Radio REcyclerie

Oct 22 2020 69 mins 175

Le podcast des idées, des débats et des écologies.





Greenwashing : quand les destructeurs de la planète prétendent la sauver
Oct 22 2020 79 mins  
Une conférence enregistrée le 19 octobre 2020 à La REcyclerie avec Valérie Martin, cheffe du service mobilisation citoyenne et médias de l’ADEME (https://www.ademe.fr/), et Sami Cheikh Moussa, responsable éditorial du mouvement On est prêt (https://www.onestpret.com/). Le greenwashing est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse [1]. Mais que se cache-t-il derrière ces grands coups de peintures ? Et si le greenwashing était un simple miroir du capitalisme vert, déconnecté de l’urgence climatique et sociale ? Le greenwashing à l’heure du tout numérique « La réclame » a envahi notre quotidien. On la trouve dans les magazines (terme dérivé de « magasins » [2]), dans les transports publics, dans la rue, et, plus intimement, sur nos écrans personnels, nos smartphones. Ainsi, le marché de la publicité digitale représente désormais plus de la moitié des investissements publicitaires dans le monde [3]. « La publicité digitale est insidieuse, car elle se met partout, analyse Valérie Martin. Il faut ajouter à cela la place grandissante des influenceurs, et leur rôle parfois mal caractérisé. » Mais si le numérique et les réseaux sociaux offrent de multiples terrains de jeux pour les greenwashers, ces plateformes permettent aussi aux consommateurs de dénoncer des pratiques trompeuses, soutient Sami Cheikh Moussa. Aujourd’hui, une campagne de greenwashing peut ainsi « créer un bad buz affectant l’image de marque, comme le craignent un bon nombre de publicitaires et de sociétés. » Réguler la publicité, une urgence écologique « La publicité façonne nos imaginaires, assure Valérie Martin. Et l’imaginaire véhiculé depuis 40 ans, c’est que le bonheur se trouve dans la consommation. Alors autant vous dire qu’il y a un peu de travail à faire ! » Toutefois, selon elle, nous assistons aujourd’hui « à une remise en cause extrêmement forte du secteur de la publicité », par lui-même. Mais pour résoudre les problèmes, peut-on compter sur les acteurs qui en sont à l’origine ? Rien n’est moins sûr. C’est pourquoi la Convention citoyenne pour le climat a notamment proposé de « réguler la publicité pour réduire les incitations à la surconsommation (http://www.larecyclerie.com/podcasts/philippe-moati/) » et même « d’interdire la publicité des produits les plus émetteurs de gaz à effet de serre, sur tous les supports publicitaires » [4], rappelle Sami Cheikh Moussa. Sources 1 Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Greenwashing) 2 Du magasin au magazine, Anthony Galluzzo, Le Monde Diplomatique, octobre 2020. 3 Global Digital Ad Spending 2019 (https://www.emarketer.com/content/global-digital-ad-spending-2019), emarketer.com. 4 propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr (mailto:https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/objectif/reguler-la-publicite-pour-reduire-les-incitations-a-la-surconsommation/) Ressources Rapport Big Corpo (https://sp-im.org/), SPIM, juin 2020. Publicité : pour une loi Évin sur le climat (https://www.greenpeace.fr/publicite-pour-une-loi-evin-climat/), Greenpeace France, le Réseau action climat, Résistance à l’agression publicitaire, juin 2020. Rapport sur la publicité et la transition écologique (https://www.arpp.org/actualite/rapport-sur-la-publicite-et-la-transition-ecologique-par-thierry-libaert-et-geraud-guibert/), Thierry Libaert et Géraud Guibert, juin 2020. Guide de la communication responsable (https://www.ademe.fr/guide-communication-responsable), ADEME, janvier 2020. Pour une sobriété numérique (https://theshiftproject.org/article/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift/), The shift project, octobre 2018.


