne. Toutes deux passées par un parcours international (05:15), elles revendiquent la liberté que leur a apporté ce changement de paradigme (09:30) et le questionnement sur les identités et les frontières qu’il entraîne. Un questionnement qui fait partie intégrante de leur proposition à la Biennale (10:06). Elles ont pourtant grandi en France : Laure Prouvost dans le Nord (18:32), une enfance campagnarde et réfractaire à l’autoritarisme du système scolaire, et Martha Kirszenbaum en région parisienne (22:46), entre classicisme versaillais et parents moins conventionnels.C’est l’Angleterre qui accueille Laure Prouvost dès ses débuts et lui remet le prix Turner. Elle devient ainsi la première française à recevoir cette prestigieuse récompense pour une œuvre qui, déjà, questionnait les frontières et les moyens de les contourner (31:39). Pour Martha, ce sont les États-Unis qui lui offrent la possibilité de diriger un centre d’exposition, alors qu’elle manquait de modèles de femmes commissaires d’exposition dans son pays d’origine (26:00).Au-delà de ces problématiques géographiques, Laure Prouvost évoque au micro de Lauren Bastide sa propre féminité (39:24) mais aussi sa mise en scène du corps féminin dans ses œuvres (43:00). Sensibles à la place des femmes et à leur représentation dans l’art, elles sont d’ailleurs toutes les deux signataires de l’appel « Not suprised » qui dénonce les violences sexuelles dans le monde de l’art (55:57). Un monde où les femmes peinent encore à trouver leur place et un équilibre entre vie privée et vocation (1:01:25). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Les extraits sonores et les morceaux de Lafawndah et Flavien Berger que vous entendez dans l’épisode sont extraits de l’œuvre Deep Sea Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre). Merci à Laure Prouvost pour son autorisation. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Clotilde Fauchille

Épisode 57 - Clara Luciani
Oct 03 2019 62 mins  
Clara Luciani, talentueuse musicienne et chanteuse, est l’invitée du 57e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de se chercher, de se perdre et de se trouver. L’édito de Lauren : Il y a des matins, je me lève, je me dis qu’on n’est pas mal : je vois le mot « féminicide » écrit en une des journaux, un vrai beau clitoris dans un manuel de SVT, je me dis que des trucs sont rentrés, que le monde a compris qu’on ne voulait plus se faire parler comme à des enfants par nos médecins, qu’on aimerait bien jouir nous aussi et que la charge mentale, bah ça se répartit. Il y a des matins où je me dis qu’on n’y arrivera jamais, qu’il y a trop de voix qui couvrent les nôtres. Celles qui disent qu’on ne peut plus rien dire, qu’une femme voilée n’a pas le droit de se baigner, que deux femmes c’est pas des parents, et puis le droit d’importuner, et puis certaines l’ont bien cherché.Vous connaissez la théorie du tube de dentifrice ? Une fois le dentifrice sorti du tube, cela devient très difficile de le faire rentrer. Alors on fait quoi ? Bah on insiste, on persévère, on lâche rien. Gardez la tête haute et tenez-moi la main. Solides comme des roches, fortes comme des lionnes et fières comme des paonnes - oui, la femelle du paon s’appelle une paonne. Persistons toutes ensemble. Bienvenue dans La Poudre, saison 4. Résumé de l’épisode : Clara Luciani est née en 1992 à Marseille et a grandi dans sa banlieue, à Septèmes-Les-Vallons (08:20). Entourée d’une mère attachée à la culture (10:40) et d’un père musicien, elle rêve d’un jour, comme la Solange de Jacques Demy, « vivre de son art à Paris » (26:15). À 19 ans, elle atteint la capitale, où elle jongle entre petits boulots et expériences musicales diverses (21:33). Elle se cherche, travaille, tremble sur scène… Les séquelles du harcèlement scolaire qu’elle a subi dans son adolescence la rattrapent et entament sa confiance en elle (17:16), mais la scène la libère et la fortifie, l’aide à accepter et à trouver sa féminité (24:00). C’est le chanteur Raphaël qui, en lui proposant de jouer sur sa tournée (34:17), la sauve du découragement, après sept ans de persévérance. Mais c’est sa première grande rupture amoureuse (43:05) qui lui inspire les premières chansons dans lesquelles elle se reconnaît vraiment et lui font gagner l’amour du public. Depuis, elle enchaîne les concerts, y a été confrontée au sexisme, mais y a aussi gagné des amies dont elle admire les actes de réelle sororité (47:50). Sa trajectoire flamboyante depuis la sortie de son album « Sainte-Victoire » ne fait que commencer ! Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit Pour les produits bareMinerals, code LAPOUDRE offrant 15% de réduction sans minimum d’achat. Valable jusqu’au 31/10 sur le site https://www.bareminerals.fr

Episode 55 - Chris - 🇬🇧
Sep 19 2019 65 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 27 juin 2019. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷. The singer, musician, producer and performer Chris is the guest of the 55th episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about performance, control and sex. Chris is an international pop music icon. This discussion starts with an exchange on the importance of queer thought and her creative work (04:36). Born Héloïse Letissier in 1988 in Nantes (France) and passionate about literature, she studies theatre and literature in Lyon. She mentions how lucky she was to grow up surrounded by books (06:08), with a father who is a literature teacher and a very free and independent mother (11:10). This did not prevent her from feeling strangely out of place and nostalgic as a child (14.22). Fortunately, theatre will rescue her from this spleen (15:22). She recalls the sexist violence she had to face at the Lyon school for the performing arts (27:13), which pushed her to abandon her dream of becoming theatre director… Never mind, she embarked on a trip to London, met a drag queen trio and decided that her life would revolve around queerness (34:58): Christine and the Queens was born. In 2014, her first album comes out: "Chaleur humaine" will sell more than a million copies. The same year, she wins the Victoire de la musique prize as woman performer of the year. Shorter hair, shorter name, her second album, "Chris", comes out in October 2018 and offers a more precise definition of her vision of femininity (38:08) while defending her claims for various sexualities and her own pansexual identity (49:20). She makes visible a burning, hungry and uninhibited feminine desire, in a much needed feminist gesture! Executive producer: Nouvelles Écoutes Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu Translation: Zisla Tortello English voice-over: Elise Anderson-Scotto Production assistant: Gaïa Marty Recording: Charles de Cillia Mixing: Clotilde Fauchille

Episode Witches - Mona Chollet - 🇬🇧
Sep 19 2019 59 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 11 octobre 2018. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷. In this episode revolving around witches, Mona Chollet deciphers why society is in need of witches (03:29) and talks about her childhood in Switzerland (06:20). She also evokes contemporary witches role models (11:03), what it means to have “a life of your own” (15:41), the economic reasons for witch hunts (22:20), how medicine was confiscated by men (29:10), ecofeminism (37:02), the cultural heritage of femininity (40:50), how witch hunts are in fact misogynistic mass crimes (46:14) as well as radical feminism (50:35). Mona Chollet is a journalist and essayist born in 1973 in Geneva, Switzerland. Her last book, “Witches: the Undefeated Power of Women” published in September 2018 by La Découverte publishing house, is an ongoing success. After a B.A. in literature in Geneva, she left for Lille (France) to study journalism at the École Supérieur de Journalisme. After her graduation, Mona Chollet did some freelance work for Charlie Hebdo magazine. Today, she is head of publication and journalist for the Monde Diplomatique and is also the author of five highly documented and captivating essays. The last three are considered as true bibles for feminist activists : « Beauté fatale - Les nouveaux visages d’une aliénation féminine » ( "Fatal Beauty, The New Faces of Feminine Alienation" - 2012 - Zones éditions), « Chez soi, une odyssée de l’espace domestique » ( "At Home, a Domestic Space Odyssey" - 2015 - Zones éditions) et « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » ( "Witches, the Undefeated Power of Women" - 2018 - éditions La Découverte). Executive producer: Nouvelles Écoutes Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu Translation: Zisla Tortello English voice-over: Laura Benson Production assistant: Gaïa Marty Recording: Charles de Cillia Mixing: Clotilde Fauchille

Episode 38 - Anne Hidalgo - 🇬🇧
Sep 19 2019 67 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 1er novembre 2018. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷. In this episode, Anne Hidalgo talks about what it is to be a political woman in 2018 (03:57), her childhood in Lyon and her memories of Andalusia (04:48), her family history impacted by Franco’s nationalism (10:30), her French naturalisation at 14 years old (18:05), how she became a feminist (21:47), the link between Paris and her political career (27:25), the parity law (39:00), how to stay healthy when faced with her opponents’ attacks (48:15), why she was opposed to separate spaces at the afrofeminist festival Nyansapo (57:10) and her relationship with her uterus (1:05:49). Anne Hidalgo is Paris’ mayor since March 2014 and the first woman to ever hold this position. Born in June 1959 near Cadix in Andalusia (Spain), she arrived in France with her family in 1961 and grew up in a working-class neighbourhood in Lyon. In 1984, after her studies in labour and trade-union law, she becomes health and safety inspector in the French department Val-de-Marne. She is then 23 years old and the youngest person in France to hold this position. She becomes a member of the French socialist party in 1994. She starts up in politics in 1997, working for Martine Aubry who is then minister of Employment and Solidarity and becomes her advisor. In 2001, she runs for the municipal elections in the 15th arrondissement in Paris. She wins a seat at the Paris city council. She becomes the previous mayor of Paris Bertrand Delanoë’s deputy mayor. In September 2012, she announces her decision to run for the next municipal election in 2014, which she wins against the right-wing candidate Nathalie Kosciusko-Morizet. In October 2018, she gets the authorisation from the Paris’ Tribunal to pedestrionise a whole section of the Seine’s banks. This measure symbolises her term, centered on environmentalism and the fight against cars. Executive producer: Nouvelles Écoutes Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu Translation: Zisla Tortello English voice-over: Sharon Mann Production assistant: Gaïa Marty Recording: Charles de Cillia Mixing: Clotilde Fauchille

Épisode 56 - Gloria Steinem - (doublé en français)
Jul 25 2019 40 mins  
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here. L’immense militante féministe américaine Gloria Steinem est l’invitée du 56e épisode de La Poudre. Figure historique des luttes féministes aux États-Unis, elle revient sur son parcours et ses combats. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’écriture, de voyage et d’intuition. L’édito de Lauren J’ai interviewé Gloria Steinem. Non mais voilà, j’ai interviewé Gloria Steinem. C’est merveilleux, c’est du miel dans les oreilles, la puissance théorique de cette femme. Ce qu’elle dit sur la parole, sur la non-violence, sur les médias, sur le racisme. Elle est absolument extraordinaire, elle a la voix et la beauté militante enchanteresse d’une femme de 80 ans qui a passé sa vie sur la route à partager la pensée féministe. Et même si le son laisse un peu à désirer, et j’en suis profondément désolée, je remercie du fond du cœur le Mona Bismarck Center et les éditions Harper Collins de m’avoir permis d’échanger avec Gloria Steinem en public ce soir-là. Avant de laisser la place à notre entretien, je voudrais dire merci aux Gloria Steinem françaises. Il y en a plein, elles sont nombreuses, ces militantes du quotidien qui donnent leur temps et leur énergie à notre combat, au péril de leur vie personnelle et même de leur santé, parfois. Elles se reconnaitront, et puis, elles sont plein à être passées ici, à ce micro. Mais, parce que j’ai envie, j’adresse aujourd’hui une pensée immense à Paye Ta Schnek alias Anaïs Bourdet, pour le travail incroyable qu’elle a abattu depuis 2012 avec ce Tumblr qui a changé la vie de bien des femmes. Merci Anaïs ! Bon, je vais vous laisser en compagnie de Gloria, passez un bel été, je reviens à la rentrée pour une saison 4 de La Poudre encore plus explosive. Prenez soin de vous, et surtout continuez de faire parler La Poudre. Résumé de l’épisode Gloria Steinem est née en 1934 dans l’Ohio et raconte son incroyable parcours dans son dernier livre, « Ma vie sur la route ». C’est donc en parlant d’écriture et de l’importance de partager nos histoires que débute cette discussion avec Lauren Bastide (05:49). Elle évoque son enfance atypique et les traces qu’ont laissées les histoires de ses parents sur ses propres choix de vie (06:57), mais aussi ses années passées sur la route et l’état d’esprit d’ouverture qu’elle y a cultivé (09:12). Les combats féministes qui l’ont portée toutes ces années l’ont poussée à combattre sa peur de la prise en parole en public (13:37) mais aussi à apprécier les rencontres et le rapport particulier qui s’établit entre les personnes lorsqu’elles sont en présence les unes des autres (14:24). Une évidence qu’elle a redécouverte en Inde, lors de ses premiers voyages (18:05), maintenue par les usages des femmes et dont s’est d’ailleurs inspiré Gandhi dans la création de son mouvement de résistance pacifiste ! (18:50) Avec Lauren Bastide, elle évoque ensuite la création de son propre média comme une étape nécessaire pour que les problématiques et les discours des moins privilégié.e.s finissent par prendre de la place dans l’espace public (16:19). Un discours qu’elle a toujours souhaité profondément intersectionnel, rappelant que les avancées féministes aux États-Unis sont majoritairement portées par des femmes racisées, et ce, depuis toujours (22:16). Mais si tous ces projets ont pu se réaliser, c’est aussi un petit peu grâce au Dr John Sharp, le médecin qui, comme elle le rappelle au micro de Lauren Bastide, l’a aidée à avorter à une époque où sa démarche était illégale (26:53). Elle rappelle ainsi l’importance de partager ces expériences qui font partie de la vie de nombreuses femmes et de protéger leurs droits durement acquis dans des sociétés qui se sont construites sans, voire contre elles (27:17). Après ces éclairages du passé, cette discussion se clôture sur la vision de Gloria Steinem de la révolution féministe en cours et sur la colère comme moyen de la nourrir et de porter les militantes au quotidien (33:00). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Cet épisode a été enregistré au Mona Bismarck American Center le 19 mars 2019. La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Prise de son voix française et mixage : Charles de Cillia Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast. Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes. La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref, toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.

Episode 56 - Gloria Steinem - 🇬🇧
Jul 25 2019 40 mins  
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter. The great feminist activist Gloria Steinem is the guest of the 56th episode of La Poudre. Historical figure of feminist fights in the United States, she rewinds on her journey and her battles with Lauren Bastide. Together, they talked about writing, travelling and loving. Lauren’s foreword I interviewed Gloria Steinem. No, but, really, here it is: I interviewed Gloria Steinem. It’s wonderful, it’s like honey in your ears, the theoretical power of this woman. What she says about speech, about non-violence, about the media, about racism. She is absolutely extraordinary. She has the voice and the mesmerising beauty of an eighty year-old activist, who spent her life on the road, sharing the feminist thought. And even though the sound isn’t of the finest quality, and I’m terribly sorry about that, I thank from the bottom of my heart both the Mona Bismarck Center and Harper Collins France who allowed me to talk to Gloria Steinem in public that evening. Before moving on to our interview, I want to say thank you as well to all our French Gloria Steinems. There are many of them, these day-by-day activists who give their time and energy for our fight, at the expense of their personal life and even health, sometimes. They will know who they are, actually many of them already came through here. But just because I fancy it, I turn my thoughts to Paye ta Schnek, also known as Anaïs Bourdet, for the amazing work she has done with her Tumblr since 2012, changing so many women’s lives. Thank you Anaïs. Now, I leave you by Gloria Steinem’s side. Have a beautiful summer, I’ll come back in the fall with an ever more explosive season 4 of La Poudre. Take care of yourselves and keep The Powder alive. Episode summary Gloria Steinem was born in 1934 in Ohio and tells her incredible journey in her last book, « My Life on the Road ». Talking about writing and the importance of sharing our stories both open her discussion with Lauren Bastide (05:49). She mentions her unusual childhood and the marks her parents’ personal stories left on her own life choices (06:57), but also her years spent on the road and the open state-of-mind she developed there (09:12). The feminist fights she upheld pushed her into surpassing her own fear of speaking in public (13:37) but also into appreciating the encounters and the specific bond created by being in the actual presence of each other (14:24). She rediscovered this necessary and simple relation, preserved by women in India, during one of her first trips there (18:05) ; a technique which inspired Gandhi in the creation of his pacifist resistance movement! (18:50) With Lauren Bastide, she brings up the creation of her own media as a necessary step to make sure the less privileged’s discourses and issues end up taking space in the public sphere (16:19). Discourses she always fought to maintain as intersectional as possible, reminding us that feminist advances in the US were always mainly supported by women of colour (22:16). But if all her projects came to life, it is also - a little bit - thanks to Dr John Sharp, the doctor who helped her abort at a time when the procedure was illegal (26:53). She reminds us how important sharing these experiences - which are part of so many women’s lives - is, and how important it is to protect these hard-won rights in societies built without, if not against, women (27:17). After shedding some light on her past and its lessons, this discussion ends on Gloria Steinem’s vision of the current feminist revolution and on the necessary anger fueling it and driving activists everyday (33:00). This episode was recorded at the Mona Bismarck American Center the 19th of March 2019. Executive Producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu Production assistant : Gaïa Marty Mixing : Charles de Cillia


Épisode Bonus - Patriarchy is Burning
Jul 11 2019 88 mins  
Sharone Omankoy, militante et fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, créatrice du compte Instagram Aggressively Trans et Émilie Jouvet, cinéaste et photographe étaient sur la scène du festival « Patriarchy is Burning », crée par Gang of Witches, au micro de Lauren Bastide pour un enregistrement en public, le 16 juin 2019. L’édito de Lauren : RADICALITÉ RADICALITÉ RADICALITÉ RADICALITÉ Plus je pense à ce mot, moins je comprends ce qu’il veut dire. Et pourtant je le revendique et je le chéris. Radicale. Bien sûr. On ne lâche rien. C’est une histoire totale, un féminisme de la totalité, un féminisme pour les 99%, pour citer deux livres que je vous mets en référence dans La Poudre lit. Ce jour là, j’étais au Yoyo, sur scène, au cœur de l’exposition « Patriarchy is Burning » orchestrée par Gang of Witches, incroyable collectif de sorcières artistes au sublime univers graphique. Il y avait un public attentif, et sur scène, Sharone Omankoy, la fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, du compte Agressively Trans, et Émilie Jouvet, réalisatrice porno féministe. Et contre toute attente, il est sorti de notre échange comme un sentiment d’apaisement, de fluidité, de soin de soi. Comme elle peut être douce, la radicalité. Résumé de l’épisode : C’est le mot-même de «radicalité » qui est tout de suite remis en question par Sharone Omankoy, militante afroféministe depuis de nombreuses années, qui ouvre le bal en évoquant sa surprise quand on a taxé Mwasi - le collectif afroféministe qu’elle a co-créé -, de radical notamment à cause de leur non-mixité (08:33). Lexie renchérit en expliquant en quoi être simplement qui elle est et en parler a fait d’elle quelqu’un de radical aux yeux des autres (11:26). Pour Émilie Jouvet, c’est le fait d’être taxée de radicale qui l’a poussée à l’être (14:06). Et si tout n’était qu’une histoire de corps ? Le regard de la société sur son propre corps a nourri l’afroféminisme de Sharone Omankoy (18:25), et le désir de Lexie de montrer des corps trans sur son compte Instagram (21:40). Émilie Jouvet, elle, ne cesse d’interroger à qui appartiennent les corps des femmes et qui décide de leur sort (29:35). Entre parcours de PMA (31:06) et législations violentes sur les corps trans qui avaient encore court jusqu’à très récemment (41:50), Émilie Jouvet et Lexie rappellent les oppressions pesant sur les communautés minorisées, dont les positions politiques dites « radicales » ne sont que la revendication du droit de vivre librement. C’est cette violence qui les pousse à prendre la parole, le stylo ou la caméra pour qu’émergent enfin des représentations de leurs vécus (43:55). Mais porter ces revendications use. L’articulation des oppressions et le travail de pédagogie permanent épuisent. Les trois militantes insistent sur le besoin de recul, de calme, de protection. Sharone Omankoy rappelle la différence entre enjeux collectifs et besoin thérapeutique individuel (55:06) et toutes trois délivrent quelques conseils pour se mettre à l’abri et prendre soin de soi. Pour finir, saviez-vous qui sont les TERFS ? Rendez-vous avec Lexie pour un petit détour par l’univers des féministes « radicalement » transphobes (56:47). Cette rencontre se clôture sur de riches échanges avec le public autour de l’énergie à consacrer à la pédagogie, de conseils pour prendre soin de soi ou de ce qu'il faut pour être un•e bon•ne allié•e (1:02:18). Bonne écoute ! Et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Émerit Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast. Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes. La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.

