ARTE Radio - Nouveautés

Nov 26 2020 18 mins 5.2k

Pionnière du podcast, http://arteradio.com produit des créations originales sans formatage ni publicité : émissions régulières, reportages, documentaires, fictions, séries... Les auteur.e.s sont débutants ou professionnels et leur travail est rémunéré. Leurs podcasts sont produits par ARTE Radio à partir d'un projet écrit, et réalisés par les auteur.e.s que nous formons à la prise de son et au montage, sous la supervision du rédacteur en chef et des 2 réalisateurs salariés. Toutes nos créations (plus de 2000) produites depuis 2002 sont disponibles sous contrat Creative Commons sur notre site http://arteradio.com. Projet animé par une joyeuse petite équipe - 5 salariés sur 3,5 postes - ARTE Radio fait partie du service Web d'ARTE France, la branche française de la télévision publique culturelle européenne ARTE à Paris, France. Nos productions ont gagné de nombreux prix internationaux (Italia, Europa, Ondas...) en tant que "meilleur documentaire" ou "meilleure fiction radio". Nous avons coproduit avec BBC, NHK, YLE, Deutschland Radio Kultur, le Centre Pompidou... Nous avons initié des productions vidéo comme "New York Minute", ouvert une plateforme gratuite pour vos audioblogs, et nous animons de nombreuses séances d'écoute dans le monde entier, ainsi que des ateliers pour les scolaires et les adultes.






Transmission (5/10) : Martin Meissonnier, le Megamix des musiques du monde
Dec 02 2020 49 mins  
Martin Meissonnier grandit dans une famille de musiciens. A Noël 1972, il n’a que 14 ans lorsqu’il rencontre Albert et sa "fanfare poliorcétique". Ces joyeux musiciens anars deviennent comme des grands frères et lui font découvrir les squats, le free jazz, le rockabilly et l’idéologie libertaire. Il commence à décrocher à l’école où il s’endort, épuisé par les soirées à jouer dans les squats. Il n’a pas les moyens d’aller aux concerts mais il remarque que les journalistes ne payent pas leur place, donc il décide de devenir journaliste musical. Il contacte Laurent Godet, rédacteur en chef d’un magazine de jazz à qui il propose une interview de Gil Evans. Il rencontre Don Cherry, trompettiste américain, devient son porteur de valises et manageur. Leur collaboration dure plusieurs années et Martin Meissonnier commence à développer son activité d’agence et monte une boîte de production musicale. Nous sommes dans les années 80, la musique électronique commence à prendre de l’ampleur. Martin Meissonnier la découvre sur un synthé prêté par le designer sonore de "Tron", le film SF de Disney. Quand il apprend que le grand musicien nigérian Fela Kuti, le roi de l'afro-beat, est emprisonné en Italie, il s'envole pour lui proposer une tournée en Europe. Fela accepte à condition que l’affaire se monte au Nigéria. Ils trouvent un contrat à Londres et partent pour une première tournée. La seconde tourne au désastre, le promoteur ne les paye pas, l’aventure s’arrête là. Martin découvre la production en studio avec Fela Kuti mais aussi pour King Sunny Adé, autre grand musicen nigérian. Il lui trouve un contrat, la sauce prend et leurs disques tourne dans les charts aux États-Unis. Il rencontre également l’ingénieur du son Godwin et commence à travailler avec les nouveaux outils de la musique électronique, mélangeant les sons de la machine avec les instruments acoustiques, et créant ainsi sa patte de producteur. Il va à Oran pour rencontrer Khaled, alors sous contrat, et lui propose de venir jouer à Paris avec d’autres chanteurs de raï. Plus tard le chanteur Saffi Boutela l’appelle pour lui proposer de bosser avec Khaled et ils finissent par faire un album ensemble. Jean-François Bizot l’appelle à création de Radio Nova pour participer à ce qui deviendra l’émission culte « Le grand mix ». Il y rencontre la chanteuse Amina qui deviendra sa femme. Il l’accompagne à l’Eurovision où elle finit ex-aequo avec la gagnante. Il décide de quitter la production musicale, dont l’esprit devient trop « marketing » pour lui. Il crée alors l’émission musicale, défricheuse et éclectique Megamix pour La Sept puis pour ARTE. Il compose la musique d’ouverture des Jeux olympiques d’Albertville puis le générique de l’émission « Les Guignols de l’info » sur Canal +. C’est grâce à cela qu’il peut maintenant prendre le temps de réaliser des documentaires, notamment sur l’uranium appauvri, le travail des femmes ou l’Internet. Etienne Menu est journaliste musical, rédacteur en chef de la revue Audimat et du site Musique Journal. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : 2020 - Voix, entretien, montage : Etienne Menu - Réalisation, musique originale & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et la Fab.


Suprême NBA (3/3) : La communauté de l'anneau
Nov 26 2020 36 mins  
Comme les concerts mythiques, il y a ceux qui y étaient et ceux qui n’y étaient pas. Durant les années 90, les playgrounds étendent leur toile en France. Dans toute la région parisienne, le bitume est chaud, le verbe haut et le hip-hop coule à flot. La culture street se développe et les marques emblématiques prennent la balle au bond à travers un marketing sportif de masse. École de la vie et rite de passage entre deux crossovers, tout est concentré sur un terrain où il faut assumer son jeu, se faire sa place et « prendre les coups comme tout le monde », comme le résume l’ancienne internationale Diana Gandega. Les matchs sont aussi rugueux que la créativité débridée et une communauté se fédère autour du culte de la balle orange. Du un contre un sur demi-terrain au « tous pour un » lors des contrôle de police serrés à Stalingrad, la génération « Dream-Team » passe à l’âge adulte. Avec la participation de : - Robert Carman : originaire de Cleveland, aux États-Unis, ancien joueur professionnel en France. - Diana Gandega : ancienne joueuse professionnelle, elle a grandi dans le 18e arrondissement de Paris et a participé aux JO 2008 de Pékin dans l’équipe du Mali. - George Eddy : journaliste franco-américain, a popularisé la NBA en France en devenant le commentateur des matches pour Canal+ à partir de 1985. - Jean-Louis Mendy : membre du club Lapelcha-Goutte d’or Basket-ball et éducateur à l’Espace Jeune de la Goutte d’or. - Julien Müller: a écumé les terrains parisiens, fan de basket NBA et auteur des livres : Les légendes de la NBA et Les rivalités de la NBA. - Samuel Nadeau : ancien joueur professionnel, premier Français à avoir signé au Real Madrid, aujourd’hui éducateur sportif à Sarcelles. - Guillaume Marietta : chanteur et guitariste de rock-psyché, carrière solo sous le nom de Marietta et avec le groupe The Feeling of Love (Born Bad Records) - William Sambin : joueur de club et de playground de l'est parisien (Val-de-Marne) Alexandre Duval, 42 ans. Né à Poitiers. Réalisateur sonore, travaille avec France Culture (Les Passagers de la nuit) et depuis 2005 avec Arte Radio autant pour des documentaires que des créations et essais radiophoniques. Responsable de la filière son du master de création documentaire (Angoulême, Université de Poitiers) entre 2016 et 2019. Enregistrements : septembre 2017-septembre 2020 - Réalisation et musiques originales : Alexandre Duval et Samuel Hirsch - Mix : Samuel Hirsch - Voix : Camille Juzeau - Remerciements : Ahmed Doumbia, Karla Mbende, Florent Boni, Tiemoko - Illustrations : Lucie Albrecht - Production : ARTE Radio

Suprême NBA (2/3) : Saint Michael est parmi nous
Nov 26 2020 27 mins  
La Jordan-mania est à son comble au niveau mondial. En France, le rêve NBA poursuit sa déflagration dans l’imaginaire des ados. Face aux écrans, sur les terrains, la passion orange rythme les journées et les nuits et la fascination tourne à l’obsession. Maillot Barkley, Kemp ou Robinson sur le dos, chacun s’invente une autre identité. Certains se la créent vraiment, comme Samuel Nadeau. Avant même le lever du jour, il travaille ses fondamentaux à Sarcelles sur le terrain situé en bas de son immeuble. À l’autre bout de la banlieue, Julien Müller se fait tirer dessus à la carabine à plomb par des voisins pas très fans de son tir avec la planche à la manière de Scottie Pippen. Si chacun s’imagine faire 2 mètres 05, Paris se fait tout petit quand un jour de septembre 1990, Jordan vient taper la balle dans la salle Géo André. Un moment unique « « difficile à partager, tellement c’était particulier » se rappelle Clarisse Mercier qui a la chance de côtoyer ce jour-là le « dieu du basket ». Avec la participation de : - Robert Carman : originaire de Cleveland, aux États-Unis, ancien joueur professionnel en France. - François Chevalier : basketteur amateur, journaliste à Télérama, co-auteur du livre Bonnes vacances ! La trilogie du CSP Limoges. - George Eddy : journaliste franco-américain, a popularisé la NBA en France en devenant le commentateur des matches pour Canal+ à partir de 1985. - Jean-Louis Mendy : membre du club Lapelcha-Goutte d’or Basket-ball et éducateur à l’Espace Jeune de la Goutte d’or. - Clarisse Mercier : ancienne joueuse professionnelle, a remporté à 12 ans le concours de trois-points lors de la venue de Michael Jordan à Paris en septembre 1990. - Julien Müller: a écumé les terrains parisiens, fan de basket NBA et auteur des livres : Les légendes de la NBA et Les rivalités de la NBA. - Samuel Nadeau : ancien joueur professionnel, premier Français à avoir signé au Real Madrid, aujourd’hui éducateur sportif à Sarcelles. - Guillaume Marietta : chanteur et guitariste de rock-psyché, carrière solo sous le nom de Marietta et avec le groupe The Feeling of Love (Born Bad Records) - Alexandre Vrac : joueur de club et de playground de l'est parisien (Seine-et-Marne) - Gaëtan Conte Alexandre Duval, 42 ans. Né à Poitiers. Réalisateur sonore, travaille avec France Culture (Les Passagers de la nuit) et depuis 2005 avec Arte Radio autant pour des documentaires que des créations et essais radiophoniques. Responsable de la filière son du master de création documentaire (Angoulême, Université de Poitiers) entre 2016 et 2019. Enregistrements : mai 2018 - septembre 2020 - Réalisation et musiques originales : Alexandre Duval et Samuel Hirsch - Batterie : Mathias Pontevia - Mix : Samuel Hirsch - Voix : Camille Juzeau - Remerciements :Emmanuelle Ripoche, Lelo Jimmy Batista, Yann Mbaye, Julien Pérez, Natalia Gómez-Carvaja - Illustrations : Lucie Albrecht - Production : ARTE Radio

Suprême NBA (1/3) : Ce que George a dit
Nov 26 2020 31 mins  
Au milieu des années 80, le sport US arrive à la télé en même temps que la nouvelle chaîne Canal+. Et la Dream Team enfonce le clou aux J.O. de Barcelone 92 avec ses stars XXL : Jordan, Magic, Ewing, Bird, Barkley écrasent la concurrence et marquent les esprits. Du jour au lendemain, tout le monde veut être l’Américain, « celui qui fait la magie dans ta tête » comme le dit Samuel Nadeau qui lance sa carrière en lycée aux Etats-Unis avant de rejoindre le Real Madrid. Une génération découvre alors le frisson de se lever en pleine nuit pour suivre en direct sur Canal + les play-offs un bol de céréales à la main. On rêve d’avoir des Reebok Pump, un survêt à bouton-pression et d’épater tout le monde en jouant en tirant la langue. Ce sport-spectacle a un prophète : George Eddy, le commentateur des matchs NBA sur Canal+, et ses expressions badaboumesques ! C’est lui qui donne le top départ de ce podcast-fantasme : une conversation entre des amateurs et des pros, des joueurs de la bouillonnante Île-de-France et d’autres perdus dans « le trou du cul du monde de la campagne mosellane » à l’instar du guitariste-chanteur de rock-psyché Guillaume Marietta. Un jeu de miroir entre des anciens ados fascinés par le même objet et qui ont repeint leur chambre avec les mêmes posters format géant NBA. Archives et jingles a gogo, il est temps de replonger ! Avec la participation de : - Robert Carman : originaire de Cleveland, aux États-Unis, ancien joueur professionnel en France. - François Chevalier : basketteur amateur, journaliste à Télérama, co-auteur du livre Bonnes vacances ! La trilogie du CSP Limoges. - George Eddy : journaliste franco-américain, a popularisé la NBA en France en devenant le commentateur des matches pour Canal+ à partir de 1985. - Jean-Louis Mendy : membre du club Lapelcha-Goutte d’or Basket-ball et éducateur à l’Espace Jeune de la Goutte d’or. - Clarisse Mercier : ancienne joueuse professionnelle, a remporté à 12 ans le concours de trois-points lors de la venue de Michael Jordan à Paris en septembre 1990. - Julien Müller: a écumé les terrains parisiens, fan de basket NBA et auteur des livres : Les légendes de la NBA et Les rivalités de la NBA. - Samuel Nadeau : ancien joueur professionnel, premier Français à avoir signé au Real Madrid, aujourd’hui éducateur sportif à Sarcelles. - Tex Lacroix : spécialiste de la street culture, consultant marketing et DJ. - Guillaume Marietta : chanteur et guitariste de rock-psyché, carrière solo sous le nom de Marietta et avec le groupe The Feeling of Love (Born Bad Records) - Odile Méndez-Bonito : documentariste, co-directrice du Créadoc - Alexandre Vrac : joueur de club et de playground de l'est parisien (Seine-et-Marne) Alexandre Duval, 42 ans. Né à Poitiers. Réalisateur sonore, travaille avec France Culture (Les Passagers de la nuit) et depuis 2005 avec Arte Radio autant pour des documentaires que des créations et essais radiophoniques. Responsable de la filière son du master de création documentaire (Angoulême, Université de Poitiers) entre 2016 et 2019. Enregistrements : mai 18 - septembre 20 - Réalisation : Alexandre Duval et Samuel Hirsch - Musiques originales : Alexandre Duval, Samuel Hirsch et Jehanne Cretin-Maitenaz - Mix : Samuel Hirsch - Voix : Camille Juzeau - Source archives : Bballchannel - Remerciements : Gaëtan Conte, Kevin Couliau, Gwenaël Pestel, Pierre Poireau - Illustrations : Lucie Albrecht - Production : ARTE Radio


Comment dresser son smartphone ?
Nov 25 2020 44 mins  
Une armée de zombies qui vit tête baissée, les yeux scotchés à la lumière bleue : voilà ce que le smartphone a fait de nous. Levez le nez, regardez un peu autour de vous, dans le métro, dans la rue, à la maison, partout : c’est nous. Une bande de crétins numériques, frénétiques du clic, intolérants à l’ennui et au silence. Une armée qui swipe, scrolle, poste et like. On est 5,28 milliards à avoir un smartphone. On passe notre vie à caresser sa vitre : 85 fois par jour en moyenne, 4 à 6 heures par jour en tout. Il est de bon ton de dire qu’il nous pourrit la vie, mais qui arrive à s’en passer ? Alors, si on se regardait en face, si on se tirait le selfie ? Pour essayer de comprendre, aller voir d’un peu plus près ce qui se cache derrière l’écran tactile de ce petit objet noir inoffensif en apparence. Se demander ce que le smartphone fait à nos vies, à la planète, à nos enfants, à nos cerveaux ? Sans technophobie primaire, parce qu’on n’a pas prévu de relancer la mode du pigeon voyageur non plus. Mais ce serait quand même pas mal d’essayer de garder le contrôle, de briser les chaînes de notre servitude volontaire. Un petit sursaut de dignité, d’intégrité pour apprendre à domestiquer cette merveilleuse saloperie. Deuxième cerveau ? Baguette magique ? Doudou ? Remède ou poison, c’est encore nous qui décidons. Avec : - Frédéric Bordage, Spécialiste français du numérique responsable - Francoise Berthoud, Ingénieure de recherche en informatique - Philippe Bihouix, Ingénieur spécialiste de l’épuisement des ressources minérales - Nicolas Nova, Professeur associé à la Haute École d'art et de design à Genève - Sebastien Bohler, Rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho, auteur de "Le bug humain" - Anne-Sophie Jacques, Journaliste, co-auteure de "Déclic" - Maxime Guedj, Ingénieur, co-auteur de "Déclic" Références : - Frédéric Bordage "Sobriété numérique, les clés pour agir", préface d'Isabelle Autissier, présidente du WWF France, Buchet Chastel, 2019 - Philippe Bihouix, "L'Âge des low-tech : Vers une civilisation techniquement soutenable" Seuil, coll. « Anthropocène », 2014 - Nicolas Nova, "Smartphones : Une enquête anthropologique", Genève, Mētis presses, 2020 Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du monde Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible. Enregistrements : août, septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio



Bookmakers : Dany Laferrière (3/3)
Nov 18 2020 28 mins  
Bookmakers 6 - L’écrivaine du mois : Dany Laferrière Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), élu en 2013 à l'Académie Française, Dany Laferrière est l'auteur savoureux d'un vaste cycle autobiographique de trente-deux ouvrages, parmi lesquels « Comment faire avec l'amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985), « Vers le Sud » (2006) ou « L'Enigme du retour » (2009), complété aujourd'hui par des ouvrages entièrement écrits et dessinés à la main, dont le titre du dernier, publié cette année, dit beaucoup sur sa vie : « L'Exil vaut le voyage ». En partenariat avec Babelio (3/3) Revers de Sud « J’écris dans mon lit, je lis dans mon bain : je suis un homme horizontal. » Mais ce « spécialiste mondial de la sieste », comme dit parfois Dany Laferrière en parlant de lui-même, travaille tout de même beaucoup. En 1990, cinq ans après la sortie de son sulfureux premier ouvrage, l’écrivain quitte Montréal pour Miami, en famille. Aux Etats-Unis, il écrit dix romans en douze ans, dont le fameux cycle haïtien, l’ossature de son œuvre : « L’Odeur du café » (1991), « Le Goût des jeunes filles » (1992), « Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ? » (1993), « Pays sans chapeau » (1996), « La Chair du maître (1997), « Le Charme des après-midi sans fin » (1997), « Le Cri des oiseaux fous » (2000)… Puis Dany Laferrière est saisi d’une sorte de « fatigue », qui l’empêche d’envisager de nouveaux récits. C’est là qu’il accomplit un geste extrêmement rare, désarçonnant les critiques et les universitaires : il réécrit six de ses romans, augmentés parfois de 150 pages, aménageant des passerelles entre les livres pour découvrir qu’il s’agit en fait d’un seul et même bouquin : son « autobiographie américaine » qui lie le cycle nord-américain et le cycle haïtien. « J’ajoute, j’élimine, je touche au style, aucun scrupule. » En 2009, pourtant, l’inspiration lui revient de la plus bouleversante des manières. Son livre « L’Enigme du retour » s’ouvre sur l’annonce de la mort de son père, contraint à l’exil depuis près d’un demi-siècle du fait de son opposition au régime de Papa Doc. Dany rentre donc au pays pour annoncer à son tour cette nouvelle à sa mère. Dans le carnet noir qui ne le quitte jamais, il note alors « tout ce qui bouge », scène de marché, sommeil d’homme ou mouvement d'insecte, en traversant son île « à la recherche d’une sérénité ». Publié aux éditions Grasset, traduit dans huit langues, ce magnifique roman de deuil et de transmission sous « crépuscule rose », au rythme poétique inouï, d’une simplicité de vieux maître dont « la mémoire se dégèle », s’écoule à 70 000 exemplaires et décroche le prestigieux prix Médicis. Ce retour en grâce l’encourage à s’installer à Paris et, plus tard, à postuler à l’Académie Française. L’audace est payante : en janvier 2013, le petit rêveur de Petit-Goâve devient le « collègue de Voltaire et de Montesquieu » et l’auteur de « Vers le Sud » entre sous la Coupole avec une divinité vaudou sculptée sur son épée, Legba, « celui qui ouvre la barrière pour passer du monde visible au monde invisible. En somme, le dieu des écrivains ». Enregistrement : octobre 2020 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Arnaud Forest, Richard Gaitet, Samuel Hirsch, Annabelle Martella, Emilie Mendy - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Trompette : Vincent Défossé - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio


Bookmakers : Dany Laferrière (2/3)
Nov 18 2020 39 mins  
Bookmakers 6 - L’écrivaine du mois : Dany Laferrière Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), élu en 2013 à l'Académie Française, Dany Laferrière est l'auteur savoureux d'un vaste cycle autobiographique de trente-deux ouvrages, parmi lesquels « Comment faire avec l'amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985), « Vers le Sud » (2006) ou « L'Enigme du retour » (2009), complété aujourd'hui par des ouvrages entièrement écrits et dessinés à la main, dont le titre du dernier, publié cette année, dit beaucoup sur sa vie : « L'Exil vaut le voyage ». En partenariat avec Babelio (2/3) Peindre ou faire l'amour « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer. » En 1985, une jeune maison d’édition québécoise, VLB, publie le premier roman au titre provocateur d’un écrivain haïtien de 32 ans, qui enchaîne depuis près d’une décennie les boulots crevants d’ouvrier en usine (occupé, parfois, à « décapiter des vaches »), quand il ne nettoie pas les toilettes de l’aéroport de Montréal. Mais le soir, ce disciple fasciné de fantaisies sexuelles autofictionnelles signées Henry Miller ou Charles Bukowski s’invente une existence qu’il tape « avec frénésie » sur sa Remington 22. « J’ai mis dans mon livre tout ce qui me manquait dans la réalité : du vin, des copains, des filles riantes, des conversations animées. » Succès d’édition dont il semble impossible, aujourd’hui, de connaître le nombre d’exemplaires écoulés, ce roman « au grand rire jazz », réédité cet automne chez Zulma, dans lequel deux jeunes Noirs fauchés, un été, « philosophent à perdre haleine à propos de la Beauté » tout en recevant dans leurs lits « des éclopées, des soulardes, des poétesses », où les sourates du Coran côtoient Charlie Parker et des séances de « baise carnivore » dans leur taudis, « allume un incendie » sur le chemin de Dany Laferrière. Des associations antiracistes américaines, qui n’ont évidemment pas lu ce livre bardé d’ironie subtile où le mot « nègre » revient parfois sept fois par page, en exigent la censure – faisant par ricochet de son auteur « une célébrité mondiale ». Des lecteurs sénégalais ou ivoiriens lui témoignent de l’admiration et la télévision québécoise l’embauche pour… présenter la météo ; soudain, dit-il, « un Noir annonce les blancheurs neigeuses, avec humour », notoriété qui l’emportera par la suite sur les ondes de Radio-Canada. Ce roman « récréation », célébration joyeuse de l’instant présent et hommage assumé à ses mentors américains qui ne contient pas la moindre trace de ses origines haïtiennes, devient même un film, en 1989, qu’il co-écrit, avec une BO de Manu Dibango. Dans ce deuxième épisode, écoutons l’artificier Laferrière raconter la genèse et faire parler la poudre de sa « petite bombe » de 185 pages. Enregistrement : octobre 2020 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Arnaud Forest, Richard Gaitet, Samuel Hirsch, Annabelle Martella, Emilie Mendy - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Trompette : Vincent Défossé - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Dany Laferrière (1/3)
Nov 18 2020 40 mins  
Bookmakers 6 - L’écrivaine du mois : Dany Laferrière Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), élu en 2013 à l'Académie Française, Dany Laferrière est l'auteur savoureux d'un vaste cycle autobiographique de trente-deux ouvrages, parmi lesquels « Comment faire avec l'amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985), « Vers le Sud » (2006) ou « L'Enigme du retour » (2009), complété aujourd'hui par des ouvrages entièrement écrits et dessinés à la main, dont le titre du dernier, publié cette année, dit beaucoup sur sa vie : « L'Exil vaut le voyage ». En partenariat avec Babelio (1/3) L’énigme de l’arrivée C’est l’histoire d’un marmot des Caraïbes aux genoux maigres et « pointus » qui, par la seule force de ses mots malicieux, réussit peu à peu à « faire disparaître l’argent », à voyager et à manger sans débourser un seul centime, à « traverser le monde en sifflotant ». D’un jeune Haïtien qui, fuyant la dictature de François « Papa Doc » Duvalier et les balles des tontons macoutes, débarque sans papiers à Montréal en 1976 et, près de quarante plus tard, accède au statut d’Immortel en devenant le second écrivain noir à rejoindre le cénacle de l’Académie Française. Entre ici, Dany Laferrière ! Dans ce premier épisode, ce romancier savoureux de la paresse et de la sensualité, auteur-conteur-dessinateur d’une vaste autobiographie en trente-deux volumes ayant démarré en 1985 par un succès intitulé « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer », revient à 67 ans sur l’éveil de sa vocation. Via ses premières lectures, ses premières histoires, ses premières lectrices, ses corrections spontanées du quotidien de son île sur la table de la cuisine familiale qui lui ouvrent les portes du journalisme, ou encore sur son exil obligé après une nuit dramatique « dans l’œil du cyclone », qui marque le début de sa « vie en zigzag », catapulté dans une ville où l’hiver rigoureux du Canada lui imposera de s’enfermer dans une chambre « crasseuse et lumineuse » pour écrire, non pas un, mais deux premiers romans. Enregistrement : octobre 2020 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Arnaud Forest, Richard Gaitet, Samuel Hirsch, Annabelle Martella, Emilie Mendy - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Trompette : Vincent Défossé - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio


L'écho du Bataclan
Nov 10 2020 64 mins  
Cinq ans après les attentats du 13 novembre, des rescapés du Bataclan racontent comment leur rapport au son fut blessé ce soir-là. De leur amour de la musique live au traumatisme subi, du vécu post-traumatique à la reconstruction personnelle, leurs récits résonnent avec les plus récentes recherches en matière de son et de musique. Dans L'écho du Bataclan, plusieurs survivants racontent ce qu’ils ont vu... mais surtout entendu. Car le traumatisme fut aussi sonore, attisé par les déflagrations, les cris, les râles, un indescriptible chaos assourdissant qui a pulvérisé tous leurs repères. Par la suite, le stress post-traumatique a pu altérer leur écoute et leur rapport au son – et donc au monde. Le moindre bruit soudain, intense ou percussif, les faisait replonger dans un état de stress aigu et incontrôlable. Dans ce bouleversement profond de leurs émotions, de leur rapport aux autres et à eux-mêmes, la musique est restée pour beaucoup un repère, voire un dérivatif vital à leurs angoisses. Leur parcours tend à nous révéler le rôle essentiel du sonore dans nos vies. Recueillis par Jérémy Leroux et mis en forme avec Samuel Hirsch, ces témoignages essentiels sont commentés par des chercheurs et experts du son. En faisant dialoguer ces récits intimes avec les éclairages de musicothérapeutes, ethnomusicologues, acousticiens ou philosophes de la musique, ce podcast propose une réflexion sur le rôle du son dans nos sociétés ainsi qu'un voyage dans l’univers du sonore qui permet de retrouver un peu de lumière. De la grotte préhistorique à l'enfer du Bataclan, le chant et la musique sont d'éternels témoins de notre humanité. Les rescapés : Franck (41 ans), Virginie (43 ans), Gabrielle (35 ans) et Jean-Camille (34 ans). Tous sont adhérents de l'association Life for Paris. Les chercheurs : - Arnaud Norena, chercheur en neuroscience au CNRS, spécialiste de l'hyperacousie et des acouphènes - Anthony Brault, psychologue clinicien et musicothérapeute - Dana Rappoport, ethnomusicologue au CNRS, centre Asie du Sud-Est (CNRS, EHESS, Inalco) - Iégor Reznikoff, professeur émérite de philosophie à l'université Paris X, spécialiste du chant antique, auteur de « La dimension sonore des grottes paléolithiques et des rochers à peintures » - Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, auteur de « Pourquoi la musique ? » L’auteur : Depuis 10 ans, Jérémy Leroux travaille comme chef monteur de films documentaires pour la télévision et le cinéma. Ces expériences ont peu à peu développé son goût pour la matière sonore. L'écho du Bataclan est le fruit de 4 années d'écriture et de rencontres. C'est aussi son premier travail en tant qu'auteur. Enregistrements : octobre 2017, septembre 20 - Entretiens et montage : Jérémy Leroux - Réalisation, musique originale et mix : Samuel Hirsch - Illustration : Zaven Najjar - Production : ARTE Radio Vidéo ST disponible : https://www.youtube.com/channel/UCbGOiY3MeW2qHuZl2irxw9Q

Transmission (4/10) : Pierre Lescure, directeur-fondateur de Canal +
Nov 05 2020 51 mins  
Journaliste curieux de tout, homme de radio et de télévision, enfant du jazz et père des Enfants du rock, Pierre Lescure nait en 1945. Issu d’une famille communiste, il grandit avec deux parents journalistes. Au lycée il fait des journaux, et admet lui-même qu’il n’a « jamais rêvé d’être pompier, mais journaliste. » Il découvre la radio avec Jean-Michel Desjeunes et entre à ce qui s’appellera bientôt RTL. Il continue à naviguer dans les différents médias radio et télé : Antenne 2, Radio Monte Carlo, Europe 1. Avec son équipe, il invente progressivement « l’infotainement » : « tout était bon pour vendre le mieux possible l’info, dès lors que l’information dans son sérieux n’est jamais en dessous de 51% ». Lors de la création de Canal + au début des années 80, André Rousselet lui propose de rejoindre la chaine en patron d’antenne. Voyant dans le projet une ambition de devenir le HBO français, Lescure accepte en seulement 20 minutes d’entretien. Il a carte blanche pour créer ce qui sera appelé à postériori « l’esprit canal ». Il appelle Alain Chabat, Antoine de Caunes, Michel Denisot et d’autres de ses amis pour le rejoindre. Il leur transmet son enthousiasme pour la création d’un nouveau ton. Il se définit lui-même comme un « accélérateur », ce qui donne en version non cryptée : « On accélérait la naissance et le déploiement des hommes et des femmes avec qui on avait envie de bosser, et c’était notre plus grand orgueil, notre plus grande fierté. » Déconner en bande organisée, inventer, transmettre de la nostalgie aux boomers et des envies à la jeune génération, c’est le pari de « Transmission ». Alain Kruger : auteur, journaliste, producteur , A.K. est un passionné de cinéma, commissaire de l’exposition Louis de Funès à la Cinémathèque Française. Fin gourmand, il a créé sur France Culture l’émission « On ne parle pas la bouche pleine ». Homme de presse il a été le directeur-rédacteur en chef des magazines 7 à Paris, L’Autre Journal et Première et à l’origine du parodique Infos du Monde. Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : juin 19 - Entretien et montage : Alain Kruger - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et La Fab.



Qu'est-ce qui pourrait sauver le couple ?
Oct 28 2020 41 mins  
Vivons heureux avant la fin du monde (2) : Qu'est-ce qui pourrait sauver le couple ? Avant, c'était simple : on se mariait une bonne fois pour toutes, et si on était malheureux, on attendait que l’autre meure. Au moins, c'était clair, transactionnel et bien fichu. Aujourd'hui, on se met en couple par libre choix. L'unique condition préalable, c'est l'amour. Rien que ça. Une entité sociale avec l'amour pour unique condition ? Sans rire ? Qui a eu cette idée folle ? Et comment s’est-on retrouvé à reproduire massivement le même modèle : stable, monogame, cohabitant ? On est beaucoup, en tout cas chez les hétéros, à courir après un idéal en kit et prêt à l’emploi : toi, moi, l’amour, une maison, éventuellement du cake au chocolat pour les enfants. Souvent, de plus en plus, on n’y arrive pas, alors on se quitte. Et puis on recommence. Au lieu d’amener notre vieux modèle de couple au garage, de lui ouvrir le capot et d’en dévisser les normes : les notions d’exclusivité, de fidélité, de liberté par exemple. Heureusement, il existe des gens très intelligents qui réfléchissent à tout ça. Je suis allée les voir. Dans cet épisode, une historienne, une grande sociologue, une juriste, et même un philosophe nous aident à réinventer l’amour, la vie commune, et le sexe aussi. Avec : - Bibia Pavard, historienne, maîtresse de conférences à l’université Paris II Panthéon Assas - Eva Illouz, sociologue, directrice d'études à l'EHESS - Marcela Iacub, juriste et essayiste - Pierre Zaoui, philosophe - Lisa Références : - Bibia Pavard, Ne nous libérez pas, on s’en charge, Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours avec Florence Rochefort, et Michelle zancarini-Fournel, Editions de la découverte, 2020 - Eva Illouz, Pourquoi l’amour fait mal, Seuil, 2012 - Eva Illouz, La fin de l’amour, Seuil, 2018 - Marcela Iacub, La fin du couple, Stock, 2016 - Marcela Iacub, En couple avec moi-même, Léo Scheer, 2020 - Pierre Zaoui, Théorie du couple, Revue du crieur numéro 16, 2020 - Pierre Zaoui, La traversée des catastrophes, Seuil, 2010 - Jüne Pla, Jouissance Club, Marabout, 2020 - Alain de Botton, Aussi longtemps que dure l’amour, Flammarion, 2016 - Stéphane Rose, En finir avec le couple, La Musardine, 2020 - Le film "Scènes de la vie conjugale" d'Ingmar Bergman, 1973 - Le film "Marriage Story" de Noah Baumbach, 2019 Remerciements : Nicolas Champeaux Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du monde Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.



Bookmakers : Chloé Delaume (3/3)
Oct 21 2020 32 mins  
Bookmakers #5 - L’écrivaine du mois : Chloé Delaume Référence de l'autofiction en France, laborantine exigeante de l'écriture, Chloé Delaume, l'autrice du "Cri du sablier", des "Sorcières de la République", de "Mes bien chères sœurs " et du tout récent "Le Coeur synthétique", est la cinquième invitée du podcast Bookmakers. En partenariat avec Babelio (3/3) La Sorcière de la Stylistique Longtemps cantonnée aux tubes à essai de ses livres dits « de laboratoire », Chloé Delaume décide, au mitan des années 2010, d’opérer sa mue : elle souhaite désormais « parler aux copines » et leur donner « des armes, des outils » à travers ce geste qu’elle a longtemps « vomi » : celui de raconter des histoires. Il y aura d’abord « Les Sorcières de la République », son premier véritable roman, paru en 2016 aux éditions du Seuil, sur le bref accès au pouvoir, en France, d’une secte féministe magique, dont les sortilèges s’écoulent à dix mille exemplaires. La démarche s’accompagnera trois ans plus tard d’un essai puissant, « Mes bien chères sœurs », manifeste pour une sororité de combat, qui consigne « l’Apocalypse d’après Weinstein (…), les porcs balancés dans un étang de feu » (…), tout en remixant « Le Chant des partisans » version pétroleuse, un schlass à la main. C’est un succès : vingt mille exemplaires vendus, qui l’encouragent à poursuivre dans cette voie. En témoigne aujourd’hui « Le Cœur synthétique », son livre le plus accessible, comédie noire du célibat passé 45 ans, grave et légère à la fois, publiée à la rentrée dernière. Qu’il semble loin, le temps où cette héritière de l’Oulipo et des pataphysiciens déclarait : « On peut faire des romans d’aventures avec des moyens plus contemporains qu’un voyage en Egypte. » En 2003, son livre « Corpus Simsi » était composé à partir de captures d’écran de son avatar immergé dans le jeu vidéo « Les Sims » ; en 2004, « Certainement pas » adoptait la structure du Cluedo dans l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne, « fidèle au peuple des pyjamas bleus » ; en 2006, pour « J’habite dans la télévision », Chloé Delaume resta vingt-deux mois devant son petit écran, du lever au coucher, ingurgitant le maximum de publicités et de programmes de téléréalité, pour en ramener « des infos du réel » et une vraie mutation : deux kystes à l’œil, sept kilos supplémentaires et « plus de pensée propre » ; en 2007, elle signait une fan-fiction en hommage à la série « Buffy contre les vampires », inspirée des fameux « livres dont vous êtes le héros », ces romans-jeux interactifs à choix multiples. D’où cette question ludique, qui guide ce troisième et dernier épisode : en quoi ces contraintes l’ont-elles aidées à délier sa langue et libérer son imagination ? Et comment sortir du labo, pour aller sans se renier vers une littérature populaire de qualité ? Enregistrements : septembre 20 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Jennifer Anyoh, Stella Defeyder, Richard Gaitet, Sara Monimart - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Chloé Delaume (2/3)
Oct 21 2020 30 mins  
Bookmakers #5 - L’écrivaine du mois : Chloé Delaume Référence de l'autofiction en France, laborantine exigeante de l'écriture, Chloé Delaume, l'autrice du "Cri du sablier", des "Sorcières de la République", de "Mes bien chères sœurs " et du tout récent "Le Coeur synthétique", est la cinquième invitée du podcast Bookmakers. En partenariat avec Babelio (2/3) Où le sang nous entraîne Quand Chloé Delaume publie à 28 ans « Le Cri du sablier », sa deuxième autofiction aux éditions Farrago, elle réussit l’autopsie de ce « sale crime » de juin 1983, quand elle avait 9 ans : son père qui tua sa mère sous ses yeux, et ce qui suivit, quand, écrit-elle, « Papa s’est nagasakié le crâne ». Avec un courage fou, doublé d’un ahurissant travail sur la langue, elle ausculte ce « lien du sang bien touillé folie en héritage », en « prenant les paragraphes grumeleux à pleines mains », pour « s’amputer du père » tout en « foutant le feu au jardin ». Auréolé du prestigieux prix Décembre et vendu à plus de dix mille exemplaires, cet acte de résilience incroyable, cette enquête introspective assez brève, narrée dans une prose très exigeante (mots rares, vers blancs, syntaxe bousculée), dont les premières pages sont « volontairement au bord de l’illisible » afin de « faire le tri » entre les lecteurs et les « voyeurs », mérite de regarder de près l’écoulement de chaque grain de sable. Comment fait-elle jaillir, comme ça, tous ces alexandrins ? Quel est le rôle des blagues, oui, de son humour « sordide », dans un paysage si funèbre ? Et à quel rythme travaille-t-elle ? Est-il vrai que Madame écrit de nuit, jusqu’à « tomber d’épuisement » sur le clavier, pendant parfois soixante-douze d’affilée ? Et si c’était ça, aussi, le cri du sablier ? Enregistrements : septembre 20 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Jennifer Anyoh, Stella Defeyder, Richard Gaitet, Sara Monimart - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Chloé Delaume (1/3)
Oct 21 2020 35 mins  
Bookmakers #5 - L’écrivaine du mois : Chloé Delaume Référence de l'autofiction en France, laborantine exigeante de l'écriture, Chloé Delaume, l'autrice du "Cri du sablier", des "Sorcières de la République", de "Mes bien chères sœurs " et du tout récent "Le Coeur synthétique", est la cinquième invitée du podcast Bookmakers. En partenariat avec Babelio (1/3) L’écume des jours premiers Elle le dit souvent, sans détour : « J’écris pour exister. Le réel, j’ai du mal. » Chloé Delaume n’est pas seulement cette autrice parisienne, féministe majuscule férue de sorcellerie comme de cold wave, d’humour noir comme de magie noire, grande prêtresse de la sororité qui fête cette année deux décennies de publications noir corbeau : romans, essais, pièces, poèmes, performances, scénarios, chansons ou fan-fiction, des « Mouflettes d’Atropos » (2000) au tout récent « Le Cœur synthétique » (2020). Car celle qui se dépeint parfois comme « la cousine germaine de Morticia Addams », ex-gothique ayant mué dame de Pique en « robe noire stricte de chez Dévastée et talons aiguilles vifs sanglants », est aussi le personnage principal de la plupart de ses ouvrages, alter ego de papier minutieusement construit en réaction aux déflagrations d’une enfance malheureuse, meurtrie par un drame familial extrêmement brutal. Pour survivre, l’adolescente éprise de Racine et de Rimbaud se choisit deux pères de substitution, Boris Vian et Antonin Artaud, qui lui montrent que la langue française est un palais à entretenir de « préoccupations esthétiques ». Choc. Puis c’est dans l’autofiction et les revues de littérature expérimentale assez confidentielles que Chloé Delaume trouve « une force politique, une discipline existentielle » et mille manières d’exploser les codes de la narration, via d’ingénieux dispositifs à contraintes. Dans ce premier épisode, elle nous raconte l’accouchement douloureux d’un brillant et sidérant monstre de fiction : elle-même. Enregistrements : septembre 20 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Jennifer Anyoh, Stella Defeyder, Richard Gaitet, Sara Monimart - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio




Transmission (3/10) : Marsu, manager de Bérurier Noir
Oct 08 2020 53 mins  
Dans le Paris en mutation des années 80, le jeune Picard Marsu se retrouve au cœur du puvement punk et du rock "alternatif". Des squats à la musique, tout est politique. Les squats sont encore teintés des modes opératoires de la lutte armée. La musique, elle, Marsu la conçoit comme un vecteur d’éducation populaire, comme une démarche globale qui propose une façon de vivre et un rapport au monde différent, à une époque où la jeunesse étouffe. C’est bien pour cette raison que l’alternatif va exploser, alors qu’il ne peut compter ni sur l’aide de l’Etat, ni sur celle des médias. Il débarque au bon moment, au bon endroit, tout comme Marsu. De la « bande du Luxembourg » à Lucrate Milk, des squats de l’Est parisien à l’incroyable succès de Bérurier Noir hors de tout circuit de production et de médiatisation traditionnel, de Bondage Records à Crash Disques, Marsu a été acteur et témoin de la transformation totale des scènes musicales françaises et de leurs publics, des années 80 à aujourd’hui. Et plus particulièrement des scènes militantes, au sein desquelles l’art ne peut jamais, ne doit jamais se dissocier de l’engagement politique. Directement impliqués ou gravitant autour, des plasticiens, des vidéastes, d’innombrables artistes encore en activité aujourd’hui, ainsi que des musiques qui sont apparues à sa suite comme le hip-hop ou la musique électronique, ont eu cette scène alternative pour terreau. Et Marsu est leur archéologue : Indiana Jones au pays d’Orange mécanique, toujours en quête de l’arche perdue d’une contre-culture radicalement antifasciste. Sur une B.O. qui déchire. Guillaume Podrovnik a réalisé pour ARTE « Pif, l’envers du gadget », « Lucky Luke, la fabrique du Western européen », « René Goscinny, notre oncle d’Armorique » et « On verra demain : excursion en Procrasti-Nation ». Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : 16 et 17 janvier 19 - Entretien et montage : Guillaume Podrovnik - Musique originale, réalisation et mix : Arnaud Forest - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et La Fab.







Fast-fashion ou coton bio, peut-on s’habiller sans polluer ?
Sep 23 2020 36 mins  
L'industrie du textile et de la mode crée de faux besoins pour qu'on achète sans cesse des habits. Notre cerveau est conditionné pour vouloir du nouveau, à n'importe quel prix. Y compris celui de la destruction des ressources, de la pollution et du gaspillage. Mais il faut savoir qu'une robe en coton bio n'est souvent pas plus écolo qu'une chemise en synthétique. Alors, que faire contre la fast-fashion ? Doit-on fabriquer soi-même ses vêtements avec des épluchures ? Des gens réfléchissent, d'autres (ou les mêmes) agissent. Delphine Saltel explore sa penderie, notre cerveau et les alternatives possibles. Premier épisode d'un nouveau podcast pour se bricoler une morale minimale par temps de crise. Avec : - Majdouline Sbai (sociologue spécialisée en environnement, membre du collectif Ethique sur l’étiquette) - Julia Faure (ingénieure en agronomie, co-fondatrice de la marque de vêtements LOOM) - Sébastien Bohler (docteur en neurobiologie moléculaire, rédacteur en chef de la revue Cerveau et Psycho) - Jean-Baptiste Fressoz (historien des sciences, des techniques et de l’environnement) Remerciements : Clémence Mignot - Elsa Monségur (La textilerie) - Nayla Aljtouni Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du monde Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible. Livres : - « Une mode éthique est-elle possible ? » de Majdouline Sbai - « Le bug humain : Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher ? » de Sébastien Bohler - « L’apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique » et « L’événement Anthropocène, La Terre, l’Histoire et nous » de Jean-Baptiste Fressoz Enregistrements : décembre 19, janvier 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Tristan Garcia (4/4)
Sep 17 2020 21 mins  
Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, l'intensité, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (4/4) Tristan, le constructeur Des romans, des nouvelles et des pavés de métaphysique. Au total : quinze bouquins publiés en l’espace de douze ans, sans oublier des préfaces, des conférences et des articles à la pelle que l’on compile déjà en recueil. À 39 ans, Tristan Garcia dit souvent que l’écriture de tous ses ouvrages – qui auraient grandi « comme un toit de tuile », les uns sous les autres – fut « assez anarchique ». Il dit parfois aussi qu’il lui aura fallu « dans chaque roman, rater quelque chose pour en retirer un savoir-faire ». Mais comment fait-il, sérieusement, pour écrire autant ? Dans ce quatrième et dernier épisode, ce professeur de philosophie lyonnais, qui refuse farouchement de se professionnaliser en tant qu’auteur, ce mélomane et cinéphile compulsif, qui vit sans téléphone et ne s’exprime jamais sur les réseaux, détaille sa relation complexe au milieu littéraire, à l’argent ou à son propre corps, frappé de névralgie faciale en écrivant sept cents pages… sur « l’histoire de la souffrance ». Tristan Garcia imagine enfin l’écrivain qu’il sera en 2040, convoqué par « le tribunal de sa propre jeunesse ».

Bookmakers : Tristan Garcia (3/4)
Sep 17 2020 30 mins  
Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, l'intensité, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (3/4) Un chiffre et des lettres « La grande forme du roman se déploie quand on essaie d’outrepasser les bornes de son existence, quand on s’extrait de soi, quand on tente d’envelopper plusieurs vies, réelles ou imaginaires. » Dans l’univers multiple des livres de Tristan Garcia, ouvrons maintenant la porte d’entrée la plus claire. Le titre de ce roman, publié en 2015 chez Gallimard, est un chiffre : « 7 », comme le nombre d’histoires qui composent cette suite de « romans miniatures » lisibles de manière indépendante mais qui finissent par laisser apparaître l’architecture d’un grand roman d’imagination, rare et généreux, semblable à sept épisodes de « La Quatrième Dimension ». Sacré du prix du Livre Inter, écoulé à plus de 60 000 exemplaires, il y est question d’une drogue qui permet de se reconnecter à des états antérieurs de conscience, de rouleaux de bois à l’origine de toutes les révolutions musicales du vingtième siècle, d’une mannequin riche et célèbre qui ne doit sa beauté qu’à un jeune homme défiguré, d’une France fantomatique où la révolution prolétarienne a eu lieu, d’extraterrestres, d’hémisphères sous cloches où les gens ne se regroupent plus que par affinités ethniques ou socio-culturelles, ou d’un garçon qui revivra sept fois sa vie du début à la fin… Comment tout ceci s’est-il construit ? Comment fonctionnent les mécanismes de son imagination, jusqu’au passage à la phrase elle-même, chez cet écrivain pour qui la sacro-sainte question du style est toujours secondaire ? Dans ce troisième épisode, Tristan Garcia nous ouvre sa boîte à outils. Enregistrements : juillet 20 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prise de son : Arnaud Forest - Montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio


Bookmakers : Tristan Garcia (2/4)
Sep 17 2020 41 mins  
Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (2/4) La part des choses « Le pic de l’autofiction parisienne m’énervait. Je me suis dit : tente le contre-pied radical, très loin de toi, sur une expérience non-vécue. » Quand Tristan Garcia s’attelle en 2006, à 25 ans, à l’écriture de « La meilleure part des hommes », qui sera son premier roman publié deux ans plus tard aux éditions Gallimard, ce Toulousain straight, pudique et poli, qui ne connaît de Paris que « trois stations de métro », s’efforce d’adopter « une autre manière d’aimer, de parler, de penser ». Et choisit d’entrecroiser, « avec vitesse et impureté », dans les années 90 contaminées par le sida, les langues et les destins d’un écrivain gay toxicomane adepte de l’amour sans capote (fortement inspiré de Guillaume Dustan), d’une figure du militantisme de prévention (on pense vite à Didier Lestrade, fondateur d’Act-Up), d’un philosophe de gauche qui vire réactionnaire (beaucoup y ont vu le parcours d’Alain Finkielkraut) et d’une journaliste de Libé – caricaturale et, de son propre aveu, « ratée » –, qui fait le lien entre les trois. Distingué du très branché prix de Flore et vendu à 50 000 exemplaires, traduit en quatre langues et monté au théâtre, « La meilleure part des hommes » vaudra à Tristan Garcia énormément d’embarras et de malentendus. S’il ne s’agit pas de la meilleure part de son œuvre, cette entrée en littérature riche en enseignements va nous permettre, dans ce deuxième épisode, de réfléchir à des questions capitales pour notre époque : comment se projeter dans un autre genre que le sien ? Et l’usage du mot « pédé » quand on est hétéro, c’est OK ou pas ? Enregistrements : juillet 20 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prise de son : Arnaud Forest - Montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Tristan Garcia (1/4)
Sep 17 2020 35 mins  
Bookmakers #4 - L’écrivain du mois : Tristan Garcia À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Originaire de Toulouse, ce romancier et professeur de philosophie installé à Lyon se fait connaître à 27 ans avec « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les ravages du sida dans le Paris des années 90, distingué du prix de Flore et traduit en quatre langues. Dans ses romans, ce fan de science-fiction et de littérature de genre écrit sur nos futurs, l’ultragauche, les sports oubliés ou un singe surdoué, sans oublier ses essais théoriques sur le droit des animaux, le sens du collectif ou la série « Six Feet Under ». En 2015, son recueil magistral de sept histoires fantastiques, paru sous le titre « 7 », reçoit le prix du Livre Inter et s’écoule à 60 000 exemplaires. En partenariat avec Babelio (1/4) Jungles en mémoire C’est un homme à la voix juvénile et d’une extrême pudeur, qui surgit en 2008 avec un premier roman très cru aiguisé pour être « une machine de guerre contre l’autofiction ». Quand Tristan Garcia publie à 27 ans « La meilleure part des hommes », un « conte moral » sur les débats, les ébats et les ravages du sida dans le Paris des années 90, ce normalien timide originaire de Toulouse, qui rêve de continents perdus, de dimensions parallèles, de transmigration des âmes et d’amour éternel, part à l’attaque de la littérature de l’intime. Il se « contrefiche de lui-même » et n’a pas « le moindre désir » de reconstituer la « petite prison de ses perceptions », ou de se créer un double de papier qui « boucherait son horizon ». Douze ans plus tard, le paysage est vaste. À l’aube de ses 40 ans, Tristan Garcia est déjà l’auteur de quinze ouvrages, dont la puissance d’imagination, la rigueur conceptuelle et la variété laissent pantois. Dans le désordre : un essai sur la série « Six Feet Under » (« Nos vies sans destin ») ; un recueil magistral de sept histoires fantastiques toutes liées entre elles, paru sous le titre « 7 », un roman sur un activisme d’ultragauche surdoué qui se prend pour le diable (« Faber, le destructeur »), un recueil de nouvelles sur des sports oubliés (« En l’absence de classement final »), une fiction de S.-F. sur un astronaute capable d’arrêter le temps (« Les Cordelettes de Browser »), un roman d’aventures scientifiques en partie rédigé par un singe qui essaie d’écrire en français (« Mémoires de la jungle »), quand il ne s’abîme pas dans « Âmes », sa gigantesque trilogie en cours sur la souffrance à tous les âges du vivant, sans oublier tous les livres théoriques de ce prof’ de philo désormais lyonnais, sur le droit des animaux, l’intensité, le sens du collectif… Mais comment tout a démarré ? Quelle est l’origin story de ce fan encyclopédique de bande dessinée ? De cet ogre de lecture à la mémoire photographique sidérante ? Lui qui créa un héros « dont l’intelligence sans sol ni plafond est une malédiction » ? Quels souvenirs demeurent de son enfance en Algérie ? Parmi tous ses nombreux romans « morts-nés » rédigés à l’adolescence, est-il vrai que l’un met en scène… le kidnapping de Beyoncé ? Enregistrements : juillet 20 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prise de son : Arnaud Forest - Montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio


Roll with it
Sep 16 2020 3 mins  
Aout 1995. Birkenhead, banlieue populaire de Liverpool. Roisin et son grand frère Ciaran, livrés à eux-mêmes pendant les vacances, n’attendent qu’une chose : savoir qui d’Oasis ou Blur gagnera ce soir la bataille de la britpop. Lorsque Roisin a le malheur de casser le téléviseur juste avant l’annonce des gagnants, et est obligée de fuir les coups de son ainé, les paroles de sa chanson préférée d’Oasis, "Roll with it", prennent pour elle une résonance nouvelle. Car Roll With it, cela veut dire qu’il faut encaisser les coups sans jamais se laisser abattre… "You gotta roll with it / You gotta take your time / You gotta say what you say / Don't let any fucker get in your way / Cause it's all too much for me to take..." Aout 2020. Rétrospectivement, il est facile d’avancer que la bataille de la britpop n’était qu’un coup marketing inventé par les maisons des disques, de mèche avec la presse britannique, pour vendre un maximum de disques et de journaux pendant un été relativement calme. Mais pour nous à l’époque, c’était tout sauf une blague. Prenant les proportions épiques d'une lutte des classes, du Nord vs le Sud, pour une fois on avait l’impression de faire partie des vainqueurs. Avec leur swag et leur accent du nord, les frères Gallagher étaient à nos yeux deux rois prolétaires. Même si Blur a fini par gagner le duel des singles, Oasis allait remporter les titres de « meilleur groupe » et « meilleur album » de l’année 1995. Si l’été de mes 8 ans reste si gravé en moi, c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer le réconfort que peut apporter la poésie noire du rock dans les vies noires des jeunes vivant dans des banlieues grises et pluvieuses. (Roisin Burns) Photo : les enfants de Plumer Street, Birkenhead. Roisin est tout à gauche. Pourquoi elle a gagné : Le jury a été emballé par ce souvenir d'enfance, porté par une écriture précise, délicate, et par une réalisation remarquable. Roisin y raconte l'été de ses 8 ans dans une banlieue populaire de Liverpool, sur fonds de rivalité entre les groupes Blur et Oasis. Drôle et touchant, "Roll with it" opère un flash-back radiophonique réussi vers l'Angleterre des nineties, vers les pensées d'une fillette qui vénère Liam Gallagher, et qui a des histoires de pirates plein la tête. Le concours de podcasts des Audioblogs d'ARTE Radio a lieu chaque été. Le concours 2020 était animé par Thomas Guillaud-Bataille, en partenariat avec Télérama et Sennheiser. La gagnante Roisin Burns gagne un mix + une diffusion rémunérée sur ARTE Radio + une diffusion sur le site de Télérama + un abonnement papier d'un an à Télérama + un micro de reportage Sennheiser + un casque audio Sennheiser. Les 2ème et 3ème prix ainsi que l'ensemble des envois au concours sont là : https://audioblog.arteradio.com/blog/150431/concours-arte-radio-2020 Enregistrements : août 20 - Texte, voix, réalisation : Roisin Burns - Prise de son et montage : Lucas Salvador - Mix : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio



Transmission (2/10) : Lio, chanteuse pop et féministe
Sep 09 2020 48 mins  
Une femme double : Lio est à la fois la nymphette qui dandine du derrière et la féministe qui parle trop fort, la colère et la solaire, la libertaire et la fausse légère. Lio la pop sur la face A, Wanda la saudade sur la face B. Né au Portugal, Lio grandit à Bruxelles avant de se faire connaître en France comme la lolita sexy qui cartonne avec des tubes pop comme "Banana Split" et "Amoureux solitaires". Mais elle s’impose rapidement en tant qu’artiste rebelle face à l’industrie du disque et refuse de devenir un produit marketing « Moi je paye très cher cette liberté de parole. Alors que moi je veux rien détruire, je veux juste qu’on se parle en égalité réelle. Ça n’existe pas, le métier est celui qui veut prendre le pouvoir et l’artiste doit se modeler à ce que veut le métier, à ce que veut le pouvoir. Donc y’en a qui y arrivent assez bien, moi je suis assez peu malléable. » Elle loue les refrains qui rassemblent et chante pour un optimisme alerte d’un monde qui change, des enjeux du féminisme et de l’agisme dont elle est aussi victime. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Laurence Garcia Journaliste productrice éclectique à France Inter, Sud Radio, France Culture, RFI, et le magazine Causette. Auteure des essais Cabu 68 et La Retirada chez Actes Sud, et L’Isoloir des illusions et du roman Je te vengerai Maria Schneider aux éditions Michalon. Commissaire radio à la Scam. Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : 2019 - Entretien et montage : Laurence Garcia - Musiques originales et mix : Charlie Marcelet - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et La Fab.

Transmission (1/10) : Jackie Berroyer, auteur, acteur et dilettante
Sep 09 2020 47 mins  
Jackie Berroyer est un homme de mots, de musique et d’un peu des deux. « Chez moi les choses sont venues des oreilles […] Je sens le rythme. Si c’est pas bien rythmé c’est que j’ai été paresseux. Je dois faire attention à ça, à sentir la musicalité de l’écriture. » Jackie Berroyer, ainsi noté à l'état civil, grandit dans le quartier populaire de Maison Blanche à Reims. Il n’a pas le goût de la bagarre, il devient vite le pitre de la bande. Un peu par hasard, le dilettante mélomane devient critique de rock pour le jeune journal Charlie Hebdo puis pour Hara-Kiri. Il signe bientôt chroniques, scénarios bandes dessinées, livres, films et pièces de théâtre. Acteur dans un film qu'il a co-écrit, "Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel", de Laurence Ferreira Barbosa, on se souvient aussi de lui pour son unique et hilarante scène dans "Le péril jeune" de Cédric Klapisch. Depuis, le cinéma français se l’arrache. Au milieu des années 90, à l’âge d’or de Canal+, il est le faux standardiste de l’émission « Nulle part ailleurs. » Incorrigiblement libre, il raconte dans Transmissioon comment il est devenu Berroyer. Mais avait-il le choix ? En coproduction avec La Fab. – fonds de dotation agnès b. Thomas Baumgartner Jeune homme de radio, il a travaillé à Radio France et ARTE Radio avant d’animer plusieurs émissions sur France Culture (Les passagers de la nuit, L’atelier du son, Supersonic). Rédacteur en chef de Radio Nova (2016-2018) il a depuis créé son propre studio de podcasts, wave.audio, qui produit notamment pour le journal Le Monde. Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. En coproduction avec La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : 2019 - Entretien et montage : Thomas Baumgartner - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et La Fab.






Technopolis (9/9) : Lendemain de fête
Aug 13 2020 16 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 9. Lendemain de fête Des années de carrière, ça laisse des traces. Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio

Technopolis (8/9) : Et la semaine vous faites quoi ?
Aug 06 2020 12 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 8. Et la semaine vous faites quoi ? Studio, famille, dodo, chaque minute est comptée. Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio

Technopolis (7/9) : Voyages, voyages...
Aug 06 2020 15 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 7. Voyages, voyages... Japon, Miami, Moscou... le tour du monde en musique. Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio

Technopolis (6/9) : Demande à mon agent
Jul 30 2020 10 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 6. Demande à mon agent Le rôle et pouvoir de l'agent sur la carrière du DJ. Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio


Technopolis (5/9) : Riches et célèbres ?
Jul 30 2020 14 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 5. Riches et célèbres Gérer son succès et rester dans le coup. Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio



Technopolis (2/9) : Tombé dans la nuit
Jul 16 2020 13 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 2. Tombé dans la nuit Comment on devient DJ. Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio

Technopolis (1/9) : DJ c’est un métier
Jul 16 2020 15 mins  
Vinyles, fiestas et gueules de bois : 3 grands DJs racontent leur drôle de métier. Une vision inédite et articulée d’un mode de vie exigeant au service d’une cause sacrée : faire danser les corps et ouvrir les oreilles. Cyril, Julien et Grégory sont inconnus du grand public, mais ils vous ont sûrement déjà fait danser sous d’autres noms. DJ Deep, D’Julz et DJ Gregory sont parmi les pionniers de la musique électro en France. Ils sont abonnés aux platines des clubs les plus côtés du monde entier, de Berlin à Ibiza en passant par Moscou ou Miami. DJs professionnels depuis 25 ans, ils parcourent le monde avec une mission : faire danser sur de la house ou de la techno, mais aussi faire découvrir ces musiques et cette culture. Pour eux, passer des disques est une forme d’art. Derrière les clichés du DJ de mariage ou du DJ star, il y a un vrai métier, une exigence, une passion. Décalages horaires, vies de familles sacrifiées, solitudes, doutes et excès... Ce podcast raconte tout, mais il est surtout l’occasion de découvrir la flamme et les valeurs qui animent le disc-jockey. Technopolis est une immersion dans l’ordinaire de la vie extraordinaire de ces garçons, une entrée VIP dans le monde underground et méconnu d’artistes qui font danser la planète depuis leur cabine. 1. DJ c’est un métier Mais il faut d'abord en convaincre ses parents... Les intervenants : - DJ Deep : de son vrai nom Cyril Étienne des Rosaies, DJ Deep est considéré comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Producteur, DJ résident du Rex Club à Paris, il est également à la tête du label Deeply Rooted. - DJ Gregory : de son vrai nom Gregory Darsa et aussi connu sous l’alias de Point G, Gregory est une figure emblématique de la french touch dès la fin des années 1990. Il dirige le label Faya Combo. - D’Julz : DJ et producteur, D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis deux décennies. Les auteurs / le réalisateur : - Antoine Molkhou : DJ, programmateur du Rex Club mais aussi auteur pour la télévision et animateur sur Rinse France, Antoine est à la tête du label house Popcorn Records. - Julien Veniel : DJ et producteur, Julien alias D’Julz tourne à travers le monde depuis 30 ans. A la tête du label Bass Culture, il est aussi DJ résident du célèbre Rex Club depuis 2 décennies. ​- Arnaud Forest : DJ à ses heures tardives et membre du trio électro « Bécane », Arnaud est l’un des deux réalisateurs permanents d’ARTE Radio. Enregistrements : février 20 - Entretiens et montage : Antoine Molkhou et Julien Veniel - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Illustrations : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio

Eugene Mona : le Nègre Debout
Jul 02 2020 53 mins  
« Un sauvage peut-il être sophistiqué ? » interroge Christophe Chassol à propos de la musique d’Eugene Mona. « En tant que Martiniquais, je suis fier de Mona de la même façon dont je suis fier de Glissant et Fanon. » Chantre de la Créolité, ami d’Aimé Césaire, Mona est l’un des plus fascinants artistes antillais du siècle dernier. Tambours bêlés et flûtes en bambou suffisent à transcender sa « musique racine ». Sa voix puissante chante le quotidien miséreux des paysans de son île, les traditions festives du carnaval, ou l’histoire de l’ancienne capitale martiniquaise intégralement rasée par la lave du volcan. Celui que l’on surnommait « Le nègre debout » se sera dressé toute sa vie contre le colonialisme et l’injustice sociale, jusqu’à sa disparition tragique en 1991, à l’âge de 48 ans. David Commeillas a parcouru la Martinique de long en large pour recueillir anecdotes et témoignages inédits à propos de Mona. Entre deux chants de colibris, on écoute les récits de ses retraites spirituelles dans les montagnes, de ses engagements politiques avec Césaire, et de ses séances d’enregistrements ésotériques jusqu’à l’aube. Musiques : - Début : Chassol : « Birds Pt.1 » (Tricatel) - 2’30 : Eugene Mona « Energie Vibrations Positive » (3A Prod.) - 3’40 : Extrait du documentaire « Sur les traces de Mona » de Nathalie Glaudon - 4’40 : La Compagnie Créole « C’est bon pour le moral » (Carrere) - 5’20 : Eugene Mona « Oui je finirais » (3A Prod) - 8’40 : Eugene Mona et son groupe du marigot « Ti Mouton » (Hit Parade) - 11’48 : Eddie Palmieri « Bilongo » (Tico Records) - 13’25 : Eugene Mona « Bwa Brillé » (Hit Parade) - 18’00 : Eugene Mona « Yo Le Ou Tou Ni En Tet » (3A Prod.) - 21’50 : Eugene Mona « 1700 » (Hit Parade ) - 24’40 : Eugene Mona « Doudou Menard » (3A Prod) - 27’45 : Eugene Mona « Mi Mwen Mi Ou » (3A Prod) - 28’30 : Archives Aimé Césaire - 30’00 : Extrait du film « Rue Cases-Nègres » (Présence Africaine) - 33’15 : Max Cilla : « La Flûte des Mornes » (Bongo Joe) - 35’00 : La Perfecta « La Divinité » (Disques Vacances) - 37’20 : Eugene Mona « Tambou serie » (3A Prod) - 41’17 : Eugene Mona « Ouverture » (Hibiscus Rec) - 42’20 : Eugene Mona « Bégui Bégui Bang » ( Hit Parade) - 44’35 : Eugene Mona « Bidon Dachine » (3A Prod) - 48’00 : Eugene Mona « An Goulouss Cé Lan Mo » (3A Prod.) - 48’50 : Eugene Mona « Face à Face » (Hibiscus) - 53’10 : Eugene Mona « Roi Nigo » (3A Prod) Enregistrement : août 2019 - Mixage : Samuel Hirsch - Illustration : Laura Ollivier - Production : ARTE Radio


Bookmakers : Delphine de Vigan (3/3)
Jun 25 2020 36 mins  
Bookmakers #3 - L’écrivaine du mois : Delphine de Vigan Elle a vendu plus d’un million d’exemplaires de « Rien ne s’oppose à la nuit », son « No et moi » est déjà un classique, Delphine de Vigan est la troisième invitée du podcast Bookmakers sur les écrivain.e.s au travail. Comment s’autoriser soi-même à écrire puis à rendre public des secrets familiaux ? Où se situe la frontière entre la vérité et la fiction ? Loin d’une banale causerie-promo en plateau, une émission fouillée, alerte et précise sur les livres et le métier d’écrire. En partenariat avec Babelio : www.babelio.com (3/3) Mes heures souterraines « Le succès, confie Delphine de Vigan à propos du million d’exemplaires vendus de "Rien ne s’oppose à la nuit", je l’ai vécu comme une peur. C’est vertigineux. Comme un tourbillon malgré tout joyeux. Je le souhaite à n’importe quel auteur. En même temps, il y a quelque chose de dangereux. Si j’avais connu un succès pareil plus tôt, je n’aurais probablement pas pu réécrire derrière. » En pleine élaboration de son prochain roman (policier), celle qui se décrit comme « une hypersensible en voie d’apaisement, une hyperactive en voie de ralentissement, une hyper-susceptible en quête d’auto-dérision » revient ici, dans cette troisième et dernière partie, sur sa vie d’autrice avant et après les triomphes éditoriaux, sur son style « fluide » porté par « une grande économie de moyens », sur l’imprévisible aide à l’écriture de son lave-linge et de son lave-vaisselle, voire sur une étrange affaire… de radio fantôme. Le tout, naturellement, d’après une histoire vraie. Enregistrements : juin 2020 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Montage : Sara Monimart - Lectures : Ariane Brousse, Richard Gaitet - Réalisation, prise de son, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio


Bookmakers : Delphine de Vigan (2/3)
Jun 25 2020 37 mins  
Bookmakers #3 - L’écrivaine du mois : Delphine de Vigan Elle a vendu plus d’un million d’exemplaires de « Rien ne s’oppose à la nuit », son « No et moi » est déjà un classique, Delphine de Vigan est la troisième invitée du podcast Bookmakers sur les écrivain.e.s au travail. Comment s’autoriser soi-même à écrire puis à rendre public des secrets familiaux ? Où se situe la frontière entre la vérité et la fiction ? Loin d’une banale causerie-promo en plateau, une émission fouillée, alerte et précise sur les livres et le métier d’écrire. En partenariat avec Babelio : www.babelio.com (2/3) Rien qu’une humble vérité « Si j’ai écrit ce livre, c’est aussi parce que durant toute mon enfance, j’ai entendu des gens dirent : il faudra écrire sur cette famille. » En 2010, Delphine de Vigan s’engage toute entière dans l’écriture – qui ne dura que neuf mois – d’un roman prenant pour cadre et personnages sa tribu « joyeuse et dévastée ». Le temps d’offrir, plus précisément, un « cercueil de papier » à sa mère bipolaire, qu’elle rebaptise Lucile. « Rien ne s’oppose à la nuit » s’ouvre sur la découverte du corps de celle-ci, quelques jours après son suicide, par Delphine elle-même. La romancière interroge longuement ses oncles et ses tantes, enclenche le processus mais très vite, « l’élan » se brise. Quelle énergie faut-il pour faire naître un roman de deuil ? Comment s’autoriser soi-même à écrire puis à rendre public des secrets familiaux ? Comment « rapiécer les trous » de la mémoire ? Où se situe la frontière entre la vérité et la fiction ? Est-ce un soulagement d’écrire tout ça, vraiment ? Les réponses se trouvent dans cette deuxième partie de Bookmakers, pour laquelle Delphine de Vigan a, pour la première fois, relu à voix haute certains passages parmi les plus durs de son livre. Enregistrements : juin 2020 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Montage : Sara Monimart - Lectures : Ariane Brousse, Richard Gaitet - Réalisation, prise de son, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Delphine de Vigan (1/3)
Jun 25 2020 26 mins  
Bookmakers #3 - L’écrivaine du mois : Delphine de Vigan Elle a vendu plus d’un million d’exemplaires de « Rien ne s’oppose à la nuit », son « No et moi » est déjà un classique, Delphine de Vigan est la troisième invitée du podcast Bookmakers sur les écrivain.e.s au travail. Comment s’autoriser soi-même à écrire puis à rendre public des secrets familiaux ? Où se situe la frontière entre la vérité et la fiction ? Loin d’une banale causerie-promo en plateau, une émission fouillée, alerte et précise sur les livres et le métier d’écrire. En partenariat avec Babelio : www.babelio.com/ (1/3) Osez, osez Delphine ​Ses romans sont longtemps nés la nuit, quand les enfants sont couchés, quand plus rien ne s’y oppose : « Les jolis garçons » puis « Un soir de décembre », sortis en 2005, narrent tous deux les désordres amoureux de cadres urbains bon chic bon genre. Le succès surgit par surprise deux ans plus tard via « No et moi », belle histoire d’amitié entre une ado surdouée et une clocharde de dix-huit ans, qui reçoit le prix des libraires avant de connaître une trentaine de traductions et une adaptation à l’écran par Zabou Breitman, l’emportant à long terme sur les cimes du million d’exemplaires vendus puisque nos enfants l’étudient désormais à l’école. Son sens de l’observation sociale s’épaissit dans « Les Heures souterraines » (2009), roman tendu du burn out, du harcèlement moral et des solitudes qui se croisent sans jamais se rencontrer, lui valant sa première nomination pour le Goncourt. Mais d’où vient cette grande blonde à bottines, littérairement parlant ? Quelle fut la place de ce journal intime tenu pendant dix-sept ans et qui sommeille encore dans une cave ? Est-il vrai que cette conversation contient un bref extrait de son premier-premier roman, humoristique et jamais publié ? Ce sont quelques-uns des attraits de cette conversation avec Delphine de Vigan, héritière d’Annie Ernaux et de James Salter, entre introspection ciselée et drames existentiels, qui ouvrit un jour l’un de ses livres avec ce fragment de Roland Barthes : « Savoir que l’écriture ne compense rien, ne sublime rien, qu'elle est précisément là où tu n'es pas – c'est le commencement de l'écriture. » « Rien ne s’oppose à la nuit » (éditions JC Lattès, 2011) C’est avec ce roman-portrait sur « l’origine de la souffrance » de sa mère bipolaire, écrit dans « l’état de choc » imposé par le suicide de celle-ci, que Delphine de Vigan s’impose en librairies ; en lice pour le Goncourt, l’ouvrage remporte le prix du roman Fnac, celui des lectrices du magazine Elle et lui ouvre la voie d’une littérature à la fois populaire et exigeante, touchant au cœur à nouveau un million de personnes par sa vulnérabilité à ciel ouvert et l’extrême délicatesse de cette enquête familiale qui intègre les « errances narratives » de l’autrice, au plus près des émotions, avec pudeur et précision. Le triomphe du livre suivant, vraie-fausse autofiction « pour se jouer du lecteur » parue sous le titre ironique « D’après une histoire vraie » (750 000 exemplaires vendus, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2015, adapté au cinéma par Roman Polanski) à propos d’une romancière à succès vampirisée par une admiratrice, consolide pour de bon l’aura de ses récits tourmentés. Enregistrements : juin 2020 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Montage : Sara Monimart - Lectures : Ariane Brousse, Richard Gaitet - Réalisation, prise de son, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio





Prendre soin, penser en féministes le monde d'après (26)
Jun 10 2020 81 mins  
La crise du Covid a mis au-devant de la scène de nombreuses femmes, autrefois invisibles, qui exercent en grande majorité ces métiers dits « du care », essentiels à la marche de notre monde. Elles sont aides-soignantes travaillant en Ehpad, infirmières, aides à domicile, institutrices, caissières, nounous, agentes d'entretien... Leur travail est habituellement peu considéré, peu rémunéré, voire dévalorisé. Au-delà de la célébration ponctuelle, cet épisode cherche à leur rendre hommage, pour ne pas oublier leurs histoires et leurs voix aussi vite qu'elles ont été mises en lumière. Il interroge aussi plus largement la notion de soin : qui prend soin de qui ? Est-ce que le care n'est pas aussi une question de classe ? Comment ont été soigné.e.s les habitantes et habitants des quartiers populaires ? Et au-delà encore, comment prend-on soin ? Qu'en est-il du soin que l'on porte aux morts ? Mais aussi au monde vivant, et aux animaux ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de vulnérabilité, de pouvoir et d'utopies concrètes ? Un épisode choral, où vous pourrez retrouver des voix déjà entendues dans les épisodes précédents. Il clôture notre troisième saison, et lance des pistes de réflexions pour le retour d'Un podcast à soi en 2021, après le congé maternité de Charlotte Bienaimé. Avec : - Nadège, aide-soignante dans un Ehpad de l'Est de la France. - Pascale Molinier, psychologue, autrice de nombreux ouvrages sur l'éthique et le travail du care - Vinciane Despret, philosophe - Hanane, féministe, lesbienne, militante des quartiers populaires, membre du collectif Femmes en lutte 93 - Myriam Bahaffou, chercheuse, militante écoféministe - Emilie Hache, philosophe - Cy Lecerf Maulpoix, journaliste et militant queer, spécialiste des questions écoqueer. Textes : - Monologue du virus, Lundi matin - Starhawk, « The fifth sacred thing »/ La cinquième chose sacrée (Traduction, Juliette Hamon) - Ursula K. Le Guin, A left-handed commencement address (Traduction, Juliette Hamon) - Donna Haraway, « Manifeste des espèces compagnes » - Françoise d'Eaubonne, « Les bergères de l'apocalypse » Musiques : - Chanson sans peur de Vivir Quintana accompagnée par El Palomar - La danse des bombes, sur un texte de Louise Michel par la chorale Les chianteuses - Captation : bisounours deter - Mixage : Jean Tevenin Remerciements : - Sandra Laugier - Mathilde Goanec - No anger - Juliette Rennes - Adel Tincelin : retrouvez son texte écrit pour l'épisode en cliquant sur "Télécharger le transcript" - Sarah Ben Liens : - Pascale Molinier, Le travail du care. Édition 2020, La Dispute, « Le genre du monde », Paris, 2020 - Le soucis des autres. Ethiques et politiques du care, Sandra Laugier, Patricia Paperman - « Touche pas à nos vieux » Cinq concepts pour penser le vieillissement - Au bonheur des morts, Vinciane Despret - Réenchanter la mort, Alexa Hagerty - Le monstre politique, Blog d'Hanane - Portrait d'Hanane dans Komitid - Caféministe avec Myriam Bahaffou - Myriam Bahaffou sur France Inter - Ce à quoi nous tenons, propositions pour une écologie pragmatique - Sensibilités climatiques, entre mouvances écoféministes et queer - Les sociétés matriarcales, Heide Goettner-Abendroth - Thread de ressources sur le monde féministe d'après Enregistrements : mai 2020 - Prise de son,montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et mixage : Samuel Hirsch - Musique originale : Samuel Hirsch - Lectures :Estelle Clément Béalem - Sélection des textes, traductions et accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey






Tu seras un homme papa
May 21 2020 31 mins  
"Tu seras un homme papa" est une histoire vraie. C’est autour de la couveuse de Roman, né prématurément, que se tisse ce récit bouleversant d’une famille mise à l’épreuve 13 jours durant. Au micro, Gaël Leiblang nous plonge dans le journal de bord d’un père qui se bat pour trouver le chemin de la résilience. Écrite avec pudeur, réalisée par Sabine Zovighian et Samuel Hirsch, cette autofiction sonore est racontée en éclats fragmentés à travers l’allégorie du sport. Une manière pour l'auteur, ancien journaliste sportif, de nous arracher à la réalité désincarnée de l’hôpital. Le sport pour affronter ses peurs et mener cet inconcevable combat que représente la perte de l’enfant. On ne sort pas indemne de ce témoignage, mais plus vivant que jamais. Gaël Leiblang est producteur de documentaires chez Eléphant et auteur d’un seul-en-scène pour le théâtre, "Tu seras un homme papa", joué 116 fois du festival d’Avignon à Hong-Kong. Il a été journaliste sportif puis réalisateur pour la télévision. Enregistrements : décembre 19, janvier 20 - Réalisation : Sabine Zovighian et Samuel Hirsch - Musique originale : Samuel Hirsch - Texte et narration : Gaël Leiblang - Photo : Véronique Fel - Voix : Sabine Zovighian, Thibault Amorfini, Blandine Soguet, Philippe Pécoul, Alain Leiblang, Michèle Mallay, Lola Cavallo, Anne-Sophie Bailly, Marjolaine Humbert, Ariane Brousse, Christophe Truchi, Samuel Hirsch, Sasha, Ava et Gabrielle Leiblang Sacksick
