Une agriculture sans pesticides est-elle rentable ?
Oct 16 2020 81 mins  
Une conférence enregistrée à La REcyclerie le 5 octobre 2020, avec Christian Huyghe, directeur scientifique à l’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (https://www.inrae.fr/) (INRAE), Sophie Danlos, directrice générale de l’association Fermes d’Avenir (https://fermesdavenir.org/), et Sodeh Hamzehlouyan, administratrice du réseau des AMAP en Île-de-France (http://www.amap-idf.org/). En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson lance l’alerte avec Printemps silencieux, un livre-enquête à propos de la « guerre » menée « contre la nature » par l’utilisation d’insecticides. Où en sommes-nous une soixantaine d’années plus tard ? Comment changer de cap économique, de contrat social, et favoriser l’expansion de l’agriculture biologique et de l’agroécologie ? Les pesticides, une « béquille » devenue systématique Dès les premiers échanges, Christian Huyghe pointe la dérive du secteur : « avec l’utilisation systématique des pesticides, nous avons quitté l’idée d’assurer la santé des cultures. Et cela se traduit par l’effondrement des régulations biologiques des milieux. » Sophie Danlos dénonce quant à elle l’orientation de « la formation des agriculteurs vers les pesticides », devenus une « béquille ». Mais bonne nouvelle : « l’agriculture avec pesticides n’est pas rentable ! » Ainsi, nombreux sont les chemins à suivre pour changer notre rapport à la terre. Régénérer les sols, diversifier les cultures et les chaînes alimentaires La directrice de Ferme d’Avenir souligne, en premier lieu, l’importance de garantir la fertilité des sols, de favoriser une « agriculture régénérative » également appelée « agriculture de conservation. » L’enjeu final ? « Recréer des sols vivants, naturellement productifs. » Parallèlement, nous avons besoin de diversifier les cultures, mais aussi les chaînes alimentaires, affirme Christian Huyghe. Il nous faut de toute évidence « des chaînes alimentaires courtes, territoriales, tracées, qui créent le lien au bien manger – manger est d’abord un acte culturel. Et puis de chaînes longues, avec peu de différenciations de produits. » Les AMAP, une utopie réaliste Comment remettre l’alimentation au cœur de nos existences ? Les Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) amènent une réponse concrète – économique, écologique et sociale – à cette vaste question. Car « quand on est maraîcher en AMAP, non seulement, on en vit, mais en plus, on en est fiers ! Fiers d’avoir chaque semaine des retours des personnes que l’on nourrit », assure Sodeh Hamzehlouyan. L’amapienne appelle ainsi chaque citoyen à écrire l’histoire de l’agriculture de demain, dès aujourd’hui. Ressources John Chester, The biggest little farm, documentaire, 2018. Pierre Charbonnier, Abondance et liberté: Une histoire environnementale des idées politiques, La Découverte, 2020. Josh Tickell et Rebecca Tickell, Kiss the ground : l’agriculture régénératrice (https://kissthegroundmovie.com/), documentaire, 2020. Geoffrey Couanon, Douce France (https://doucefrance-lefilm.fr/), documentaire, sortie prévue pour février 2021. L'équipe Programmation : Les Filles sur le Pont. Animation du débat, podcast, rédaction : Simon Beyrand. Illustration : Belen Fernandez – Olelala. Sound design : JFF.