Épisode 55 - Chris
Jun 27 2019 66 mins  
L’artiste Chris, chanteuse, musicienne, productrice et performeuse, est l’invitée du 55e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de performance, de contrôle et de sexe. L’édito de Lauren : « J’ai envie de baiser. J’ai envie de jouir. J’ai envie de mouiller. J’ai envie de crier. J’ai envie d’être nue. J’ai envie de bander. J’ai envie d’éjaculer. J’ai envie de mordre. J’ai envie de montrer mes seins sur Instagram. J’ai envie de pas cacher mon vibromasseur. J’ai envie de parler de clitoris à table. J’ai envie de désirer sans attendre qu’on me désire. J’ai envie de toi. Et alors ? Y a quoi ? » Résumé de l’épisode : Chris est une icône de la pop internationale. Cette discussion s’ouvre sur un échange concernant l’importance de la pensée queer dans son travail créatif (04:36). Née Héloïse Letissier, en 1988 à Nantes, et passionnée de littérature, elle a fait des études de lettres et de théâtre à Lyon. Elle évoque ici la chance de grandir entourée de livres (06:08), avec un père prof de lettres et une figure de mère très libre et indépendante (11:10). Ce qui ne l’empêche pas de se sentir étrangement déclassée et nostalgique dans l’enfance (14.22). Heureusement, le théâtre la sauvera de ce spleen (15:22). Elle rencontre la violence sexiste à la sortie du conservatoire de Lyon (27:13) et doit enterrer son rêve de devenir metteuse en scène… Qu’importe, elle s’embarque pour Londres, rencontre un trio de drag queens et décide de mettre le queer au centre de sa vie (34:58) : Christine and the Queens est née. En 2014, elle sort son premier album, Chaleur humaine qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires et remporte le prix de l’artiste interprète femme de l’année aux Victoires de la musique. Cheveux courts, pseudo raccourci : son deuxième album, Chris, sorti en octobre 2018 propose une définition précisée de sa vision du féminin (38:08), continue de porter haut sa revendication des sexualités multiples et son identité pansexuelle (49:20) et rend visible un désir féminin ardent, affamé, décomplexé, dans un geste féministe salutaire ! Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Audrey Ginestet Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast. Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes. La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.

Épisode 54 - Sarah Ourahmoune
Jun 13 2019 75 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Sarah Ourahmoune parle de son enfance à Clichy (07:58), du sport comme valeur fondamentale (09:25) et de son premier contact avec la boxe (17:40). Elle évoque aussi la situation des femmes dans ce sport à ses débuts (20:38), son premier combat (22:40), comment s’imposer dans le milieu sportif (27:10) et son rapport à son corps (32:20). Elle témoigne enfin de la difficulté de la reprise après la maternité (1:02:34), de la puissance d’un corps de sportive de 34 ans (1:07:52) et de son rôle dans la société (1:11:54). Sarah Ourahmoune est la boxeuse la plus médaillée de France. Dix fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde en 2008 et médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, elle commence la boxe à 14 ans à Aubervilliers, alors que la compétition n’était pas encore autorisée aux femmes. Née en 1982, elle gagne sa première médaille en 1999, peu de temps après l’ouverture de l’accès à la compétition. En dehors de son impressionnant palmarès de boxe, elle a une formation d’éducatrice spécialisée et poursuit des études à Sciences Po où elle développe son entreprise : Boxer inside. Elle y utilise la boxe comme moyen de développement personnel et forme des publics divers, notamment en entreprise. Engagée politiquement, elle fait aujourd’hui partie du Comité national olympique et sportif français en charge des mixités et est une des porte-parole des Jeux Olympiques de 2024. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Audrey Ginestet

Épisode 53 - Katell Quillévéré
May 30 2019 71 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Katell Quillévéré parle de sa méthode de travail sur les émotions (04:54), de son enfance entre Abidjan et la France (11:45), de son éducation catholique (14:17) et du lien entre perte de foi et cinéma (15:05). Elle évoque aussi le fait de se sentir garçon (20:55), comment elle est devenue réalisatrice (26:00) ainsi que son premier long-métrage (32:13), le privilège au cinéma (37:00), la convention collective pour laquelle elle se bat (41:04), le rôle des films dans sa vie (46:50), l’écriture de personnages féminins complexes (49:52) et la direction d’acteur-ice-s (55:50). Katell Quillévéré est une réalisatrice et scénariste aux personnages féminins puissants. Née en 1980 à Abidjan, elle revient en France vers 5 ans. Après un DEA de cinéma à l’université Paris VIII et un passage très formateur par la Société des réalisateurs de films, elle réalise son premier court-métrage, À bras le corps, en 2005. Il est sélectionné à Cannes pour la Quinzaine des réalisateurs et aux Césars du cinéma. Ses longs-métrages - Un poison violent réalisé en 2010, puis Suzanne, en 2013 - emportent tous les suffrages et sont également sélectionnés dans des compétitions cannoises. En 2016, elle adapte avec succès le roman de Maylis de Kérangal, Réparer les vivants. Très engagée pour la création et la diversité dans le cinéma, elle a co-fondé le festival du moyen-métrage de Brive et participe activement aux réflexions autour de la convention collective du cinéma. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia Coordination : Gaïa Marty Mixage : Audrey Ginestet

Épisode 52 - Céline Sallette
May 23 2019 68 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Céline Sallette parle de ce que cela signifie d’être actrice (03:59), de son enfance à Arcachon (09:34), de ses débuts au théâtre et des potentialités infinies qu’elle y découvre (16:39). Elle évoque aussi le miroir que lui renvoie son parcours professionnel (23:56), la figure de Pygmalion qui a traversé sa vie (27:00), son premier rôle dans Meurtrières (30:47), le « male gaze » au cinéma (34:28), le statut privilégié des acteur-ice-s (50:05), le jeu comme performance du corps (53:43), son dialogue avec son utérus (55:40), et ce que cela change d’être dirigée par une femme, une actrice, une amie (58:46). Céline Sallette est une actrice de théâtre et de cinéma, aux rôles puissants et évocateurs. Née en 1980 à Bordeaux, elle monte sur les planches encore adolescente. Grisée par les sensations que lui procurent le jeu et la scène, elle suit une licence d’art théâtral avant de faire un stage aux côtés d’Ariane Mnouchkine puis de finalement rentrer au conservatoire d’art dramatique de Paris. Après de premiers rôles au théâtre, elle joue dans Meurtrières de Patrick Grandperret en 2006. C’est son rôle dans L’Apollonide en 2011 - pour lequel elle décrochera une nomination au César du meilleur espoir féminin - qui la révèle au grand public. Elle enchaîne ensuite avec des rôles tout en complexité au cinéma, joue dans la série Les Revenants pendant 3 ans et fait un retour très remarqué au théâtre avec la pièce Molly Bloom, la chair qui dit oui, un long monologue qu’elle interprète dans un décor mouvant. Plus récemment, elle a incarné le personnage emblématique de la Hyène dans l’adaptation de la trilogie de Virginie Despentes : Vernon Subutex. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia Coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit

Épisode 51 - Julie Gayet
May 16 2019 66 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Julie Gayet parle du choix du nom de sa société de production (04:24), de son enfance entre Paris et banlieue (06:48), des figures de femmes de sa famille (10:00), de son passage du chant au jeu (17:00) et du travail du corps (19:44). Elle évoque longuement son expérience avec Agnès Varda (21:03), mais aussi ses transformations d’actrice (32:24), la prise de conscience de sa féminité (36:58), la question du cinéma au féminin (43:03), son engagement contre les violences faites aux femmes (51:30) et la ménopause (1:04:19). Julie Gayet est actrice et dirige la société de production Rouge international. Née en 1972 en région parisienne, elle fait du chant lyrique enfant puis, adolescente, en vient à la comédie. Son premier grand rôle au cinéma lui est offert par Agnès Varda en 1994, dans Les Cent et une nuits de Simon Cinéma. Elle ne quittera plus les plateaux où elle se transforme de film en film, souvent méconnaissable, toujours au service de l’œuvre des réalisateurs. Elle remporte plusieurs prix pour son rôle dans Sélect Hôtel en 1997, ainsi que le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2014 pour Quai d’Orsay. En 2007, elle monte sa société de production, Rouge international qui produit des films et documentaires engagés et créatifs, comme Grave de Julia Ducournau ou Visages Villages d’Agnès Varda et JR. Julie Gayet milite aussi contre les violences faites aux femmes. Elle fait partie du collectif 5050x2020, du mouvement #Maintenantonagit pour récolter des fonds pour les associations de terrain et est cofondatrice de l’association Info-endométriose qui travaille à la reconnaissance de cette maladie. La voix que vous entendez dans l’introduction est celle d’Agnès Varda dans un entretien pour Télérama Dialogue. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia Coordination : Gaïa Marty Mixage : Clotilde Fauchille

Épisode 50 - Laurence Lascary
May 09 2019 57 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Laurence Lascary parle de son choix d’être productrice (04:01), de son enfance en banlieue parisienne (05:19), de son attachement au département de la Seine Saint-Denis (06:10), des films qui l’ont marquée (12:44) et du chemin qu’elle s’est tracée (14:53). Elle évoque aussi son passage à New York et l’optimisme qu’elle en a rapporté (18:40), à quel point les représentations comptent (25:46), son rôle en tant qu’actrice du changement (35:12), la complexité des sujets qu’elle porte (45:53) et son expérience d’écriture (51:41). Laurence Lascary est productrice. Née en 1980, elle grandit à Bobigny. Après un master à la Sorbonne et à l’INA, elle travaille à Studio Canal, puis part à New York pour un poste chez Unifrance. L’optimisme qu’elle tire de cette expérience la pousse en 2008 à monter sa propre structure de production sans attendre : De l’Autre Côté du Périph. Grâce à sa société, elle s’attache à faire bouger les lignes des représentations. Après plusieurs puissants documentaires pour la télévision, elle produit en 2016 un premier long-métrage, L’Ascension, qui rafle le prix du public et le grand prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez et fait plus d’un million d’entrées. Très engagée, elle est aussi membre du Conseil National des Villes, du Collège diversité du Ministère de la Culture et coprésidente du collectif 50/50 pour 2020 qui lutte pour la parité dans le monde du cinéma. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia Coordination : Gaïa Marty Mixage : Paul Lambert de Cursay

Épisode 49 - Déborah Lukumuena
May 02 2019 66 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Déborah Lukumuena parle de sa réussite (5:49), de sa double enfance en région parisienne et de la colère qui l’habite (7:16), de ses liens avec la République démocratique du Congo (11:48), de l’importance de la littérature (14:50) et de l’arrivée du cinéma dans sa vie (16:12), ainsi que de la complexité des personnages qu’elle aime incarner (23:06). Elle évoque aussi le long casting de Divines (26:23), la beauté de Maïmouna (attention spoiler, 35:00), les liens entres les différents personnages qu’elle joue (38:50), la stigmatisation des actrices noires (43:22), les choix qui guident sa carrière (47:54), les réactions racistes auxquelles elle a dû faire face suite aux Césars (51:00) et son rapport à elle-même (60:00). Déborah Lukumuena est comédienne. Née en 1994, elle est passionnée de littérature et rêve d’abord de devenir professeure de français. C’est en regardant la série Les Tudors qu’elle a le déclic qui la mène à passer le casting pour le film d’Houda Benyamina, Divines, pensant briguer un rôle de figurante. Sélectionnée pour jouer l’un des deux personnages principaux, elle décroche en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa performance. Elle entre alors au conservatoire et a depuis joué dans Roulez jeunesse et Les invisibles au cinéma, ainsi que dans la pièce Anguille sous roche au théâtre. Elle y joue seule sur scène et porte magistralement un monologue puissant et politique. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia Coordination : Gaïa Marty Mixage : Paul Lambert de Cursay



Épisode 48 - Chloé Delaume
Apr 18 2019 53 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Chloé Delaume assure que la révolution féministe est pour maintenant (06:42). Elle parle aussi de son enfance entre Beyrouth et la France (08:32), de sa relation à sa mère et aux alexandrins (09:23), du drame qui a donné forme à sa vie (11:41), de son rapport à sa féminité (13:58), de sa renaissance par le choix de son nom (15:17) de la misandrie nécessaire (17:09) et du travail du sexe (17:51). Elle évoque enfin son exploration de la figure de la sorcière (21:54), pourquoi révéler son intimité (26:55), comment se saisir du langage pour renverser le patriarcat (31:35), et, bien sûr, la sororité (46:02). Chloé Delaume est une écrivaine, reconnue dès son deuxième roman, qui n’a eu de cesse d’expérimenter de nombreuses formes d’écriture. Née à Beyrouth, elle arrive en France à 5 ans, sa famille fuyant la guerre qui fait alors rage au Liban. À 9 ans, elle assiste au meurtre de sa mère par son père, évènement qu’elle exorcise par la littérature dès ses premiers écrits. En 2001, elle reçoit le prix Décembre pour son second roman, Le Cri du sablier. Sa reconnaissance par les milieux littéraires ne sera plus démentie. Elle explore de nombreux terrains de jeux, du livre dont vous êtes le héros au livre numérique. Dans ses deux derniers ouvrages, elle laisse s’exprimer toute la force de son féminisme et appelle à la sororité. La chanson que vous entendez dans l’introduction est We are Family de Sister Sledge. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

Épisode 47 - Lolita Pille
Apr 04 2019 66 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Lolita Pille parle de ce qu’elle ressent alors qu’elle sort du silence après 11 ans (04:10), de son enfance à Boulogne, entre bourgeoisie et milieu populaire (08:21), de l’arrogance de son adolescence (19:27), de l’importance de la fête (20:32), de l’écriture de Hell à 17 ans (23:00), du désir projectif des hommes (28:57), du personnage qu’on lui a assigné (42:20), de l’incarnation d’un héros masculin dans Crépuscule Ville (43:20), de la tentation du suicide face aux violences de genre (50:52) et de la puissance de la sororité (56:03). Lolita Pille est l’autrice d’un des romans les plus frappants du début des années 2000, Hell. Née en 1982, elle l’écrit en terminale et est emportée, dès sa parution en 2002, dans son succès médiatique et littéraire. Vendu à plus de 170 000 exemplaires et adapté en film en 2006, il marque durablement les esprits et la création littéraire. Elle publie ensuite Bubble Gum dans la veine de Hell, puis un roman policier d’anticipation, Crépuscule Ville, mal compris par la critique littéraire. Elle se retire alors pendant un peu plus de dix ans et disparaît de la scène médiatique. Son nouveau roman, Eléna et les joueuses, vient de paraître. La voix que vous entendez dans l’introduction est celle de Françoise Sagan au micro de Jacques Chancel dans Radioscopie en 1975. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

Épisode 46 - Delphine Horvilleur
Mar 21 2019 59 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Delphine Horvilleur parle de la responsabilité de chacun-e dans la lutte contre la haine (06:49), de la nécessité de la pluralité des voix (07:28), de son enfance en Alsace-Lorraine ainsi que du silence et de la parole qui l’ont accompagnée (09:33), de son séjour, jeune adulte, en Israël (21:48), de sa première carrière de journaliste (25:25) d’être rabbin et femme (27:57), des outils de la résilience dans la culture juive (40:55) et de la puissance féminine (49:19). Delphine Horvilleur est l’une des trois seules rabbines de France. Née en 1974 à Nancy, elle grandit à côté de Reims dans une famille juive marquée entre autre par l’héritage de la Shoah. Jeune femme, elle part étudier la médecine en Israël avant de rentrer en France suite à la reprise des hostilités après l’assassinat du premier ministre israëlien Yitzhak Rabin. Elle reprend alors des études de journalisme. Devenue correspondante à New York, elle y intègre un séminaire rabbinique et finit par se faire ordonner rabbin en 2008. Elle exerce à la synagogue du Mouvement juif libéral de France dans le 15e arrondissement de Paris et est l’autrice de plusieurs ouvrages dans lesquels elle met les outils qu’elle tire des enseignements du judaïsme au service du féminisme et de la lutte contre toute forme de haine, raciale ou religieuse. Les voix que vous entendez dans l’introduction sont celles de Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens dans une interview donnée à France 3, ainsi que la voix seule de Marceline Loridan-Ivens évoquant son amitié avec Simone Veil dans un entretien en son hommage avec Marianne. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

Épisode documentaire Sorcières #3 - L'Antidote
Mar 07 2019 96 mins  
« L’Antidote » de La Poudre fait résonner les voix des sorcières contemporaines et de toutes celles pour qui cette figure est un guide, une inspiration, une compagne de route. Au micro de Lauren Bastide, Xavière Gauthier rappelle le geste politique que fut la création de la revue Sorcières dans les années 1970 (10:45), Karlota Alevosia, tarologue, explique le lien intime existant pour elle entre rituel magique et nature (18:58), Mélody Szymczak fait de la figure de la sorcière un lien profond entre ses ancêtres et le monde contemporain (20:57) et Arièle Bonte, journaliste, s’interroge sur la notion de « coming out » (27:28). Camille Ducellier, artiste vidéaste et autrice, nomme le « trauma culturel » de la chasse aux sorcières (36:17) et parle de la beauté qu’elle trouve hors de la norme (38:06). Taous Merakchi, autrice et hôtesse du podcast Mortel, évoque l’équilibre à trouver entre science et sorcellerie (47:14) et la puissance des règles comme fluide magique (48:35). Avec Camille Sfez psychologue clinicienne, Lauren Bastide participe à un rituel collectif et discute de l’art comme thérapie (55:00), puis évoque avec Mai Hua la possibilité de la création comme rituel de nettoyage psycho-généalogique (1:08:02). Mélissa Laveaux, musicienne, détaille au micro son autel de nouvelle lune (1:03:18) et Isabelle Cambourakis, éditrice, évoque les débuts de la collection « Sorcières » et un rituel fait avec la sorcière californienne Starhawk sur la ZAD. Enfin, six membres du Witch Bloc Paris relient avec évidence magie et militantisme (1:23:26). Pour des raisons de respect de leur anonymat, les voix des militantes du Witch Bloc ont été brouillées. Dans cet épisode, vous pouvez entendre des extraits des court-métrages « Sorcières mes sœurs » et « Sorcières Queer » de Camille Ducellier, la musique d’un rituel de « Spiral Dance » organisé par Starhawk et la voix de Starhawk elle-même tirée de « Women and Spirituality, The Goddess Trilogy » d’Alive Mind Media. Vous pouvez aussi y écouter des chants polyphoniques appelés Sutartinés et chantés par des chœurs de femmes lituaniennes, qu’on considère avoir été conçus pour accompagner des rituels ancestraux de sorcellerie. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation : Aurore Meyer-Mahieu Prises de son : Marine Raut, Ashley Tola, Alexandre Mognol Coordination : Zisla Tortello et Gaïa Marty Mixage : Charles de Cillia