Les mauvais genres : trans et féministes (25)
Apr 16 2020 72 mins  
Il y a quelques mois éclatait au sein du mouvement féministe un conflit lancé par certaines militantes qui remettaient en question la place des femmes trans dans les milieux féministes. Cet épisode de "Un podcast à soi" aborde cette question et tente de comprendre ce qui se joue dans ces prises de positions. Mais plutôt que d'insister sur les divisions, il interroge avant tout les alliances possibles, en donnant la parole à des personnes trans et féministes. Leurs témoignages et leurs analyses ne sont pas représentatives de l'ensemble des personnes trans ou des théories transféministes, mais elles permettent de nous interroger : qu'est-ce que les luttent trans et féministes peuvent s'apporter mutuellement ? qu'est-ce que les parcours trans racontent de notre rapport au genre, à la masculinité, à la féminité, à la binarité ? Les personnes que vous entendez dans cet épisode ont été enregistrées juste avant que nous soyions confiné.e.s. J'ai ensuite réécouté et monté les sons chez moi, comme d'habitude. Pourtant, rien n'était pareil. Tout était plus lent. Il a fallu aussi enregistrer les textes de la comédienne à distance, sur des micros de téléphone. Les récupérer, espérer que ça fonctionne. Transmettre le tout au réalisateur, pour travailler les musiques et le mixage sans être ensemble, cette fois-ci. Tenir encore plus à l'importance de ce travail à quatre oreilles, qui a aussi été rendu possible grâce à l'aide matérielle, la présence, et les encouragements de mon compagnon et de mes proches, ainsi qu'à la détermination du réalisateur Charlie Marcelet, des comédiennes Estelle Clément Béalem et Mya Bollaert et de toute l'équipe d'ARTE Radio, Silvain Gire, Chloé Assous-Plunian, Sara Monimart, Stella Defeyder et Marion Metz. Avec : - Héloise et Dal - Emmanuel Beaubatie, socilogue, post doctorant à l'INED. - Karine Espiniera, sociologue des médias, co-fondatrice de l'Observatoire des Transidentités - Maud Yeuse Thomas, co-fondatrice de l'Observatoire des Transidentités Textes : - On a que deux vies, journal d'un transboy, Adel Tincelin - Stone Butch Blues, Leslie Feinberg - Un Appartement sur Uranus, Paul B Preciado Remerciements : - Mya Bollaers, actrice du film Lola vers la mer - Juliet Drouar, qui tient un blog sur Médiapart - Perrine Kervran, autrice de l'importante série « Les transidentités racontées par les trans » Liens : - Le film d'Océan - « Manifeste d'une femme trans », de Julia Serrano - Le fond d'aide sociale trans - L'Observatoires des transidentités - « L'espace social du genre », Emmanuel Beaubatie - « Changer de sexe et de sexualités » , Emmanuel Beaubatie - Les travaux de Karine Espiniera sur les transféminismes - Les trans comme parias, Maud Yeuse Thomas et Karine Espiniera - « Testo Junkie » Paul B Preciado - « Homo Inc-corporated » , Sam Bourcier - Queer Zone, Sam Bourcier - Compte Instagram de Lexie, Agressively Trans Associations transgenres et intersexes : - Genre Pluriel (Belgique) - Acceptess-T (Paris) - C'est pas mon genre ! (Lille) - Trans Posé·e·s (Tours) - Collectif Des Raciné·e·s (Lyon) - Prendre Corps (Picardie) - Ouest Trans (Ouest) - RITA (Grenoble) Enregistrements : février-mars 20 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et mixage : Charlie Marcelet - Musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément Béalem - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Alice Zeniter (3/3)
Apr 15 2020 22 mins  
Dans cette dernière partie de ce contrôle technique sur l’art littéraire d’Alice Zeniter, la romancière développe, toujours à propos de « L’Art de perdre », quels ont été les conseils de son éditrice, sa lecture commentée à voix haute du manuscrit entier à son compagnon, sa discipline quotidienne dans sa maison bretonne (repoussant très loin les limites de la semoule), l’accompagnement musical d’Idir ou de Dr. Dre, sa passion naturelle pour l’humour animalier, sa vision « fantasmée » du texte deux ans plus tard, son rapport à l’argent, ou encore sa décision de ne pas avoir d’enfant, liée, elle aussi, à l’écriture. L’écrivaine du mois : Alice Zeniter Romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste, Alice Zeniter, 33 ans, est l’un des voix les plus énergiques de la littérature francophone. Née d’un père algérien et d’un mère française, diplômée de l’École Normale Supérieure, elle publie un premier roman confidentiel à 16 ans puis signe à 23 chez Albin Michel pour le second, « Jusque dans nos bras » (2010), dans lequel elle aborde la question du mariage blanc avec un héros malien menacé d'expulsion. Elle s’installe ensuite pendant trois ans à Budapest où elle enseigne le français, étudie le théâtre et « flâne ». Viendra « Sombre dimanche » (2013), roman d’une famille hongroise sur trois générations, puis « Juste avant l’oubli » (2015), à propos du suicide étrange d’un maître du polar sur une île brumeuse des Hébrides. Tout s’accélère deux ans plus tard avec « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, dont nous parlerons ici de A jusqu’à Z. « L’Art de perdre » (Flammarion, 2017) « Ai-je oublié d’où je viens ? », se demande Naïma, trentenaire parisienne en sévère gueule de bois. « Ma détresse n’aurait-elle pas la taille d’un pays manquant, d’une religion perdue ? » Par sa voix, L’Art de perdre suit le destin d’une famille kabyle sur trois générations – des années 40 à nos jours, sur 500 pages, en trois parties. Il y a d’abord Ali, le grand-père, harki, c’est-à-dire « supplétif indigène au service de l’armée française » comme dit le dico, contraint de fuir ses montagnes avec femme et enfants face au FLN et ses « règlements de compte au milieu de la nuit », à l’heure de l’indépendance de 1962. La deuxième partie se focalise sur Hamid, le père, qui n’oubliera jamais leur installation dans « la France froide », dans ces camps d’accueil insalubres et surpeuplés des Bouches-du-Rhône, entourés de barbelés, dans le silence de ceux qui attendent, humiliés, parqués « dans le royaume de la boue », « comme des bêtes nuisibles » ; Hamid, qui se politisera et s’en sortira grâce à ses études, et qui épousera une Française. Il y a enfin Naïma, la petite-fille, qui cherche sa place dans cet héritage. Sacré du Goncourt des lycéens et du prix du journal Le Monde, « L’Art de perdre » a beaucoup gagné : le roman se vend à plus de 580 000 exemplaires et décroche des récompenses en Espagne, en Suisse ou en Pologne, tandis que Barbet Schroeder obtient les droits d’adaptation au cinéma. Le succès critique n’a d’égal que sa reconnaissance publique, voire intime, lorsqu’au premier rang de certains festivals où Alice Zeniter est invitée, d’anciens harkis s’assoient parfois, en uniforme, la poitrine chargée de médailles, comme jadis son propre grand-père. Mais comment s’est-elle jetée dans cette fresque romanesque à haute teneur documentaire ? Parions que la réponse est dans Bookmakers. En partenariat avec Babelio Enregistrements : janvier-mars 2020 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Alice Zeniter (2/3)
Apr 15 2020 25 mins  
Après l’origine de sa vocation, ses voyages en Algérie et sa documentation somme toute assez anarchique, Alice Zeniter revient en détails sur la structure de son best-seller, la naissance des personnages, l’intérêt – ou non – de puiser dans sa mythologie familiale, le juste dosage du style, voire sa maîtrise secrète du vers classique français, cachée (du bon pied) sous les phrases de son roman « L’Art de perdre ». L’écrivaine du mois : Alice Zeniter Romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste, Alice Zeniter, 33 ans, est l’un des voix les plus énergiques de la littérature francophone. Née d’un père algérien et d’un mère française, diplômée de l’École Normale Supérieure, elle publie un premier roman confidentiel à 16 ans puis signe à 23 chez Albin Michel pour le second, « Jusque dans nos bras » (2010), dans lequel elle aborde la question du mariage blanc avec un héros malien menacé d'expulsion. Elle s’installe ensuite pendant trois ans à Budapest où elle enseigne le français, étudie le théâtre et « flâne ». Viendra « Sombre dimanche » (2013), roman d’une famille hongroise sur trois générations, puis « Juste avant l’oubli » (2015), à propos du suicide étrange d’un maître du polar sur une île brumeuse des Hébrides. Tout s’accélère deux ans plus tard avec « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, dont nous parlerons ici de A jusqu’à Z. « L’Art de perdre » (Flammarion, 2017) « Ai-je oublié d’où je viens ? », se demande Naïma, trentenaire parisienne en sévère gueule de bois. « Ma détresse n’aurait-elle pas la taille d’un pays manquant, d’une religion perdue ? » Par sa voix, L’Art de perdre suit le destin d’une famille kabyle sur trois générations – des années 40 à nos jours, sur 500 pages, en trois parties. Il y a d’abord Ali, le grand-père, harki, c’est-à-dire « supplétif indigène au service de l’armée française » comme dit le dico, contraint de fuir ses montagnes avec femme et enfants face au FLN et ses « règlements de compte au milieu de la nuit », à l’heure de l’indépendance de 1962. La deuxième partie se focalise sur Hamid, le père, qui n’oubliera jamais leur installation dans « la France froide », dans ces camps d’accueil insalubres et surpeuplés des Bouches-du-Rhône, entourés de barbelés, dans le silence de ceux qui attendent, humiliés, parqués « dans le royaume de la boue », « comme des bêtes nuisibles » ; Hamid, qui se politisera et s’en sortira grâce à ses études, et qui épousera une Française. Il y a enfin Naïma, la petite-fille, qui cherche sa place dans cet héritage. Sacré du Goncourt des lycéens et du prix du journal Le Monde, « L’Art de perdre » a beaucoup gagné : le roman se vend à plus de 580 000 exemplaires et décroche des récompenses en Espagne, en Suisse ou en Pologne, tandis que Barbet Schroeder obtient les droits d’adaptation au cinéma. Le succès critique n’a d’égal que sa reconnaissance publique, voire intime, lorsqu’au premier rang de certains festivals où Alice Zeniter est invitée, d’anciens harkis s’assoient parfois, en uniforme, la poitrine chargée de médailles, comme jadis son propre grand-père. Mais comment s’est-elle jetée dans cette fresque romanesque à haute teneur documentaire ? Parions que la réponse est dans Bookmakers. En partenariat avec Babelio Enregistrements : janvier-mars 2020 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Alice Zeniter (1/3)
Apr 15 2020 33 mins  
Dans son panthéon : Tolkien, Zola, Faulkner ou Apollinaire, tous découverts durant l’enfance par cette lectrice et autrice précoce pour qui l’écriture a toujours été « le plus drôle de tous les jeux ». Sa rencontre à l’école primaire avec la romancière et dramaturge Géva Caban la conforte dans son désir d’explorer l’art du récit, en se posant les questions élémentaires. Peut-on chiper des idées à Stephen King ? Lui-même, n’aurait-il pas barboté quelques trucs et astuces à ses illustres prédécesseurs ? À qui envoyer sa prose, quand on a terminé ? Car c’est la règle, pour Alice : « Il faut d’abord apprendre à finir un texte. » Passée l’évocation de cette jeunesse normande, ce premier épisode s’attarde sur la « danse de l’hésitation » qui précéda la conception de son cinquième roman, « L’Art de perdre », lié à son histoire familiale, ses deux voyages nécessaires en Algérie, le choc ressenti devant le film « La Bataille d’Alger » (Gillo Pontecorvo, 1966) et ses recherches « totalement bordéliques ». L’écrivaine du mois : Alice Zeniter Romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste, Alice Zeniter, 33 ans, est l’un des voix les plus énergiques de la littérature francophone. Née d’un père algérien et d’un mère française, diplômée de l’École Normale Supérieure, elle publie un premier roman confidentiel à 16 ans puis signe à 23 chez Albin Michel pour le second, « Jusque dans nos bras » (2010), dans lequel elle aborde la question du mariage blanc avec un héros malien menacé d'expulsion. Elle s’installe ensuite pendant trois ans à Budapest où elle enseigne le français, étudie le théâtre et « flâne ». Viendra « Sombre dimanche » (2013), roman d’une famille hongroise sur trois générations, puis « Juste avant l’oubli » (2015), à propos du suicide étrange d’un maître du polar sur une île brumeuse des Hébrides. Tout s’accélère deux ans plus tard avec « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, dont nous parlerons ici de A jusqu’à Z. « L’Art de perdre » (Flammarion, 2017) « Ai-je oublié d’où je viens ? », se demande Naïma, trentenaire parisienne en sévère gueule de bois. « Ma détresse n’aurait-elle pas la taille d’un pays manquant, d’une religion perdue ? » Par sa voix, L’Art de perdre suit le destin d’une famille kabyle sur trois générations – des années 40 à nos jours, sur 500 pages, en trois parties. Il y a d’abord Ali, le grand-père, harki, c’est-à-dire « supplétif indigène au service de l’armée française » comme dit le dico, contraint de fuir ses montagnes avec femme et enfants face au FLN et ses « règlements de compte au milieu de la nuit », à l’heure de l’indépendance de 1962. La deuxième partie se focalise sur Hamid, le père, qui n’oubliera jamais leur installation dans « la France froide », dans ces camps d’accueil insalubres et surpeuplés des Bouches-du-Rhône, entourés de barbelés, dans le silence de ceux qui attendent, humiliés, parqués « dans le royaume de la boue », « comme des bêtes nuisibles » ; Hamid, qui se politisera et s’en sortira grâce à ses études, et qui épousera une Française. Il y a enfin Naïma, la petite-fille, qui cherche sa place dans cet héritage. Sacré du Goncourt des lycéens et du prix du journal Le Monde, « L’Art de perdre » a beaucoup gagné : le roman se vend à plus de 580 000 exemplaires et décroche des récompenses en Espagne, en Suisse ou en Pologne, tandis que Barbet Schroeder obtient les droits d’adaptation au cinéma. Le succès critique n’a d’égal que sa reconnaissance publique, voire intime, lorsqu’au premier rang de certains festivals où Alice Zeniter est invitée, d’anciens harkis s’assoient parfois, en uniforme, la poitrine chargée de médailles, comme jadis son propre grand-père. Mais comment s’est-elle jetée dans cette fresque romanesque à haute teneur documentaire ? En partenariat avec Babelio Entretien : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot



Confinés à vingt mille lieues sous les mers
Apr 07 2020 13 mins  
Dilués dans les profondeurs des océans, ils ignorent peut-être tout du coronavirus ou des mesures de confinement… Car ils sont eux-mêmes déjà confinés ! Coupés du monde pendant 70 jours, sans aucun contact avec la terre ferme et ses humains, 111 hommes de la marine nationale française ont une mission : naviguer le plus loin possible à bord de leur sous-marin nucléaire lanceur d’engins pour dissuader l’ennemi, sans jamais être vus, ni entendus. Après plus de vingt ans passés en mer, ces patrouilles n’ont plus de secret pour l’amiral François Dupont. Aux commandes du Triomphant, il a guidé son équipage à travers ces parties de cache-cache sous-marines et appris la colocation à 111, dans cette deuxième maison pas comme les autres. Écoutez donc à quoi ressemble le quotidien confiné de ces marins - menaces invisibles à bord d’un mastodonte d’acier. Liens : - « Commandant de sous-marins, Du Terrible au Triomphant, la vie secrète des sous-marins » , aux Éditions Autrement. - François Dupont dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=UuujQ9vgQlU Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 28 novembre 2019 - Interview & montage : Marie-Hélène Gallay - Mixage : Mathieu Deron - Fichiste : Lucas Andreac - Programmation : Julie Joffres - Responsable éditorial : Tom van Eersel








Bookmakers : Philippe Jaenada (3/3)
Mar 18 2020 26 mins  
Bookmakers - Philippe Jaenada (3/3) Enfermé chez lui depuis des mois pour écrire son nouveau livre-enquête de possiblement mille pages, à paraître en 2021, à propos d'un étrangleur d'enfant, l’ours Jaenada sort de sa grotte et commente, dans cette troisième et dernière partie, son travail sur la phrase, son noble combat contre les expressions toutes faites (type : « c’est la goutte qui fait déborder le vase ») ou la place de l'argent dans sa vie d'écrivain. Le podcast Bookmakers C’est quoi, le style ? Comment construit-on une intrigue, un personnage ? Où faut-il couper ? Chaque mois, Bookmakers propose aux plus grand.e.s écrivain.e.s d’aujourd’hui de raconter, hors de toute promotion, l’étincelle initiale, les recherches, la discipline, les obstacles, le découragement, les coups de collier, la solitude, la première phrase, les relectures… mais aussi le rôle de l'éditeur, de l’argent, la réception critique et publique, le regard sur le texte des années plus tard. Animé par Richard Gaitet, écrivain et homme de radio, le podcast Bookmakers détruit le mythe d’une inspiration divine qui saisirait les auteurs au petit matin. Il rappelle que l'écriture est aussi un métier, un artisanat, un beau travail. L'écrivain du mois : Philippe Jaenada Fils spirituel de Bukowski et de Jacques le fataliste, féru de courses hippiques ou de whisky écossais, allergique au voyage mais ne se déplaçant jamais sans son sac matelot, Philippe Jaenada, 55 ans, est peut-être l’écrivain le plus drôle de France. Toujours vêtu de noir, il surgit en 1997 avec Le Chameau sauvage, ou les galères d’un curieux célibataire, sacré d’un prix de Flore, adapté au cinéma et premier volet d’une série de sept romans autobiographiques sur lui, sa femme, leur fiston ou leurs vacances incendiaires en Italie. Suivra un second cycle, en cours depuis 2013, composé d’enquêtes sur des affaires criminelles écrites à la première personne, riches en digressions improbables, tout en étant comme possédées par l’obsession de la vérité – fidèle à sa méthode dite du « tapir enragé ». Bingo : La Serpe, en 2017, se voit couronné du prix Femina et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Mais ce succès fut préparé par la maestria déployée dans le livre précédent, La Petite femelle (éditions Julliard, 2015), portrait d’une jeune meurtrière de l’immédiate après-guerre haïe par ses juges et plus généralement par le patriarcat parce qu’elle refusait de marcher dans les clous d’une existence toute tracée de femme au foyer. Fidèle à sa verve truculente, Philippe Jaenada détaille les conditions de fabrication de cette true crime story de 700 pages, mais également des circonstances étranges qui l’ont amené à devenir écrivain. La Petite Femelle (Julliard, 2015) C’est l’histoire de Pauline Dubuisson, condamnée en 1953 pour le meurtre de son ex-petit ami, mais traînée dans la boue par les journaux pour avoir couché, jeune femme, avec l’occupant allemand, tout en refusant après-guerre un destin de femme au foyer pour devenir médecin. En partenariat avec Babélio Enregistrement : janvier 20 - Entretiens et découpage : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Lectures : Laure Giappiconi - Remerciements : Nanou Harry & Aurélien Manya - Production : ARTE Radio

Bookmakers : Philippe Jaenada (2/3)
Mar 18 2020 30 mins  
Bookmakers : Philippe Jaenada (2/3) Dans cette deuxième partie, Jaenada décortique l’origine et la documentation nécessaire à l’élaboration de La Petite femelle. Après sept livres autobiographiques ayant fait de lui une sorte de Bukowski français (alcool, amour, humour, tiercé) et une première enquête sur le braqueur Bruno Sulak, c’est l’ouvrage qui a tout changé pour lui, extrêmement précis (selon sa méthode dite du « tapir enragé », vérifiant toutes les pièces du dossier jusqu’aux frontières de la folie), tout en cassant les codes de la chronique judiciaire par une avalanche d’anecdotes personnelles particulièrement comiques. Le podcast Bookmakers C’est quoi, le style ? Comment construit-on une intrigue, un personnage ? Où faut-il couper ? Chaque mois, Bookmakers propose aux plus grand.e.s écrivain.e.s d’aujourd’hui de raconter, hors de toute promotion, l’étincelle initiale, les recherches, la discipline, les obstacles, le découragement, les coups de collier, la solitude, la première phrase, les relectures… mais aussi le rôle de l'éditeur, de l’argent, la réception critique et publique, le regard sur le texte des années plus tard. Animé par Richard Gaitet, écrivain et homme de radio, le podcast Bookmakers détruit le mythe d’une inspiration divine qui saisirait les auteurs au petit matin. Il rappelle que l'écriture est aussi un métier, un artisanat, un beau travail. L'écrivain du mois : Philippe Jaenada Fils spirituel de Bukowski et de Jacques le fataliste, féru de courses hippiques ou de whisky écossais, allergique au voyage mais ne se déplaçant jamais sans son sac matelot, Philippe Jaenada, 55 ans, est peut-être l’écrivain le plus drôle de France. Toujours vêtu de noir, il surgit en 1997 avec Le Chameau sauvage, ou les galères d’un curieux célibataire, sacré d’un prix de Flore, adapté au cinéma et premier volet d’une série de sept romans autobiographiques sur lui, sa femme, leur fiston ou leurs vacances incendiaires en Italie. Suivra un second cycle, en cours depuis 2013, composé d’enquêtes sur des affaires criminelles écrites à la première personne, riches en digressions improbables, tout en étant comme possédées par l’obsession de la vérité – fidèle à sa méthode dite du « tapir enragé ». Bingo : La Serpe, en 2017, se voit couronné du prix Femina et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Mais ce succès fut préparé par la maestria déployée dans le livre précédent, La Petite femelle (éditions Julliard, 2015), portrait d’une jeune meurtrière de l’immédiate après-guerre haïe par ses juges et plus généralement par le patriarcat parce qu’elle refusait de marcher dans les clous d’une existence toute tracée de femme au foyer. Fidèle à sa verve truculente, Philippe Jaenada détaille les conditions de fabrication de cette true crime story de 700 pages, mais également des circonstances étranges qui l’ont amené à devenir écrivain. La Petite Femelle (Julliard, 2015) C’est l’histoire de Pauline Dubuisson, condamnée en 1953 pour le meurtre de son ex-petit ami, mais traînée dans la boue par les journaux pour avoir couché, jeune femme, avec l’occupant allemand, tout en refusant après-guerre un destin de femme au foyer pour devenir médecin. En partenariat avec Babélio Enregistrement : janvier 20 - Entretiens et découpage : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Lectures : Laure Giappiconi - Remerciements : Nanou Harry & Aurélien Manya - Production : ARTE Radio


Bookmakers : Philippe Jaenada (1/3)
Mar 18 2020 31 mins  
Bookmakers : Philippe Jaenada (1/3) Il se rêvait pilote d’avion, mais l’existence en a décidé autrement, à la faveur d’une très étrange idée : s’enfermer seul, pendant un an, dans son appartement. « Pour ne pas devenir fou », le jeune Jaenada commence à écrire des histoires saugrenues influencées par sa découverte des romans de l’Américain Richard Brautigan, notamment Willard et ses trophées de bowling (1975). S’en suivra une expérience historique (« J’ai été la première animatrice de minitel rose du monde ! »), un premier roman « ridicule », dit-il, écrit sur demande du patron légendaire des éditions de Minuit… et son interprétation très personnelle, à renforts de parenthèses, de la célèbre phrase de Deleuze : « Un grand écrivain, c’est un étranger dans sa propre langue. » Le podcast C’est quoi, le style ? Comment construit-on une intrigue, un personnage ? Où faut-il couper ? Chaque mois, Bookmakers propose aux plus grand.e.s écrivain.e.s d’aujourd’hui de raconter, hors de toute promotion, l’étincelle initiale, les recherches, la discipline, les obstacles, le découragement, les coups de collier, la solitude, la première phrase, les relectures… mais aussi le rôle de l'éditeur, de l’argent, la réception critique et publique, le regard sur le texte des années plus tard. Animé par Richard Gaitet, écrivain et homme de radio, le podcast Bookmakers détruit le mythe d’une inspiration divine qui saisirait les auteurs au petit matin. Il rappelle que l'écriture est aussi un métier, un artisanat, un beau travail. L'écrivain du mois : Philippe Jaenada Fils spirituel de Bukowski et de Jacques le fataliste, féru de courses hippiques ou de whisky écossais, allergique au voyage mais ne se déplaçant jamais sans son sac matelot, Philippe Jaenada, 55 ans, est peut-être l’écrivain le plus drôle de France. Toujours vêtu de noir, il surgit en 1997 avec Le Chameau sauvage, ou les galères d’un curieux célibataire, sacré d’un prix de Flore, adapté au cinéma et premier volet d’une série de sept romans autobiographiques sur lui, sa femme, leur fiston ou leurs vacances incendiaires en Italie. Suivra un second cycle, en cours depuis 2013, composé d’enquêtes sur des affaires criminelles écrites à la première personne, riches en digressions improbables, tout en étant comme possédées par l’obsession de la vérité – fidèle à sa méthode dite du « tapir enragé ». Bingo : La Serpe, en 2017, se voit couronné du prix Femina et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Mais ce succès fut préparé par la maestria déployée dans le livre précédent, La Petite femelle (éditions Julliard, 2015), portrait d’une jeune meurtrière de l’immédiate après-guerre haïe par ses juges et plus généralement par le patriarcat parce qu’elle refusait de marcher dans les clous d’une existence toute tracée de femme au foyer. Fidèle à sa verve truculente, Philippe Jaenada détaille les conditions de fabrication de cette true crime story de 700 pages, mais également des circonstances étranges qui l’ont amené à devenir écrivain. La Petite Femelle (Julliard, 2015) C’est l’histoire de Pauline Dubuisson, condamnée en 1953 pour le meurtre de son ex-petit ami, mais traînée dans la boue par les journaux pour avoir couché, jeune femme, avec l’occupant allemand, tout en refusant après-guerre un destin de femme au foyer pour devenir médecin. Après sept livres autobiographiques ayant fait de lui une sorte de Bukowski français (alcool, amour, humour, tiercé), c’est le livre qui a tout changé pour Philippe Jaenada. Extrêmement précis (selon sa méthode dite du « tapir enragé », vérifiant toutes les pièces du dossier jusqu’aux frontières de la folie), tout en cassant les codes de la chronique judiciaire par une avalanche d’apartés personnels particulièrement comiques. En partenariat avec Babélio Entretiens et découpage : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot






Inceste et pédocriminalité : la loi du silence | Un podcast à soi (24)
Mar 04 2020 88 mins  
En France, environ deux enfants par classe d'école sont victimes d'inceste ou de pédocriminalité. 81% de l’ensemble des violences sexuelles commencent avant 18 ans. Dans 94% des cas, celles-ci sont commises par des proches. La plupart du temps, ces derniers ne seront jamais inquiétés par la justice. Ces chiffres sont connus et répétés depuis longtemps. Et après #MeToo, chaque mois ou presque, de nouvelles révélations éclatent, dans le milieu du cinéma, puis dans le milieu littéraire, puis dans l’Église, puis dans le sport... À chaque fois, on s'étonne, on s'insurge. Il ne s'agit pourtant pas de faits isolés ou de lieux spécifiques, mais de tout un système. Un système qui semble peu ou jamais analysé, ni décrypté. C'est ce que cet épisode tente de faire. Pourquoi un tel déni et une telle impunité ? Quel rapport avec le patriarcat ? Avec les questions de dominations ? Cet épisode est difficile. Il contient des témoignages douloureux de victimes. Et aussi celui d'un père incestueux. Mais j'ai choisi de faire entendre les faits parce que, comme l'explique l'anthropologue Dorothée Dussy que vous entendrez aussi dans cet épisode, « prendre acte des violences, de leurs spécificités, des effets qu'elles produisent et des conséquences qu'elles entraînent est un premier pas vers la paix et la démocratie. Le principe du système inceste, c'est faire taire. Pour en sortir, il faut vomir plusieurs fois tant et tant que rien de ce qu'on peut vous dire pour vous arrêter ne vous touche plus, car vous avez conjuré la guerre contre la nausée. Cela vous a rendu beaucoup plus libre. » Avec : - Isabelle et Alice - Bruno - Dorothée Dussy, anthropologue - Patric Jean, journaliste Remerciements : - Association Arevi - Latifa Bennari de l'association l'Ange Bleu - Martine Nisse et Damien du Centre des Buttes Chaumont - Muriel Salmona et à l'association Mémoire Traumatique - Juliet Drouar À toutes celles et ceux que j'ai contacté.e.s pour l'émission et qui m'ont confié un bout de leurs histoires. Textes : - Mathilde Brasilier, « Il y avait le jour, il y avait la nuit, il y avait l'inceste » - Virginie Talmont, « Inceste » - Vanessa Springora, « Le consentement » - Adelaïde Le Bon, « La petite fille sur la banquise » Livres/articles : - Le berceau des dominations : anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy - La loi des Pères, Patric Jean - La culture de l'inceste, Juliet Drouar - La domination adulte : l'oppression des mineurs, Yves Bonardel - La consolation, Flavie Flament - Les chatouilles ou la danse de la colère, Andrea Bescond (film) Associations - Association d'Action Recherche et Echange entre les Victimes d'Inceste - Association Internationale des Victimes d'Inceste - Association Mémoire Traumatique et Victimologie - Centre de thérapie spécialisé dans la prise en charge thérapeutique des victimes et des auteurs de violences familiales et extra familiales - Association l'Ange Bleu Enregistrements : février 2020 - Prise de son,montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures :Laure Giappiconi - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey - Production : ARTE Radio














Une alpiniste aux cimes de l'enfer
Feb 11 2020 17 mins  
Arpenter les plus hauts sommets du monde sans laisser aucune trace de son passage… C’est la philosophie de l’alpiniste Elisabeth Revol. Une passion dévorante pour les expéditions extrêmes qu'elle partageait avec son compagnon de cordée, le polonais Tomasz Mackiewicz, alias Tomek. Le 25 janvier 2018, après plusieurs tentatives, ils se sont lancés à la conquête du Nanga Parbat - le neuvième plus haut sommet du monde et l'un des plus ardus, situé au Pakistan. Mais après l’euphorie de l’ascension jusqu'à 8 125 mètres d'altitude, le cauchemar commence pour les deux alpinistes : Tomek est frappé de cécité au sommet, son état se dégrade brusquement. Dans l’espoir de lui porter secours, Elisabeth Revol entame une interminable descente au péril de sa vie. Liens : - Vivre, un livre d'Élisabeth Revol en collaboration avec Éliane : https://www.arthaud.fr/Catalogue/hors-collection/recits-et-temoignages/vivrePatriarca, paru le 16 octobre 2019 aux éditions Arthaud. - Élisabeth Revol dans 28 Minutes : https://youtu.be/AlYq9dDiom8 Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. Enregistrement : 17 octobre 2019 - Interview & montage : Marie-Hélène Gallay - Responsable éditorial : Tom van Eersel - Mixage : Vincent Périer - Fichiste : Candice Bergeron - Programmation : Julie Joffres "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio.

Le pouvoir des mères | Un podcast à soi (23)
Feb 05 2020 60 mins  
Comment les mères de classes populaires et/ou racisées se voient refuser l’accès au statut de « bonne mère » ? Pourquoi les mères « écolo », adeptes du maternage proximal et de la non violence éducative, sont-elles considérées comme « aliénées » ? Pourquoi les enfants ne sont jamais présents dans les réunions féministes ? Historiquement, la maternité a toujours fait l’objet de nombreuses dissensions dans le féminisme : là où certaines l’ont dénoncée comme aliénante, d’autres l’ont mise en avant pour plus de droits des mères. Aujourd'hui, comment aller plus loin sans figer la maternité dans une essence féminine, ni exclure les mères des mouvements féministes ? Bref, comment politiser la maternité ? En allant à la rencontre des mères qui se battent contre les violences policières, en évoquant les mouvements de mères pour la justice climatique, en donnant la parole à celles qui décident de se consacrer à leurs enfants, un temps, ou aux mères célibataires qui tentent de tout concilier, avec difficulté, Charlotte Bienaimé donne à entendre la puissance incarnée par des maternités plurielles et dés-uniformisées. Elle s'interroge donc dans cet épisode sur de nouvelles formes de parentalité. Textes : - « Sister Outsider », Audre Lorde - « De la marge au centre », Bell Hooks - « Le corps d'après », Virginie Noar Ressources : - Penser les maternités d'un point de vue féministe, Coline Cardi, Lorraine Odier, Michela Villani et Anne-Sophie Vozari - Penser l'écoféminisme, féminisme de la subsistance et écoféminisme vernaculaire, Geneviève Pruvost - La puissance des mères, Fatima Ouassak (à paraître en mai 2020) - « La matrice de la race », Elsa Dorlin - Le collectif Parents et féministes - Le collectif Pour une Parentalité Féministe - Ecoparentalité - Grandir Autrement - Lâchez-nous l'utérus de Fiona Schmidt Remerciements : - Le collectif des Mamans du Mantois pour la justice et la dignité - Fatima Ouassak, politologue, créatrice du réseau Classe/Genre/Race, et, du syndicat de parents Front de mères - Le collectif Very Bad Mother - Coline Cardi, sociologue et maîtresse de conférence à l'université Paris 8. - Geneviève Pruvost, sociologue, chargée de recherche au CNRS - Coline Guerin, chercheuse en sociologie - Ariane









La question est posée
Jan 16 2020 15 mins  
J’ai toujours travaillé avec des voix que j’enregistre moi-même, des personnes que je connais ou rencontre, mais cette fois-ci - à la suite d’une commande de Guillaume Désanges et François Piron pour l’exposition Contre-vents au centre d’art Le Grand Café à Saint-Nazaire - je suis parti de voix que je ne connaissais pas, qui venaient d’un passé, loin de moi, mais qui me sont devenues proches par l’écoute, proches par ce que j’ai éprouvé en les écoutant. Un certain nombre de films ont documenté dans les années soixante-dix les luttes paysannes, ouvrières et étudiantes (avec l’idée qu’il n’y a qu’une seule lutte), et dans ces documents, il y a surtout (j’y ai surtout entendu) des voix : des personnes qui parlent, témoignent, haranguent la foule, hurlent, slogantent et parfois même pleurent. Ces voix, individuelles ou collectives, nues ou au mégaphone, possèdent une émotion, une tension, une charge, qui nous parlent aujourd’hui. J’ai fait une composition avec quelques fragments de ces voix, en les isolant de leur contexte, en mélangeant les époques, les lieux, les situations, en créant entre elles des liens, des rebonds, des rythmes, des ruptures, des vides, pour un collage vocal, bruitiste, affectif et musical qui compose une figure suggestive et intemporelle de la lutte. Composition, montage et musique de Dominique Petitgand, 2019. Avec la participation de Christine Ott (Ondes Martenot, enregistrées avec Fabrice Laureau, 2001). Avec les extraits sonores des films de Soazig Chappedelaine & René Vautier (Quand les femmes ont pris la colère - 1978), Armand Gatti (Le baille le train la moëre - 1976), Daniele Jaeggi (C'est tout pour nous et vous - 1974), Nicole & Felix Le Garrec (Plogoff, des pierres contre des fusils - 1980), Nicole Le Garrec & René Vautier (Quand tu disais Valery - 1975), Jean-Louis Le Tacon (Bretonnerie pour Kodakrome - 1974, Marche au Larzac - 1973, Voici la colère bretonne - 1976), Carole Roussopoulos (Les Travailleuses de la mer - 1985), René Vautier (Marée noire et colère rouge - 1978), et d'un enregistrement de Bruno Serralongue (Notre-Dame-des-Landes, 2016) Remerciements et gratitude aux cinéastes et artistes pour leurs enregistrements, à François Piron, Guillaume Désanges et Clément Raveu. Composition, montage et musique : Dominique Petitgand - Ondes Martenot : Christine Ott - Photo : Martin Barzilai / Haytham Pictures












Il vole au secours des migrants
Dec 17 2019 17 mins  
José Benavente est pilote professionnel. Avec un ami, il a un jour décidé d’investir toutes ses économies dans l’achat du Colibri, un avion monomoteur. Ainsi naissait son ONG “Pilotes volontaires”. Son but : sauver des migrants. Depuis le début de l’année 2018, ils survolent la Méditerranée, en indiquant à des bateaux, là-bas en bas, où se trouvent les embarcations de fortune dans lesquelles des migrants risquent de se noyer. Au mois de septembre 2019, José Benavente évaluait à 6000 le nombre d'hommes, de femmes et d'enfants que “Pilotes volontaires” a contribué à sauver de la noyade. Mais, entre interdiction de voler et pressions politiques, la vie du Colibri est loin d’être un long fleuve tranquille… Liens : - Pilotes volontaires - José Benavente dans 28 Minutes Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 2019 - Interview & montage : Farah Keram - Mixage : Matthieu Deron - Responsable éditorial : Tom Van Eersel - Programmation : Julie Joffres - Fichiste : Candice Bergeron








Per comme personne (2/6) : L'ami de mon Per
Dec 12 2019 12 mins  
Je passe mes journées à correspondre avec Ole, ornithologue et meilleur ami de jeunesse de Per. Dans les années 1960 et 1970, portés par la mouvance hippie, ils ont voyagé ensemble dans toute l’Asie. Ole ignore tout des derniers moments de Per, porté disparu il y a 25 ans alors qu’il voyageait en Angleterre. Pourquoi ont-ils perdu contact ? Mon père fait partie de la génération du baby-boom. Celle qui a eu 20 ans au début des années 1970. Celle qui voulait faire la révolution. On m'a toujours dit qu'il a eu une vie incroyable : il a voyagé aux quatre coins de la Terre, il a vécu à Katmandou, il a fait de l''import-export d'habits ethniques, de tapis, et même du trafic de drogue. J'ai grandi avec toutes ces histoires fabuleuses, sans vraiment les connaître : Per, mon père danois au nom prédestiné, a été porté disparu quand j'avais six ans. Sa mort est toujours restée inexpliquée. Peu après la naissance de mon fils, je suis partie à sa recherche. Ce que j'ai trouvé dépasse en rocambolesque tout ce que j'aurais pu imaginer. 🔧 Informations techniques Enregistrements : juin-juillet 19 Texte et montage : Nina Almberg Dramaturgie et direction d'acteurs : Sabine Zovighian Voix : Nina Almberg, Raphaël Almosni, Valentine Joubin, Sabine Zovighian, Samuel Hirsch, Olivier Minot Réalisation : Sabine Zovighian, Samuel Hirsch, Nina Almberg Musique originale et mix : Samuel Hirsch Illustration : Laure Guillebon

Per comme personne (1/6) : L'oiseau va sortir
Dec 12 2019 13 mins  
L’un de mes premiers souvenirs : j’ai six ans et ma mère m’annonce que mon père est décédé. Mon père était danois et il s’appelait Per. Ca s'invente pas. 25 ans plus tard, et juste après la naissance de notre fils, mon copain et moi regardons une vieille photo d'un ami de mon père. Derrière la photo, le nom d'un ornithologue, Ole. Peut-être qu'il sait quelque chose ? Mon père fait partie de la génération du baby-boom. Celle qui a eu 20 ans au début des années 1970. Celle qui voulait faire la révolution. On m'a toujours dit qu'il a eu une vie incroyable : il a voyagé aux quatre coins de la Terre, il a vécu à Katmandou, il a fait de l''import-export d'habits ethniques, de tapis, et même du trafic de drogue. J'ai grandi avec toutes ces histoires fabuleuses, sans vraiment les connaître : Per, mon père danois au nom prédestiné, a été porté disparu quand j'avais six ans. Sa mort est toujours restée inexpliquée. Peu après la naissance de mon fils, je suis partie à sa recherche. Ce que j'ai trouvé dépasse en rocambolesque tout ce que j'aurais pu imaginer. 🔧 Informations techniques Enregistrements : juin-juillet 19 Prises de son, texte et montage : Nina Almberg Dramaturgie et direction d'acteurs : Sabine Zovighian Voix : Nina Almberg, Arthur Alt, Raphaël Almosni, Sabine Zovighian, Olivier Minot Réalisation : Sabine Zovighian, Samuel Hirsch, Nina Almberg Musique originale et mix : Samuel Hirsch Illustration : Laure Guillebon



Ecoféminisme, 2ème volet : Retrouver la Terre | Un podcast à soi (22)
Dec 04 2019 66 mins  
Elles ont construit des cabanes et réparé des tracteurs seules, entre femmes. Elles ont appris à reconnaitre les plantes, à cultiver des légumes, à élever des chèvres. Elles ont vécu en pleine nature, sans eau ni électricité, pendant des années. A l’inverse d’autres féministes qui revendiquaient de se libérer d’un corps aliénant, et d’une nature à laquelle on les avait associée depuis toujours (contrairement aux hommes, associés à la culture), elles voulaient retrouver la terre, se reconnecter avec leur corps, le connaitre, et s’en servir comme force. Mutsie, Mayana, Xai racontent dans cet épisode comment, dans les années 70, dans le sillage du mouvement de retour à la terre, elles ont participé à la création de communautés en non mixité : des terres de femmes. En France, une dizaine de terre de femmes a existé et de nombreuses autres en Europe, en Australie, et aux Etats Unis. Beaucoup étaient portés par des femmes lesbiennes qui souhaitaient vivre leur sexualité librement. Elles revendiquaient aussi l'idée d’autonomie et d’autosuffisance. Et aspiraient à se reconnecter avec l'ensemble du monde vivant, dont les animaux. Certaines terres ont disparu, d’autres existent encore, comme celle où je vous emmène aujourd’hui. À la rencontre, aussi de Celeste, Emmanuelle et Laure, arrivées plus récemment, qui nous racontent à quel point des lieux comme celui-ci , à l’écart du monde capitaliste et patriarcal, sont essentiels. Pour se retrouver, se ressourcer, se re découvrir. Leurs paroles donnent à entendre et comprendre de nombreuses facette du mouvement Ecoféminisme, entre reconnexion à la nature et au corps, redéfinition et revalorisation du travail domestique, réappropriation des émotions, spiritualité, et articulation avec les questions de classe, de race et de genre. Textes : - « Rêver l'obscur », Starhawk - « Un appartement sur Uranus », Paul B Preciado Livres : - « Reclaim », de Emilie Hache - « Rêver l'obscur » de Starhawk - « Women’s land » Françoise Flamant - « La politique sexuelle de la viande. Une théorie critique féministe végétarienne » Carol Adams - « Faiminisme, quand le sexisme passe à table » Nora Bouazzouni - « Faire partie du monde » , réflexions écoféministes. - « Ecologie et Féminisme, Révolution ou mutation », Françoise d'Eaubonne - « Ecoféminisme » de Vandana Shiva et Maria Mies - Chroniques altermondialistes, Starhawk - Quel monde voulons-nous, Starhawk - « Dans la foret » , Jean Heagland - « Herland » Charlotte Perkins Gilman - « La vraie vie » Adeline Dieudonné Liens : - Expliquez moi l'écoféminisme par le site Simonae - Entretien avec Emilie Hache pour Reporterre - Contes qui guérissent, contes qui aguerrissent Enregistrements : juillet 19 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément-Béalem - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon Illustrations : Anna Wanda Gogusey





Les mille et un costumes de Simon Abkarian
Nov 26 2019 12 mins  
Du Liban à la France en passant par les États-Unis, de ses débuts au Théâtre du Soleil jusqu’au cinéma : l’histoire de Simon Abkarian s’est écrite au fil des voyages, des rencontres et des expériences. À l’image des mille et un personnages qu’il a incarnés, ce comédien caméléon revendique lui-même diverses identités : petit-fils d’un rescapé du génocide arménien, Français d’origine libanaise, ancien exilé, acteur passionné, dramaturge… Jamais une entité ne prend le pas sur l’autre. C’est cette pluralité, cette ouverture d’esprit que Simon Abkarian s’efforce de mettre en lumière sur les planches, afin d’honorer la mission qui lui incombe : représenter l’être humain. Liens : - “Électre des bas-fonds”, une pièce de théâtre de Simon Abkarian, parue aux Éditions Actes Sud en septembre 2019 et représentée à la Cartoucherie de Vincennes : https://www.actes-sud.fr/catalogue/pieces/electre-des-bas-fonds - Simon Abkarian dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=4m2kXXRldDk Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 21 septembre 2019 - Interview & montage : Marie-Hélène Gallay - Mixage : Benjamin Dubret - Responsable éditorial : Tom Van Eersel - Programmation : Claire Mayot - Fichiste : Copélia Mainardi


Un crime d'amour-propre
Nov 19 2019 10 mins  
En octobre 2019. Île de la Cité, Paris. A la cour d'assises, un homme de 34 ans est jugé pour un meurtre tristement banal : en rentrant chez lui un soir, il a surpris sa compagne nue avec un autre homme et a tué ce dernier d'un coup de couteau. Rapidement, le procès tourne autour de la personnalité ambigüe de la compagne. « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. « Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? », Elise Costa. Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : octobre 19 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustration : Simon Leclerc




Marguerite Barankitse : l’ange du Burundi
Nov 12 2019 11 mins  
Marguerite Barankitse est burundaise. Elle a vécu la guerre et les terribles affrontements entre Hutus et Tutsis dans son pays, et vu de ses propres yeux des enfants se faire massacrer. Depuis 1993, elle mène le combat du pardon avec son ONG, la Maison Shalom : éduquer, guérir les blessures et cultiver l’espoir. En exil depuis 2015 après avoir critiqué le président Pierre Nkurunziza, elle poursuit son œuvre depuis le Rwanda pour construire une nouvelle génération de Burundais, libérés de la vengeance, parce que comme le dit ce proverbe burundais : “Si tu poursuis la vengeance, creuse deux tombes, une pour ton ennemi et une pour toi.” Liens : - Maison Shalom : https://www.maisonshalom.org - Marguerite Barankitse dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=ufAHsHMoT88&feature=youtu.be Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 28 août 2019 - Interview & montage : Elise Pouettre-Schwabedissen - Mixage : Damien Tesseraud - Responsable éditorial : Tom Van Eersel - Programmation : Pascale Assor - Fichiste : Léa Deschateaux

Dalida et moi (5/5) : Il venait d’avoir 18 en philo
Nov 07 2019 17 mins  
Jean-Luc Nancy est l’un des plus grands philosophes français vivants, traduit dans le monde entier, auteur, entre autres, de « La communauté désœuvrée ». Admiratrice de son œuvre, Léa découvre avec joie qu’il s’avoue aussi, et sans réserve, fan de Dalida ! Au milieu d’un échange sur les paroles de « Il venait d’avoir 18 ans », il lui parle de la sculpture qui se trouve sur la tombe de Dalida. Léa se rend au cimetière Montmartre, où elle découvre une étrange boîte aux lettres. C’est le début de l’été et ça fait un an que Dalida est entrée dans sa vie. Qui vit encore avec Dalida ? Comment ses chansons lui survivent aujourd’hui, dans les cœurs, les esprits, et les fins de soirées ? À travers une approche sensible teintée d’humour et de mélancolie, Léa Veinstein décide d’enquêter sur cette personnalité enchanteresse, entre ultra-féminité et androgynie. Sur sa mélancolie malgré les strass et paillettes. Sur son parcours de femme orientale exilée. Sur la malédiction qui semble planer sur ses relations amoureuses. A chaque thème correspond une rencontre avec un fan inattendu : un psychanalyste, un chanteur travesti, un écrivain marocain, un philosophe traduit dans le monde entier... Son podcast raconte son année avec Dalida. Une année à chanter dans sa voiture, à errer sur Youtube en pleurant, et à tenter de comprendre : et si Dalida, loin d’être ringarde, était une histoire du transgenre, de l’immigration, et même une cougar avant la lettre ? Enregistrements : 18-19 - Texte, voix et montage : Léa Veinstein - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustrations : Julien Pacaud

Dalida et moi (4/5) : Dalida intérieur queer
Nov 07 2019 11 mins  
Alors que l’obsession Dalida ne la quitte pas, Léa se rend à la mairie du 18ème arrondissement de Paris où se tient chaque année la réunion du fan-club officiel de Dalida. Au milieu des mugs, des coussins et des posters géants, elle rencontre Lulu qui incarne Dalida chaque soir en travesti au célèbre cabaret de Michou. Retour au cabaret pour Léa, mais cette fois derrière le rideau, là où l’on assiste à la métamorphose... Qui vit encore avec Dalida ? Comment ses chansons lui survivent aujourd’hui, dans les cœurs, les esprits, et les fins de soirées ? À travers une approche sensible teintée d’humour et de mélancolie, Léa Veinstein décide d’enquêter sur cette personnalité enchanteresse, entre ultra-féminité et androgynie. Sur sa mélancolie malgré les strass et paillettes. Sur son parcours de femme orientale exilée. Sur la malédiction qui semble planer sur ses relations amoureuses. A chaque thème correspond une rencontre avec un fan inattendu : un psychanalyste, un chanteur travesti, un écrivain marocain, un philosophe traduit dans le monde entier... Son podcast raconte son année avec Dalida. Une année à chanter dans sa voiture, à errer sur Youtube en pleurant, et à tenter de comprendre : et si Dalida, loin d’être ringarde, était une histoire du transgenre, de l’immigration, et même une cougar avant la lettre ? Enregistrements : 18-19 - Texte, voix et montage : Léa Veinstein - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustrations : Julien Pacaud

Dalida et moi (3/5) : Une mélancolie arabe
Nov 07 2019 15 mins  
Après avoir beaucoup pleuré sur les vidéos de Dalida sur YouTube, Léa rencontre l’écrivain marocain Abdellah Taia, fan de la chanteuse. L’auteur du livre « Une mélancolie arabe » voit en Dalida un symbole de l’exil et de l’immigration. C’est ainsi qu’il se reconnaît en elle : Dalida est une femme arabe qui, comme lui, a pris le large. Qui vit encore avec Dalida ? Comment ses chansons lui survivent aujourd’hui, dans les cœurs, les esprits, et les fins de soirées ? À travers une approche sensible teintée d’humour et de mélancolie, Léa Veinstein décide d’enquêter sur cette personnalité enchanteresse, entre ultra-féminité et androgynie. Sur sa mélancolie malgré les strass et paillettes. Sur son parcours de femme orientale exilée. Sur la malédiction qui semble planer sur ses relations amoureuses. A chaque thème correspond une rencontre avec un fan inattendu : un psychanalyste, un chanteur travesti, un écrivain marocain, un philosophe traduit dans le monde entier... Son podcast raconte son année avec Dalida. Une année à chanter dans sa voiture, à errer sur Youtube en pleurant, et à tenter de comprendre : et si Dalida, loin d’être ringarde, était une histoire du transgenre, de l’immigration, et même une cougar avant la lettre ? Enregistrement : 18-19 - Texte, voix et montage : Léa Veinstein - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustrations : Julien Pacaud

Dalida et moi (2/5) : Dalida chez le psy
Nov 07 2019 16 mins  
Même son compagnon doit se rendre à l’évidence, Léa est en train de devenir fan de Dalida. Du coup il lui offre un livre : « Dalida sur le divan ». La psychanalyse peut-elle aider à comprendre la mélancolie de Dalida ? Et le nombre élevé de ses amants qui ont, comme elle, choisi le suicide ? Léa rencontre l’auteur, Joseph Agostini, un psychanalyste passionné par la vie et l’œuvre de Dalida. Qui vit encore avec Dalida ? Comment ses chansons lui survivent aujourd’hui, dans les cœurs, les esprits, et les fins de soirées ? À travers une approche sensible teintée d’humour et de mélancolie, Léa Veinstein décide d’enquêter sur cette personnalité enchanteresse, entre ultra-féminité et androgynie. Sur sa mélancolie malgré les strass et paillettes. Sur son parcours de femme orientale exilée. Sur la malédiction qui semble planer sur ses relations amoureuses. A chaque thème correspond une rencontre avec un fan inattendu : un psychanalyste, un chanteur travesti, un écrivain marocain, un philosophe traduit dans le monde entier... Son podcast raconte son année avec Dalida. Une année à chanter dans sa voiture, à errer sur Youtube en pleurant, et à tenter de comprendre : et si Dalida, loin d’être ringarde, était une histoire du transgenre, de l’immigration, et même une cougar avant la lettre ? Enregistrement : 18-19 - Texte, voix et montage : Léa Veinstein - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustrations : Julien Pacaud