Dominique Bourg : « Que la chose soit claire, avec la 5G, ils veulent nous faire crever. »
Oct 06 2020 23 mins  
Tête-à-tête enregistré le 14 septembre 2020 avec Dominique Bourg, philosophe, professeur honoraire à l’Université de Lausanne et directeur de la revue La pensée écologique (https://lapenseeecologique.com/). Très inquiet de la situation écologique actuelle et future, Dominique Bourg en appelle à la lucidité et à l’action collective (même s’il est bien tard pour agir) : « On aura les plus 2 degrés en 2040 (1). Donc ce que l’on peut encore faire, et seulement en quelques années, c’est se mettre en ordre de marche à l’échelle internationale – ce qui ne simplifie pas la chose. Sinon, on va exploser ces 2 degrés et compromettre l’habitabilité de la Terre. L’enjeu est colossal. » Et même si la Covid-19 a « accéléré une forme de prise de conscience », la situation est telle sur le plan écologique « qu’il faut encore en ajouter dans notre détermination à changer. » Dans cet élan, Dominique Bourg nous pousse à agir contre les destructeurs, et particulièrement contre « les pauvres gens aux manettes » qui font le forcing pour la 5G. « Que la chose soit claire, ils veulent nous faire crever », affirme-t-il avec conviction. Note (1) La température moyenne au sol sur Terre est déjà de 1,1 °C supérieur à ce qu’elle était dans la seconde moitié du 19e siècle et, selon l’Institut Pierre-Simon-Laplace, elle devrait atteindre les + 2 °C dès 2040. Pour aller plus loin Lire l’ouvrage collectif Retour sur Terre (PUF, juin 2020), avec 35 propositions pour prendre « un virage politique très serré » et « bâtir une civilisation nouvelle ». (Ré)écouter la conférence, La 5G : avancée technologique, recul écologique ? (https://podcast.ausha.co/radio-recyclerie/5g-avancee-technologique-recul-ecologique) (La REcyclerie, mars 2020). L'équipe Programmation : Les Filles sur le Pont. Interview & mise en ondes : Simon Beyrand. Sound design : JFF. Illustration : Belen Fernandez – Olelala.


La nature gardera-t-elle « ses droits » repris lors du confinement ?
Sep 29 2020 74 mins  
Une conférence enregistrée le 21 septembre 2020 à La REcyclerie, avec Maxime Zucca, ornithologue et co-responsable du pôle écologie de Place Publique (https://place-publique.eu/), et Clément Sénéchal, porte-parole climat de Greenpeace France (https://www.greenpeace.fr/). Mars 2020. Totalement dépassé par la Covid-19, l’État français se voit contraint de confiner sa population. Les routes se vident ; l’air devient plus sain, silencieux. Pouvons-nous alors considérer que la nature reprend « ses droits », ou ne s’agit-il que d’une brève parenthèse enchantée pour quelques espèces ? Et au-delà d’un arrêt forcé des activités industrielles, comment nos sociétés modernes peuvent-elles mieux cohabiter avec le vivant ? « La nature » ou « le vivant » ? La nature – qu’il nous faudrait soit protéger, soit exploiter – est un concept aujourd’hui fortement critiqué par certains penseurs de l’écologie. Clément Sénéchal émet également des réserves quant à l’emploi de ce mot sur le plan de l’engagement politique. Le terme de nature, analyse-t-il, « crée un en-dehors absolu à l’être humain », et comporte une « connotation bourgeoise », « une conception décorative, muséale, abstraite. » Valorisons plutôt « le vivant », sans le substituer à « l’humanisme », résume le militant de Greenpeace. De la résilience du vivant… Selon Maxime Zucca, le vivant a partiellement « repris de l’espace », ainsi qu’une « forme de liberté d’expression » lors de cette parenthèse. Et si nous avons pu constater ce phénomène en ville, avec plus d’herbes folles, certains écosystèmes, comme les plages – « en général entièrement accaparées par les humains » –, ont particulièrement bénéficié du ralentissement de la machine, explique le naturaliste. « Cela illustre le pouvoir de résilience du vivant » mais, surtout, « notre emprise sur les écosystèmes. » … à la résilience du capitalisme « Le capitalisme est le régime de la séparation, affirme Clément Sénéchal : séparation du travailleur avec le produit de son travail, séparation des individus entre eux, et séparation de l’être humain vis-à-vis de son environnement. » L’urgence est donc de « réparer ce qui nous isole aujourd’hui, de lutter en permanence contre les logiques capitalistes. » Parallèlement, Maxime Zucca rappelle l’importance des expériences collectives, notamment menées dans les Zones A Défendre – ou « Zones Auto Gourvernées (1) » –, afin d’ouvrir « des espaces de possibles, de créativité citoyenne et démocratique. » Et renforcer « le tissu du vivant (2) ». Note (1) Écouter le podcast, Alain Damasio : « Il n'y a pas de lendemains qui chantent, il n'y a que des aujourd'hui qui bruissent » (http://www.larecyclerie.com/podcasts/alain-damasio/) (Radio REcyclerie, février 2020). (2) Lire le philosophe Baptiste Morizot, et son article Nous sommes le vivant qui se défend (Socialter, hors-série « Le réveil des imaginaires », avril-mai 2020). L’équipe Programmation : Les Filles sur le Pont. Interview, podcast, rédaction : Simon Beyrand. Illustration : Belen Fernandez – Olelala. Sound design : JFF.