Épisode 45 - Sonia Rolland
Feb 21 2019 66 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Sonia Rolland parle de la petite fille qu’elle a été et de son enfance au Rwanda (4:58), de son premier exil en France en plein hiver (8:13), puis du deuxième, dans un contexte bien plus sombre (13:15), de son métissage (15:00), du génocide des Tutsis au Rwanda (16:44), de sa vie à Paris et du déclencheur de sa sélection pour Miss France (33:24). Elle défend l’expérience unique qu’a été son élection (37:50), la connaissance du patrimoine français qu’elle implique (40:41) et évoque le racisme violent qui se déclenche contre elle à cette époque (44:14), mais aussi celui subi par les actrices noires (48:35), sa fondation, Maïsha Africa (54:51) et le chemin qu’elle se trace seule (59:00). Sonia Rolland est actrice, réalisatrice et autrice. Née en 1981 à Kigali, sa famille fuit le Rwanda, puis le Burundi lors du génocide des Tutsis en 1994. Exilée en France, elle y est repérée à 17 ans pour le concours de Miss Bourgogne. L’année d’après, elle est sacrée Miss France. Elle est l’une des plus jeune couronnée et la première d’origine africaine. Elle lance dans la foulée sa fondation, Maïsha Africa, qui vient en aide aux orphelins du génocide. Dans les années qui suivent son élection, elle se forme au métier de comédienne et joue notamment dans un téléfilm de Radu Mihaileanu et dans la série à succès Léa Parker, devenant la première femme métisse à incarner le personnage principal d’une série grand public. Aujourd’hui à la tête de sa propre société de production, elle a réalisé plusieurs documentaires (dont Rwanda, du chaos au miracle et Femme du Rwanda) et a contribué, en 2018, au livre dirigé par Aïssa Maïga, Noire n’est pas mon métier. La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est La France de Camille. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Communication : Gaïa Marty

Épisode Sorcières #2 - Tituba
Feb 14 2019 105 mins  
Dans ce deuxième épisode de la série « Sorcières » de La Poudre en collaboration avec le podcast Après la première page, les autrices Laura Nsafou, Maya Mihindou et Kiyémis décryptent au micro de Maly Diallo et Lauren Bastide l’importance du roman « Moi, Tituba sorcière noire de Salem » de Maryse Condé, lors d’un épisode enregistré en public à la Villa Rose. 
 Elles y parlent de la figure de Maryse Condé (09:18), de la francophonie et des barrières qu’elle crée (16:41), de l’amour (21:48) et de la cabane de Tituba (28:44). Elles s’interrogent aussi sur l’ambivalence de John Indien (29:47), sur ce qu’est être une sorcière (36:22), sur la révolte et son coût (41:38), sur la sexualité et le désir féminins (46:36), sur l’importance de sa chambre à soi (1:07:35) et sur les mélanges religieux créés par l’histoire (1:15:06). Kiyémis est une poétesse et blogueuse afroféministe engagée. Son premier recueil de poèmes, À nos humanités révoltées, a été publié en 2018 par les éditions Métagraphes. En 2014, elle lance son blog, Les bavardages de Kiyémis (https://lesbavardagesdekiyemis.wordpress.com/), sur lequel elle poursuit ses réflexions et entremêle recherches politiques et témoignages plus personnels. Maya Mihindou est illustratrice (https://cargocollective.com/vertebrale/), autrice et photographe (http://mayamihindou.com). Elle a entamé, depuis 2012, un travail de recueil de paroles et d’images sensorielles autour de la gestion du deuil et travaille sur une série de portraits intitulée People tree. Elle contribue, depuis 2014, à l’écriture d’articles et à la réalisation de portraits, de reportages et entretiens pour la revue Ballast. Laura Nsafou est autrice de romans, dont À mains nues (éd. Synapses), et de livres jeunesse. Elle est aussi à l’origine du blog littéraire et afroféministe Mrs Roots (https://mrsroots.fr/). Son album jeunesse, Comme un million de papillons noirs (Cambourakis, 2018), en est déjà à sa septième réimpression. Merci à Isabelle Cambourakis et sa collection « Sorcières » (https://www.facebook.com/collection.sorcieres/?ref=br_rs), à Anna Tjé pour la revue en ligne « « Atayé » (http://revue-ataye.com/) et à Karlota Alevosia, tarologue, pour leur présence lors de cette soirée. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Prise de son : Marine Raut Coordination : Zisla Tortello et Gaïa Marty Mixage : Laurie Galligani

Épisode 44 - Salcuta Filan
Feb 07 2019 66 mins  
Au micro de Lauren Bastide Salcuta Filan parle de son enfance en Roumanie, à Gârla Mare (05:00), du racisme qu’elle y a subi (06:16), de l’héritage de la déportation des populations Roms (14:04), de son mari et de la maladie qui l’a emporté (17:30), de son départ de Roumanie pour s’en sortir seule (26:41), de sa rencontre avec les habitants d’Achères (30:21) et de leur solidarité (37:19), de l’importance de la prévention auprès des femmes Roms (44:53), de la violence du racisme subi par sa famille en France et de l’enlèvement d’enfants Roms à leurs familles (48:38), de son engagement syndical (58:19) et des difficultés de l’intégration (1:01:33). Salcuta Filan est une femme Rom, héroïne du documentaire 8 avenue Lénine de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun. Les deux réalisatrices ont suivi pendant 15 ans Salcuta et sa famille. Elles ont aussi réalisé un premier documentaire sur sa vie à son arrivée en France (Caravane 55, 2003). Elle est alors expulsée du campement où elle vivait avec ses deux jeunes enfants et soutenue par un collectif de citoyens rassemblés autour du maire communiste d’Achères. Jeune veuve, sa détermination la pousse à prendre de nombreux petits boulots et à apprendre le français pour pouvoir assurer l’avenir de sa famille en France. Elle réside désormais dans un appartement à Achères, travaille pour la municipalité et est devenue grand-mère. Salcuta Filan témoigne avec courage pour améliorer les conditions de vie et d’accueil des Roms en France. Outre les deux documentaires qui luttent contre le racisme violent dont les Roms font l’objet encore aujourd’hui, elle a participé à une campagne d’information destinée aux familles Roms pour encourager à la scolarisation. Elle se bat aussi contre les mariages précoces et pour une meilleure information sur la sexualité et les moyens de contraception auprès des femmes Roms. La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est extraite de la bande originale du film Liberté de Tony Gatlif et le poème est tiré du livre Nous vivons cachés de Ceija Stojka. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Communication : Gaïa Marty


Épisode 43 - Niviaq Korneliussen - (doublé en français)
Jan 24 2019 58 mins  
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here. Au micro de Lauren Bastide, Niviaq Korneliussen parle de la réception différente de son roman suivant les pays (05:40), la découverte de son homosexualité à l’adolescence (13:40), le pouvoir de l’écriture comme refuge (20:25), l’histoire politique récente du Groenland (23:49), son coming out (28:56), l’expérience du racisme au Danemark (31:50), l’impact d’une langue neutre sur l’imaginaire (38:50), la sexualité plus fluide de la culture groenlandaise avant la colonisation (42:08), la quête d’identité et les souffrances qu’elle engendre (46:39) et la nécessité d’attaquer de front les problématiques de la société groenlandaise (49:19). Niviaq Korneliussen est une écrivaine groenlandaise, autrice du retentissant Homo Sapienne, paru en français en 2017 aux éditions La Peuplade. Abordant des questions très fortes d’identité et de sexualité au travers de personnages de jeunes urbains groenlandais, ce roman fait date dans la littérature groenlandaise qui n’avait que très peu franchi les frontières. Née en 1990 à Nanortalik, au sud du Groenland, Niviaq Korneliussen a grandi dans cette ville avant de partir faire des études de sciences sociales à l’université de la capitale, Nuuk, puis de psychologie à celle d’Aarhus au Danemark. Elle se fait repérer lors d’un concours de nouvelles en 2012, puis publie son premier roman, Homo Sapienne, en 2014. D’abord écrit en kalaallisut, la langue du Groenland, elle le traduit elle-même en danois. Il rencontre rapidement un vif succès et se vend à plus de 3000 exemplaires au Groenland - un record pour cette île ne comptant que 56 000 habitants. La voix française de Niviaq Korneliussen est incarnée par Élodie Font, merci à elle. Cet épisode a été enregistré à l’hôtel des Quatrans à Caen. Merci au festival littéraire Les Boréales, qui a lieu tous les ans en Normandie, d’avoir permis cette rencontre entre Lauren Bastide et Niviaq Korneliussen. L’extrait que vous entendez dans l’introduction est la voix de Virginia Woolf, enregistrée lors d’une interview pour la BBC le 29 avril 1937. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination, prise de son et traduction : Zisla Tortello. Prise de son voix française : Charles de Cillia. Mixage : Laurie Galligani.

Episode 43 - Niviaq Korneliussen - 🇬🇧
Jan 24 2019 57 mins  
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter. In this episode, Niviaq Korneliussen talks about how her book was perceived in different ways depending on its readers'nationalities (05:40), the discovery of her homosexuality during her teenage years (13:40), writing as a powerful refuge (20:25), Greenland’s recent political history (23:49), her coming out (28:56), her experience of racism in Denmark (31:50), the impact of a gender neutral language on imagination (38:50), Greenlanders’ fluid sexuality before colonisation (42:08), the quest for identity and the suffering it brings (46:39) and the necessity to tackle Greenland society’s problems up front (49:19). Niviaq Korneliussen is a writer from Greenland and the author of the astonishing Crimson, published in English in 2018 by Virago. In her book, she tackles powerful questions about identity and sexuality through young urban Greenlander characters. Crimson has made its mark on Greenlander literature which had rarely been read across borders. Born in 1990 in Nanortalik, in South Greenland, Niviaq Korneliussen was raised there before leaving to study social sciences in Greenland’s capital Nuuk’s university, and then psychology in Aarhus’s in Denmark. Her talent was first spotted during a short story competition in 2012. In 2014 she published her first novel, Crimson. Niviaq Korneliussen wrote it in Greenland’s language, Kalaallisut, then translated it herself into Danish. Quickly successful, it sold more than 3000 copies in Greenland alone - a record for this island inhabited by only 56 000 people. This episode was recorded at the hotel Des Quatrans in Caen. Lauren Bastide met Niviaq Korneliussen thanks to the festival Les Boréales, which takes place in Normandy, France. The extract in the intro is Virgina Woolf’s voice, recorded by the BBC on the 29th of April 1937. Executive Producer : Nouvelles Écoutes. Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu. Production assistant : Zisla Tortello. Mixing : Laurie Galligani.

Épisode Bonus - Sexe à la Gaîté
Jan 10 2019 63 mins  
Le 19 octobre dernier, à l’occasion du Paris Podcast Festival qui avait lieu à la Gaîté Lyrique, La Poudre organisait une table ronde dédiée au traitement féministe de la sexualité par les podcasteuses françaises. Autour du micro de Lauren Bastide, trois expertes de ces questions : Axelle Jah Njiké, autrice, créatrice du podcast Me My Sexe and I ®, et administratrice au sein du GAMS (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles), Élodie Font, journaliste et hôtesse de nombreux podcasts, notamment Coming In (Arte Radio), récompensé du Out d'or 2018 du meilleur documentaire, Mycose the Night (Arte Radio) ou encore Il était une fois la PMA (Cheek Magazine), et Laura Berlingo, gynécologue obstétricienne, médecin à la maternité de la Pitié Salpétrière et co-hôtesse du podcast Coucou le Q produit par Madmoizelle. Pour entamer l’année 2019 en beauté, La Poudre vous fait cadeau de cette liste fournie de podcasts qui ne parlent que d’une chose : de sexe. -Me my sexe and I® - Axelle Jah Njiké -Coming In - Élodie Font (Arte Radio) -Il était une fois la PMA - Élodie Font (Cheek Magazine) -Coucou le Q - Laura Berlingo et Queen Camille (Madmoizelle) -Qui m’a filé la Chlamydia ? - Anouk Perry (Nouvelles Écoutes) -Sex and Sounds - Maïa Mazaurette (Arte Radio) -Guys we fucked - Corinne Fisher & Krystyna Hutchinson -Hear I Come - Baptiste Marie -C’est tout meuf - (RTBF) -Qud - Collectif -Entre nos lèvres - Céline et Margaux -Ctrl X - Collectif -L’émifion - Navie et Sophie-Marie Larrouy (Madmoizelle) -Le cabinet de curiosité féminine - Collectif -Quouïr - Rozenn Le Carboulec (Nouvelles Écoutes) -Chambre 206 - Olympe de G (Audible) -L’air du son #2 : Sexe et audio, le dernier refuge du désir ? (Binge Audio) -Yesss - Anaïs Bourdet, Elsa Miské et Margaïd Quioc (Podcast Factory)

Épisode 42 - Imany
Dec 27 2018 60 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Imany évoque le thème de la responsabilité des artistes (05:00) puis raconte son enfance à Istres au sein d’une grande fratrie (08:19), quand elle détestait sa voix (13:35), son rapport inné au sport (17:23), sa carrière de « mannequin de classe moyenne » à New York (20:19), le 11 septembre, la crise et la musique (27:45), le succès colossal de son premier album (34:05), quand sa musique empouvoire les femmes (38:45), l’endométriose, son combat personnel et universel (40:02), et son rapport conflictuel avec son utérus (52:58). Imany est chanteuse et ambassadrice de l’association Endomind, qui lutte pour une meilleure connaissance de l’endométriose et une amélioration de sa prise en charge par le corps médical. Elle est née en 1979 à Martigues, et a passé son enfance auprès de ses nombreux frères et soeurs. Elle entame à l’INSEP un sport études où elle concilie le lycée et le saut en hauteur, avant d’être repérée par une agence de mannequin. À 18 ans, elle s’envole pour New York. Elle y reste 7 ans, poursuivant une carrière de mannequin « de classe moyenne » comme elle dit. Son rêve de faire carrière dans la musique la rattrape et elle décide de tout faire pour l’atteindre. De retour en France, elle sort son premier album, « The Shape of a Broken Heart » en mai 2011, un succès colossal qui se vend à plus de 400 000 exemplaires et qui a été suivi d’une tournée triomphale qui l’a menée sur 400 scènes à travers le monde. En mars 2015, elle co-organise, avec Endomind, le premier concert en France au profit de la lutte contre l’endométriose. Son dernier album, « The Wrong Kind of War », est sorti en 2016. La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est un morceau d’Imany qui s’intitule « There Were Tears ». La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani


Épisode 41 - Claire Nouvian
Dec 13 2018 68 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Claire Nouvian raconte les bénéfices de l’action (04:20), son enfance en Algérie (08:39), sa précocité intellectuelle non diagnostiquée (16:37), son sentiment de ne pas encore être femme (20:20), le jour où elle est tombée amoureuse des abysses (20:57), les débuts de son combat pour les océans (29:57), l’appréhension de la catastrophe écologique par nos cerveaux humains (32:58), comment agir sur les politiques gouvernementales (52:25) et aborde un thème essentiel : l’écologie, une préoccupation de priviliégié-e-s ? (1:01:00). Claire Nouvian est militante écologiste et fondatrice de l’association Bloom qui œuvre pour la sauvegarde des écosystèmes marins. Née à Bordeaux en 1974, Claire Nouvian passe son enfance entre la France, l’Algérie et la Chine. En 1994, elle devient journaliste spécialisée dans les documentaires animaliers et parcours le monde pour son travail. En 2001, alors qu’elle est en repérage pour un documentaire, elle visite l’aquarium de Monterey et découvre l’univers des abysses sous-marines. Opèrent alors simultanément un coup de foudre et une prise de conscience militante. Elle fonde en 2004 l’association Bloom et partage ses découvertes à travers le livre « Abysses ». Récompensé de nombreux prix, il devient une exposition. Grâce à l’action de Bloom, l’Union européenne a opté en juin 2017 pour l’interdiction de la pêche en eaux profondes après le lancement d’une pétition signée par plus de 900 000 personnes. Claire Nouvian a été récompensée de nombreuses distinctions, notamment le Trophée des femmes en or (2012), l’Ordre national du Mérite (2013) et le Prix Goldman pour l’environnement (2018), considéré comme le prix Nobel de l’écologie. Elle a participé à la fondation, en octobre 2018, de « Place publique », un « mouvement politique 100 % société civile ». Les chiffres cités dans l’introduction de l’épisode proviennent du site Planetoscope. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani

Épisode 40 - Reni Eddo-Lodge - (doublé en français)
Nov 29 2018 74 mins  
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here. Au micro de Lauren Bastide, Reni Eddo-Lodge raconte la polémique autour de la traduction française du titre de son ouvrage (6:00), le fait de vivre sa vie à Londres (17:33), son engagement militant précoce, dès l’âge de 19 ans (26:05), l’affaire Stephen Lawrence (34:25), pourquoi elle ne parle plus de race avec les féministes blanches (38:25), l’intersectionnalité sur la scène médiatique (42:02), le post de blog qui a changé sa vie (56:17), l’importance du self-care (59:53), et son combat contre les fibromes qui habitent son utérus (1:06:30). En 2014, la journaliste et essayiste britannique Reni Eddo-Lodge publie sur son blog un billet qui met le feu aux poudres : « Pourquoi je ne veux plus parler de race avec les personnes blanches ». Fin 2017, elle publie un livre du même titre aux éditions Bloomsbury Publishing. L’ouvrage reste dix mois durant dans les meilleurs ventes Outre-Manche et vient d’être traduit en français sous le titre « Le racisme est un problème de Blancs » (Éditions Autrement). Née à Londres en 1989, Reni Eddo-Lodge grandit dans des quartiers populaires de la capitale, puis poursuit des études de littérature anglaise à l’université du Lancashire Central, où elle devient militante féministe et présidente du syndicat étudiant de son université, poste qu’elle occupe jusqu’en 2012. Devenue pigiste, Eddo-Lodge contribue régulièrement à des médias comme le New York Times, The Guardian, BuzzFeed ou i-D Magazine. Elle a reçu de nombreux prix pour son travail; notamment le prestigieux « Prix Jhalak » du livre britannique écrit par un·e écrivain·e racisé·e. En mars 2018, elle a lancé son podcast : « About Race With Reni Eddo-Lodge », dans lequel elle approfondit les thématiques abordées dans son essai. La voix française de Reni Eddo Lodge est incarnée par Maly Diallo, merci à elle. Cet épisode a été enregistré au studio Monocle à Londres, un grand merci à Bill Leuty pour son accueil. La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est un extrait du générique du podcast « About Race with Reni Eddo-Lodge ». La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination et traduction : Zisla Tortello Prise de son : studio Monocle Prise de son voix française : Charles de Cillia Mixage : Laurie Galligani

Episode 40 - Reni Eddo-Lodge - 🇬🇧
Nov 29 2018 73 mins  
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter. In this episode, Reni Eddo-Lodge talks about the controversy over the french title of her book (06:00), living her life in London (17:33), her precocious militant commitment while she was only 19 years old (26:05), the Stephen Lawrence case (34:25), why she no longer talks about race with white feminists (38:25), intersectionality through the media stage (42:02), the blog post that changed her life (56:17), the importance of self-care (59:53), and her fight against the fibroids that inhabit her uterus (1:06:30). In 2014, the british journalist and essayist Reni Eddo-Lodge published a blog post that stirred up a hornet’s nest : « Why I’m no longer talking to white people about race.”. At the end of year 2017, she published a book of the same title released by Bloomsbury Publishing. The book, which was a best seller for ten month straight in England, has just been translated to French under the title « Le racisme est un problème de Blancs » (ed. Autrement). Reni Eddo-Lodge was born in 1989 and grew up in the working-class districts of London before studying English literature at the University of Central Lancashire, where she became a feminist activist and the president of her university’s student union until 2012. As a freelance journalist, Reni Eddo-Lodge has worked for medias like The New York Times, The Guardian, BuzzFeed or i-D Magazine. She received numerous prizes for her work, including the prestigious « Jhalak Prize » for British writers of colour. In March 2018, she launched her own podcast « About Race with Reni Eddo-Lodge », a show that takes the conversation started by her bestseller a step further. This episode of La Poudre was recorded at the Monocle Studio in London. A special thanks to Bill Leuty for his help and kindness. The extract in the intro is the theme song of « About Race with Reni Eddo-Lodge », Reni Eddo-Lodge’s podcast, by Matshidiso. Executive producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu Production assistant : Zisla Tortello Recording and Mixing : Monocle Studio