Dalida et moi (1/5) : Comment Dalida est entrée dans ma vie
Nov 07 2019 12 mins  
Intello revendiquée, Léa Veinstein ne s’intéresse guère à Dalida. Mais voici que la chanteuse mythique, décédée l’année de sa naissance, cherche à entrer dans sa vie. Ça commence par une soirée dans un cabaret de Pigalle, à Paris, et des frissons en entendant « Je suis malade ». Ça s’aggrave avec la tentative de suicide d’une amie. Puis ça se confirme avec une robe au mariage de sa sœur. Cet été-là, Dalida arrive dans la vie de Léa et y prend vite beaucoup de place... Qui vit encore avec Dalida ? Comment ses chansons lui survivent aujourd’hui, dans les cœurs, les esprits, et les fins de soirées ? À travers une approche sensible teintée d’humour et de mélancolie, Léa Veinstein décide d’enquêter sur cette personnalité enchanteresse, entre ultra-féminité et androgynie. Sur sa mélancolie malgré les strass et paillettes. Sur son parcours de femme orientale exilée. Sur la malédiction qui semble planer sur ses relations amoureuses. A chaque thème correspond une rencontre avec un fan inattendu : un psychanalyste, un chanteur travesti, un écrivain marocain, un philosophe traduit dans le monde entier... Son podcast raconte son année avec Dalida. Une année à chanter dans sa voiture, à errer sur Youtube en pleurant, et à tenter de comprendre : et si Dalida, loin d’être ringarde, était une histoire du transgenre, de l’immigration, et même une cougar avant la lettre ? Enregistrement : 18-19 - Texte, voix et montage : Léa Veinstein - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustrations : Julien Pacaud



Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires | Un podcast à soi (21)
Nov 06 2019 56 mins  
Comment articuler féminisme et écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux femmes ? Entre l'énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d'anticapitalisme... Ce premier épisode d'une série d'Un podcast à soi consacrée aux écoféminismes tente de répondre à ces questions. Avec les paroles de Vandana Shiva, militante écologiste et féministe indienne, d'Emilie Hache, autrice de Reclaim, d'Isabelle Cambourakis, directrice de la collection Sorcières. Ainsi que les voix du collectif « Les bombes atomiques » réuni, fin septembre, pour une marche en non mixité choisie contre l'enfouissement de déchets radioactifs à Bure, dans l'est de la France. Textes : - « L’émerveillement nocturne », Pattie O’Green - « Rêver l'obscur », Starhawk - « Un thé dans la toundra », Joséphine Bacon Remerciements : - Anne Loyal, Jules Falquet, Daiara Tukano - Editions Rue de l’Echiquier Livres : - « Reclaim », de Emilie Hache - « Ecoféminisme » de Vandana Shiva et Maria Mies - « Ecologie et Féminisme, Révolution ou mutation », Françoise d'Eaubonne - « Des femmes contre des missiles », Alice Cook & Gwyn Kirk - « Rêver l'obscur », Starhawk - « Chroniques altermondialistes », Starhawk - « Quel monde voulons-nous », Starhawk - « 1%, Reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches », Vandana Shiva Liens : - Collectif Les bombes atomiques - « Corps-territoire et territoire-Terre » : le féminisme communautaire au Guatemala. Entretien avec Lorena Cabnal par Jules Falquet - Recherches Féministes, Marie Léger et Anahi Morales Hudon, Femmes autochtones en mouvement : fragments de décolonisation par Jules Falquet - Expliquez moi l'écoféminisme, par le site Simonae - Entretien avec Emilie Hache pour Reporterre - Site de la poétesse micronésienne Kathy Jetni-Kijiner - Ecoféminisme et lutte contre le nucléaire - A Bure, l'écoféminisme renouvelle la lutte antinucléaire, Reporterre - Contes qui guérissent, contes qui aguerrissent Film : « Ni les femmes, ni la terre ! », Marine Allard, Lucie Assemat, Coline Dhaussy Archive : Autour du camp de Greenham Common





Olivier Roellinger, Breton étoilé et rescapé
Oct 29 2019 21 mins  
Il émane d’Olivier Roellinger une sagesse bienveillante, une tranquillité parfois déconcertante, presque mystique. Le chef étoilé né à Cancale, et qui n'a jamais quitté sa Bretagne, a eu de nombreuses vies. Ou plutôt de nombreux “chapitres de vie” comme il se plaît à le dire. Un soir de sa vingt et unième année, il croise la route d’une bande de jeunes qui rejoue une scène d'« Orange mécanique » sur lui. C’est cette tentative d’homicide qui va lui ouvrir la voie de la cuisine, puis celle des épices venues du monde entier. Mais l’histoire des vies d’Olivier Roellinger ne s’arrête pas là… 🔗 Liens : - Pour une révolution délicieuse, d’Olivier Roellinger chez Fayard. - Olivier Roellinger dans l'émission 28 minutes Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. 🎧 "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 05 septembre 19 - Interview : Farah Keram - Montage : Farah Keram - Mixage : Benjamin Dubret - Coordination éditoriale : Tom van Eersel - Programmation : Pauline Muyl - Fichiste : Léa Deschateaux




Longues peines et petits chiens
Oct 22 2019 6 mins  
À travers le regard de son chien Charley, l'écrivain John Steinbeck cherchait à comprendre les hommes. Que ce soit le berger allemand de la gendarmerie, ou le bouledogue d'une témoin, dans une cour d'assises, les chiens en disent aussi long sur nos semblables. Qu'en est-il alors du chien de l'accusé ? « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : août 19 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustration : Simon Leclerc





Ma mère, mon père, mon donneur
Oct 15 2019 19 mins  
Dans la famille d’Arthur, les 3 enfants sont issus de dons de gamètes par un donneur anonyme. Ses deux soeurs et lui ont donc une mère, un père et un géniteur et tout le monde est au courant, les parents ayant toujours été totalement transparents avec leurs enfants. Mais cela n’a jamais empêché Arthur d’être curieux, titillé et même embêté par cette histoire de géniteur inconnu. Et après l’avoir attendu pendant toutes ces années d’enfance, il a decidé à l’âge adulte, de partir à sa recherche… Liens : - Le fils, un livre d'Arthur Kermalvezen avec Charlotte Rotman - Arthur Kermalvezen dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=nI8wcojKwrQ Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j ’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 15 juillet 19 - Interview : Élise Pouettre-Schwabedissen - Montage : Louis-Fernand Cloutier - Mixage : Benjamin Dubret - Coordination éditoriale : Tom van Eersel - Programmation : Pascale Assor - Fichiste : Léa Deschateaux








Luttes féministes et LGBT en Tunisie | Un podcast à soi (20)
Oct 02 2019 67 mins  
Si les femmes et les personnes LGBTQI n'ont pas attendu 2011 pour s'organiser, la chute du régime de Ben Ali leur a permis de créer de nombreuses associations qui renouvellent les pensées et les luttes. A la différence de leurs aînées, les jeunes militant.e.s sont moins attaché.e.s au combat autour des lois et de l'égalité entre les sexes. Elles et ils parlent des rapports au corps, à la virginité, aux sexualités, et abordent sans tabous la question du genre. A travers les voix de jeunes féministes et militants LGBTQI, cet épisode aborde les questions de liberté, d'espace public, de langage, ainsi que de pensée décoloniale. Il a été réalisé à l'occasion d'un workshop de Charlotte et Samuel en Tunisie à l'invitation du site en ligne Inkyfada qui souhaite mettre en place des podcasts sur des questions d'engagement, notamment autour des luttes féministes et LGBTQI. Avec : - Amal Khlif , poétesse, l'une des créatrices du blog « Chaml » - Abir Krefa, sociologue - Sonia Jebali, ancienne ouvrière de Latelec - Henda Chennaoui, journaliste, et féministe - Soumaya Mestiri, philosophe - Monia Ben Hamadi, directrice éditoriale d'Inkyfada - Khookha Mac Queer, activiste queer - Shams Radhouani Abdi, professeur agrégée de littérature, activiste féministe - Hazar Abidi, journaliste à Inkyfada - Mariem Guellouz, maitresse de conférence en science du langage Textes : - « Je leur appartiens », Amal Khlif - « Un fœtus qui meurt », Amal Khlif - « Nominalement », Yosra - « Souvenir de Masculinisation », Khookha Mac Queer Musiques: - Deena Abdelwahed - Khonnar - Yuma - Smek - Neyssatou - Badiaa Bouhrizi - Ghoula - Dawri - Dhamma - Freedom - Yasser Jradi - Nidhal Yahiaoui - Chaôuia - Alphawin Populaire - Hedhili Remerciements : - A Demoizele Yosra - A Bochra Triki - A Haïfa Mzalouat et Hortense Lac - A Zeineb Mrouki, coordinatrice de projet à Avocat sans frontière - A Monia Laccheb Liens : - Le journal Inkyfada - Shift, expérience artistique autour de vécus de femmes tunisiennes qui ont tracé leur propre chemin - Festival Chouftouhonna - Association Chouf - Association Dmaj - Association Mawjoudin - Association Tunisienne des Femmes Démocrates - Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement - « Le mouvement LGBT tunisien, un effet de la Révolution ? », Abir Krefa - Articles de Mariem Guellouz - Articles de Soumaya Mestiri Enregistrements : juin 19 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément-Béalem - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey


Ma fille ne peut plus aller à l'école
Oct 01 2019 14 mins  
Que se passe-t-il lorsqu’un enfant décide d’arrêter d’aller à l’école ? Le fait-il exprès ou est-ce plus fort que lui ? C’est grave docteur ? Quand faut-il s’en inquiéter ? Et au fond, les parents n’ont-ils pas leur part de responsabilité ? L’histoire que vous vous apprêtez à écouter est celle de François Cuel, père d’une jeune fille de 14 ans, Louise. Elle fait partie du 1% d’élèves français qui souffre de « refus scolaire anxieux ». Mais avant de pouvoir poser un tel diagnostic, Louise et ses parents ont beaucoup enduré, cherché, échoué… François Cuel a longtemps observé sa fille avant de tout poser sur papier dans « T’es vraiment nul et vieux, lettre à ma fille qui ne va plus à l’école » (Éditions Harper Collins). Aujourd’hui, nous vous invitons à plonger dans la vie de cet homme, dont, selon ses mots, le seul métier qu’il exerce depuis plus de dix ans est celui de père, de père de Louise. Liens : - T’es vraiment nul et vieux, lettre à ma fille qui ne va plus à l’école, paru le 3 avril dernier chez Harper Collins. - François Cuel dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=Zo1wcZ9oJME Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j ’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 1er juillet 19 - Réalisation : Farah Keram - Montage : Farah Keram et Tom Van Eersel - Mixage : Benjamin Dubret - Fichiste : Justine Puybasset - Programmation : Pauline Muyl


Claudette Colvin, une héroïne dans l’ombre de Rosa Parks
Oct 01 2019 12 mins  
Le 2 mars 1955 était une journée banale pour Claudette Colvin. Après les cours, cette lycéenne de 15 ans prit le bus de Montgomery, en Alabama, pour rentrer chez elle. Habituée aux règles de la ségrégation, elle se dirige vers les sièges du fond, réservés aux Noirs. Mais, alors que le bus se remplit, Claudette refuse de céder sa place à un Blanc, malgré les menaces. Ce geste courageux et déterminant a peut-être inspiré celui de Rosa Parks. Neuf mois plus tard, cette élégante couturière, très investie dans la lutte pour les droits civiques, s’oppose à son tour à la ségrégation dans les transports. Le même geste. Mais les conséquences sont toutes autres... Qu’est devenue Claudette Colvin ? Âgée de 80 ans aujourd’hui, elle n’a jamais cessé de se battre pour ses convictions, “dans l’ombre” de Rosa Parks. Que lui est-il arrivé après son arrestation dans le bus de Montgomery ? Pourquoi n’a-t-on (presque) jamais entendu parler d’elle ? Plus de 60 ans après, l’auteure Tania de Montaigne donne enfin une voix à Claudette Colvin et nous raconte le combat contre la ségrégation d’une oubliée de l’histoire. Liens : - Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin, une bande dessinée sortie le 18 janvier 2019 chez Dargaud, d’après un livre éponyme publié en 2015 chez Grasset. - Tania de Montaigne dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=kJcQ5NR88Ts Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j ’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 8 juin 19 - Réalisation & montage : Marie-Hélène Gallay - Mixage : Benjamin Dubret - Fichiste : Candice Bergeron - Programmation : Pascale Assor - Musique : Universal Production Music, Paul Van Eersel










Double vie (5/5) : Espèces menacées
Sep 18 2019 42 mins  
Il y a encore quelques années, on dissociait facilement notre vie numérique, sur les réseaux sociaux, de notre vie réelle, celle de tous les jours. C’était du virtuel tout ça, quelque chose d’un peu éloigné. Mais aujourd’hui, il est impossible de ne pas qualifier de réels nos échanges numériques. Ils ont mille conséquences sur nos vies quotidiennes. Et parfois, cette identité numérique nous échappe, on ne la contrôle plus. Selon un sondage d’OpinionWay, la moitié des 18-30 ans disent avoir déjà subi une situation de cyber violence. Dans cet épisode, Cécile Duflot nous raconte le cyberharcèlement, les centaines de milliers de tweets haineux reçus depuis dix ans. Vled Tapas,lui, a été outé sur les réseaux. Quant à Rémi Deblois, il a été viré en quelques jours pour un message Facebook. il y a aussi des impacts plus doux, plus légers, plus... amoureux. Les réseaux sociaux, Cupidon des temps modernes ? 1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux. Avec la participation de : - Cécile Duflot, femme politique française et directrice générale de Oxfam France. Présente sur Twitter sous son nom (@CecileDuflot) et très suivie sur les réseaux sociaux, elle a été la cible d'attaques et se déclare victime de cyberharcèlement en 2019. twitter.com/CecileDuflot - Vled Tapas (@VledTapas), il anime la page Youtube La tronche en biais et il revient sur son coming out dans cette vidéo. twitter.com/VledTapas - Jean-Windows et son compte twitter. - Rémi Deblois, Caroline et Yann Tersinet. Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

Double vie (4/5) : Camouflage
Sep 18 2019 37 mins  
Il y a le pseudo que l’on prend par jeu, par mimétisme ou par passion pour la géographie, comme #Elodu53. Il y a aussi les internautes qui se cachent par plaisir, pour la possibilité du frisson d'être quelqu’un d’autre, ou de n’être qu’une partie de soi. Mais il y a aussi tous ces parcours que vous allez rencontrer dans cet épisode. Ceux qui se camouflent parce qu’ils n’ont pas le choix, parce qu’ils risquent gros : un harcèlement, un licenciement, de la prison ou même une mise à mort. Ils doivent se cacher pour des raisons politiques, sexuelles, religieuses... Et décliner leur véritable identité constitue une réelle menace. Alors que le débat sur l’anonymat refait régulièrement surface, certains d’entre eux ont accepté de lever fébrilement leur masque. 1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux. Avec la participation de : - France Hamon sous le pseudo EmmaStreet. - Louise Mey (@MeyLouise), autrice. twitter.com/MeyLouise - FoO ou @fo0_, cofondateur de Nothing2hide, une association axée la diffusion et la protection des informations. - Uraz Aydin, auteur d'une thèse et qui ne pouvait pas, à une époque, publié en son nom. Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

Double vie (3/5) : La meute
Sep 18 2019 38 mins  
"Don’t feed the troll" : n’alimentez pas ces lutins des réseaux qui vous titillent, vous énervent. Sauf que les trolls peuvent parfois devenir, à coups d’insultes, des haters. Ceux qui harcèlent, humilient et profitent de leur anonymat pour déverser leur violence et leur colère. Mais ne sommes-nous pas tous le hater d’un autre ? Quand je m’indigne des propos homophobes d’une députée en l’insultant, j’ai l’impression d’être dans mon droit. Mais elle, en face, n’a-t-elle pas l’impression que je ne suis que violence ? Parfois, il suffit juste d’un « like » ou d’un « retweet » pour faire partie du tribunal d’Internet, celui qui met à mort aussi rapidement qu’il vénère. Dans cet épisode, des internautes nous racontent leurs visions de la meute, qu’ils y aient participé ou qu’ils en aient fait les frais. Une question demeure alors, pourquoi sommes-nous si attirés par l’ombre, par les masques, par la double identité ? 1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux. Avec la participation de : - Mehdi Meklat et son double maléfique, Marcelin Deschamps (son pseudo), a twitté durant cinq ans des propos haineux sur la toile. Il revient sur cette période dans un livre intitulé Autopsie, publié aux éditions Grasset. grasset.fr/autopsie-9782246817918 - Michael Stora, psychanalyste. Biographie disponible sur le site de l'observatoire des mondes numériques en Sciences humaines. omnsh.org/michael.stora - Hannan ( @Cheikhapostat2), qui se revendique "Athée par conviction" sur Twitter; - FoO ou @fo0_, cofondateur de Nothing2hide, une association axée sur la diffusion et la protection des informations. nothing2hide.org/fr/qui-sommes-nous/ - Amin et Arnaud du podcast P2J, dédié au football. https://p2j.fr/ - Quentin Retrouvez également, Pharos, le portail officiel de signalement des contenus illicites de l'internet. internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

Double vie (2/5) : La parade
Sep 18 2019 40 mins  
Il est tard, un soir d’été, et vous faites défiler votre fil Instagram. Toutes ces photos de gens qui ont l’air d’être au top de leur vie avec leurs dents blanches, leurs enfants heureux, et leurs voyages sur des plages de sable fin. En maillot de bain toute l’année ! Vous n'êtes pas dupe, vous savez qu’Instagram re-cadre nos réalités, il n’empêche, vous aimeriez vous aussi siroter un thé en surplombant le Bosphore ! Quelle est cette vie qu'on crée, qu'on transforme et qu'on retouche sur les réseaux sociaux ? Ce double qu'on choisit, qu'on met en scène, et que parfois, l’on monnaie ? Qui sont ces gens qui s’exposent et qui deviennent dans nos téléphones des personnages de téléréalité avec qui on peut échanger ? 1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux. Avec la participation de : - Emeline ( @passionnement_a_la_folie ) et Julien ( @ju_reef ) et leurs enfants Baptiste et Clément. Leurs comptes Instagram sont principalement dédiés à la famille et aux voyages. - Camille ( @HolyCamille ), blogueuse et suivie par plus de 100 000 abonnés sur Instagram. - Laurence Allard, sociologue et sémiologue française. - Également Roméo et Meryl.bie. Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

Double vie (1/5) : Métamorphose
Sep 18 2019 37 mins  
1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples. Sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux. C’est l’histoire d’un pseudo que vous créez pour les réseaux sociaux. Au début, seulement quelques personnes vous suivent, puis des centaines, puis des milliers, puis des dizaines de milliers... À partir de 50 000 abonnés, vous devenez un concept, que l’on peut insulter en fonction de nos humeurs. Un tweet, et vous recevez une rafale de notifications, si bien que vous êtes obligé de les désactiver. Votre téléphone n’en supporte plus le poids. Vous êtes le héros du jeu vidéo, celui qui est sur la scène, et c’est comme une drogue dont vous voulez reprendre une dose, quotidiennement. Quel est l’impact de ces pseudos ? Ont-ils une influence sur les identités hors réseaux de ceux qui, dans l’ombre, les alimentent ? Avec la participation de : - William, professeur d'anglais, présent sur Twitter sous le pseudo de @M’sieur le prof depuis 2011 et suivi par plus de 476k abonnés. Il y publie les chroniques d'un professeur que "les jeunes aiment sur Twitter mais pas en vrai". twitter.com/MsieurLeProf - Dieu (@_Dieuoff sur Twitter ) compte plus de 489k abonnés, il fêtera bientôt ses 700 tweets. twitter.com/_dieuoff - Klaire fait Grr ( @Klaire sur Twitter ), elle est l'auteure des podcasts Plaisir d'offrir et Mon prince viendra, qui a remporté le Prix Italia de la meilleure fiction radio 2018. twitter.com/Klaire - Cécile Duflot ( @CecileDuflot ), femme politique française et directrice générale de Oxfam France. Très suivie sur les réseaux sociaux, elle a été la cible d'attaques et se déclare victime de cyberharcèlement en 2019. twitter.com/CecileDuflot Auteure : Élodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA


Beatmakeuses
Sep 12 2019 32 mins  
J’aurais voulu entendre plus de femmes dans la série « Beatmakers ». Seulement voilà, aucune ou presque n’est aussi célèbre que Laurent Garnier et n’a composé un titre aussi vendu que « Sapé comme jamais ». Ça m’a rappelé que dans ma jeunesse, j’avais le rêve secret d’être beatmakeuse. Alors je suis allée en rencontrer trois, pour qu’elles me parlent d’un morceau de leur répertoire qui fait figure de tube à leurs yeux. Pour leur demander comment elles avaient fait, elles, pour un jour oser toucher un clavier maître : Vicky R et son morceau afro hip hop « Plan B », Flore et son morceau bass music « Congo », Parveen aka The Marv et son morceau hip hop instrumental « Blind reminiscence ». Le soundcloud de Vicky R : https://soundcloud.com/vickybeatmakeuse Le soundcloud de Flore : https://soundcloud.com/flore Le soundcloud de The Marv : https://soundcloud.com/themarv Les beatmakeuses citées : Wondagurl, Sônge, Sudan Archives, Yami, Estère, Penelope Antena, Sadiva, Karami, Sarah, the !llstrumentalist, Cheetah, Rynea Soul, Beachulgi, Tālā, Handycat, Eevee, Emy Zaluzna, Deja Dom, Fishdoll, Emeraldia Ayakashi, Idhaz, AndieMar, Marie-Gold, Jillesque, London Elixir, Heddy Fur, Seneca B. Remerciements : David Phuong, Emmanuel Forlani, Denis Jelen, Daria, Jasmée, Haya, Tiali. Enregistrements : février, mars 2019 - Auteure : Mia Ma - Réalisation : Samuel Hirsch - Crédits photos : Majiim Doe (The Marv), Mr HoHo (Flore)




Amazônia
Sep 05 2019 32 mins  
Les habitants de Tauary, petit village au coeur de la forêt amazonienne, nous emmènent écouter les sons de leur quotidien tout au long d’une journée. De l'aube en forêt à une balade en pirogue, de l'orage à la nuit, des jeux dans le fleuve à la chasse au crocodile... En constant dialogue avec leur entourage, les habitants imitent les cris des animaux (singes, toucans, aras, colibris...) pour faire entendre leur chant. Cette création est aussi disponible en podcast de 10x3 minutes. Nous sommes à Tauary, petit village à 600 km à l’ouest de Manaus, au Brésil. Il faut 14 heures en bateau express, 2,5 jours en bateau 'normal' ou 1 heure d'avion pour atteindre Tefé, la petite ville la plus proche. De là il faut prendre une pirogue à moteur - comptez entre 1h30 et 2h selon la saison et le niveau des eaux - pour remonter le Rio Tefé et arriver ici : https://goo.gl/maps/4UPT3UVz5GwbwmNw5 Une vingtaine de familles vivent là (environ 80 personnes), aucune ne se reconnaissant comme “indigène”. Les habitants sont issus d'un mélange de colons et d'indigènes, installés ici à l’époque de l'exploitation du latex. Il y a une école, un poste de santé avec des médicaments de base, un téléphone public (pas d’autres téléphones, pas de connexion, pas d’internet), un terrain de foot et un de volley. La ressource du village est la plantation de manioc, qui se fait ensuite en farine et se vend en ville. Le village s’auto-régule, et chacun ne peut travailler que 2ha à chaque fois. On ne déforeste donc que le nécessaire malgré toute la forêt qui est là, toute proche. Le Français Félix Blume voyage dans le monde entier pour des prises de son documentaire exceptionnelles, ainsi que des ateliers de création sonore. Voir son site remarquable et son entretien épatant. 32 minutes in the Amazonian Rainforest : The inhabitants of Tauary, a little village in the heart of the Amazon, invite us to listen to their everyday sounds for a day. From sunrise at the forest up to a canoe ride, throughout a stormy night, from playing in the river up to a crocodile hunting… In constant dialogue with their surroundings, they imitate animal shouts (monkeys, toucans, macaws, hummingbirds) so we can listen to their singing. Many thanks to all the inhabitants of Tauary. Enregistrements : septembre 17, janvier 19 - Remerciements : à tous les habitants de Tauary - Réalisation & mixage : Félix Blume


Féminismes et handicaps : les corps indociles | Un podcast à soi (19)
Sep 04 2019 64 mins  
Les femmes handicapées, leurs réalités et leurs luttes sont encore peu présentes au sein des études de genre, y compris celles qui portent sur l’intersectionnalité. Inversement, les questions féministes sont rarement prise en compte par les études sur les handicaps. Comment penser ensemble lutte contre le sexisme et contre le validisme ? Que peuvent apporter les réflexions alternatives sur le handicap aux études de genre et aux études queer, et inversement ? Pourquoi le handicap est-il un enjeu féministe ? Quelques éléments de réponses avec des femmes et des chercheuses autistes et en situation de handicaps moteurs. Elles nous parlent de discriminations et d'invisibilité, d'accessibilité et de sexualités, de rapport au corps et de droits fondamentaux... et elles pensent de nouvelles utopies concrètes. Avec : - Murielle, adhérente à l'AFFA - Julie Dachez, docteure en psychologie sociale et militante autiste - Elisa Rojas, avocate, activiste, et militante au CLHEE - Charlotte Puiseux, docteure en philosophie - No anger, docteure en science politique, autrice, danseuse, performeuse, militante et activiste Textes : - « Un appartement sur Uranus », Paul B Preciado - « Vivre dans le feu, Confessions », Marina Tsvetaieva - « A mon geste défendant », No Anger - « Nerga Capior », No Anger Extraits : - Le film Defiant lives - Le collectif Sins Invalid - La chanson « La grenade » de Clara Luciani Remerciements : - À l'Association Francophone des Femmes Autistes - Au Collectif Lutte et Handicaps pour l'Egalité et l'Emancipation - À Claude Ursula Maulavé - À Fabienne Cazalis, chargée de recherche au CNRS - Karine Lhémon Liens : - L'association francophone de femmes autistes - Le collectif pour la liberté d'expression des autistes - La BD La différence invisible, Julie Dachez et Mademoiselle Caroline - Le livre Dans ta bulle, Julie Dachez - Le blog Journal d'une aspergirl - Le podcast Journal d'Aspergirl - La conférence Adeline Lacroix et Fabienne Cazalis sur les femmes autistes - L'article « Femmes et handicap », Dominique Masson - Le Collectif lutte et handicaps pour l'égalité et l'émancipation - Le Roman Nerga Capior - L'article « Handicap+queer=Crip », Les ourses à plumes - Handiqueer, l'association pour les personnes LGBTQI+ qui ont tout type de handicap - L'article « Les mutantes oubliées », Charlotte Puiseux - Le film Cerveaux Mouillés d’Orages de Karine Lhémon - La chaîne YouTube Vivre avec - L'essai « Lutter ensemble » Juliette Rousseau - Le roman « Habiletés sociales » Camille Cornu - Le roman « F 84.5 » Camille Cornu, Jacques Flament éditions - Le roman « Les choses comme je les vois » Roopa Farooki - Le roman « Une personne à part entière », Gunilla Gerland - Le roman « Si on me touche je n'existe plus », Donna Williams Enregistrements : juin 19 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément-Béalem - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey

Beatmakers S2 (10/10) : Don Nodey pour 25G et Seth Gueko
Aug 29 2019 25 mins  
Dans sa petite chambre du 13 ème arrondissement de Paris, le producteur franco-vietnamien Don Nodey a produit le beat du fracassant « Cabochard » par 25G et Seth Gecko. S’il existe une version française du rap white trash (ayant consacré Eminem aux États-Unis par exemple), aucun titre ne la définirait mieux que ce classique underground. C'est le rap des camps de gitans, avec des détonations de flingues en guise de rythmique. Ou comment créer un son crasseux et assourdissant en superposant des samples de « Voodoou Child » de Hendrix, des guitares de Rage Against The Machine et des instruments de musique traditionnelle vietnamienne. Don Nodey explique aussi comment la guerre du Vietnam a permis l’émergence d'un rock vietnamien faisant parti de son héritage, mais l’ayant pourtant moins influencé que les sub-bass de Lil' Jon, ou le son de DJ Medhi en France. Le SoundCloud de Don Nodey : https://soundcloud.com/nodeynguyen Autres extraits de l’épisode : - Carol Kim : « Cai Tram Em Cai » - Julie Quang : « Ngay Xua Hoang Thi » - Lil' Jon feat E-40 & Youngbloodz : « Snap your fingers » - 113 : « Tonton du Bled » Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube. En partenariat avec Clique.tv Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan















La route du bled (3/3) : Gibraltar et l’odeur des grillades
Jun 27 2019 14 mins  
La route du bled (3/3) : Gibraltar et l’odeur des grillades Le détroit de Gibraltar et ses gigantesques bateaux-ferrys, dans lesquels on se sent parfois entassés comme du bétail, réservent quelques épreuves mais le soulagement se fait sentir avec l’odeur de la mer. C’est la grande traversée ! Enfin, ça y est, on met le pied sur le sol du pays d'origine. Un poids tombe des épaules des parents et les enfants commencent à imaginer la fin de ce voyage sans fin. Même s’il reste encore beaucoup de route pour certains avant la destination finale, le but est presque atteint et ce sera peut-être le premier restaurant, les premières grillades tant attendues. On les dégustera comme jamais. La route du bled, c’est le rituel du retour au pays d'origine pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France. Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine. Enregistrements : novembre-décembre 2018 - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Assistante recherche : Safia Elkhatabi - Illustrations : Rachid Sguini Réalisation : Halima Elkhatabi



La route du bled (2/3) : L’Espagne ou la route de l’extrême
Jun 20 2019 17 mins  
Quand on pense à la route du bled, c'est la traversée de l'Espagne qui surgit dans nos mémoires comme la partie la plus longue, la plus ardue, la plus fatigante. Chacun la vit (et y survit) à sa manière. La langue, le rapport avec les Espagnols, les pannes sur les routes de campagne, la chaleur pesante... Puis, enfin, l’arrivée à Algesiras où l'attente avant d'embarquer est interminable sous le soleil plombant. La fin approche mais ressemble à un mirage. On est exténué, déshydraté et on a surtout besoin d’un vrai répit. La route du bled, c’est le rituel du retour au pays d'origine pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France. Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine. Enregistrements : novembre-décembre 2018 - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Assistante recherche: Safia Elkhatabi - Illustrations : Rachid Sguini - Réalisation : Halima Elkhatabi




La route du bled (1/3) : Rêve d’or sur le porte-bagages
Jun 13 2019 16 mins  
La route du bled (1/3) : Rêve d’or sur le porte-bagages Quand on peut partir pour les vacances d'été au pays natal, au Maghreb, les préparatifs débutent plusieurs semaines à l'avance. On accumule de nombreux bagages. Chacun a son avis sur leur contenu, leur nombre, leur poids, mais ce qui compte avant tout, ce sont les cadeaux pour la famille ! Le grand départ se fait tôt le matin ou au coucher du soleil pour éviter les bouchons et passer inaperçus avec la montagne de bagages sur le toit couverts de la légendaire bâche bleue. La traversée de la France est l'étape la moins pénible du voyage. La fatigue n'est pas encore installée, les routes sont belles et plutôt clémentes. Pour les enfants, c'est quand même le début de la galère, on ne sait pas où mettre les pieds, avec la glacière qui prend toute la place et les sacs enfouis un peu partout. Péage de St-Arnoult, Bordeaux, Hendaye, plusieurs étapes importantes et déjà quelques (més)aventures alors qu’on n’a pas encore atteint la première frontière. La route du bled, c’est le rituel du retour au pays pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France. Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine. Enregistrements : novembre-décembre 18 - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Assistante recherche : Safia Elkhatabi - Illustrations : Rachid Sguini - Entretiens & montage : Halima Elkhatabi

L'Algérie, c'est le pays de ma mère
Jun 13 2019 19 mins  
"Mon truc à moi, c’est l’Algérie. Pas l’Algérie dont on parle aux infos, mais plutôt celle des livres d’histoire ou des chansons d’Enrico Macias. C’est le "paradis perdu" que ma famille pied-noire a quitté en 1962. De cette histoire je ne sais pratiquement rien. De la vie de ma famille là-bas, de la guerre civile et de leur exil, je n’ai que des bribes de récit, des anecdotes… et des photos de gens en maillot de bain ! En 2012, on a trouvé le journal de mon grand-père en vidant son bureau. Il y raconte l’année 1962, la guerre, les attentats, les derniers soubresauts de l’Algérie française. Ça nous a fait l’effet d’une claque. Ma mère a bien voulu me raconter : les bombes qui explosent dans la rue, ses terreurs d’enfant et ce qu’il en reste encore aujourd’hui. Et comme je voulais savoir si cette mémoire de la guerre d’Algérie était aussi compliquée pour tout le monde, je suis allée voir ma copine Saleha, fille de harki et de FLN, mais aussi Olivia, qui a une mère pied-noire comme moi." Marion Pillas est autrice et productrice de documentaires. Elle commence à interroger sa mémoire familiale en fac d’histoire avec la rédaction d’un mémoire sur le Centenaire de la conquête de l’Algérie en 1930. En 2012, elle co-signe pour France 3, avec Frédéric Biamonti, le film "L’amère patrie : le retour des français d’Algérie". Enregistrements : février 19 - Mise en ondes & mix : Arnaud Forest - Réalisation : Marion Pillas



Sexualité des femmes, la révolution du plaisir | Un podcast à soi (18)
Jun 06 2019 67 mins  
Où en sont les femmes avec leurs désirs et leurs plaisirs ? "Un podcast à soi (épisode 18)" interroge la sexualité des femmes au prisme du féminisme. Pourquoi les femmes hétérosexuelles sont-elles moins nombreuses à déclarer se masturber ou atteindre l'orgasme que les hommes ? Pourquoi les femmes lesbiennes sont-elles plus nombreuses à connaître l'orgasme dans les relations sexuelles ? Comment atteindre l'égalité en terme de rapport au plaisir, aux désirs ? Et peut-on réellement déjouer les rapports de domination qui s'immiscent dans nos chambres à coucher et nos fantasmes ? Avec : - Hanane, Sy, Chloé, Manon, Anne, et Pierre - Nathalie Bajos, sociologue, démographe, directrice de recherche à l'Inserm - Delphine Gardey, historienne, directrice de l'Institut des Etudes genre à la Faculté des sciences de la société de Genêve. - Nina Faure et Yelena Perret, autrices de « Notre corps nous-même » - Ludivine Demol, enseignante à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, autrice d'une thèse en cours sur la consommation pornographique dans la construction identitaire genrée des adolescentes - Natacha Chetcuti-Osorovitz, sociologue, enseignante-chercheuse Supélec-Université Paris-Saclay Texte : - «La folie en tête», Violette Leduc - «Mémoire de fille», Annie Ernaux - «Thérèse et Isabelle » Violette Leduc - «Au delà de la pénétration » Martin Page - « Rivière Sale » Elisa Monteil et Raphel Mouterde - « Lettre à Lou » Guillaume Appolinaire Remerciements : - Alicia Bacouel, sexothéapeute, autrice du livre « Les dessous du plaisir » - Camille Froidevaux-Metterie, Professeure de science politique, et chargée de mission égalité-diversité à l'Université de Reims Champagne-Ardenne. Autrice de « Le corps des femmes, la bataille de l'intime » - A Sara, et au collectif Femmes en lutte 93 - Jüne, de la page Instagram Jouissance Club - Stella des Rendez-vous Sex Care - Coeur, autrice de Féérie - Libraire Violette and Co Liens : - Pour soutenir le film de Nina Faure : Le plaisir féminin - Festival Des sexes et des femmes, autour des parcours de sortie de l'hétérosexualité en association avec Acceptess -T - Editions Hors d'atteinte - La compagnie Dans le ventre - Le cabinet de curiosité féminine - Article : La sexualité des femmes : le plaisir contraint - La revanche du Clitoris Maia Mazaurette et Damien Mascret - Coïts d'Andrea Dworkin - Les sciences du désir par Delphine Gardey et Marilène Vuille - Enquête sur la sexualité en France, NathalieBajos, Michel Bozon - La Révolution du plaisir féminin, Elisa Brune - Le nouveau rapport Hite - Tomber la culotte , brochure sur la santé sexuelle des femmes lesbiennes - « Connais-toi toi-même » Guide d'auto exploration du sexe féminin Clarance Edgard-Rosa Enregistrements : mai 19 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Laure Giappiconi - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey

La détective en ligne
Jun 05 2019 7 mins  
Fenêtre sur cour (9) : La détective en ligne Tout le monde peut avoir son avis sur un fait divers. Généralement, celui-ci ne dépasse pas les conversations à table. Alors que se passe-t-il lorsqu’une internaute s’invite à la barre ? C’est ce qui s’est passé en 2019, au procès de Laurent Dejean, accusé d’avoir tué « la joggeuse de Bouloc », Patricia Bouchon. « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : avril 19 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc







Des rires et des peines
May 23 2019 6 mins  
Fenêtre sur cour (8) : Des rires et des peines Au poids des larmes succède parfois la légèreté du rire. Lors des procès d’assises, il arrive qu’avocats, témoins et public rient de concert. Mais le ridicule ne touche pas toujours celui que l’on croit. Exemples avec une performance de Me Eric Dupont-Moretti, et une autre de Me Szpiner au procès de Jean-Louis Cayrou. « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : avril 19 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc













Le témoin inutile
Apr 24 2019 6 mins  
Fenêtre sur cour (6) : Le témoin inutile La femme de ménage n’a fait que son travail : nettoyer une chambre d’hôtel. Mais elle a ramassé un gel douche laissé par les tueurs de la riche héritière monégasque, Hélène Pastor, et se retrouve convoquée en tant que témoin devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence. « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate : www.slate.fr Enregistrement : avril 19 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc








La mère de Lolita
Apr 10 2019 6 mins  
Fenêtre sur cour (5) : La mère de Lolita Tout le monde devrait assister au moins une fois dans sa vie à un procès d’assises. Mais dans les prétoires, on trouve parfois une personne qui n’aurait pas dû être là. Au procès Rançon, un témoin n’aurait peut-être pas dû être cité à la barre. « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate : http://www.slate.fr/ Enregistrement : décembre 18 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc




L'horloge biologique, on t'a pas sonnée | Un podcast à soi (17)
Apr 03 2019 58 mins  
Pourquoi fait-on des enfants ? Que désire-t-on quand on désire un enfant ? Et pourquoi sommes-nous si nombreuses à enfanter au même moment ? L'horloge biologique des femmes est-elle si biologique que cela ? Et qu'en est-il de celles des hommes ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, cet épisode de Un podcast à soi donne la parole aux femmes sans enfants, par choix et par contrainte. Parce que ces femmes ont été amenées, peut-être bien plus que d'autres, à réfléchir à tout cela. Avec : - Véronique, Viviane et Marion - Manon Vialle, sociologue - Charlotte Debest, sociologue - Marie Gaille, Philosophe Textes : - «L'inhabitée», Maïa Brami - «La force de l'âge», Simone de Beauvoir - « Comment supporter sa liberté » Chantal Thomas - «L'horloge » dans « Le temps de l'attente » Véronique Siharath Remerciements : - Catherine-Emmanuelle Delisle - Lili Sohn - Ludivine Guinet - L'association de patients de l'AMP et de personnes infertiles Liens : - Le choix d'une vie sans enfants, Charlotte Debest - Le désir d'enfants, Marie Gaille - Libre à elles, Laurence Santantonios - Et toi, tu t'y mets quand ? Myriam Levain - Nullipare, Jane Sautière - Du désir de procréer : des cultures plus naturalistes que la nature, Priscille Touraille - Le regret d'être mère, Orna Donath - Une femme avec personne dedans, Chloé Delaume - Le site de Maïa Brami Enregistrements : mars 19 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Laure Giappiconi - Accompagnement éditorial : Noémie Sanquer - Illustrations : Anna Wanda Gogusey





Les chemins de désir (3/6) : Revebebe et les féministes
Mar 21 2019 13 mins  
Épisode 3 : Revebebe et les féministes Pour fantasmer comme pour écrire, il faut une chambre à soi. Au début des années 2000 la narratrice a enfin une connexion internet privée. Elle découvre le porno en ligne avec le site Revebebe, où des inconnu-es écrivent et postent des histoires érotiques. Mais à mesure que son fantasme se déploie, sa découverte du féminisme l'expose à de nouvelles contradictions. Les promeneurs choisissent parfois de créer un raccourci dans l’herbe, pour atteindre plus vite une route ou une passerelle. Les urbanistes appellent ce phénomène « les chemins de désir ». Des sentiers illégaux, imprévus, nés du désir de l’usager et non d’un tracé imposé. Dans ce podcast de fiction, une femme explore les chemins du désir féminin, ses contre-allées déroutantes, ses ruelles cachées, ses zones de liberté. Comment l’imaginaire érotique se construit parfois loin de la vie amoureuse réelle. Dans une langue superbe, à la fois moderne et réfléchie, l’auteure retrace une vie de fantasmes et de plaisirs solitaires : de la découverte d’une BD de charme dans le grenier de sa grand-mère aux vidéos X disponibles aujourd’hui. A chaque épisode correspond une avancée technologique : le film de Canal+, l’Internet, le hentai... Cette histoire singulière est aussi celle d’une génération, et ces chemins dévoilés peuvent être empruntés par tous. Enregistrement : décembre 18-janvier 19 - Adaptation et réalisation : Sabine Zovighian - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest Électroacoustique : Anton Mobin - Guitare : Clément Simounet - Illustration : Maïc Batmane - Avec : Claire Richard (narration) et les voix de Sabine Zovighian, Ariane Brousse, Rebecca Finet, Clemence Faure, Damien Zanoly, Jeanne Piponnier, François Pérache, Eddy Letexier, Loïc Riewer



Les chemins de désir (2/6) : La blonde innocente et la brune incendiaire
Mar 14 2019 15 mins  
Épisode 2 : La blonde innocente et la brune incendiaire A l'adolescence, l'image oubliée refait surface. C'est le début des années 1990 : la jeune fille découvre pêle-mêle la masturbation et le porno regardé à la volée, sur la télé familiale, quand tout le monde est couché. Les promeneurs choisissent parfois de créer un raccourci dans l’herbe, pour atteindre plus vite une route ou une passerelle. Les urbanistes appellent ce phénomène « les chemins de désir ». Des sentiers illégaux, imprévus, nés du désir de l’usager et non d’un tracé imposé. Dans ce podcast de fiction, une femme explore les chemins du désir féminin, ses contre-allées déroutantes, ses ruelles cachées, ses zones de liberté. Comment l’imaginaire érotique se construit parfois loin de la vie amoureuse réelle. Dans une langue superbe, à la fois moderne et réfléchie, l’auteure retrace une vie de fantasmes et de plaisirs solitaires : de la découverte d’une BD de charme dans le grenier de sa grand-mère aux vidéos X disponibles aujourd’hui. A chaque épisode correspond une avancée technologique : le film de Canal+, l’Internet, le hentai... Cette histoire singulière est aussi celle d’une génération, et ces chemins dévoilés peuvent être empruntés par tous. Enregistrement : décembre 18-janvier 19 - Adaptation et réalisation : Sabine Zovighian - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Électroacoustique : Anton Mobin - Guitare : Clément Simounet - Illustration : Maïc Batmane - Avec : Claire Richard (narration) et les voix de Jeanne Piponnier, Adèle Bachet, Dan Kostenbaum, Clemence Faure, Ariane Brousse, Rebecca Finet, Benjamin Abitan

Les box vitrés
Mar 13 2019 6 mins  
Fenêtre sur cour (3) : Les box vitrés Dans les palais de justice français, les box vitrés se multiplient. Pour qui, et pour quoi ? Une dérive sécuritaire qui s’apparente plus à de la com’ qu’à un réel souci de protection des justiciables : exemple avec le procès pour parricide de Carmen, à Nîmes. « Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 2018 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc



Du pain et des roses, quand les femmes s’engagent | Un podcast à soi (16)
Mar 07 2019 57 mins  
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les femmes se mobilisent en nombre. Elles bloquent les ronds points, participent aux barrages, allument les feux. Elles créent aussi des groupes non mixtes, pour partager leurs expériences communes et manifester entre femmes. Elles sont travailleuses précaires, salariées dans le secteur du soin ou du nettoyage, commerçantes retraités, mères célibataires ou travaillant au foyer. Elles habitent les zones rurales, les centres villes ou les banlieues. Elles se mobilisent parce qu'elles représentent 70% des travailleurs pauvres et qu'elles ont toujours pris part à toutes les formes de résistances, partout dans le monde. A travers leurs témoignages, cet épisode propose d'interroger la valeur du travail, gratuit et salarié, et de penser l'articulation entre féminisme, lutte des classes et luttes antiracistes. Le titre de cet épisode reprend celui d'un poème de James Oppenheim, « Du pain et des roses ». C'est aussi un slogan scandé lors de la mobilisation de 1912 des ouvrières du textile américaines contre leurs conditions de travail et leurs bas salaires. Il synthétise leurs revendications pour de meilleures conditions de vie. C'est également le nom d'un collectif féministe argentin « Pan y Rosas » qui ne cesse de grandir depuis 2010 dont l'une des représentantes s'appelle Andrea d'Atri. Avec : Les femmes gilets jaunes à Boulogne sur mer, Amiens et Paris - Fanny Gallot, historienne - Christelle Avril, sociologue - Nacira Guénif Souilamas, sociologue Textes : « Du pain et des roses», James Oppenheim - «A Madame Marianne Michel», Louise Michel - «Le quai de Ouistreham » Florence Aubenas - « Mémoires » Louise Michel Remerciements : La mouette enragée Les différentes pages Facebook femmes gilets jaunes Maud Simonet, sociologue Coline Cardi, sociologue Liens : « Travail gratuit, la nouvelle exploitations ? » Maud Simonet Le féminisme pour les 99% ,Cinzia ARRUZZA, Tithi BHATTACHARYA, Nancy FRASER Femmes et précarité d'égales à égales « Des midinettes aux gilets jaunes, les femmes toujours en lutte » Enregistrements : janvier-février 19 - Prise de son,montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Laure Giappiconi - Accompagnement éditorial : Noémie Sanquer - Illustrations : Anna Wanda Gogusey





La fausse gastro
Feb 27 2019 5 mins  
« Je crois que tout le monde peut tuer quelqu’un un jour », disait aux jurés une témoin appelée à la barre. Si les faits divers nous fascinent, c’est qu’en effet nous avons tous l’intime conviction qu’un jour, selon notre histoire et les circonstances, nos vies pourraient basculer dans le drame. Chroniqueuse judiciaire, je suis depuis plusieurs années les procès d’assises à travers la France. Et dans ce grand théâtre où la justice se penche sur des vies brisées par des crimes atroces, je traque notre part d’humanité. Qui est cette femme qui arrive ivre à sa déposition ? Le père de la victime et la mère de l’accusé parviendront-ils à se parler ? Peut-on toucher son client derrière une vitre ? » Elise Costa Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. Fenêtre sur cour (2) : La fausse gastro Mars 2018. Le procès Jacques Rançon, appelé aussi « procès des disparues de la gare de Perpignan », s’ouvre devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Dès les premiers jours, une rumeur de gastro court dans la salle de presse. Vraie contagion ou malaise collectif ? En partenariat avec Slate. Enregistrement : 2018 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc
















Le prix du sexe | Un podcast à soi (15)
Feb 06 2019 78 mins  
La prostitution est-elle la pire des violences patriarcales exercée sur le corps des femmes, ou un travail pas pire qu'un autre ? Pour protéger les femmes, faut-il l’abolir ou donner plus de droits à celles qui l'exercent ? Ces deux positions antagonistes divisent profondément le mouvement féministe. J'ai voulu tenter de les saisir dans toute leurs complexités et leurs contradictions, notamment à travers les paroles des premières concernées : Rozen, 62 ans, 22 ans de prostitution, se bat pour l'abolition de celle-ci. Anais, 25 ans, n'aime pas particulièrement son travail mais le préfère à d'autres. Elle défend la dépénalisation du travail du sexe pour redonner du pouvoir aux femmes, qui pourraient alors s'organiser entre elles, sans proxénète. Toutes deux racontent comment elles ont décidé de se prostituer, en quoi consiste leur travail, leur quotidien, et, pour Rozen, comment elle en est sortie. Avec : - Rozen et Anaïs - Lilian Mathieu, sociologue : centre-max-weber.fr/Lilian-Mathieu - Milena Jaksic, sociologue : isp.cnrs.fr/?JAKSIC-Milena - Marilyne Baldeck, déléguée générale de l'Association européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail : avft.org Textes : - « King Kong Théorie », Virginie Despentes - « Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas », Andrea Dworkin - « Putain », Nelly Arcan - « Le noir est une couleur », Griselidis Real - « Carnet de bal d'une courtisane », Griselidis Real Remerciements : Morgane Merteuil, Marianne Chargois, Anais de Lenclos, Thierry Schaffauser, Les roses d'acier, Clyde Plumauzille. Anne Darbes, Maïte Lonne, Sandrine Goldschmidt, Claudine Legardinier, Christine Delphy, Saliha Boussedra. Liens : - Mouvement du Nid : mouvementdunid.org - « Prostitution, une guerre contre les femmes », Claudine Legardinier : syllepse.net/claudine-legardinier-_r_35_lettre_C_c_987.html - Prostitution et Société : prostitutionetsociete.fr - Le blog de Christine Delphy : https://christinedelphy.wordpress.com/category/prostitution/ - STRASS Syndicat du travail sexuel : strass-syndicat.org/ - « La fin du tapin » Lilian Mathieu : bourin-editeur.fr/fr/books/la-fin-du-tapin - « Prostitution, quel est le problème ? » Lilian Mathieu : editionstextuel.com/livre/prostitution-quel-est-le-probleme - « La traite des êtres humains en France » Milena Jaksic : cnrseditions.fr/sociologie/7318-la-traite-des-etres-humains-en-france.html - Grisélidis : griselidis.com/ - Cabiria : cabiria.asso.fr/ - SNAP ! : snapfest.fr/ Enregistrements : janvier 19 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Lectures : Laure Giappiconi - Accompagnement éditorial : Noémie Sanquer - Illustration : Anna Wanda Gogusey







Ecouter le cinéma(1/5) : Du vent dans la plaine
Jan 24 2019 21 mins  
Un podcast sur le son au cinéma, comment on le fabrique et à quoi il sert. Effets, trucages et astuces, les oreilles d’or du cinéma révèlent comment ils créent la bande sonore d’un film. Ils sont bruiteurs, monteurs ou compositeurs, ils travaillent sur des blockbusters de science-fiction ou des films d’auteur, ils adorent leur métier et racontent tout depuis leur studio. Episode 1/5 : Du vent dans la plaine Dans ce premier épisode, les ingénieurs du son de La haine, Gravity et Sur mes lèvres dévoilent les bases de la mise en scène sonore. Ils racontent le rôle de l’ambiance au cinéma, expliquent comment le son des films peut raconter une histoire, donner des indices et entrer dans l’inconscient du spectateur pour influencer ses émotions. Films cités dans l’épisode : La Môme, Sur mes lèvres, Blade Runner, La Haine, Gravity, Rencontres du troisième type. Anecdote : Dans La Haine, toutes les séquences à Paris sont en son mono, et tout ce qui se passe en banlieue est en stéréo. Ce qui donne à la capitale l’effet d’une ville inconnue, confuse et dangereuse pour les banlieusards, quand au contraire leur cité trouve avec un son large et riche une forme de grâce et de profondeur. Avec : Pascal Villard, monteur son et sound designer (Santa & Cie, De rouille et d’os, De battre mon cœur s’est arrêté). César du meilleur son pour La Môme et Sur mes lèvres. Guillaume Bouchateau, monteur son et sound designer (Valérian, Les Combattants, Jack et la mécanique du cœur). Jean-Stéphane Guitton, compositeur et professeur de musique de film au conservatoire de Paris. Anne Le Campion, mixeuse (La jeune fille et la mort, Miss Sloane, Léon...) César du meilleur son pour Tous les matins du monde. Nicolas Becker, bruiteur, sound designer et compositeur (Gravity, 127 heures, La Haine, Premier contact...) Enregistrements : juin-septembre 18 - Entretiens, montage, textes et voix : Laetitia Druart - Réalisation : Samuel Hirsh et Laetitia Druart - Musique originale et mix : Samuel Hirsh - Illustration : Zaven Najjar







Vieilles, et alors ? | Un podcast à soi (14)
Jan 10 2019 61 mins  
Pourquoi des hommes de 50 ans se sentent incapables d'aimer des femmes de leurs âge ? Pourquoi beaucoup d'entre eux quittent leurs femmes pour des plus jeunes ? Pourquoi, alors que plus je vieillis, plus je me sens sereine, emplie de joie, de désirs, de force, je me suis écroulée à la vue de mon premier cheveu blanc ? Au delà de la peur de la mort et du temps qui passe, qu'est-ce que la vieillesse révèle des normes de genre ? Et comment lutter ensemble contre les injonctions jeunistes et sexistes de notre société ? Deux collectifs, les "Ménopause rebelle" à Marseille et les "Fouffe qui peut" en Ariège, réfléchissent à des moyens collectifs de lutter contre le jeunisme et le sexisme. De prendre de la force ensemble après de nombreuses attaques âgistes. On échange aussi sur la ménopause, ses tabous et ses alternatives. On analyse la façon différente de voir le corps des femmes et des hommes vieillissants. Les femmes ont-elles le droit de vieillir ? La vieillesse révèle des normes de genre. Elle est une question politique et sociale bien souvent passée sous silence. Avec : -Les collectifs « Ménopause rebelle » et « Fouffe qui peut » -Juliette Rennes, sociologue, maîtresse de conférence à l'EHESS Autrice de l'article « Le corps des vieilles » - Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d'étude à l'EHESS Autrice de l'article « Réenchanter la vieillesse » - Cécile Charlap, sociologue, attachée temporaire à l'université de Lille 3 Autrice d'une thèse « La fabrique de la Ménopause » Lectures par Estelle Clément Béalem: - « Best Love Rosie » de Nuala O'Faolain - « Ménop’pose re-Belle » de Muriel des « Ménopause rebelle » - « Les mandarins » de Simone de Beauvoir - « Prière d'insérer» d'Hélène Cixous - « Ms Dalloway » et « Les vagues » de Virginia Woolf Pour prolonger l'écoute : - Le chapitre "L'ivresse des cimes, briser l'image de la "vieille peau" dans Sorcières, de Mona Chollet - « Vieillir dit-elle » de Martine-Boyer Weinmann - « La touche étoile » de Benoilte Groult - «Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs » de Danielle Michel-Chich - « Maintenant que j'ai 50 ans » de Bulbul Sharma - Le film « L'art de Vieillir » de Jean-Luc Raynaud - « Sorcières mes sœurs » de Camille Ducelier - « La ménopause » de Stella Pire - « Prohibition » de Brigitte Fontaine - « Senior » de Catherine Ringer - « Que tal ? » de Juliette Remerciements : Sara Monimart, Jean-Luc Raynaud, Camille Ducelier, Stella Pire, La librairie Violette and Co Enregistrements : décembre 2018 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Lectures : Estelle Clément Béalem - Accompagnement éditorial : Noémie Sanquer - Illustrations : Anna Wanda Gogusey.