Comment se repenser après tout ça ?
Sep 11 2020 76 mins  
Une conférence enregistrée le 7 septembre 2020 à La REcyclerie, avec Michel Wieviorka, sociologue, directeur d’études à l’EHES (https://www.ehess.fr/fr), Aurélie El Hassak-Marzorati, directrice générale du Centre d’Action Social Protestant (http://www.casp.asso.fr/), et Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, responsable de l'unité familiale au l'Hôpital Pitié-Salpêtrière (http://pitiesalpetriere.aphp.fr/) à Paris. La pandémie de Covid-19 a bousculé – et bouscule encore ! – nos modes de vie, nos manières d’être ensemble, de faire société. L’occasion de revoir en profondeur notre logiciel de pensée ; de réparer les liens sociaux et de développer un nouveau rapport à la politique, au temps, au vivant ? Rompre avec le présentisme Dans son dernier ouvrage, Pour une démocratie de combat (Robert Laffont, 2020), Michel Wieviorka fait état d’une société en manque de repères, dont « la projection vers l’avenir est si incertaine, nous dit-il, que des historiens, parmi les meilleurs comme François Hartog, s’inquiètent de la force du "présentisme", qui ramène tout à l’actualité et à l’instant présent. » Et si l’évènement majeur de la Covid-19 marquait un tournant historique, une rupture anthropologique ? « Cette crise nous a confrontés sinon à l’Histoire, du moins au tragique – la mort. Et nous sommes dans une société qui, depuis Mai 68, voire depuis la guerre d’Algérie, n’était plus confrontée au tragique de l’Histoire. […] Je pense que c’est le début d’une mise en cause du présentisme », conclut le sociologue. Repenser notre rapport au risque « Une chose que cette épidémie peut nous amener à repenser, c’est notre posture par rapport au risque, au risque avec la mort » poursuit Serge Hefez. Selon lui, il est nécessaire d’ouvrir un espace, d’apporter de la nuance autour des mesures de santé publique, notamment pour le port du masque. « Négocier le risque, le discuter, le mettre en perspective, faire que tout le monde devienne un agent face à la perception du risque », voilà qui, d’après le psychiatre, nous permettra de mieux vivre avec la Covid-19. Réinventer la solidarité Cette pandémie, « absolument abominable », qui amène beaucoup de personnes précaires à la pauvreté, a toutefois permis d’ouvrir des voies pour le monde du social. « Dans les centres d’hébergements d’urgence et dans les accueils de jour, de belles choses se sont passées durant cette crise. […] Les personnes accueillies ont trouvé de nouveaux modes de vie, sont devenues de plus en plus autonomes, plus actrices dans la distribution des repas. Il y a eu dissolution des responsabilités, y compris du côté des salariés » témoigne Aurélie El Hassak-Marzorati. Un élan à poursuivre, « pour que l’exclusion ne soit pas la réalité de demain. » Ressources Serge Hefez, Transitions : réinventer le genre, Calmann-Lévy, 2020. Ulrich Beck, La Société du risque : Sur la voie d'une autre modernité, Aubier, 2001. L’équipe Programmation : Les Filles sur le Pont. Animation du débat, podcast, rédaction : Simon Beyrand. Illustration : Belen Fernandez – Olelala. Sound design : JFF.