Épisode 39 - Sonia Krimi
Nov 15 2018 78 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Sonia Krimi raconte le fait de rester soi-même en politique (08:21), grandir à Tunis dans une famille pauvre (10:50), vivre sous la dictature de Ben Ali (23:10), devenir une femme immigrée en France (24:45), passer de « cost killer » à députée (39:10), son combat pour obtenir la nationalité française (44:00), l’alignement qui a permis son élection (49:40), ses positions progressistes sur les questions d’asile et d’immigration (59:45), son rapport avec son utérus (1:08:40), sa réconciliation avec l’enfant qui se trouve en son for intérieur (1:11:40). Sonia Krimi est depuis juin 2017 députée de la 4e circonscription de la Manche à l’Assemblée Nationale française. Elle est née en 1982 à Tunis. Après des études de commerce en Tunisie, elle poursuit ses études en France, où elle obtient un doctorat en économie à Toulon. Une fois diplômée, elle devient enseignante à l’Université Panthéon-Assas jusqu’en 2012 et obtient la nationalité française. Elle quitte alors l’enseignement pour devenir consultante et « cost killer » pour des entreprises du CAC 40. Après avoir milité un temps au sein du Parti Socialiste, elle rejoint En Marche en 2017 et travaille à l’élection d’Emmanuel Macron comme Président de la République. Elle se présente en juin 2017 sur une liste dissidente et est élue contre toute attente. En tant que députée, elle est membre de la délégation aux droits des femmes, de la commission d'enquête sur la sécurité et la sûreté des installations nucléaires, et membre titulaire de l'Assemblée parlementaire de l’OTAN. Ses prises de positions courageuses et à contre-courant du parti macroniste « La République En Marche ! », notamment concernant la loi asile et immigration, lui ont valu de devenir l’un des nouveaux visages les plus médiatisés de l’Assemblée Nationale, où siègent pour la première fois près de 40% de femmes. La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est un morceau d’Elis Regina qui s’intitule « Estrada do Sol ». La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de toilette de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode Bonus - Présent·e·s avec Élisa Rojas
Nov 08 2018 68 mins  
Dans cet épisode bonus enregistré le 11 octobre dernier au Carreau du Temple dans le cadre du cycle de conférences « Présent·e·s » qui explore la place des femmes dans l’espace public, Elisa Rojas raconte la création de son blog « Aux marches du Palais » comme un contre espace public (07:35), ce que l’étude du droit lui a apporté en tant que militante et femme handicapée (10:29), l’invisibilisation des luttes d’émancipation pour les personnes handicapées des années 70 (17:25), le CLHEE, organisation non-mixte, intersectionnelle et anticapitaliste (26:25), la contradiction interne des deux grandes lois de 1975 pour l’intégration des personnes handicapées (30:53), la lutte contre l’institutionnalisation (36:09), l’importance des réseaux sociaux dans son militantisme (47:48), les violences spécifiques contre les femmes handicapées (51:58), la difficulté de l’accès aux Disabilities Studies pour les militants francophones (1:02:35) et le droit à une vie à soi (01:04:09). Elisa Rojas est avocate et activiste pour les droits des personnes handicapées. Elle est co-fondatrice du C.L.H.E.E (Collectif Lutte et Handicaps pour l'Egalité et l’Emancipation). Née au Chili en 1979, Elisa Rojas emménage en France avec ses parents à l’âge de 2 ans et suit un parcours scolaire d’abord en institution spécialisée, puis en école ordinaire. Une fois diplômée du baccalauréat, elle entame des études de droits à l’université Paris I Panthéon Sorbonne. À l’âge de 25 ans, alors qu’elle est encore étudiante, elle interpelle les médias au sujet du Téléthon, qu’elle qualifie de campagne de communication géante. Après avoir passé le Barreau de Paris en 2007 et s’être installée à son compte, en 2013, elle créé son blog, « Aux marches du palais », qui lui permet de porter ses premiers combats politiques. Le C.L.H.E.E, dont elle un membre actif aujourd’hui, est un collectif intersectionnel et anti-capitaliste composé d’activistes directement concernés par le handicap. Il se bat particulièrement contre l'institutionnalisation qui domine les politiques du handicap en France. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de toilette de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 38 - Anne Hidalgo
Nov 01 2018 68 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Anne Hidalgo raconte le fait d’être une femme politique en 2018 (03:57), son enfance à Lyon et ses souvenirs d'Andalousie (04:48), son histoire familiale marquée par le nationalisme franquiste (10:30), sa naturalisation française à l’âge de 14 ans (18:05), comment elle est devenue féministe (21:47), le lien entre Paris et sa carrière politique (27:25), la loi sur la parité (39:00), garder la santé face aux attaques (48:15), son opposition aux ateliers non mixtes du festival afroféministe Nyansapo (57:10) et son rapport à son utérus (1:05:49). Anne Hidalgo est la mairesse de Paris depuis mars 2014, et la première femme à exercer cette fonction. Née en juin 1959 près de Cadix en Andalousie et arrivée en France avec sa famille en 1961, elle grandit dans un quartier populaire de Lyon. En 1984, après un troisième cycle en droit social et syndical, elle devient inspectrice du travail dans le Val-de-Marne. Elle a 23 ans et est la plus jeune personne de France à exercer cette fonction. Elle adhère au Parti Socialiste en 1994. Ses premiers pas en politique ont lieu en 1997 auprès de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, dont elle devient la conseillère. En 2001, elle est candidate aux élections municipales dans le 15ème arrondissement de Paris. Elle gagne une place au Conseil de Paris. Le maire Bertrand Delanoë fait d’elle sa première adjointe. En septembre 2012, elle annonce sa décision de lui succéder aux municipales de 2014, qu’elle remportera contre la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet. En octobre 2018, elle obtient la validation par le Tribunal de Paris de la piétonnisation définitive des voies sur berges de la Seine, mesure qui symbolise un mandat axé sur l’écologie et la lutte contre le tout-voiture. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de toilette de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 37 - Emma
Oct 18 2018 63 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Emma raconte son enfance près de Troyes (06:20), le métier d’ingénieure informatique (10:28), son besoin profond de changer le monde (13:40), la maternité comme catalyseur d’injustices (16:30), le lien entre travail et féminisme (22:06), son militantisme contre les violences policières (29:10), le travail émotionnel (39:05), la charge mentale (44:00), les réseaux sociaux qui précarisent le militantisme (53:02), et le droit à la colère (56:48). Emma est une activiste, autrice et dessinatrice née en 1981 à Troyes. Elle vient de publier « La charge émotionnelle », troisième tome de sa série de bandes dessinées intitulée « Un autre regard », aux éditions Massot. Elle y aborde notamment les thèmes du consentement, des violences policières et de la charge émotionnelle. Après un BTS Informatique, Emma intègre une école d’ingénieurs. Une fois diplômée et intégrée dans la vie active, sa première grossesse lui fait prendre la mesure du sexisme systémique. Elle crée alors un blog sur lequel elle publie des planches au dessin très simple abordant des sujets qui la révoltent. En mai 2017, Emma rassemble ses dessins dans une première bande dessinée. La veille de sa sortie, elle publie une planche intitulée « Fallait demander » sur le thème de la charge mentale. En quelques heures, sa communauté passe de 40 000 à 250 000 abonnés. Le deuxième tome suivra quelques mois plus tard, en novembre 2017. Elle est aujourd’hui suivie par une vaste communauté, qu’elle contribue à conscientiser par son trait efficace et didactique. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani ERRATUM : le texte de la bande-dessinée d'Emma qui s'intitule « Montrez-moi ces seins » est l'œuvre d'Ariane Papillon. Il n'a donc pas été inspiré par une lectrice comme il est mentionné dans l'épisode, mais écrit par celle-ci et illustré par Emma.

Épisode Sorcières #1 - Mona Chollet
Oct 11 2018 62 mins  
Dans ce tout premier épisode de la série « Sorcières » de La Poudre, Mona Chollet décrypte pourquoi la société a besoin de sorcières (03:29) et parle de son enfance en Suisse (06:20). Elle raconte aussi les modèles de sorcières contemporaines (11:03), le fait d’avoir “une vie à soi” (15:41), les fondements économiques de la chasse aux sorcières (22:20), la confiscation de la médecine (29:10), l’écoféminisme (37:02), l’héritage culturel de la féminité (40:50), la chasse aux sorcières, un crime de masse misogyne (46:14) ainsi que la radicalité féministe (50:35). Mona Chollet est une journaliste et essayiste née en 1973 à Genève, en Suisse. Son dernier livre, « Sorcières : la puissance invaincue des femmes » publié en septembre 2018 aux éditions La Découverte, rencontre un grand succès en librairie. Après une licence en lettres à Genève, elle part étudier le journalisme au sein de l’École Supérieure de journalisme de Lille. Une fois diplômée, Mona Chollet devient pigiste pour le magazine Charlie Hebdo. Aujourd’hui journaliste et cheffe d’édition au Monde Diplomatique, elle est également l’autrice de cinq passionnants essais documentés avec minutie. Les trois derniers sont considérés comme de véritables bibles pour les militantes féministes : « Beauté fatale - Les nouveaux visages d’une aliénation féminine » (2012 - Zones éditions), « Chez soi, une odyssée de l’espace domestique » (2015 - Zones éditions) et « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » (2018 - éditions La Découverte). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani

Épisode 36 - Jeanne Added
Oct 04 2018 50 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Jeanne Added raconte le fait de se rencontrer soi-même (3:00), son enfance et son adolescence à Reims (05:50), l’entrée au Conservatoire à Paris (09:29), le cliché de la chanteuse de jazz (12:02), quand l’excellence protège du sexisme (15:45), l'androgynie comme acceptation de soi (23:52), le punk rock féministe de Lydia Lunch (34:12), les stéréotypes véhiculés par les médias (36:10). Puis, Jeanne Added chante un extrait de Radiate (39:51), parle de la place du corps dans son art (42:31) ainsi que du fait de lire des femmes, et d’écouter des femmes (47:57). Jeanne Added est née en 1980 à Reims. Son dernier album, « Radiate », sorti en septembre 2018 dont elle est l’autrice, la compositrice et l’interprète, rencontre un immense succès et son tube « Mutate » tourne en boucle sur les radios. Pendant son enfance et son adolescence à Reims, Jeanne Added est élève au conservatoire, où elle apprend le violoncelle et le chant. À 18 ans, elle est reçue au Conservatoire Supérieur de musique et de danse de Paris en section jazz, et achève ses études par six mois à la Royal Academy of Music de Londres. Une fois diplômée, elle commence aussitôt à travailler dans le milieu du jazz en tant que soliste. Elle est très demandée et se produit dans les plus grands festivals du monde. En 2011, ayant mis sa carrière dans le jazz de côté, elle sort son premier EP en solo : une mise en musique de poèmes écrits par d'autres. En 2015, elle saute complètement le pas avec « Be sensational », qu’elle compose et écrit, et qui est produit par Dan Levy, du groupe The DØ, qui lui vaudra notamment une nomination aux Victoires de la musique en 2016. Sa voix puissante et sa façon de questionner le genre font d’elle l'une des figures majeures de la pop française contemporaine. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Musique de l’introduction : extrait du morceau « Radiate » issu de l'album du même nom de Jeanne Added



Episode 20 - Sophie Fontanel - 🇬🇧
Sep 12 2018 63 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 16 novembre 2017. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷. In this episode, Sophie Fontanel recalls her childhood in the 16th district of Paris and the feeling of being socially upgraded (05:09), the impact of her grandparents fleeing the Armenian genocide on her childhood (10:45), the rape she suffered during her teenage years that disrupted her sex life forever (18:55), her years spent working in women’s magazine without ever spreading its diktats (31:24), and how she feels like she doesn’t relate to any particular sexual orientation (37:36). Sophie reads an extract of her book “Grandir” which means « Growing up » and talks about her mother (45:27), as well as the double standards that accompany women and men’s old age (50:42) and her encounter with her uterus (58:33). Sophie Fontanel is a writer, a journalist and a French influencer born in Paris in 1962. Her latest novel, « Une apparition » (2017), relates her experience as she suddenly decided to stop dying her hair. Sophie Fontanel is a prolific author who wrote 15 novels, including « The Art of Sleeping Alone », a book on sexual abstinence sold worldwide at more than 150 000 copies and featured in the New York Times. She has more than 130 000 followers on Instagram, with whom she loves to share posts staging herself. After graduating in Literature, Sophie Fontanel wrote for numerous prestigious French medias such as Les Matins de Paris before becoming a chief editor at Cosmopolitan’s French edition. She published her first novel in 1995, « Sacré Paul », which was awarded a prize by the Best First Novel in France. She then became a TV host on « Nulle part ailleurs », a show produced by Canal +. This experience inspired her the subject of her second novel, « Le plus jeune métier du monde », (which means the youngest profession on earth) in 1999. She went on and started working at ELLE magazine as an international reporter and then as Fashion editor-in-chief until April the 1st 2015. Nowadays, she writes a weekly column for Le Nouvel Observateur untitled « La mode pour tous », which means « Fashion for everyone ». Executive producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu English voice-over : Sara Verhagen Production assistant : Zisla Tortello Recording and mixing : L’Arrière Boutique Studio

Episode 6 - Amandine Gay - 🇬🇧
Sep 10 2018 65 mins  
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 9 février 2017. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷. In this episode, Amandine Gay recalls her childhood in the countryside and her adoptee status (04:28), talks about the readings that helped her become a woman (12:20), the great significance of adoption in her personal construction (16:40), black women’s representation in the medias and society in general (20:35), how creation allows her to distance herself from her existential wounds (35:25), and what burlesque dancing has added to her life (40:40). She also talks about french edition of bell hooks’ “Ain’t I a women” of which she wrote the foreword, and reads an extract of the book (45:35), fetichization of black teenagers bodies (47:15), her feeling towards Speak up’s warm reception (1:02:40) and the calm she found in Montreal (1:06:01). Amandine Gay is a director, essayist, activist, and one of the leading figures of afro-feminism in France. While developing her second sociology master’s degree on trans-racial adoption, she directed and produced independently her first documentary, “Speak up” in which she interviewed 24 black women from France and Belgium. After its release in october 2017, “Speak up” was broadcasted for more than 5 weeks in France, and obtained national broadcasts in Canada, Great-Britain, Switzerland and Belgium. Amandine Gay graduated from Sciences-Po Lyon, and studied aboriginal studies in Australia before integrating the Academy of Dramatic Art of Paris in 2008. She ended up behind the camera, and started writing short programs for television as well as a very political blog. She then co-authored a play, “Silence”, before going into exile in Montreal, where she still lives today. Executive producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu English voice-over : Margeaux Lampley Production assistant : Zisla Tortello Recording and mixing : L’Arrière Boutique Studio

Épisode 35 - Mélissa Laveaux
Jul 26 2018 68 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Mélissa Laveaux raconte la musique comme support de résistance politique (04:20), son enfance à Ottawa dans l’Ontario (05:49), la transmission de l’histoire d’Haïti dans son enfance (10:20), sa mère, véritable matriarche (17:00), son choix d’être une femme (21:40), sa rencontre avec le Black Feminism (29:17), son arrivée tumultueuse en France (28:50) ses deux premiers albums très personnels (38:03), sa fascination pour la sculptrice Edmonia Lewis (41:10), la figure de « Mami Wata », divinité mythologique à la fois africaine et caribéenne (44:20), « Radio Siwèle », son dernier album sur lequel elle a travaillé pendant 8 ans (52:05), sa réponse à la sortie de Donald Trump à propos des « Shithole countries » (56:37), son lien à la nature et son rapport à son utérus (01:02:37). Mélissa Laveaux est une musicienne, compositrice et chanteuse née en 1985 à Montréal. Son dernier album, « Radio Siwèle », sorti en février 2018, est un joyau musical chanté en créole qui réinvente des chants de résistance haïtiens datant de l’occupation américaine. Elle y a travaillé durant 8 ans. Mélissa Laveaux a grandi à Ottawa, dans l’Ontario, au Canada. Elle baigne toute son enfance dans la culture haïtienne de ses parents et s’initie jeune à la guitare. Elle obtient en juin 2008 un Bachelor en « éthique et société » à l’Université d’Ottawa tout en diffusant sur Myspace ses premiers morceaux. En 2007, elle sort son premier album, auto-produit, « Camphor & Copper ». Lauréate d’une bourse de musicienne, elle déménage en France, et en 2008, le label No Format! produit une réédition de « Camphor & Copper ». Entre 2008 et 2011, elle part en tournée en Europe, au Canada et au Japon. En février 2013, elle sort un second album « Dying is a wild night » et un single, « Triggers », qui relate une tragique histoire d’amour lesbien. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de l’application française de méditation Petit Bambou. Petit Bambou permet de choisir parmi 650 séances de méditation celle qui vous correspond le mieux. La démarche est pédagogue, facile à embrasser, même sans avoir aucune expérience en la matière. Merci à Petit Bambou de faire parler La Poudre et de nous permettre de prendre soin de nous.

Épisode Bonus - Palazzo
Jul 19 2018 104 mins  
Le 23 juin dernier au Palazzo, la terrasse du Palais de la Porte Dorée, La Poudre organisait sa première table ronde dédiée au thème des masculinités en compagnie d’un public de Poudreux et de Poudreuses qui a pu poser ses questions aux expertes présentes. Autour du micro de Lauren Bastide, trois journalistes expertes des questions de genre et de représentations : Titiou Lecoq, autrice de l’ouvrage à succès «Libérées » (Fayard), Claire Diao, critique de cinéma et autrice de l’ouvrage « Double Vague » (Au Diable Vauvert) et Victoire Tuaillon, hôtesse du podcast spécialisé dans les masculinités : « Les Couilles sur la table » (Binge Audio). Ensemble, elles ont décrypté l’urgence à libérer l’homme de sa domination (03:15), l’impact de l’affaire Weinstein dans le cinéma français (05:35), les représentations de l’homme prédateur dans les médias (09:50), les difficultés inhérentes à la reconnaissance de ses privilèges (13:15), l’émergence de la figure de l’« incel » (21:05), les masculinités dominantes et subordonnées (23:58), les représentations stéréotypées des hommes non-blancs dans le cinéma et les médias (26:00), la redistribution des tâches ménagères et de la charge mentale (39:01), le backlash masculiniste (55:00). Elles ont ensuite répondu aux questions du public (à partir de 1:00:00). À lire : -« Libérées » de Titiou Lecoq -« Double Vague » de Claire Diao -« Masculinités » de Raewyn Connel -« Marianne et le garçon noir » sous la direction de Léonora Miano -« Le mythe de la virilité » d’Olivia Gazalé -« Alpha Mâle » de Mélanie Gourarier -« Les Argonautes » de Maggie Nelson -« Petit guide du « disempowerment » pour hommes proféministes » par Francis Dupuis-Déri -« Refuser d’être un homme » de John Stoltenberg -« En finir avec Eddy Bellegueule », « Histoire de la violence » et « Qui a tué mon père » d’Édouard Louis -« L’Arabe du futur » de Riad Sattouf -#DéjàMortes par Titiou Lecoq sur le site de Libération -Le blog de Cédric le mecxpliqueur À regarder : -« Allez tous vous faire enfilmer » par Alain « Biff » Etoundi -« La tête froide » de Nicolas Mesdom -« The Death and life of Marsha P. Johnson » de David France à visionner sur Netflix -« Girl » de Lukas Dhont -« Vers la tendresse » d’Alice Diop À écouter : -Les couilles sur la table - « Cours particulier avec Eric Fassin » -Les couilles sur la table - « Vikken - Portrait d’un homme trans » La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Charles De Cillia Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de l’application française de méditation Petit Bambou. Petit Bambou permet de choisir parmi 650 séances de méditation celle qui vous correspond le mieux. La démarche est pédagogue, facile à embrasser, même sans avoir aucune expérience en la matière. Merci à Petit Bambou de faire parler La Poudre et de nous permettre de prendre soin de nous.