Radio Mondial
Dec 20 2018 6 mins  
Pendant 90 minutes, le 15 juillet 2018, une grande partie de la planète a suivi la finale de la coupe du monde de football. Nous avons enregistré une soixantaine de radios qui commentaient le match à leur manière, dans le monde entier : Ghana, Mali, Brésil, Argentine, Pologne, Croatie, Thaïlande, Bangladesh, Indonésie et Maroc... Le traitement sonore du même événement donne à entendre ce qui nous rassemble dans un monde globalisé, mais aussi les différences culturelles qui persistent. Certaines radios entrecoupent la diffusion de publicités, d’autres d’appels à la prière, de dédicaces ou de l’annonce de l’heure locale, bombardant des jingles ou de la musique à la mi-temps. Dans une époque globalement visuelle, où nous sommes tous connectés via le petit écran et l’internet, écouter la radio semble une pratique désuète, mais le commentateur reste une figure importante pour les amateurs de football du monde entier. Ce collage sonore propose de réécouter un récit dont tout le monde connaît l’issue, à travers ses langues, ses accents, ses rythmes et ses mélodies, sur fond de grésillements et de saturations propres à la radio hertzienne. Radio Mondial (Español) Durante 90 minutos el 15 de julio 2018, una gran parte del planeta siguió la final de la Copa Mundial de Fútbol. Grabamos unas 60 estaciones de radio del mundo entero comentando el partido, cada uno a su manera : en Ghana, Mali, Brasil, Argentina, Polonia, Croacia, Tailandia, Bangladesh, Indonesia, Marruecos… El tratamiento sonoro del mismo acontecimiento nos ofrece escuchar aquello que nos une y nos reúne en un mundo globalizado, pero también las diferencias culturales que persisten. Algunas radios interrumpen la transmisión con publicidad, otras con los llamados del muecín, dedicatorias, anuncios de la hora local, bombardeo publicitario y música durante el medio tiempo. En una época globalmente visual, donde estamos conectados a través de pequeñas pantallas y el internet, escuchar la radio parece una práctica antigua, pero el comentador sigue siendo una persona importante para los aficionados de la pelota. Este “collage” sonoro propone re-escuchar un relato del cual todo el mundo conoce el final, a través de una variedad de lenguas, acentos, ritmos y melodías sobre un fondo sonoro de interferencias y saturaciones propias de la radio. Radio Mondial (English) On July 15, 2018, over the course of 90 minutes, a big part of the planet followed the FIFA’s World Cup final tournament. We recorded around 60 radio broadcasters from all over the world which all commented on the match each in their own way: in Ghana, Mali, Brazil, Argentina, Poland, Thailand, Bangladesh, Indonesia, Morocco, among others. Through the sound-based coverage of one of the planet’s biggest events the act of listening unites people and brings us together in a global sense, but also gives us the opportunity to identify our cultural differences. For example, during half-time, some radio broadcasters interrupt the match with advertisements, while others have prayer calls, personal dedications, the local hour announcement, or simple bombarding listeners with jingles and music. In global and mostly visual times, when we are connected through a small screen and the internet, listening to the radio seems like an old-fashioned practice, but for soccer lovers the commentator is still a relevant and an important character in their lives. This sound collage invites us to listen to a story of which we all know the end through a variety of languages, accents, rhythms and melodies within a background of crackling and saturation, very common sounds in radio broadcasts. Enregistrements : 15 juillet 18 - Réalisation : Sara Lana et Félix Blume










Entre femmes | Un podcast à soi (13)
Dec 06 2018 67 mins  
Coming out, visibilité, maternité, amours... Où en sont les lesbiennes aujourd'hui ? Depuis toujours, la sœur de mon papa vit avec son amie. C'est comme ça. C'est mes taties adorées avec qui je partage tant de chose. Pourtant, j'ai mis bien longtemps à comprendre qu'elles s'aimaient. Dans ma famille, rien n'était caché, mais rien n'était dit non plus. Je vivais au quotidien avec deux femmes lesbiennes sans même connaître et comprendre ce mot. Il aura fallu attendre mes 20 ans et leurs 50 pour que le "secret" soit doucement dévoilé. Deux générations et une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe plus tard, je me suis demandé où nous en étions ? Comment se dire lesbienne, comment le dire aux autres ? Qu'est ce que tout cela révèle de notre société, des normes, des rapports de domination ? Avec : - Virginie, Hanane et Sy - Natacha Chetcuti-Osorovitz, sociologue Autrice de « Se dire lesbienne » (Payot) - Virginie Descoutures, sociologue Autrice de « Les mères lesbiennes » (PUF) - Salima Amari, sociologue Autrice de « Lesbiennes de l'immigration » (Du Croquant) Lectures par Estelle Clément Béalem - « Peau » de Dorothy Allison - « La contrainte à l'hétérosexualité » d'Adrienne Rich - « J'aurais voulu être un escargot » de Souad Labbize - « Claudine en ménage » de Colette - « Zami », « Le journal du cancer », « Un souffle de lumière » et « Sister outsider » de Audre Lorde Pour prolonger l'écoute : - « Ça raconte Sarah » de Pauline Delabroy-Allard - « Le corps est une chimère » de Wendy Delorme - « La contrainte à l'hétérosexualité » d'Adrienne Rich - « La pensée Straight » de Monique Wittig - Paye ta gouine - L'association Femmes en lutte 93 - Association Fières - Magazine Well Well Well - Fond de dotation féministe et lesbien ​ Remerciements : Wendy Delorme, Marie Kirschen Enregistrements : novembre 2018 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément Béalem - Accompagnement éditorial : Noémie Sanquer - Illustration : Anna Wanda Gogusey













Les femmes sont-elles des hommes comme les autres ? | Un podcast à soi (12)
Nov 08 2018 64 mins  
« On ne naît pas femme, on le devient » ... « Oui, d'accord Simone, mais il ne faut pas être extrémiste, les hormones sont importantes, non ? Les femmes ont moins de muscles. Et surtout, elles mettent les enfants au monde. Et puis, à la Préhistoire, elles restaient dans la grotte avec les petits. Les femmes et les hommes sont différents ». Nous entendons souvent ces phrases lors d'un dîner en famille, ou entre amis, pour clore le débat et légitimer les inégalités entre les hommes et les femmes. Souvent, nous sommes à court d’arguments. Pour y remédier, cet épisode d'Un podcast à soi tente de déconstruire les mythes anthropologiques, historiques et scientifiques profondément ancrés en nous, qui alimentent les stéréotypes de genre. Il a été enregistré en partie en public au cours du Paris Podcast Festival à la Gaité Lyrique. Avec : - Muriel Salle : historienne, maîtresse de conférences à l’Université Claude Bernard de Lyon. Auteure de « Femmes et santé, encore une affaire d'hommes ? ». - Clémentine Vignal: professeure à Sorbonne Université, elle enseigne la biologie. Ses recherches au sein de l'Institut d'Ecologie et de Sciences de l'Environnement de Paris portent sur le comportement animal, en particulier les communications sonores entre femelles et mâles chez les oiseaux. Elle a participé à plusieurs travaux de recherche interdisciplinaires sur la différence entre les sexes. - Claudine Cohen : philosophe et historienne des sciences, directrice d'études à l'EHESS. Auteure de « Femmes de la préhistoire », Belin 2016. - Les salariées de la crêche « Les petites canailloux » à Lagardelle-sur-Lèze. - Doriane Meurant, du projet Egalicrêche de l'association Artemisia. - Agathe Boulanin et les élèves de l'école de la Sibelle, dans le 14ème arrondissement de Paris. Leurs productions pour le concours Buzzons contre le sexisme : #Chaperon, A la place de l'autre. Lectures : - « Du côté des petites filles » Elena Gianini Belotti - « Les guérillères » Monique Wittig - « Girls will be girls » Emer O'Toole - « La femme brouillon » Amandine Dhée - « Ainsi soit-elle » Benoite Groult - « Mythologies » Roland Barthe Pour aller plus loin : - « L'ennemi principal » Christine Delphy - « Caliban et la sorcière » Silvia Frederici - Le « guide de survie en milieu sexiste », produit par les Céméa : http://www.cemea.be/IMG/pdf/Guide_de_survie_en_milieu_sexiste_-_tome1-CEMEA_2016.pdf - Le site belge aussi.ch : http://www.aussi.ch/ - Le site éducatif Matilda : https://www.matilda.education/app/ - Le Feminist Fight Club : https://www.feministfightclub.com/ Remerciements : Catherine Vidal, Odile Fillod, Barbara Wolfman Un podcast à soi a maintenant un compte Twitter, vous pouvez aussi nous suivre sur le Facebook d’ARTE Radio. N’hésitez pas à nous écrire des mails [email protected] Rendez-vous le mercredi 5 décembre pour le prochain épisode. Enregistrements : 20 octobre 18 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément Béalem et Laure Giappiconi - Illustration : Anna Wanda Gogusey


























Justice pour toutes | Un podcast à soi (11)
Oct 03 2018 56 mins  
Un an après l’affaire Weinstein et le mouvement Me too, Un podcast à soi explore le traitement policier et judiciaire des violences faites aux femmes, et les moyens de l’améliorer. Comment sont prises en charge les femmes victimes de violence ? Dans les commissariats, les gendarmeries, les tribunaux ? Que leur dit-on ? Comment rend-on justice ? Pourquoi les femmes ont préféré l'écran d'ordinateur au bureau d'un juge ? Et n'avaient-elles pas déjà parlé avant ? Avec les témoignages de victimes de violences confrontées à l’indifférence policière et judiciaire, ainsi que des chercheuses et activistes qui élaborent une critique féministe du droit. En travaillant sur la notion de consentement, la définition du viol, la déqualification des crimes sexuels, la négation de la violence, elles donnent des pistes pour faire changer les lois et les comportements . Avec : - Jocelyne et Marie - Maryline Baldeck, déléguée générale de l'Association européenne contre les Violences Faites aux Femmes au Travail www.avft.org - Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l'association Mémoire Traumatique https://www.memoiretraumatique.org - Diane Roman, Juriste http://diane-roman.fr/ Lectures : - Témoignages récoltés par le groupe F et Paye ta police https://legroupef.fr/temoignagesplaintes-les-victimes-racontent/ - « Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce », « Une fièvre impossible à négocier » de Lola Lafon - « Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas » de Andrea Dworkin Pour aller plus loin : - « Un silence de mortes. La violence masculine occultée », de Patrizia Romito - « Après le viol » de Suzan Brison - Collectif féministe contre le viol https://cfcv.asso.fr/ - « Les violences masculines occultées : le syndrome d'aliénation parentale », de Patricia Romito - Nous toutes http://noustoutes.org/ - « Le livre noir des violences sexuelles », de Muriel Salmona Remerciements : Marie et Jocelyne, Groupe F Enregistrements : septembre 18 - Prise de son,montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation : Arnaud Forest - Musique originale : Garance Clamen - Accompagnement éditorial : Fanny Essiye - Lectures : Estelle Clément Béalem - Illustrations : Anna Wanda Gogusey

















Ainsi soient-elles, féminismes et religions | Un podcast à soi (10)
Sep 10 2018 59 mins  
En lisant les versets misogynes du Coran, de la Bible et de la Torah, en écoutant les discours haineux de certaines imams, prêtres ou rabbins ou les paroles homophobes du pape, en constatant la responsabilité des religions dans les violences faites aux femmes... de nombreuses féministes estiment qu'il est impossible de concilier féminisme et religion. D'autres, au contraire, refusent de choisir entre leur foi et leurs combats pour les droits des femmes. Elles décident de lutter de l'intérieur pour « dépatriarcaliser » les croyances et les pratiques. Comment être féministe tout en étant croyante, pratiquante ? Quelles sont les luttes des féministes religieuses ? Comment vivent-elles ? Que se réapproprient-elles ? Pourquoi, jusqu'où ? Une féministe musulmane, une femme rabbin et une bonne soeur lesbienne racontent leurs engagements dans ce 10ème épisode d'Un podcast à soi. Avec : Faustine, Marie et Anna Delphine Horwilleur, rabbin au Mouvement Juif Libéral de France. mjlf.org/fr/nos-rabbins Malika Hamidi, féministe musulmane et sociologue. cadis.ehess.fr/index.php?1250 Anne Soupat, fondatrice du Comité de la jupe. www.comitedelajupe.fr/ Lectures : « Qu'est-ce qu'un juif dans la solitude ? » de Adrienne Rich « Les Guérillères » et « Le corps lesbien » de Monique Wittig « Ma petite Mosquée » « Mon corps n'est pas votre champs de bataille » « Poussière de voyageur » de Mohja Kahf Chanson : Remix de « C'est la faute à Eve » d'Anne Sylvestre youtube.com/watch?v=8ZyhLqbTmOs Pour aller plus loin : « Un féminisme musulman, et pourquoi pas ? Malika Hamidi editionsdelaube.fr/catalogue/unf%C3%A9minismemusulmanetpouquoipas « En tenue d'Eve. Masculin, Féminin, Pudeur . Delphine Horvilleur grasset.fr/en-tenue-deve-9782246787457 « Dieu aime t il les femmes ? » Anne Soupa laprocure.com/dieu-aime-femmes-anne-soupa/9782712212483.html « Anatomie de l'oppression » Inna Shevchenko et Pauline Hillier seuil.com/ouvrage/anatomie-de-l-oppression-inna-shevchenko/9782021336344 Association « Lallab » lallab.org/ Association « Musawah » musawah.org/ Association « David et Jonathan » davidetjonathan.com/ « Le pouvoir du genre, Laïcité et religions » Florence Rochefort journals.openedition.org/genrehistoire/379 Les travaux de Béatrice de Gasquet sur les religions et le féminisme : cairn.info/encyclopedie-critique-du-genre--9782707190482-p-559.htm Remerciements : Michelle Drouault, Aurélie, Anne-Joëlle Philippart, Bouchra, Sarah et Fatima, de l'association Lallab, Tatiana et Myriam Levain, Magali Calise, Isabelle Cambourakis, Sylvie Bienaimé Enregistrements : juin 2018 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Accompagnement éditorial : Fanny Essiye - Lectures : Estelle Clément Béalem - Illustrations : Anna Wanda Gogusey - Traductions Mohja Kahf : Oliv Zuretti, Meghan McNealy, Sylvie Bienaimé

















La révolution sera féministe | Un podcast à soi (9)
Jun 12 2018 51 mins  
Peut-on être révolutionnaire sans être féministe ? Peut-on réclamer l'égalité réelle, les mêmes droits pour tous, une démocratie plus juste, en oubliant la moitié de l'humanité ? De la Révolution française à mai-68, des grèves ouvrières aux occupations étudiantes, les femmes ont été les grandes oubliées des luttes sociales et politiques malgré leurs présences sur les barricades et dans les manifs. Qu'en est-il aujourd'hui, cinquante ans après mai-68 et l'émergence du mouvement féministe? En ces mois de mobilisation sociale importante, laisse-t-on la parole aux étudiantes, aux ouvrières, aux caissières, aux cheminotes, aux femmes de chambre ? Les habitantes de la ZAD parviennent-elles à faire entendre leurs voix ? Et finalement, est-ce que la véritable Révolution n'est pas celle des Irlandaises obtenant la légalisation de l'avortement, des Chiliennes et des Béninoises se mobilisant contre les violences, des actrices manifestants sur les marches du Palais ou des Américaines marchant contre la politique de Trump et le harcèlement sexuel ? Avec : Stéphanie et Zohra, salariées de Carrefour - Des habitantes de la ZAD, près de Notre Dame des Landes - Michelle Perrot, historienne, auteure (entre autre) de Mélancolie ouvrière , Les femmes ou les silences de l'histoire , et Histoire des femmes en Occident - Fanny Gallot, auteure de En découdre. Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? et Le genre de l’engagement dans les années 1968 - Bibia Pavard, auteure de Que sais je, Mai 68 et Si je veux, quand je veux - Contraception et avortement dans la société française (1956-1979) Lectures : Comme on sème, on récolte, Voltairine de Cleyre - La commune se relèvera, Louise Michel - Je vous surprendrais par ma volonté, Romaine Moreton - Mercy, Mary Patty , Lola Lafon Chansons : Adaptation féminisée de Juillet 36 des René Binamé, Je suis fille des Corrigan Fest par le collectif féministe liégeois A tantôt en vélo, en soutien à la ZAD. Enregistrements : mai 2018 - Prise de son,montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément Béalem - Illustrations : Anna Wanda Gogusey













Un autre homme est possible | Un podcast à soi (8)
May 09 2018 46 mins  
Comment réfléchir à sa masculinité ? A l'heure des combats féministes et du mouvement #MeToo, comment se construisent les identités masculines ? Quels stéréotypes de genre pèsent sur les hommes ? Quels rapports de domination existent entre eux ? À l'inverse des masculinistes qui cherchent à retrouver une virilité perdue, comment déconstruire ses pratiques de domination, ses injonctions intériorisées à la virilité ? C'est ce que j'ai cherché à comprendre dans ce podcast. Parce qu’interroger les masculinités est un enjeu féministe, une pratique nécessaire pour faire changer les rapports de domination. Un podcast à soi par Charlotte Bienaimé, le premier mercredi du mois. En partenariat avec le mensuel Causette. Avec : - Les danseurs de la compagnie K-libre, de la compagnie Amalgame à Merville - Gianfranco Rebucini, anthropologue, auteure d'une thèse : « Les masculinités au Maroc. Pour une anthropologie des genres et des sexualités dans la ville de Marrakech » - Mélanie Gourarier, anthropologue, auteure du livre « Alpha mâles, séduire les femmes pour s'apprécier entre hommes » - Florian Vörös, sociologue, auteur d'une thèse « Les usages sociaux de la pornographie en ligne et les constructions de la masculinité » Lectures : - King Kong Théorie , Virginie Despentes - Journal d'un garçon noir , Yann Gael, dans Marianne et le garçon noir Remerciements : Marie Dessaux et l'association Amalgame - Barbara Wolffman de l'association Télédebout - Les Culottées du bocal - Cyril et Marie - Fatima Benommar - Raphael Poulain - Martin Winckler - D' de Kabal Enregistrement : avril 2018 - Prises de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Roman Kane - Illustrations : Anna Wanda Gogusey
















Femmes noires et flamboyantes | Un podcast à soi (7)
Apr 10 2018 48 mins  
Depuis quelques années, en France, une nouvelle génération de femmes noires prennent la parole, s'organisent. Qu'il s'agisse des normes de beauté, de santé mentale, de représentation, du travail, des violences sexistes ou gynécologiques, elles racontent les expériences spécifiques qu'elles vivent, les politisent et réfléchissent à des moyens d'actions. Leurs travaux et leurs combats m'ont permis de comprendre à quel point il était nécessaire d'articuler les questions de sexe, de race et de classe. Mais aussi de réfléchir à mes privilèges, en tant que femme blanche et aux types de domination que je pouvais exercer. Dans cet épisode, je vous propose un aller-retour entre les États-Unis et la France. Entre les voix et les luttes du black féminisme, inspirantes, et celles de l'afro-féminisme français, renouvelées, pour entendre et comprendre ce que vivent les femmes noires et penser un féminisme décolonisé, décentré. Avec : Sandra Sainte Rose et La fanfare 30 nuances de noires / Kiyemis, auteure de "A nos humanités révoltées" / Stella Tiendrebeogo, psychologue, organisatrice des rendez vous Sexcare / Audrey Warrington, afroféministe, auteure du blog Badassmaman et co-créatrice des rendez vous sexcare / Diariatou Kébé, auteure de "Maman noire et invisible" / Karima Ramdani, Docteure en science politique, auteure de l'article "Bitch et beurette, quand féminité rime avec liberté" / Malika Mansouri, Psychologue clinicienne en protection de l'enfance et maître de conférences en psychologie, et en politique transculturelle à l'université Paris Descartes, auteure de "Révoltes post coloniales au coeur de l'Hexagone " / Nassira Hedjerassi, Professeur des universités à Reims, auteure de la préface de l'ouvrage "De la marge au centre" de bell hooks / Myriam Paris, Doctorante en science politique, travaille sur une thèse sur l'Union des femmes de la Réunion de 1946 à 1981 Lectures : "Regards", " Les négresses sales" "Temps crépuscule" de Kiyemis / "L'oeil le plus bleu" de Tony Morisson / "Ne suis je pas une femme" Sojourner Truth dans "Ne suis je pas une femme" de bell hooks Enregistrement : mars 2018 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Laure Giappiconi - Illustrations : Anna Wanda Gogusey












































Papa où t'es ? | Un podcast à soi (4)
Jan 12 2018 31 mins  
Parentalité, charge mentale et travail domestique C'est peut-être en devenant mère que j'ai le plus souffert des inégalités de genre. Parce que, alors que nous étions un couple qui aspirait à devenir des parents égaux, les statistiques sur l'inégale répartition des tâches domestiques et parentales nous ont rattrapés. Parce que je me suis sentie responsable en priorité du bébé. Parce qu'à chaque Noël, je découvre avec stupéfaction les jouets : roses avec des landaus pour les filles, bleus avec des déguisements d'astronautes pour les garçons. Je me suis demandée comment nous pouvions encore en être là ? Pourquoi la maternité et la paternité sont toujours marquées par autant d’inégalités ? Comment tout cela se met en place ? Que se passe-t il lors des premiers mois de la vie de l'enfant ? Qu'attend-t on des pères et des mères en 2018 ? Avec : - Amandine, Anthony et Roman Page YouTube d'Amandine sur le congé paternité : https://www.youtube.com/channel/UC8hw52fVIV24t97csG5FVog - Emma, blogueuse ("La charge mentale") : https://emmaclit.com/ et autrice de la bande dessinée "Un autre regard" - Le collectif en construction "maternités et féminisme" : [email protected] - Anne-Sophie Vozari, doctorante en sociologie à l'Ehess, prépare une thèse sur le soutien à la parentalité - Christine Delphy, sociologue : https://christinedelphy.wordpress.com/ Textes : "La femme gelée" d'Annie Ernaux et "De la marge au centre" de Bell Hooks lus par Laure Giappiconi En partenariat avec le magazine causette Enregistrements : décembre 17 - Réalisation : Samuel Hirsch - Textes et voix : Charlotte Bienaimé




5 • 3 Ratings

po11 Sep 18 2020
Génial

Guiguidenantes Sep 02 2020
Le dosage humour, désespérencitude est parfait à mon goût salée, juste à point pour déguster la Bretagne sans modération, aucune. Bravo Livo, Sandrine du monde née à Guérande 😉






fatihette Apr 22 2020
Arte radio vous êtes le top du top des podcasts. Fenêtre sur cour, podcast à soi sont mes playlists préférées