Maïwenn Mollet : « Le compostage de couches, c’est possible ! »
Aug 04 2020 23 mins  
Maïwenn Mollet est directrice du projet « Les couches fertiles » initié par Les Alchimistes (http://alchimistes.co/). Cette Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale travaille, depuis 2016, à la valorisation des déchets en ville par le compostage électromécanique. Les Alchimistes collectent les biodéchets de La REcyclerie. Du compost de proximité au compost industriel Si le compost de proximité – réalisé dans les jardins ou sur les balcons – reste la pratique à privilégier dans la mesure du possible, Les Alchimistes proposent de passer à la vitesse supérieure avec le compostage urbain, local, sur sites micro-industriels. Car aujourd’hui, plus de 90 % des déchets alimentaires (https://docs.google.com/document/d/1RFz01o4vAs7glfneCtqL3cygRFqJw9Znm5MMQr1msdQ/edit) en France finissent encore à l’incinération ou l’enfouissement. Vers la couche fertile Après une première vie dans le marketing et l’industrie, Maïwenn Mollet consacre désormais son énergie à un projet expérimental de couches fertiles. « La couche est un déchet véritablement problématique : 3,5 milliards de couches sont jetées chaque année en France. Or, 75 % de la matière d’une couche est biodégradable (urines, excréments, cellulose). […] Nous étudions donc le compostage de couche sous toutes ses coutures sur le site de Lil’Ô (https://inseinesaintdenis.fr/seine-saint-denis-territoire-dagriculture-urbaine-ile-etait-une-fois-lilo), avec un petit composteur industriel. Et on le voit déjà : le compostage de couches, c’est possible ! Un seul défaut : on retrouve encore du plastique (http://www.larecyclerie.com/podcasts/agir-face-au-peril-plastique/)[issu des couches]… » Pour aller plus loin Petit manuel de résistance contemporaine, Cyril Dion, 2019, Actes Sud. L'équipe Programmation : Les Filles sur le Pont. Interview & mise en ondes : Simon Beyrand. Sound design : JFF. Illustration : Belen Fernandez – Olelala.


Pablo Servigne : « L’effondrement est la moitié du récit, l’autre moitié reste à créer. »
Jul 02 2020 23 mins  
Tête-à-tête enregistré le 29 juin 2020 avec Pablo Servigne, chercheur « in-terre-dépendant » et auteur. Il a notamment publié avec Gauthier Chapelle, L’entraide, l’autre loi de la jungle (Les Liens qui Libèrent, 2017), et cofondé, avec Yvan Saint-Jours, le magazine trimestriel Yggdrasil (https://yggdrasil-mag.com/). Effondrement & renouveau Les deux (premiers ?) mois de confinement liés au Covid-19 n’auront pas fait trembler les fondements de notre économie extractiviste. Mais dans les esprits, la question du possible effondrement (https://podcast.ausha.co/radio-recyclerie/penser-l-effondrement)de notre société thermo-industrielle poursuit son chemin. L’occasion d’ouvrir les horizons ; de renouveler les imaginaires comme les modes d’action. « L’effondrement n’est pas l’alpha et l’oméga. C’est juste l’oméga, la moitié du récit. Toute l’autre moitié est à explorer, découvrir, créer. […] Avec Yggdrasil, on tient à ne pas rester que dans la tête, le mental, la raison et les chiffres. Pour nous, il faut ouvrir au cœur, aux émotions, aux affects, aux questions spirituelles et artistiques. Et aux mains, à la pratique – ce que l’on pourrait appeler collapso-praxis. » Pour aller plus loin Glenn Albrecht sur Thinkerview (https://www.youtube.com/watch?v=n7yxxa4iFwc) Alain Damasio, tête-à-tête pour Radio REcyclerie (https://podcast.ausha.co/radio-recyclerie/alain-damasio) Rob Hopkins, Manuel de Transition (Ecosociété, 2010) Dennis Meadows, Donella Meadows, Jorgen Randers, Les limites à la croissance (dans un monde fini) (Rue de l’échiquier, 2017) Clive Hamilton, Requiem pour l'espèce humaine (Les Presses de Sciences Po, 2013) Régis Loisel, Jean-Blaise Djian, Vincent Mallié, François Lapierre, Le grand mort (Vents d’Ouest, 2007) L'équipe Programmation : Les Filles sur le Pont. Interview & mise en ondes : Simon Beyrand. Sound design : JFF. Illustration : Belen Fernandez – Olelala.



























































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