Épisode 34 - Daria Marx
Jul 12 2018 62 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Daria Marx raconte l’accueil positif réservé à « Gros n’est pas un gros mot » (03:50), les troubles du comportement alimentaire maternel dans son enfance (10:30), son adolescence solitaire dans un pensionnat catholique (14:24), la boulimie et l’hyperphagie (21:30), sa découverte du militantisme féministe (25:05), son burn-out et la détection de sa bipolarité (27:23), pourquoi le cyber-harcèlement ne l’atteint plus (37:40), son aversion pour le mouvement « body-positive » (41:50), l’action du collectif Gras Politique (49:00), les maltraitances gynécologiques spécifiques aux femmes grosses (52:00). Daria Marx est une autrice, blogueuse et militante née en 1980. Elle a publié en mai 2018 « Gros » n’est pas un gros mot : Chroniques d’une discrimination ordinaire » aux éditions Librio, essai qui lui a valu de faire la couverture de Libération aux côtés de sa co-autrice, Eva Perez-Bello. Daria Marx passe son enfance dans des quartiers populaires de région parisienne. À l’adolescence, sa mère déménage avec elle dans le 16ème arrondissement où elle se confronte pour la première fois à une violence classiste. Elle termine sa scolarité dans un pensionnat catholique. Entrée dans la vie active, elle travaille dans une entreprise de plateformes téléphoniques qui la pousse au burn-out. Elle lance alors son blog, qui rencontre un grand succès. En 2016 elle co-fonde le collectif Gras Politique, un collectif féministe, anti-grossophobie et queer avec la militante Eva Perez-Bello. « Gros » n’est pas un gros mot » est leur premier ouvrage. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de l’application française de méditation Petit Bambou. Petit Bambou permet de choisir parmi 650 séances de méditation celle qui vous correspond le mieux. La démarche est pédagogue, facile à embrasser, même sans avoir aucune expérience en la matière. Merci à Petit Bambou de faire parler La Poudre et de nous permettre de prendre soin de nous.

Épisode 33 - Alice Zeniter
Jun 28 2018 72 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Alice Zeniter raconte son enfance proche de la nature (09:30), l’expérience du racisme alors qu’elle était enfant (20:35) son rapport à l'écriture adolescente (27:33), l’école Normale Supérieure et la découverte d'un Paris à la Boris Vian (34:00), le sentiment d’avoir été épargnée par le sexisme (44:20), sa première rencontre avec l’Algérie (50:25), le pouvoir de la littérature de changer la narration sur les migrations (60:23). Enfin, elle lit un passage du poème « One Art » d’Elizabeth Bishop (1:05:40) et raconte son absence de désir d’enfant (1:08:25). Alice Zeniter est une autrice et dramaturge née en 1986 à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Son dernier ouvrage, « L’Art de perdre », une fresque romanesque suivant le parcours d’une famille de « harkis » émigrés en France après la guerre d'Algérie, a été récompensé du prix Goncourt des Lycéens en novembre 2017. Alice Zeniter grandit en Normandie, un terrain propice au développement de son imagination. Elle publie son premier roman à l’âge de 16 ans « Deux moins un égal zéro », aux éditions du Petit Véhicule. Elle entre en 2006 à l’école Normale Supérieure. Arrivée dans le théâtre par le jeu, elle se tourne vers l’écriture théâtrale et participe aux ateliers de mise en scène de l’ENS. Simultanément, Alice Zeniter écrit une thèse sur les personnages féminins dans l’oeuvre de l’auteur anglais Martin Crimp. Elle part pour Budapest enseigner le français en 2008, elle y écrit un roman, « Jusque dans nos bras », récompensé du prix littéraire de La Porte Dorée en 2010. Alice Zeniter est également l’autrice de « Sombre dimanche » (2013), qui a reçu le Prix du livre Inter et le Prix de la Closerie des Lilas, et de « Juste avant l’oubli » (2015). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien des éditions Robert Laffont, qui ont décidé, en partenariat avec Nouvelles Écoutes, de faire don d’une vingtaine d’exemplaires de la « Servante écarlate » de Margaret Atwood à l’association Rev’Elles. La mission de Rev’Elles est de faciliter l’insertion professionnelle de jeunes femmes résidant en Zones Urbaines Sensibles par le biais d’un accompagnement sur le long terme. On vous invite à découvrir leur travail et à les soutenir par le biais d’un don !


Épisode 32 - Faïza Guène
Jun 14 2018 53 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Faïza Guène raconte la notion de destinée dans sa vie et son écriture (03:30), son sentiment d’appartenance à la génération Y (07:22), l’importance de l’éducation pour sa mère (11:24), sa rencontre avec l’association Les Engraineurs et le métier de réalisatrice (16:25), l’emballement médiatique qu’elle a connu à l’âge de 18 ans (24:00), et son désir de rendre hommage à la génération de ses parents par son œuvre (32:04). Puis, Faïza Guène lit un passage de Millenium Blues (35:37). Faïza Guène est une romancière née en 1985 à Bobigny. Son ouvrage « Millenium Blues », publié en janvier 2018 aux éditions Fayard, est son cinquième roman. Faïza Guène grandit à Pantin et intègre à l’âge de 13 ans un atelier d’écriture audiovisuelle formé par l’association Les Engraineurs. Au sein de celui-ci, elle écrira et réalisera cinq courts et moyens métrages en l’espace de 5 ans. À l’âge de 17 ans, elle commence à écrire les premières pages d’un roman que le professeur de français de l’atelier d’écriture auquel elle participe enverra sans l’en avertir aux éditions Hachette. C’est ainsi qu’est publié en septembre 2004 son premier roman, « Kiffe kiffe demain » : avec 400 000 exemplaires vendus et des traductions dans plus de 26 langues, c’est un immense succès. Faïza Guène publiera ensuite quatre romans, « Du rêve pour les oufs » (Hachette) en 2006, « Les Gens du Balto » (Hachette) en 2008, « Un homme, ça ne pleure pas » (Fayard) en 2014 et enfin « Millénium Blues ». La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien des éditions Robert Laffont, qui ont décidé, en partenariat avec Nouvelles Écoutes, de faire don d’une vingtaine d’exemplaires de « La Servante écarlate » de Margaret Atwood à l’association Rev’Elles. La mission de Rev’Elles est de faciliter l’insertion professionnelle de jeunes femmes résidant en Zones Urbaines Sensibles par le biais d’un accompagnement sur le long terme. On vous invite à découvrir leur travail et à les soutenir par le biais d’un don !


Épisode 31 - Hollysiz
May 31 2018 59 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Hollysiz raconte le fait de grandir dans une fratrie (06:55), son désir précoce de rassembler les foules et de transmettre son énergie (17:28), la célébrité de son père et de ses frères (21:50), la façon dont le succès et le deuil ont coïncidé dans sa vie (33:00), la différence entre les actrices et les rockeuses (36:58), le fait d’avoir repris le pouvoir en changeant de carrière (42:30), et le traitement médiatique du mouvement #metoo (47:44). Hollysiz, également connue sous le pseudonyme de Cécile Cassel, est une musicienne et actrice née en 1982 à Paris. Son deuxième album, « Rather than talking », est sorti en janvier 2018. Cécile Cassel a grandi dans le 18ème arrondissement à Paris. Son enfance est rythmée par la danse, le théâtre, mais aussi marquée par la proximité avec son père, l’acteur Jean-Pierre Cassel, et avec ses deux frères aînés, l’acteur Vincent Cassel et le rappeur Mathias Cassel alias Rocking Squat. En 2002, elle se fait remarquer en tant qu’actrice dans « La Bande du drugstore » de François Armanet. Elle tourne dans plus d’une trentaine de films et de séries télévisées entre 2001 et 2016. En 2013, elle entame une nouvelle carrière musicale sous le nom d’Hollysiz. Son premier album, « My name is », sorti en 2013, lui vaut une nomination aux Victoires de la Musique et mène à plus d’une centaine de concerts en Europe lors desquels elle révèle son grand talent scénique. Porté par le single « Come back to me », dont le clip a été vu plus de 3 millions de fois sur YouTube, l’album a été sacré Disque d’or en décembre 2017. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla Tortello Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 30 - Aïssa Maïga
May 17 2018 65 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Aïssa Maïga raconte comment le mouvement #metoo l’a inspirée (3:35), son enfance à Fresnes parmi de multiples référents parentaux (10:38), la mort de son père et la mort dans son existence (15:43), le fait de devenir mère à l’âge de 21 ans et son rapport à son utérus (24:17), son propre témoignage dans le livre « Noire n’est pas mon métier » (38:49), les figures de femmes engagées dans le cinéma français (51:35), la joie de vieillir (53:17), et le traitement médiatique de la féminité noire (57:15). Aïssa Maïga est une comédienne née en 1975 à Dakar. Elle vient de publier l’ouvrage collectif « Noire n’est pas mon métier » aux éditions du Seuil, dans lequel 16 actrices noires racontent les expériences à la fois racistes et sexistes qu’elles ont pu vivre en exerçant leur métier en France. À l’âge de 4 ans, Aïssa Maïga quitte le Sénégal avec son père pour emménager à Fresnes, puis à Paris. À 19 ans, après trois années passées en école de théâtre et l’obtention de son baccalauréat, elle participe à un premier projet artistique au Zimbabwe, « Le Royaume du passage d'Éric Cloué » (1986). Elle foule les planches du théâtre Mogador et des Folies Bergères pendant quelques années puis, en 1996, elle joue dans un premier long-métrage : « Saraka Bô » de Denis Amar. Depuis, Aïssa Maïga a tourné plus d’une trentaine de films, notamment devant la caméra de Cédric Klapisch ou de Michel Gondry, ainsi qu’une dizaine de séries TV. Nominée dans la catégorie meilleur espoir féminin aux Césars en 2007, elle est aujourd’hui l’une des plus célèbres actrices française. On a pu la voir récemment dans la mini-série « Le rêve français » diffusé sur France 2 et dans le film « Il a déjà tes yeux » de Lucien Jean-Baptiste. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 29 - Fanny Herrero
May 03 2018 66 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Fanny Herrero raconte les séries TV et le féminisme (03:20), son enfance joyeuse à Toulon (08:27), son adolescence de volleyeuse en sport-étude (14:25), le fait d’arriver à Paris sans bagage culturel (22:13), le sexisme au quotidien dans le métier de comédienne (29:53), le mouvement #Metoo (37:30), la féminisation du métier de scénariste en France (40:42), le personnage d’Andréa dans « Dix pour cent ». Fanny Herrero est une scénariste née en 1974 à Toulon. « Dix pour cent », la série qu’elle a créée en 2015, diffusée sur France 2 et Netflix, a remporté le Grand prix du jury de la meilleure série française au Grand Prix des séries 2016 et une nomination aux Emmy Awards 2016 dans la catégorie Meilleure comédie. Après avoir suivi une prépa littéraire et des études à Science Po, Fanny Herrero se tourne vers le cinéma. Elle entame une carrière de comédienne dans les années 2000, avant de s’orienter vers l’écriture de scénarios en 2006. Elle participe à de nombreux projets bien connus des téléspectatrices et des téléspectateurs français-e-s, tels que « Fais pas ci fais pas ça », « Un village français » ou « Kaboul Kitchen ». Parallèlement, en 2007, elle co-fonde le SAS, un collectif de scénaristes professionnel-le-s. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 28 - Marlène Schiappa
Apr 19 2018 68 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Marlène Schiappa raconte son enfance dans une cité HLM du 19ème arrondissement (03:35), l’importance de la culture corse dans son éducation (08:52), comment la maternité a donné naissance à son indignation politique (19:40), le travail comme point cardinal de sa vie (22:35), ce qu’elle a appris grâce à son blog/association « Maman Travaille » (29:30), son rapport à l’écriture (32:42), la littérature érotique comme outil féministe (40:52), l’ouvrage collaboratif « Lettre à mon utérus » qu’elle a dirigé (45:24), ses premiers pas en politique à la Mairie du Mans (51:06), le chignon qui lui a permis de se faire entendre (57:05). Marlène Schiappa est une autrice et femme politique née en 1982 à Paris. En mai 2017, elle a été nommée secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes par le Premier ministre Édouard Philippe. Marlène Schiappa grandit à Belleville, dans le 19ème arrondissement de Paris. Elle travaille en agence de publicité lorsqu’elle a son premier enfant, à 23 ans, et mesure la difficulté à combiner maternité et vie professionnelle. Elle lance en 2008 le blog « Maman Travaille », qui deviendra plus tard une association. En 2014, Marlène Schiappa entame une carrière politique et devient adjointe au maire du Mans, chargée de l’égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT. Parallèlement, elle publie une vingtaine d’ouvrages, romans ou essais féministes. Au moment de l’élection présidentielle de 2017, elle s’engage derrière Emmanuel Macron, et devient l’une de ses 100 délégués sur le territoire. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 27 - Danièle Obono
Apr 05 2018 57 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Danièle Obono raconte l’invisibilisation des femmes racisées en politique (04:28), comment les attaques et les polémiques fragilisent (08:08), son enfance à Libreville, au Gabon, et l’éveil de sa conscience politique (11:16), son arrivée à Montpellier à 10 ans, où elle s’installe avec ses trois sœurs (20:01), son attirance pour le mouvement altermondialistes à 15 ans (25:38), les codes très masculins des groupes politiques marxistes, trotskistes et altermondialistes (29:06), son déclic féministe intersectionnel grâce à Tumblr et aux réseaux sociaux (33:33), le fait d’intégrer le système tout en portant des valeurs révolutionnaires (42:27), son manifeste « Ma France Insoumise » (46:35), la difficulté de concilier engagement politique et « chambre à soi » (54:03). Danièle Obono est bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale et députée. Elle est née en 1980 à Libreville au Gabon. Oratrice nationale du parti « La France Insoumise » durant les élections présidentielles de 2017, elle est élue députée de la 17ème circonscription de Paris lors des élections législatives la même année. Elle est aujourd’hui la 5ème députée la plus active de l’Assemblée (source : « Capital »). À 10 ans, Danièle Obono quitte le Gabon avec ses soeurs et s'installe à Montpellier, où elle confirme son engagement militant précoce. À 20 ans, soutien de José Bové, elle rencontre des militants altermondialistes de l’association ATTAC. Plus tard, elle adhère à la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) puis intègre la direction du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Parallèlement, elle travaille comme bibliothécaire à la médiathèque Marguerite Yourcenar du 15ème arrondissement, à Paris. Titulaire d’une maîtrise d’histoire, elle est doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales et prépare une thèse sur les mouvements sociaux et démocratiques au Nigéria. Lire le manifeste « Ma France Insoumise » de Danièle Obono mentionné dans l’épisode La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode Bonus - Cervyx
Mar 22 2018 62 mins  
Le 9 mars dernier, La Poudre enregistrait en public à la Sorbonne une émission spéciale consacrée aux maltraitances gynécologiques et obstétricales. À cette occasion, Lauren Bastide était entourée de trois expertes : Marie-Hélène Lahaye, juriste et autrice du blog « Marie Accouche-là », Alexandra Mathias, sage-femme et modératrice de la page Facebook Paye ton gynéco, et Mounia El Kotni, docteure en anthropologie médicale et culturelle de l'Université de l'Etat de New York à Albany. Au micro de Lauren Bastide, elles décryptent les similitudes entre la libération de la parole sur les maltraitances gynécologiques et celle initiée par #metoo (03:50), l’origine historique du savoir obstétrical, confisqué aux femmes (10:36), les protocoles appliqués par le corps médical, tiraillé entre déni et remise en question (16:34), la notion de consentement jugée inapplicable par certain-e-s praticien-ne-s dans le cas des accouchements (23:55), les contraintes économiques dans les maternités, terrain favorable aux maltraitances gynécologiques (28:30), l’endométriose, une maladie symptomatique du sexisme systémique du milieu médical (36.40), les femmes noires plus souvent victimes de maltraitances gynécologiques (39:30), l’emballement médiatique de l’été dernier autour des maltraitances gynécologiques (43:20), les recours possibles lorsque l’on est victime de ces violences, sexistes et institutionnelles (51:38). Un grand merci à l’association Ceryx d’avoir permis cet échange à l’occasion du “Forum Cervyx : les corps des femmes”. Des liens ressources pour approfondir les thématiques abordées dans l’épisode : Le blog de Marie-Hélène LahayeLa page Facebook Paye ton gynécoLa veille de Mounia El Kotni sur l'emballement médiatique autour des maltraitances gynécologiquesLa page Facebook Stop à l’impunité des violences obstétricalesL’annuaire de soignant-e-s féministes Gyn&CoLe dossier des Décodeurs avec des informations chiffrées sur les pratiques médicales dans chaque maternité en 2016Le guide juridique de l’accouchement de la Fondation des Femmes à commanderLe site Gynopédia La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla tortello Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode documentaire - La Marche 2
Mar 08 2018 87 mins  
Au micro de Lauren Bastide : Geneviève Fraisse, philosophe et “sismographe” de l’histoire de la lutte féministe, Anaïs Pinay et Coline Merlo du collectif La Griffée, Marie Hermann, éditrice et fondatrice de la maison d’édition féministe Hors d’atteinte et Sandra Sainte Rose Fanchine, chorégraphe afro féministe de la parade 30 nuances de noir(es). Et des dizaines de militantes et marcheuses rencontrées dans les manifestations féministes. Au programme de La Marche 2 : (03:20) Lorsque les femmes françaises reprennent le flambeau de la Women’s March de Washington.(07:00) Geneviève Fraisse, philosophe, replace le moment #metoo dans l’histoire de la lutte féministe.(14:15) Rencontre avec le collectif de comédiennes La Griffée, qui a appelé des femmes à écrire "des lettres à leurs agresseurs”, lues en public. (23:09) Geneviève Fraisse sur le pouvoir économique croissant qui permet au “corps collectif” des femmes de surgir dans l’histoire.(31:17) La convergence entre les féministes du MLF et la jeune génération (36:58) Le sauvetage de la bibliothèque Marguerite Durand(39:18) Marie Hermann, éditrice, qui travaille sur la réédition d’un ouvrage féministe mythique, « Notre corps nous même »(49:17) L’Hymne des femmes du MLF joué par l’Orchestre Debout, Place de la République(52:53) Le discours d’Emmanuel Macron à l’Elysée le 25 novembre et le désenchantement qui a suivi(1:02:12) La notion de consentement vue par Geneviève Fraisse(1:05:45) Sandra Rose Fanchine, chorégraphe de la parade 30 nuances de noir(es), sur la nécessité de faire marcher les femmes noires avec fierté. Pour retrouver et soutenir les autres militantes entendues dans La Marche 2, cliquez sur les liens ci-dessous. La pétition de Patricia Dias, mère de Sarah et fondatrice du groupe Facebook “Qu’aurait dit Sarah”Le collectif La GrifféeLe Block Offensif AnarchoféministeLes Éditions hors d’atteinte de Marie HermannL’orchestre deboutLa parade 30 nuances de noir(es) de Sandra Sainte Rose FanchineL’association Les GlorieusesLe collectif Les Effrontée-s Le morceau dont Sandra Sainte Rose Fanchine s’est inspirée pour la parade, « Phuck U Symphony » de Millie Jackson Le collectif Justice pour Marie ReineUn article du Bondy Blog pour en savoir plus sur l'affaire La Marche 2 est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation : Aurore Meyer-Mahieu Coordination : Zisla tortello Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de « Mon Guerlain », la nouvelle eau de parfum florale de Guerlain. Merci à « Mon Guerlain » d’avoir choisi de faire parler La Poudre et de transmettre à toutes ce message de multiples possibles.

Épisode 26 - Alice Diop
Feb 22 2018 65 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Alice Diop raconte le cinéma comme un moyen de montrer l’indicible, sans harangue ni slogans (04:05), son documentaire, « La mort de Danton », un récit du sentiment de transfuge de classe (08:00), le culte que son père vouait à François Mitterrand (12:50), le sentiment précoce de devoir protéger et représenter ses parents (15:20), comment la méthode de pédagogie différenciée, et la lecture, ont sauvé l’adolescente timide qu’elle était (20:16), comment elle est partie à la rencontre de sa famille et de sa féminité au Sénégal (27:50), la révélation qui l’a détournée de ses recherches en histoire et en sociologie pour se consacrer à la réalisation de documentaires (38:12), la place de la colère dans son travail (41:45), passer par les trajectoires individuelles pour raconter l’universel (47:37), la démarche féministe de son documentaire « Vers la tendresse » (52:22). Alice Diop est cinéaste, autrice et réalisatrice de documentaires. Elle est née en 1979 à Aulnay-sous-bois. En février 2017, elle a reçu le César du meilleur court métrage pour son documentaire « Vers la tendresse » dans lequel quatre jeunes hommes issus des quartiers populaires racontent leurs rapports à l’amour et à la sexualité. Une réflexion profonde et nuancée sur la masculinité. Après un Master en Histoire et un DESS en sociologie visuelle, Alice Diop découvre les travaux de l’anthropologue et réalisatrice Éliane de Latour qui sont pour elle une révélation. Après s’être nourrie de documentaires, elle intègre l’atelier documentaire de la Fémis. Entre 2006 et 2018, Alice Diop a réalisé 6 documentaires dont « La Tour du monde » (2005), "Les Sénégalaises et la Sénégauloise » (2007), « La mort de Danton » (2011), qui a reçu le prix des Bibliothèques au Cinéma du Réel et une Étoile de la SCAM en 2012, et « La permanence » récompensé du Prix de l'institut français Marcorelles au Cinéma du Réel en 2016. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous le commandez avec le code « LaPoudre » vous obtiendrez 20% de réduction sur votre massage, et un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des femmes de Saint-Denis. Vous avez été si nombreu-ses-x la dernière fois que nous avons lancé cette opération à participer que désormais, Flavie, praticienne chez Urban Massage, se rend une après-midi entière par mois à la Maison des femmes afin de soulager de leurs tensions les corps des bénévoles qui y travaillent. Et cela, c’est grâce à votre mobilisation. Merci du fond du coeur, et continuez à vous faire du bien en faisant du bien aux autres.


Épisode 25 - Grace Ly
Feb 08 2018 61 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Grace Ly raconte le fait de grandir dans un environnement d’une grande précarité (05:45), l’héritage de ses parents, immigrés chinois vivant autrefois au Cambodge, qui ont fui la dictature Khmer (11:58), sa mère, une « tiger mom » qui l’a poussée à l’excellence (16:25), son premier voyage au Cambodge avec toute sa famille (18:46), la place centrale de la nourriture dans son éducation (21:00), la mort de Zhang Chaolin, preuve que le racisme anti-asiatiques peut tuer (26:00), l’hypersexualisation dont sont victimes les femmes asiatiques (36:40), quand l’humour perpétue des clichés racistes sur les communautés asiatiques (46:00), la récupération du réveil militant des communautés asiatiques par le Front National (52:00) et sa confiance en l’avenir de ses enfants (57:23). Grace Ly est une autrice, réalisatrice et blogueuse gastronomique née en 1979 à Grenoble dans une famille d’origine chinoise émigrée du Cambodge. Son blog « La petite banane », ouvert il y a dix ans, est une véritable référence en matière de recommandations culinaires. En 2017, elle a lancé une webserie « Ça reste entre nous » dans le but de déconstruire les stéréotypes visant spécifiquement les membres issus de la communauté asiatique française. Après des études de droit à l’Université de la Sorbonne, elle passe son barreau et entame une carrière juridique dans l’industrie du disque et des jeux vidéos. En 2010, indignée par le traitement médiatique français réservé aux établissements de restauration chinoise, elle décide de mettre en lumière les innombrables subtilités de la cuisine asiatique et les adresses des restaurants qui ont bercé son enfance sur son blog. En 2017, Grace Ly publie en ligne son propre petit livre jaune « Chinatown » dans lequel elle recommande 131 restaurants des Chinatown de Paris, tous testés et approuvés par son palais expert. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous le commandez avec le code « La Poudre » vous obtiendrez 20% de réduction sur votre massage, et un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des femmes de Saint-Denis. Vous avez été si nombreu-ses-x la dernière fois que nous avons lancé cette opération à participer que désormais, Flavie, praticienne chez Urban Massage, se rend une après-midi entière par mois à la Maison des femmes afin de soulager de leurs tensions les corps des bénévoles qui y travaillent. Et cela, c’est grâce à votre mobilisation. Merci du fond du coeur, et continuez à vous faire du bien en faisant du bien aux autres.

Épisode 24 - Sarah Zouak
Jan 25 2018 69 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Sarah Zouak raconte les rôles défiant les stéréotypes de genre de ses parents (05:30), son manque d’héroïnes et de modèles de représentations (13:06), son long et prestigieux parcours universitaire (16:23), sa rencontre avec AIDES et le milieu militant associatif (18:43), sa découverte du livre « Féminismes islamiques » de Zahra Ali (28:00), le récit de son « Women Sense Tour », un documentaire tourné au Maroc, en Turquie, en Tunisie, en Iran et en Indonésie à la rencontre de femmes musulmanes et féministes (34:00), la création de Lallab à son retour de voyage (38:30), le danger des sorties de Manuel Valls qui légitiment la haine contre les musulman-e-s (46:58), et les problématiques soulevées par la loi de 2004 sur l’interdiction du foulard à l’école (52:05). Sarah Zouak est une entrepreneuse sociale née le 23 août 1989. Elle a fondé en mai 2016 l'association et le magazine Lallab, dont l'objectif est « de faire entendre les voix des femmes musulmanes pour lutter contre les oppressions racistes et sexistes ». Elle a grandi à Ivry-sur-Seine avant d’entamer une classe préparatoire HEC, puis d’enchaîner sur un master à ESCEM (École supérieure de Commerce et de Management), suivi d'un diplôme d'arabe littéraire à l'université Paris-Sorbonne et d'un master en Relations internationales à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques). Au moment de valider son sujet de mémoire, « Le féminisme islamique et musulman au Maroc », elle décide de partir à la rencontre de femmes musulmanes et féministes au Maroc, en Turquie, en Tunisie, en Iran et en Indonésie, et d’en faire un documentaire, le « Women Sense Tour ». À son retour, forte de ces témoignages, elle fonde Lallab avec Justine Devillaine, ancienne camarade de promo à l'IRIS. En mai 2017, Lallab a célébré ses un an lors d’un festival qui a rassemblé 350 personnes à la Bellevilloise. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Art de nouer, la marque de bijoux de la créatrice Anna Dubessy. Si vous passez une commande avec le code « LaPoudre », vous bénéficierez de 10% de réduction sur votre achat. Ne nous remerciez pas !

Épisode 23 - Camille Emmanuelle
Jan 11 2018 70 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Camille Emmanuelle raconte l’éducation sexuelle transmise par ses parents, travaillant tous deux dans le milieu médical (09:38), les représentations sexuelles dans les années 90 (12:30), l’influence du vécu de sa grand-mère féministe (19:43), comment les questions de sexualité lui ont permis de trouver sa place dans le milieu du journalisme (23:22), son profond athéisme (32:00), ses conseils pour vivre sa sexualité plus pleinement (38:49), la BD « Catharsis » de Luz, son compagnon (45:55), la rédaction de Charlie Hebdo (52:00), le danger des militants de la Manif’ pour tous (57:00). Camille Emmanuelle est une autrice et journaliste née le 18 juillet 1980 à Quimper. Elle a publié en mars 2017 « Sang Tabou : Ne plus jamais rougir de nos règles » (éditions La Musardine), un essai qui décrypte à travers son expérience personnelle et l’analyse de la pop culture la façon dont les menstruations se sont affranchies des tabous pour devenir un véritable sujet de société. Après une enfance et une adolescence passées à Annecy, Camille Emmanuelle effectue une classe préparatoire littéraire (Hypokhâgne, Khâgne) et obtient un diplôme à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Elle travaille deux ans en tant que journaliste à Radio France, deux ans au sein de l’édition Le Seuil et cinq ans dans une agence d'événementiel nommée La Lune Rousse avant de se tourner à nouveau vers le journalisme. Spécialisée dans les questions de féminisme, des sexualités, de la culture érotique et de la culture pornographique, elle est aujourd’hui pigiste pour de nombreux médias tels que Le Plus du Nouvel Observateur, Brain Magazine, Le Huffington Post, Slate ou encore Les Inrockuptibles. Camille Emmanuelle est également l’autrice de 4 essais : « Paris couche-toi là » aux éditions Parigramme (avril 2014), « Sexpowerment : le sexe qui libère la femme (et l’homme) » aux éditions Anne Carrière (avril 2016), « Lettres à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite » aux éditions Les Échappés (février 2017), et « Sang tabou : Ne plus jamais rougir de nos règles » aux éditions La Musardine (mars 2017). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Art de nouer, la marque de bijoux de la créatrice Anna Dubessy. Si vous passez une commande avec le code « LaPoudre », vous bénéficierez de 10% de réduction sur votre achat. Ne nous remerciez pas ! https://artdenouer.com/fr/

Épisode 22 - Aurélie Saada
Dec 28 2017 49 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Aurélie Saada raconte le dernier album de Brigitte, « Nues », comme bande-son des mouvements #metoo et #balancetonporc (02:35), le fait de grandir entourée de femmes (07:20), sa mère, psychanalyste, qui l’inspire encore aujourd’hui (09:07), son attrait précoce pour la performance qui est né d’un traumatisme (15:39), la manière dont ses « erreurs passées » nourrissent son présent (20:22), la naissance de « Brigitte » qui a coïncidé avec celle de ses enfants et à une rupture douloureuse (22:52), et chante « Plurielles » (29:00). Elle raconte aussi le fait d’écrire à quatre mains avec Sylvie Hoarau sans rien perdre de son sentiment d’intimité (34:10) le sexisme de la presse, dont elle ne souffre plus (37:55), les femmes qui l’inspirent (41:10), et comment elle transmet le féminisme à ses filles (45:42). Aurélie Saada est une autrice, compositrice et interprète née à Paris en 1978. Avec Sylvie Hoarau, elle forme le duo Brigitte. Elles viennent de sortir un cinquième album, « Nues », en octobre 2017. Bachelière à 16 ans, Aurélie Saada s’inscrit d’abord en droit avant de suivre les cours de l’École Sudden Théâtre ainsi que la Classe libre du Cours Florent. Après quelques apparitions cinématographiques, elle sort chez Delabel deux albums, en 2003 et 2006, sous le nom de scène de Mayane Delem. En 2007, elle co-fonde le duo Brigitte. En 2010, Sylvie Hoarau et Aurélie Saada sortent leur premier album, « Battez-vous », qui remporte un grand succès. En 2012, Brigitte remporte le prix « Groupe ou artiste révélation scène » aux Victoires de la musique. Elles sont également nommées Chevaliers de l'ordre des Arts et des Lettres et récompensées aux Globes de Cristal dans la catégorie « meilleure interprète féminine » en 2015. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Art de nouer, la marque de bijoux de la créatrice Anna Dubessy. Si vous passez une commande avec le code « LaPoudre », vous bénéficierez de 10% de réduction sur votre achat. Ne nous remerciez pas !

Épisode Bonus - Mona
Dec 21 2017 86 mins  
Au micro de Lauren Bastide, trois écrivaines, Anne Berest, Laura Nsafou et Mariame Tighanimine parlent de l’acte d’écrire comme acte d’émancipation dans cet épisode spécial enregistré le 14 novembre dernier chez Mona, un espace de co-working féminin créé rue de Turenne par My Little Paris à l’automne 2017. Ensemble, elles décryptent en quoi l’acte d’écrire est subversif lorsque l’on est une femme (03:20), pour qui et contre quoi Mariame Tighanimine a écrit « Différente comme tout le monde » (05:23), pour qui et contre quoi Laura Nsafou a écrit « À mains nues » et « Comme un million de papillons noirs » (10:45), et la volonté « d’effacer un effacement » qui a poussé Anne Berest à l'écriture de « Gabriële » (17:00). Elles débattent de l'existence d'une littérature propre aux femmes (24:07), racontent leur désir d’écrire les livres qu’elles auraient aimé lire plus tôt (39:14), leur sentiment de devoir justifier leur geste d’écriture (53:43) et comment on se sent lorsque l'on a fini d’écrire un livre (1:14:57). Autour de cette table ronde : Anne Berest, ancienne éditrice aujourd’hui autrice de six romans dont « Gabriële » (ed. Stock) co-écrit avec sa soeur Claire et publié en août 2017, Laura Nsafou, créatrice du blog afroféministe Mrsroots qui vient de publier à la fois un roman, « À mains nues » (ed. Synapse), et un ouvrage de littérature jeunesse « Comme un million de papillons noirs » (ed. Bilibok) et Mariame Tighanimine, enseignante à Sciences Po, co-fondatrice du site Babelbusiness et autrice de l’ouvrage « Différente comme tout le monde » (ed. Le Passeur). Un grand merci à My Little Paris d’avoir invité La Poudre à passer quelques mois chez Mona, et d’avoir rendu cet échange possible. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani

Épisode 21 - Assa Traoré
Dec 14 2017 50 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Assa Traoré raconte son rôle d'aînée dans une famille de 17 enfants (04:50), son lien avec son père, perdu à l’âge de 14 ans (08:08),et aux deux premières épouses de celui-ci (13:21) son métier d’éducatrice à Sarcelles (20:13), la stigmatisation dont sont victimes les jeunes garçons des quartiers populaires (24:05) le soir de la mort d’Adama Traoré (26:30), les faits qui ont conduit à l’incarcération de deux de ses frères (34:00), et son lien au Mali, où son père et Adama sont enterrés (40:13). Assa Traoré est née en 1985 à Paris. Très jeune, elle s’occupe des plus petits de ses sœurs et frères, issus des premiers mariages de son père. Suite à une intervention dans son école primaire, elle décide de devenir éducatrice spécialisée. Le 19 juillet 2016, son jeune frère Adama Traoré, qui fête ses 24 ans ce jour-là, perd la vie dans la gendarmerie de Persan après une interpellation à Beaumont-sur-Oise. Dans les heures qui suivent sa mort, sa famille met en cause la responsabilité des forces de l’ordre dans son décès. Les autorités nient. Une bataille judiciaire et médiatique s’ensuit. Assa se consacre entièrement à cette lutte, et devient porte parole de l’association “Justice pour Adama”. En mai 2016, elle co-signe avec la journaliste Elsa Vigoureux “Lettre à Adama”, un ouvrage qui raconte ce combat. Pour soutenir l’association “Justice pour Adama”, cliquez ici. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « La Poudre », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ?

Épisode Bonus - Fashion Revolution
Nov 30 2017 50 mins  
Dans cet épisode bonus enregistré le 22 avril 2017 lors de la journée “Fashion Revolution”, organisée en hommage aux victimes de l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, le 24 avril 2013, Lauren Bastide tend son micro à 4 femmes militant au quotidien pour une industrie de la mode plus respectueuse des droits humains et de l’environnement : Anaïs Dautais, Laura Brown, Nayla Ajaltouni et Stéphanie Calvino. Installées au bord du Canal Saint-Martin, elles racontent successivement leurs ressentis après avoir appris l’effondrement du Rana Plaza, le 24 avril 2013 : Laura (06:19), Anaïs (08:18), Stéphanie (11:50), et Nayla (15:14). Elles dénoncent la promesse mensongère de la mondialisation (20:59), énumèrent les problèmes écologiques qui sont liés à la fast-fashion (21:33), et les pistes à suivre pour consommer responsable (25:25). Elles racontent la double peine que subissent les femmes travailleuses dans l’industrie du textile (42:21), la mode éthique comme un combat féministe (44:48) et livrent des mantras de consommatrices et consommateurs responsables à appliquer dès demain (48:50). Au micro de Lauren Bastide : Anaïs Dautais, créatrice de la marque Les Récupérables dont les vêtements sont créés à partir de matériaux récupérés et “upcyclés”, Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif Éthique sur l’étiquette, qui regroupe des associations de solidarité internationale, des syndicats, des mouvements de consommateurs et des associations d’éducation populaire, Laura Brown, fondatrice d’Éthipop, une communauté de créat-eur-rice-s éthiques et responsables, et Stéphanie Calvino, organisatrice des conférences « Anti_Fashion » et membre du Collectif 52. Merci à Sébastien Kopp et à Veja pour avoir associé La Poudre à cet événement. Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « La Poudre », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ? La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation de l’épisode : Xavier Faltot pour La Chambre à Air. Réalisation sonore et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani

Épisode 20 - Sophie Fontanel
Nov 16 2017 63 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Sophie Fontanel raconte son enfance dans le 16ème arrondissement de Paris et le sentiment d’être des « surclassé-e-s » sociaux, l’impact de l’exil de ses grands-parents, qui ont fuit le génocide arménien, sur son enfance (10:45), le viol qu’elle a subi dans son adolescence et qui a bouleversé à jamais sa vie sexuelle (18:55), ses années passées à travailler dans la presse féminine sans jamais en véhiculer les diktats (31:24), son sentiment de n’appartenir à aucun bord sexuel (37:36). Sophie lit un passage de son roman « Grandir » et raconte sa mère (45:27), les doubles standards qui accompagnent la vieillesse des femmes et celles des hommes (50:42) et sa rencontre avec son utérus (58:33). Sophie Fontanel est une autrice, journaliste et influenceuse française née à Paris en 1962. Son dernier roman, « Une apparition » (2017), relate l’expérience qui a suivi sa décision de ne plus se teindre les cheveux. Elle est suivie par plus de 130 000 personnes sur Instagram, où elle publie de nombreux posts la mettant en scène. Diplômée de lettres, Sophie Fontanel écrit d’abord pour de nombreux médias tels que Les Matins de Paris avant de devenir rédactrice en chef de Cosmopolitan. Elle publie son premier roman en 1995, « Sacré Paul » pour lequel elle reçoit le prix du premier roman avant de devenir animatrice à « Nulle part ailleurs » sur Canal +. Cette expérience lui inspirera le sujet de son deuxième roman, « Le plus jeune métier du monde », en 1999. Elle entre ensuite au magazine ELLE, où elle est grand reporter puis rédactrice en chef de la mode avant de quitter sa rédaction le 1er avril 2015. Elle écrit aujourd’hui une chronique hebdomadaire pour Le Nouvel Observateur intitulée « La mode pour tous ». Sophie Fontanel est une autrice prolifique qui a écrit 15 romans, dont « Grandir » publié en 2010 aux éditions Robert Laffont et salué du prix « Le Prince-Maurice » du roman d’amour, et « L’Envie » un livre sur l’abstinence sexuelle vendu à plus de 150 000 exemplaires. Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « La Poudre », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ? https://www.urbanmassage.com/fr https://www.lamaisondesfemmes.fr La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani


Épisode Bonus - La Poudre Lit
Nov 09 2017 26 mins  
Le 19 octobre dernier chez Mona, l’espace dédié à l’entreprenariat féminin créé par My Little Paris où La Poudre a récemment composé sa propre bibliothèque avec l'aide précieuse de La Librairie des Femmes, Lauren Bastide avait invité 30 poudreuses et 3 podcasteuses pour une soirée d’échange de livres féministes ou écrits par une femme. Ensemble, elles ont souligné l’importance de la lecture dans les luttes féministes et célébré le lancement officiel de La Poudre Lit, le club de lecture de La Poudre, où nous proposons une sélection de lectures pour compléter la réflexion apportée par le podcast toutes les deux semaines. Il y avait Rebecca Amstrong, fondatrice et hôtesse de 2050 Le Podcast, un podcast qui propose à ses invité-e-s d'imaginer le futur, mais aussi de Valérie Tribes, fondatrice et hôtesse de Chiffon, un podcast qui explore le rapport aux vêtements d'invité-e-s varié-e-s, et de Siham Jibril, fondatrice et hôtesse de Génération XX, un podcast qui donne la parole à de talentueuses entrepreneneuses. Au programme : introduction et lancement officiel de La Poudre Lit (02:05), Siham Jibril raconte son ouvrage féministe fétiche, « We Should All be Feminist » de Chimamanda Ngozi Adichie (05:28), Valérie Tribes raconte son ouvrage féministe fétiche, « Beauté fatale » de Mona Chollet (10:13), Rebecca Amstrong raconte son ouvrage féministe fétiche, « Le ravissement des innocents » de Taiye Selasi (14:45), Lauren Bastide raconte son ouvrage féministe fétiche, « La séquestrée » de Charlotte Perkins Gillman (19:45). Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « La Poudre », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ? La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani

Épisode Bonus - Bibliothèque Marguerite Durand
Nov 02 2017 68 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Christine Bard raconte l’histoire de la bibliothèque Marguerite Durand et ce qui la menace (03:39), l’importance de la littérature dans les luttes féministes (14:00), l’héritage de la première vague féministe (17:16), les divergences de Madeleine Pelletier et de Marguerite Durand, deux féministes majeures de cette période (25:06), le travail dédaigné des historiennes des femmes, notamment celui de Michelle Perrot (32:30), le lien unissant le militantisme et la recherche en études de genre (34:28), la nécessité de champs d’études spécifiquement liés aux questions féministes (40:05), la 3ème vague féministe et sa revendication d’espaces non-mixtes si mal comprise (50:12) et les éternels problèmes économiques du mouvement féministe (01:03:02). Dans cet épisode, Christine Bard, historienne des femmes, du féminisme et de l’antiféminisme et fondatrice de l’association « Archives du féminisme », rappelle l’importance des archives dans la lutte pour les droits des femmes. L’interview s’est déroulée le 9 octobre 2017 au sein de la bibliothèque Marguerite Durand, spécialisée dans l’histoire des femmes et du féminisme, et aujourd’hui menacée de disparition. Ce lieu de mémoire a été fondé en 1932 grâce à la journaliste féministe Marguerite Durand. Quelques temps après la création de « La Fronde », le premier quotidien féministe au monde, en 1897, Marguerite Durand constitue une bibliothèque destinée aux collaboratrices du journal et encourage ses lectrices à faire dons de leurs ouvrages féministes. Ayant rassemblé une collection d’archives importante et précieuse, Marguerite Durand en fait don, de son vivant, à la Ville de Paris, en échange de la promesse de l’ouverture au public de cette première bibliothèque féministe. Marguerite Durand en sera la conservatrice jusqu’à sa mort en 1936. D’abord installée au dernier étage de la mairie du 5e arrondissement, la bibliothèque occupe désormais un étage de la médiathèque Jean-Pierre Melville, 79 rue Nationale dans le 13ème arrondissement. Aujourd’hui, sous prétexte de travaux, la mairie prévoit la fusion de la bibliothèque Marguerite Durand dans la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, ce qui conduirait à la dissémination de ses fonds d’archives. Pour soutenir la Bibliothèque Marguerite Durand, signez la pétition du Collectif Sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « La Poudre », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ? La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani

Épisode 19 - Latifa Ibn Ziaten
Oct 19 2017 64 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Latifa Ibn Ziaten explique pourquoi elle a accepté de tourner le documentaire « Latifa, le coeur au combat » (03:15), les valeurs transmises par sa grand-mère (08:50), son mariage à l’âge de 17 ans suivi de son déménagement en France, à Rouen (11:04), le lien très fort qui l’unissait à son fils Imad (21:02), les raisons qui l’ont poussée à lancer son association (26:00), son attachement au Maroc autant qu’à la France (31:43), le soutien très relatif que lui a apporté la République juste après la mort de son fils (36:13), sa difficulté à trouver du soutien et une réelle mobilisation malgré les nombreux prix qui lui sont décernés (50:18), les violences qu’elle subit à cause de son foulard (55:34). Latifa Ibn Ziaten est née le 1er janvier 1960 à Tétouan, au Maroc. Elle est l’héroïne d’un documentaire, « Latifa, le coeur au combat », réalisé par Olivier Peyon et Cyril Brody. Mariée à 17 ans, Latifa Ibn Ziaten quitte le Maroc pour s’installer en France en 1977 afin d’y travailler et d’y élever ses 5 enfants. Le 11 mars 2012, son fils Imad est assassiné par Mohammed Merah. Quelques mois plus tard, Latifa créé « l’association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et pour la paix » et s’attèle à une tâche importante : rencontrer des jeunes des quartiers populaires, des lycéens, des détenus, entendre leur souffrance et leur parler des dangers de la radicalisation. Ses actions lui ont valu d’être décorée de nombreuses fois, notamment de la légion d’honneur, du Prix de la Tolérance Marcel Rudlojf, du Prix international Women of courage de Washington, ou encore du Prix de la Démocratie. En mars 2013, elle a publié un premier ouvrage : « Mort pour la France ». Pour faire un don à son association, cliquez ici Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « La Poudre », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ? La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani.

Épisode 18 - Camille
Oct 05 2017 56 mins  
Au micro de Lauren Bastide, Camille raconte la dimension thérapeutique du chant (03:20), la transmission de l’amour et de la musique par son père (10:21), son sentiment d’être née mère en puissance (14:53), son parcours universitaire très théorique (20:37), son adoration pour son utérus (28:00), et son lien à une abbesse du XVème siècle, Hildegarde de Bingen (40:05). Elle chante a cappella pour La Poudre « Tout dit » (44:18), une chanson qu'elle a dédiée à cette dernière, raconte son attraction pour la radicalité de la vie monastique (47:36) et enfin, les lectures qui lui font du bien (53:51). Camille est une auteure, compositrice et interprète française, née à Paris en 1978. Elle est actuellement en tournée pour son 5ème album, « Ouï » (juin 2017), qui puise une partie de sa rythmique dans d’ancestrales danses auvergnates. À 24 ans, alors tout juste diplômée de Sciences-Po, Camille sort son premier album « Le sac des filles », validé comme stage d’entreprise. En 2005, « Le fil », rencontre un succès immense : il est sacré disque de platine à peine un an après sa sortie. Camille obtient plus tard le prestigieux prix Constantin, qui récompense l’album d’un artiste révélé dans l’année, ainsi que deux Victoires de la musique. En 2008, elle compose « Music Hole », un album principalement en anglais construit autour de percussions corporelles, et reçoit une nouvelle Victoire de la musique un an plus tard. En 2011, elle sort son avant dernier album, « Ilo Veyou », dont le titre « Allez allez allez » est récompensé par une Victoire de la musique de la chanson originale de l’année. Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Urban Massage, une application qui permet de commander un massage à domicile. Si vous commandez avec le code « LAPOUDRE », vous bénéficierez de 20% de réduction sur votre massage. Mais il y a mieux : pour chaque massage commandé, un autre massage de 15 minutes sera offert à une ou un bénévole de la Maison des Femmes à Saint-Denis, un espace où toutes les femmes peuvent trouver un planning familial accessible, mais surtout un accueil à la fois médical, juridique, psychologique et social pour celles qui sont victimes de violences domestiques ou de mutilations sexuelles. C’est un lieu unique en France, et c’est grâce à ses 20 bénévoles permanent-e-s qu’il est ouvert au public chaque jour. Faire du bien à ceux qui font du bien aux autres, c’est carrément politique non ? La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Coordination : Zisla Tortello. Mixage : Laurie Galligani

Épisode 17 - Léonora Miano
Jul 27 2017 89 mins  
Dans ce 17ème et dernier épisode de La Poudre saison 1, Léonora Miano se livre, au micro de Lauren Bastide, dans une chambre d'hôtel parisienne. Léonora Miano est une autrice française née à Douala, au Cameroun, en 1973. Son dernier roman, « Crépuscule du tourment » (Grasset), est un chef-d’oeuvre en deux tomes qui questionne, à travers les voix de quatre femmes et d’un homme, les questions de la féminité et la masculinité. Léonora Miano quitte le Cameroun pour la France en 1991. Elle y étudie les lettres anglo-américaines à Valenciennes puis à Nanterre. Elle publie son premier roman, « L’intérieur de la nuit », en 2005, récompensé de six prix littéraires. En 2006 son deuxième roman, « Contour d’un jour qui vient », reçoit le prix Goncourt des lycéens. En 2011, l’ensemble de son oeuvre est saluée par le Grand prix littéraire d'Afrique noire. En novembre 2013, son roman, « La saison de l’ombre » remporte le prix Femina. Autrice incroyablement prolifique, Léonora Miano a publié 14 romans depuis sa première parution en 2005. Au mois de septembre prochain paraîtra « Marianne et le garçon noir », un recueil de paroles articulées autour des violences policières en France. Au micro de Lauren Bastide, Léonora Miano raconte la recherche de son « genre féminin » dans l’écriture de « Crépuscule du tourment » (04:04), son enfance à Douala (14:10), son amour pour le théâtre qui dépeint des archétypes du genre humain (17:24), ce que signifie « habiter la frontière », et l’hybridité (19:45), les moments de précarité qu’elle a connu en France et le fait de devenir mère à 22 ans (30:01), l’éveil des consciences provoqué par le terme « Afropéen » qu’elle a inventé (37:09), sa lecture d’un passage de « Crépuscule du tourment » (43:00), sa réluctance à définir l’orientation sexuelle des individus (47:15), le problème de représentations qui se joue derrière les cas de violences policières (54:10) et le dernier tabou qui subsiste : la blanchité (01:14:28). Nouvelles Écoutes, le studio qui produit La Poudre, a mis au point un questionnaire. C’est anonyme, ne vous prendra que dix minutes et nous aidera à vous offrir à la rentrée des podcasts qui régaleront encore plus vos oreilles. On compte sur vous, notre podsondage est au bout de ce lien. Merci d’avance ! Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de MATCHESFASHION.COM, un site qui vend de la mode de luxe en ligne. Matches Fashion aime soutenir la jeune création. Ils sont partenaires de l’ANDAM, un concours qui récompense chaque année des créateurs de mode au début de leurs carrières. Si l’envie vous prenait de vous acheter des vêtements chers, ce qui peut faire du bien même si on n’est pas obligé, utilisez le code «lapoudre» pour bénéficier d’une réduction de 50€ dès 250€ d’achat sur votre commande. Ne nous remerciez pas ! La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal.

Épisode 16 - Ovidie
Jul 13 2017 64 mins  
Dans ce 16ème épisode de La Poudre, Ovidie se livre, au micro de Lauren Bastide, dans une chambre d’hôtel parisienne. Ovidie est une réalisatrice, productrice et militante féministe née à Lille en 1980. Son dernier documentaire, "Pornocratie" révèle l’ampleur du chamboulement provoqué par la digitalisation du porno. Ovidie grandit dans une famille d’enseignants. Adolescente, elle milite au sein de groupe anti-fascistes et anarchistes avant de découvrir le féminisme pro-sexe. À 19 ans elle décide de devenir actrice dans des films pornographiques, sa carrière dure cinq ans. En 2001, elle publie son premier essai, "Porno Manifesto". Parallèlement, elle se lance dans la réalisation de films porno-féministes. Elle en réalise quatorze de 2000 à 2016. En 2006 elle réalise son premier documentaire "Qui a peur du grand méchant loup ? Enquête sur les désirs politiquement incorrects". Suivront "Rhabillages" (2011), "À quoi rêvent les jeunes filles ?" (2014) et "Pornocratie" (2017), produit par Canal +. Au micro de Lauren Bastide, Ovidie raconte le mouvement féministe "féminisme pro-sexe", dont elle s’éloigne peu à peu (03:37), sa précocité militante (11:13), son mariage très jeune, à 18 ans, et sa relation à la monogamie et au poly-amour (18:47), sa carrière de réalisatrice porno (27:08), l’importance du travail effectué par le STRASS pour les droits des travailleu-ses-rs du sexe (32:07), les dangers des "tubes" pornographiques sur Internet pour les mineurs (37:05), l’impossibilité de reconversion pour les ex-actrices pornographiques (39:22), son film "À quoi rêvent les jeunes filles" et la normalisation de l’imagerie pornographique (48:28), la paupérisation du porno comme un reflet du monde du travail actuel (52:00). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. Nouvelles Écoutes, le studio qui produit La Poudre, a mis au point un questionnaire. C’est anonyme, ne vous prendra que dix minutes et nous aidera à vous offrir à la rentrée des podcasts qui régaleront encore plus vos oreilles. On compte sur vous, notre podsondage est au bout de ce lien. Merci d’avance ! Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de MatchesFashion.com, un site qui vend de la mode de luxe en ligne. MatchesFashion aime soutenir la jeune création. Ils sont partenaires de l’ANDAM, un concours qui récompense chaque année des créateurs de mode au début de leurs carrières. Utilisez le code «LaPoudre» pour bénéficier d’une réduction de 50€ dès 250€ d’achat sur votre commande. Ne nous remerciez pas !

Épisode 15 - Helena Noguerra
Jun 29 2017 67 mins  
Dans ce 15ème épisode de La Poudre, Helena Noguerra se livre, au micro de Lauren Bastide, dans une chambre d'hôtel parisienne. Helena Noguerra est une actrice, réalisatrice, écrivaine et chanteuse belge née en 1969 à Bruxelles. « Ciao Amore », intrigue amoureuse sexy et déjantée parue en février 2017, est son 3ème roman. Helena grandit dans sa ville natale, et arrête les études à l’âge de 15 ans poussée par son désir de se plonger dans la vie active. Elle se lance dans le mannequinat. Quelques années plus tard, elle entame une carrière de chanteuse et enregistre « Rivière des anges » (1992), en duo avec Daniel Chenevez, membre du groupe Niagara. On lui confie alors la présentation d’émissions musicales sur M6. Elle sort 5 albums entre 1992 et 2013. Parallèlement, Helena fait son entrée au cinéma (en 2010, elle marque notamment les esprits dans la comé­die à succès « L’Ar­na­coeur »), et se met à écrire. Elle publiera 3 romans et un livre pour enfants. Au micro de Lauren Bastide, Helena Noguerra raconte sa prise de parole concernant le burkini et le caractère laborieux du militantisme (05:20), son enfance belge et ses parents hippies communistes et réfugiés politiques (11:40), la difficulté d’allier éthique et métier de mannequin ou d’actrice (20:27), les lectures qui l’ont construite (24:14), son discours déculpabilisant sur la maternité (37:40), vieillir paisiblement, en tant que femme (52:20), et décrypte sa façon, plus marquée avec le temps, d’exprimer son féminisme (57:10). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de Audible, la plateforme web dédiée à l’audio parlé (livres, documentaires, podcasts). Et pour vous Poudreu.ses.x, ça n’est pas un, mais deux livres audio qui seront offerts à l’utilisation du code « Nouvelles » sur la page audible.fr/cadeau. Ne nous remerciez pas !

Épisode 14 - Juliette Armanet
Jun 15 2017 47 mins  
Dans ce 14ème épisode de La Poudre, Juliette Armanet se livre, au micro de Lauren Bastide, dans une chambre d’hotel parisienne. Juliette Armanet est musicienne, chanteuse, pianiste, compositrice et autrice. Son album « Petite amie », sorti en avril 2017 est dans toutes les oreilles. Née à Lille en 1984, elle grandit dans une famille de libraires et de musiciens où la conversation est foisonnante et érudite. À 14 ans, elle compose ses premiers morceaux. Après des études de lettres, elle s’essaye au théâtre puis au journalisme et réalise des documentaires pour Arte et France Culture, sans jamais cesser de composer et d’explorer sa créativité musicale. En 2014, elle compose « L'Amour en solitaire », un morceau qui va éveiller l’attention des professionnels du monde de la musique. Un EP de quatre titres, « Cavalier Seule », suit rapidement, précédant l’envoutant « Petite amie ». Dans cet épisode, Juliette Armanet raconte l’histoire d’amour particulière de ses parents libraires et musiciens (07:10), la continuité entre ses premières créations artistiques et son dernier album (12:55), son sentiment de n’être ni femme ni homme et son exploration de cette dualité qu’elle considère comme générationnelle (15:05), son détour par le théâtre -des moments magnifiques mais aussi des désillusions- et le journalisme (21:15), la question de sa représentation en tant qu’artiste (28:05), et les rapports amoureux non-hétéronormés de « Petite Amie » (41:05). Enfin, cadeau pour les Poudreu.ses.x : Juliette Armanet chante une chanson à cappella (45:20). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien d’Audible, la plateforme web dédiée à l’audio parlé (livres, documentaires, podcasts). Et pour vous Poudreu.ses.x, ça n’est pas un, mais deux livres audio qui seront offerts à l’utilisation du code « Nouvelles » sur la page audible.fr/cadeau. Ne nous remerciez pas !


Épisode 13 - Océanerosemarie
Jun 01 2017 65 mins  
Dans ce treizième épisode de La Poudre, Océanerosemarie se confie, au micro de Lauren Bastide, dans une chambre d’hôtel parisienne. OcéaneRoseMarie est une comédienne et chanteuse, née à Paris en 1977. Étudiante en Lettres à la Sorbonne, elle quitte la capitale à l’âge de 20 ans pour s’installer à Marseille. Elle commence sa carrière dans la chanson en 2005 sous le pseudonyme d’Oshen et sortira 2 albums -Don Juan (2005) et Je ne suis pas celle (2007). Ne pouvant s’empêcher de faire de ses concerts un moment d’humour, elle ne tarde pas à écrire son premier spectacle en 2009 : un one-woman show sur l’homophobie intitulé « Océanerosemarie, la lesbienne invisible », joué plus de 550 fois. Un succès immense qui a rassemblé plus de 40 000 spectateurs. Son dernier spectacle, « Chaton Violent », joué depuis 2015, est une formidable réflexion politique sur l'entre-soi. Son premier film, « Embrasse-moi ! », sera à l’affiche le 5 juillet prochain. C’est la première comédie romantique lesbienne produite en France. Dans cet épisode, Océanerosemarie raconte son enfance à Paris, rue Réaumur et l’histoire atypique de ses parents (04:50), son rejet d’une vision binaire du genre (17:35), comment elle est passée de la musique au stand-up (29:18), sa prise de conscience du racisme de gauche et son spectacle « Chaton Violent » (42:12), son engagement pour la défense des droits LGBT (34:27), la nécessité d’un féminisme intersectionnel (48:36) et son long-métrage, la première comédie romantique lesbienne en France (58:04). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes.Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.Assistante de production : Zisla Tortello.Mixage : Zaki Allal. ——— Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de Maison Standards, la marque de vêtements française qui accorde autant d’attention à l’esthétique de ses produits qu’à leur mode de production. Utilisez le code « NE2017 » pour bénéficier d’une réduction de 20€ dès 100€ d’achat sur votre première commande ————

Épisode 12 - Marie-Agnès Gillot
May 18 2017 47 mins  
Dans ce douzième épisode de La Poudre, Marie-Agnès Gillot se confie, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel parisienne. Marie-Agnès Gillot est danseuse étoile au Ballet de l’Opéra de Paris. Elle est née à Caen, en Normandie. Elle commence la danse à l’âge de 5 ans et intègre le corps de Ballet de l’Opéra national de Paris à 14 ans. Le 18 mars 2004 à l’issue de sa représentation de "Signes" par la chorégraphe américaine Carolyn Carlson, elle devient danseuse étoile. C’est une première : l’œuvre est une œuvre de danse contemporaine et non de danse classique. Marie-Agnès Gillot est également la coqueluche des créateurs de mode avec lesquels elle multiplie les collaborations. Engagée politiquement et socialement, -elle a interprété une partition chorégraphique co-écrite avec les prisonniers de la Maison Centrale d’Arles lors de la dernière Nuit Blanche, en octobre 2016- elle a été décorée de la Légion d’honneur le 15 mars 2017. Dans cet épisode, Marie-Agnès Gillot questionne : le désir de devenir danseuse serait-il une formulation précoce de la féminité ? (06:05) Elle parle également du port d’un corset 21 heures par jour pendant son adolescence (11:35), de son accès au statut d’étoile après une représentation de danse contemporaine (13:20), de son rapport avec les miroirs (15:33), de sa retraite de danseuse fixée inéluctablement à l’âge de 42 ans (24:56) et du fait d’élever un garçon (29:30). Rendez-vous à 37:20 pour écouter les noms des 699 personnes que Nouvelles Écoutes aime le plus au monde : les contribut.eurs.rices à notre campagne de crowdfunding sur Kiss Kiss Bank Bank ! Merci encore à tous, du fond du coeur. La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. ——— Cet épisode de La Poudre est rendu possible grâce au soutien de Maison Standards, la marque de vêtements française qui accorde autant d’attention à l’esthétique de ses produits qu’à leur mode de production. Utilisez le code « NE2017 » pour bénéficier d’une réduction de 20€ dès 100€ d’achat sur votre première commande. ————

Épisode Bonus - Le Coeur
May 04 2017 64 mins  
Dans cet épisode bonus de La Poudre, Lauren Bastide reçoit des expertes du corps féminin qui explorent les besoins, et les moyens, de le libérer pour de bon. Une table ronde sur la nudité enregistrée pour la première fois en public, à la galerie Le Coeur le 8 mars dernier, en marge de l’exposition “My Body My Choice”. Au micro de Lauren Bastide : la militante féministe passée par Femen, journaliste et documentariste, Elvire Duvelle-Charles; la performeuse et artiste Rebecca Chaillon engagée pour une représentation libre des corps et des sexualités; et enfin, la journaliste Elise Thiébaut, auteur de « Ceci est mon sang », livre jubilatoire consacré à l’histoire et à la science des menstruations. Ensemble, elles décrypteront la démarche du mouvement Femen (13:40), les règles, tabou et source d’inégalités (19:44), la nudité, synonyme de jouissance (32:17), la censure des images de corps « non-validés » par la société (47:43), et se poseront la question suivante : l’art serait-il un milieu où la transgression est facilitée ? (50:35). Enfin, les invitées adresseront chacune leur message à ce.lles.eux qui les écoutent d’une France à l’aube du deuxième tour des élections présidentielles (53:40). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.Mixage : Zaki Allal.Assistante de production : Zisla Tortello. ------Cet épisode a été enregistré à la galerie Le Coeur que nous remercions tout particulièrement pour leur précieux soutien.---------

Épisode 11 - Najat Vallaud-Belkacem
Apr 20 2017 63 mins  
Dans ce onzième épisode de La Poudre, Najat Vallaud-Belkacem se livre, au micro de Lauren Bastide, à l’Hôtel de Rochechouart du Ministère de l’Éducation Nationale. Najat Vallaud-Belkacem est ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche depuis août 2014. Elle est née en 1977 dans le village de Beni Chiker, au Maroc. Najat Vallaud-Belkacem arrive en France à l’âge de 4 ans et grandit dans la banlieue d’Amiens. Diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris, elle est militante du parti socialiste, et est élue pour la première fois en mars 2004, Conseillère Régionale du Rhône-Alpes. Pendant la campagne présidentielle de 2007, elle est porte-parole de Ségolène Royal. Le 15 mai 2012, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault la nomme Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. En Août 2014, elle devient la première femme à occuper le poste de ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Au micro de Lauren Bastide, Najat Vallaud-Belkacem dresse le bilan de son mandat gouvernemental de 5 ans (02:50), raconte son enfance dans la vallée du rif au Maroc (08:40), son adolescence sage dans les quartiers nord d’Amiens (19:15), sa difficulté à se trouver des modèles de femmes (25:15), les attaques sexistes et racistes dont elle a fait l’objet (32:25), la bataille autour de de son projet « ABCD égalité » (41:00). Elle donne aussi sa définition de la laïcité (47:30) et dévoile son désir d’en découdre avec le FN (53:35). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.Mixage : Zaki Allal. Assistante de production : Zisla Tortello. ------ Cet épisode, enregistré à l’Hôtel de Rochechouart, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ————

Épisode 10 - Karima Delli
Apr 13 2017 57 mins  
Dans ce dixième épisode de La Poudre, Karima Delli se confie, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel parisienne. Karima Delli est députée européenne pour Europe Ecologie Les Verts. Elle nait à Roubaix et grandit à Tourcoing dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle obtient un BTS en action commerciale, puis un DEA des science politique à l’IEP de Lille tout en poursuivant ses activités militantes au sein des collectifs « Jeudi Noir » et « Sauvons les Riches ». En juin 2009, elle est élue députée européenne sur la liste de Daniel Cohn-Bendit. Elle est alors la deuxième plus jeune députée européenne française et l’une des plus jeunes élues du Parlement européen. Elle est réélue en 2014 en tant que députée européenne dans la circonscription du Nord-Ouest, poste qu’elle occupe toujours. Elle est notamment membre de la commission « Droits de la femme et égalité des genres ». Dans cet épisode, Karima Delli parle de son enfance à Tourcoing, Roubaix, dans une famille de 13 enfants (03:40) et de la sororité en politique (17:01). Elle explique pourquoi elle est écolo de naissance (18:30), raconte sa participation à la primaire d’EELV en 2017 (27:14), son arrivée détonante au sein du parlement européen (28:48), l’affaire Denis Baupin (34:54) et répond à la question : est-ce que l’écologie est un terrain favorable au féminisme ? (41:32). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. ------Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Grand Amour, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ————

Épisode 9 - Rama Yade
Apr 06 2017 67 mins  
Dans ce neuvième épisode de La Poudre, Rama Yade se confie, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel parisienne. Rama Yade est une femme politique française née à Dakar, en 1976. Elle a fait campagne pour être candidate à l’élection présidentielle de 2017 mais n’est pas parvenue à réunir les 500 parrainages. Vers 11 ans, elle quitte le Sénégal pour suivre ses parents en France. Elle intègre le Sénat en 2002, après une Hypokhâgne et un diplôme de Science-Po. Elle entre en politique en 2005 dans le sillage de Nicolas Sarkozy. De 2007 à 2008, elle occupe le poste de secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme, puis de secrétaire d’État chargée des sports en 2009, au sein du gouvernement François Fillon II. En 2010, elle quitte l’UMP pour rejoindre le parti Radical. De 2010 à 2015, elle sera Conseillère régionale d’Ile De France et ambassadrice de France au siège de l’UNESCO de 2010 à 2011. Elle fonde en 2017 son propre parti : « La France qui ose ». Dans cet épisode, Rama Yade raconte sa campagne de candidature pour l’élection présidentielle (02:35), son enfance, de Dakar aux Hauts de Seine (07:40), son parcours scolaire d’excellence à la française (28:01), son entrée au Sénat (31:44), sa relation à Nicolas Sarkozy (37:45), les attaques très violentes qu’elle a subi au cours de sa carrière (40:41), la starification dont elle a fait l’objet et comment elle l’a gérée (48:10), sa réaction à la mort d'Adama Traoré dans une gendarmerie du Val d'Oise en juillet 2016 (56:57) et le machisme en politique (1:00:14). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. ------Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Grand Amour, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ————

Épisode 8 - Nassira El Moaddem
Mar 23 2017 54 mins  
Dans ce huitième épisode de La Poudre, Nassira El Moaddem se livre, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d'hôtel parisienne. Nassira El Moaddem a 32 ans, elle est directrice et rédactrice en chef du Bondy Blog depuis l’été 2015. Née à Romorantin-Lanthenay d’un père ouvrier et d’une mère assistante maternelle, elle est diplômée de l’Institut d'Études Politiques de Grenoble, et de l’École Supérieure de Journalisme de Lille. Spécialisée dans la télévision, elle remporte en juin 2012 le concours Grand Match News, dont le prix est un poste à iTélé. Trois ans plus tard, elle entre chez France 2 au sein de la rubrique « L’Oeil du 20h ». Elle est aujourd’hui l’une des rares femmes dirigeant un média français. Dans cet épisode, Nassira El Moaddem raconte son enfance solognote (03:40), l’éducation transmise par ses parents (07:06), la prise de conscience de sa féminité par son arrivée dans le monde du travail (10:11), ses nombreux voyages, notamment en Syrie (11:39), ses débuts à la télévision (20:05), le travail après la naissance de son premier enfant (24:33), son arrivée au Bondy Blog et sa nomination au poste de rédactrice en chef (25:53). Elle souligne aussi l’importance de l’accès des femmes aux plus hauts postes dans les médias (31:45), décrypte la stigmatisation des jeunes hommes venant des quartiers populaires (34:29), et enfin, parle de son engagement féministe (39:00) et de son rapport au mouvement féministe intersectionnel (43:14). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. ------Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Grand Amour, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones.

Épisode Documentaire - La Marche
Mar 08 2017 79 mins  
Le 21 janvier 2017, La Poudre était à Washington pour la Women’s March qui a mobilisé un demi-million de personnes au lendemain de l’intronisation de Donald Trump. « La Marche » est une expérience sensorielle, où les voix se mêlent aux chants et aux musiques de la manifestation. C’est aussi une réflexion autour du virage résolument intersectionnel que prend le féminisme du 21ème siècle. Pour cet épisode, Lauren Bastide a rencontré les femmes qui marchent. Et aussi celles qui ne marchent pas. En marge de la manifestation, elle a interrogé des journalistes, des intellectuelles et des militantes nourrissant de leur réflexion cet événement historique qui a rassemblé mais aussi divisé les féministes américaines : Christine Emba, journaliste au Washington Post, Kimberlé Crenshaw, juriste et militante, mère de la théorie de l’intersectionnalité, Eve Ensler, dramaturge féministe, Caroline Ervin, journaliste et hôtesse du podcast féministe « Stuff Mom Never Told You », Ashley McCray militante pour les droits des peuples autochtones américains, et Julie Gonen, directrice politique de la National Association for Lesbian Rights. There is an english-speaking version of "La Marche" on Nouvelles Ecoutes website ------ La Marche est une production Nouvelles Écoutes. Les voix et sons de “La Marche” ont été enregistrés à Washington entre le 20 et le 22 janvier 2017 par Lauren Bastide. Réalisation : Aurore Meyer Mahieu.Traductions : Zisla Tortello.Mixage : Laurie Galigani et Zaki Allal.Voix françaises : Nathalie Broizat, Lou Bucaille, Victoire Coppet, Laura Cuissard, Helene Guinhut, Ana Gomez, Gabriel Loridon, Aurore Meyer Mahieu, Christelle Murhula, Mia Petkovic, Alexandra Senes, Zisla TortelloMerci au studio Entreprise, rue Sedaine, à Paris.


Épisode 7 - Pénélope Bagieu
Feb 23 2017 65 mins  
Dans ce septième épisode de La Poudre, Pénélope Bagieu se confie, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel parisienne. Pénélope Bagieu a grandi à Paris dans une famille aux racines corses. Naturellement, sa trajectoire la mène vers les portes de deux écoles d’art prestigieuses : L’École Supérieure des Arts Décoratifs à Paris et la Central Saint Martins à Londres. Elle commence sa carrière de dessinatrice dans la publicité, et, en 2007, lance un blog d’auto-fiction tout en BD « Ma Vie est Tout à fait fascinante » qui rencontre vite un public passionné. Elle invente « Joséphine », commande qui donnera naissance à trois albums et à un film sorti en 2012. Sa notoriété grandissant, les récompenses pleuvant, elle est nommée chevalier des Arts et des Lettres en 2013. En 2016, elle prend une large part aux mobilisations contre le système de sélection sexiste du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême. Ses deux derniers albums, « Les Culottées » 1 et 2, qui retracent les parcours de femmes ayant changé l’histoire mais qui demeurent pour la plupart inconnues, connaissent un succès prodigieux. Dans cet épisode, Pénélope Bagieu évoque son enfance à Paris près de la Gare de l’Est (04:03), son adolescence et son accès tardif à la notion de féminité (15:11), son passage dans le milieu de la publicité (23:45), le personnage de Joséphine, son « anti-moi » (29:36), le syndrome de la Schtroumpfette (33:17), son engagement contre le sexisme dans la bande dessinée (38:08), le jour où elle a compris qu’elle était féministe (43:45) et les bienfaits du politiquement correct (57:46). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.Assistante de production : Zisla Tortello.Mixage : Zaki Allal. ------ Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Henriette, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ------

Épisode 6 - Amandine Gay
Feb 09 2017 64 mins  
Dans ce sixième épisode de La Poudre, Amandine Gay se livre, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel parisienne. Amandine Gay est cinéaste, essayiste, activiste, et l’une des figures de proue de l’afro-féminisme en France. Diplômée de Sciences-Po Lyon, elle part étudier en Australie avant d'intégrer le conservatoire d’Art dramatique de Paris en 2008. Passée derrière la caméra, elle écrit des programmes courts pour la télévision, tient un blog engagé, co-écrit une pièce de théâtre "Silence", avant de s’exiler à Montréal. Tout en développant son travail de recherche sur l’adoption, elle réalise son documentaire, "Ouvrir la voix". Ce film donne la parole à 24 femmes noires de France et de Belgique. Sa sortie nationale est prévue pour l’automne prochain. Dans cet épisode, Amandine Gay évoque son enfance dans la campagne lyonnaise et son statut d'adoptée (04:28), les lectures qui l’ont aidé à devenir femme (12:20), l’importance de l’adoption dans sa construction (16:40), la représentation des femmes noires dans les médias et dans la société (20:35), comment la création lui permet de mettre à distance les blessures de son existence (35:25), l’apport de la pratique du burlesque dans son vécu (40:40), le livre « Ne suis-je pas une femme ? » de bell hooks dont elle a écrit la préface et dont elle nous lit un passage (45:35), la fétichisation du corps des adolescentes noires (47:15), son ressenti face à l’accueil de son documentaire "Ouvrir la voix" (1:02:40) et le calme qu’elle a trouvé à Montréal (1:06:01). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Assistante de production : Zisla Tortello. Mixage : Zaki Allal. ------Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Grand Amour, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ————

Épisode 5 - Houda Benyamina
Jan 26 2017 58 mins  
Dans ce cinquième épisode de La Poudre, Houda Benyamina se confie, au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d’une chambre d’hôtel parisienne. Cinéaste, Houda Benyamina est née et a grandi à Viry-Châtillon dans l’Essonne. Entre 2006 et 2011, elle réalise cinq courts-métrages et fonde l’association 1000 visages qui vise à rendre le milieu du cinéma plus accessible aux personnes éloignées de l’offre culturelle. Le 19 mai dernier, Divines, son premier long métrage présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, reçoit la Caméra d’Or de la 69ème édition du Festival de Cannes. Le film est nommé dans sept catégories aux Césars 2017. Dans cet épisode, Houda Benyamina raconte son enfance dans l'Essonne (03:45), pourquoi elle est devenue femme le jour où elle est devenue mère (08:10), comment le cinéma est entré dans sa vie (22:51) la création de l’association 1000 Visages (25:36), le sexisme dans le cinéma français (31:06). Elle parle de la reconnaissance (39:40), du lien qui l’unit à Oulaya Amamra, actrice principale de Divines et sa petite soeur (49:30), pourquoi son film raconte la société dans laquelle nous vivons (47:08) et les femmes qu'elle admire (53:42). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.Mixage : Zaki Allal. Assistante de production : Zisla Tortello. ------Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Providence, est rendu possible grâce au soutien de Blue Microphones ————

Épisode 4 - Leïla Slimani
Jan 12 2017 49 mins  
Dans ce quatrième épisode de La Poudre, Leïla Slimani se livre au micro de Lauren Bastide, dans l’intimité d'une chambre d’hôtel parisienne. Née à Rabat en 1981, diplômée de Science Po, journaliste passée par le magazine Jeune Afrique, Leïla Slimani a reçu un chaleureux accueil critique pour son premier roman, Dans le jardin de l’ogre, publié en 2014 aux éditions Gallimard. Son deuxième ouvrage, Chanson Douce (sorti en août 2016) vient d'été récompensé par le prix Goncourt et se maintient depuis en première place du classement des meilleures ventes de livres en France. De la plume acérée de Leïla Slimani jaillissent des personnages féminins qui brisent les codes et les clichés, avec puissance et nuance. La sortie d’un essai, Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Maroc (ed. Les Arènes), est prévue pour septembre 2017. Dans cet épisode, Leïla Slimani évoque son enfance et son adolescence au Maroc sous le règne d’Hassan II (04:13), l’espace de liberté absolue que constitue pour elle la littérature (30:22), l’importance des valeurs des « bobos » dans une Europe où montent les conservatismes (31:27), le mythe de l’instinct maternel (34:44), le fait d’être une femme dans l’espace public (44:51) et sa chambre à elle (48:03). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu. Mixage : Zaki Allal. Assistante de production : Zisla Tortello. ------Cet épisode, enregistré à l’Hôtel Grand Amour, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ————


Épisode Bonus - Le Consulat
Dec 24 2016 61 mins  
Dans cet épisode bonus de La Poudre, Lauren Bastide reçoit, dans le studio du Consulat, les plus brillantes représentantes de la jeune garde féministe française. Coumba, Wissale, Johanna et Ketsia sont de jeunes féministes intersectionnelles et fondatrices du collectif contre le Cyber Harcèlement. Rebecca Amsellem est à l'origine de la première newsletter féministe française, Les Glorieuses, et Tiffen-Tiana Fourgereau est co-fondatrice du magazine Peach qui milite par le beau, l’art et la poésie.Le Consulat est un lieu éphémère et mobile, qui a mêlé, pendant un mois en septembre 2016, à Paris, le milieu associatif et le milieu de la nuit parisienne. Le résultat est une discussion palpitante sur ce que signifie être féministe aujourd’hui, qui se déroule selon les thèmes suivants : les outils novateurs de leur contestation (03:36), le traitement des violences faites aux femmes par les médias traditionnels et la nécessité de créer de nouvelles plateformes de parole (11:11), l'importance du féminisme intersectionnel (14:05), la diffusion d’un message d’amour de soi (22:24), comment lutter efficacement contre le harcèlement en ligne (26:31), les sujets qui divisent au sein du mouvement féministe en 2016 (36:03), l'élection présidentielle de 2017 (45:45) et la culture comme clé d’émancipation (54:06). La Poudre est une production Nouvelles Écoutes. Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.Mixage : Zaki Allal.Assistante de production : Zisla Tortello. ------Cet épisode, enregistré au Consulat, est rendu possible grâce au soutien des micros Blue Microphones ————





5 • 10 Ratings

Chiarazic Nov 21 2020
Excellent podcast !

Marine Oct 04 2020
Supers interviews






Kyrielle Sep 11 2020
Podcast essentiel.

Ιουστινιάνη Aug 12 2020
Ok

gengen Aug 10 2020
Entretiens super intéressants, questions enfin posées ou nouvelles, merci!

gatolofranceinte Jul 10 2020
Merci Lauren bastide ☺❤:)...

Coline May 31 2020
Formidable, émouvant.

Manon Apr 28 2020
Le premier podcast que j'ai commencé à écouter il y a 3 ans, qui m'a éveillée au féminisme et qui m'a rendue adepte des podcasts ! Merci Lauren ❤️

caroline Apr 18 2020
Je n'ai pas beaucoup l'occasion d'entendre des histoires de vie de femme dans mon quotidien, alors quel plaisir d'avoir un rdv avec la poudre de temps en temps. Merci !

Raydacteur Apr 13 2020
Un des classiques des podcasts